Pourquoi l’affaire Snowden a été utile au gouvernement américain

Tout a commencé à Hong Kong, en juin 2013, quand Laura Poitras et Glenn Greenwald ont dévoilé l’identité d’un jeune analyste des services secrets américains qui lançait l’alerte sur le programme Prism de la NSA. Edward Snowden est très vite qualifié de « traître », dès le début de l’affaire, par certains hommes politiques aux Etats-Unis, notamment par Dick Cheney. En août 2013, Obama affirme, tout en engageant des promesses de réformes au sein de la NSA: « Non, je ne pense pas que M. Snowden a été un patriote. » (CNN) Mais cet avis négatif contraste, malgré tout, avec les premiers idéaux défendus par Obama, quand il parlait de la défense des lanceurs d’alerte:

« Protéger les lanceurs d’alerte: Souvent, la meilleure source d’information sur les pertes, la fraude et les abus au sein du gouvernement, c’est un employé du gouvernement existant commis à l’intégrité publique et disposé à parler. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent faire économiser des dollars au contribuable, devraient être encouragés plutôt qu’étouffés. Nous devons responsabiliser les employés fédéraux comme garde-fous face à des actes répréhensibles et des partenaires qui agissent. Barack Obama va renforcer les lois sur les lanceurs d’alerte pour protéger les travailleurs fédéraux qui exposent les pertes, la fraude et l’abus de pouvoir au sein du gouvernement. Obama fera en sorte que les organismes fédéraux accélèrent le processus d’examen des demandes en matière de divulgation et que les lanceurs d’alerte aient pleinement accès aux tribunaux et à une procédure régulière ». (Policy.Mic)

Un article du Guardian daté de janvier 2014 montre bien cette contradiction entre, d’un côté, les critiques et les attaques contre Snowden dans les médias, et de l’autre, un gouvernement américain qui admet timidement que cette affaire a été utile à ouvrir le débat, un gouvernement qui avoue d’une certaine manière qu’ils n’auraient pas pu réformer le monde du renseignement sans tout le chaos de cette affaire:

Malgré sa critique de la divulgation des documents par Snowden, Obama a reconnu l’importance du débat sur la surveillance du gouvernement.

« Une chose dont je suis certain: c’est que ce débat nous rendra plus forts », a déclaré Obama. (The Guardian)

De là, à demander: le chaos de l’affaire Snowden a-t-il été savamment orchestré pour conduire à des réformes réfléchies et projetées par le gouvernement américain depuis une assez longue période?… On ne pourra jamais l’affirmer avec certitude, mais le gouvernement américain a certainement pu en tirer plus d’avantages qu’on ne pense.

Si on résume quelques aspects de l’affaire Snowden qui ont pu profiter au gouvernement américain:

– Cela a permis d’informer le grand public sur les programmes de surveillance, alors que jamais une telle prise de conscience ne s’est accomplie au niveau mondial dans les médias. Si l’objectif était l’information de masse sur la surveillance, on peut dire que c’est réussi.

– Le débat sur la vie privée a pu être lancé au niveau mondial, tout en exposant le caractère technique de ce problème. Les technologies qui protègent l’anonymat, comme le logiciel TOR, ont pu être mieux connues et expliquées au grand public.

– Le débat éthique a pu se poser au sein des services de renseignement, tout en posant la question de l’efficacité des méthodes de surveillance. La collecte des données n’améliore pas forcément la sécurité, comme on l’a appris en ce qui concerne le terrorisme.

– La NSA a pu attirer de jeunes recrues au sein de ses services de renseignement, grâce à la médiatisation des révélations d’Edward Snowden, en exposant le travail des services secrets et en utilisant l’image d’un lanceur d’alerte auquel n’importe quel adolescent peut s’identifier.

– Les Etats-Unis ont pu relancer une forme de guerre froide avec la Russie, quelques mois à peine avant le conflit en Ukraine. Etait-ce une coïncidence si Snowden a trouvé refuge à Moscou? Sa mission aurait-elle pu être d’infiltrer le renseignement russe au profit des services secrets américains?

– Les médias ont pu montrer Hong Kong comme une ville de liberté d’expression qui a largement soutenu le lanceur d’alerte, dans un contexte de domination et de conflit idéologique avec la Chine, un conflit qui a récemment pris la forme de la « révolution des parapluies » en septembre-octobre 2014, soit un an après l’affaire Snowden.

Ce sont autant d’éléments qui peuvent indiquer que les révélations d’Edward auraient pu être planifiées au plus haut niveau du gouvernement américain, dans un objectif calculé de réformes politiques. Mais, d’un autre côté, on ne peut pas exclure la possibilité que tout cela soit dû au hasard et à la bonne conscience d’un ancien agent de la NSA dont le courage servira de modèle aux générations futures.

A tout cela vient s’ajouter aujourd’hui une réforme de la CIA, ainsi qu’une réforme qui a – semble-t-il – échoué pour les agents du Pentagone en novembre dernier:

Le Pentagone a revu à la baisse son plan pour assembler un service d’espionnage à l’étranger capable de rivaliser en taille avec la CIA (Washington Post)

Mais si le Pentagone semble avoir abandonné son projet de réforme, la réforme de la CIA a sans doute plus de chances d’être mise en place par le gouvernement américain:

Le directeur de la CIA John Brennan fait la promotion d’un plan de réorganisation de la Central Intelligence Agency qui rendra plus probable que l’analyse du renseignement sera politisée afin de soutenir les intérêts de la Maison Blanche et des décideurs de haut niveau. (Counterpunch)

On peut donc effectivement dire que l’affaire Snowden a bouleversé le monde du renseignement américain et que toutes ces réformes n’auraient pas eu lieu sans une prise de conscience collective face aux défis de la surveillance.

Il y a eu non seulement un renforcement du débat sur la surveillance, mais aussi un renforcement du rôle des services secrets, grâce à la modernisation et aux réformes en cours qui ont pour but d’améliorer leur efficacité, tout en respectant mieux la vie privée des citoyens.

Au bout du compte, Snowden a simplement mis en évidence les failles du système de surveillance américain. Et comme tout système, il y a toujours des choses à améliorer.

kimono

CC BY-SA

« Il est temps de briser la NSA »

<> on January 17, 2014 in Washington, DC.

Bruce Schneier, CNN, 20 février 2014

La NSA est devenue trop grande et trop puissante. Ce qui était censé être une agence unique chargée d’une mission double – la protection de la sécurité des communications des États-Unis et l’écoute des communications de nos ennemis – est devenu déséquilibré dans l’ère de l’après-guerre froide, dans l’ère du terrorisme-total-tout-le-temps.

Mettre la Cyber Commande américaine, l’aile cyber-guerre de l’armée, dans le même emplacement et sous le même chef, a élargi le pouvoir de la NSA. Le résultat est une agence qui privilégie la collecte de renseignements sur la sécurité, et qui de plus en plus nous met tous en danger. Il est temps que nous pensions à briser la National Security Agency.

D’une manière générale, trois types de programmes de surveillance de la NSA ont été exposés dans les documents publiés par Edward Snowden. Et tandis que les médias ont tendance à les regrouper, il est essentiel de comprendre leurs différences pour comprendre comment diviser les missions de la NSA.

La première [mission] est la surveillance ciblée.

Ceci est bien illustré par le travail du groupe d’Opérations d’Accès sur Mesure de la NSA (TAO), y compris son catalogue de matériel et de logiciels «implants» conçus pour être subrepticement installés sur les ordinateurs de l’ennemi. Ce genre de choses représente le meilleur de la NSA et c’est exactement ce que nous voulons que l’agence fasse. Que les États-Unis aient ces capacités, aussi effrayant que cela puisse paraître, est la cause d’une gratification.

La deuxième [mission] est la surveillance en vrac, la collection faite par la NSA de tout ce qu’elle peut obtenir sur chaque canal de communications auquel elle peut avoir accès. Cela inclut des choses telles que la collecte en vrac par la NSA d’enregistrements d’appels, des données de localisation, des e-mails et des sms.

C’est là que la NSA va trop loin: la collecte des données sur des Américains innocents, faite incidemment ou délibérément, et celle faite sans discernement sur les données des citoyens étrangers. Cela ne nous donne pas plus de sécurité, et cela nous rend susceptibles d’être victimes d’abus. Même le directeur du renseignement national, James Clapper, a reconnu que la collecte et le stockage des données a été gardé secret pendant trop longtemps.

La troisième [mission] est le sabotage délibéré de la sécurité. Le premier exemple que nous avons est le programme BULLRUN de la NSA, qui cherche à « insérer des vulnérabilités dans les systèmes de chiffrement commerciaux, les systèmes informatiques, les réseaux et les dispositifs de communication de point final. » C’est le pire des excès de la NSA, car cela détruit notre confiance dans l’Internet, affaiblit la sécurité dont nous dépendons tous et nous rend vulnérables comptent sur et nous rend plus vulnérables aux attaques à travers le monde.

Ce sont les trois [missions]: bien, mal, très mal. La réorganisation de l’appareil de renseignement des États-Unis pour qu’il se concentre sur nos ennemis nécessite de briser la NSA le long de ces fonctions.

Tout d’abord, la TAO et sa mission de surveillance ciblée doit être déplacée sous le contrôle de la Cyber Commande des États-Unis, et la Cyber Commande devrait être complètement isolée de la NSA. Attaquer activement les réseaux de l’ennemi est une opération militaire offensive, et elle devrait faire partie d’une unité militaire offensive.

Quelles que soient les règles d’engagement sous lesquelles fonctionne la Cyber Commande, celles-ci devraient s’appliquer de manière égale aux opérations actives telles que saboter l’usine d’enrichissement nucléaire de Natanz en Iran et le piratage d’une compagnie de téléphone belge. Si nous allons attaquer l’infrastructure d’un pays étranger, que ce soit clairement une opération militaire.

Deuxièmement, toute la surveillance faite sur des Américains devrait être déplacée vers le FBI.

Le FBI est chargé de la lutte antiterroriste aux États-Unis, et il a besoin de jouer ce rôle. Toutes les opérations portées contre les citoyens américains doivent être soumises à la loi des États-Unis, et le FBI est le meilleur endroit pour appliquer cette loi. Que la NSA puisse, de l’avis de beaucoup, faire une course de fin autour de la supervision du Congrès, respect de la légalité et les lois nationales est un affront à notre Constitution et un danger pour notre société. La mission de la NSA devrait se concentrer à l’extérieur des États-Unis – pour de vrai, pas juste pour les apparences.

Et troisièmement, le reste de la NSA doit être rééquilibré afin que le COMSEC (sécurité des communications) ait la priorité sur le SIGINT (le renseignement de signaux). Au lieu de travailler à affaiblir délibérément la sécurité pour tous, la NSA doit travailler à améliorer la sécurité pour tout le monde.

La sécurité des ordinateurs et des réseaux est difficile, et nous avons besoin de l’expertise de la NSA pour sécuriser nos réseaux sociaux, nos systèmes d’entreprises, nos ordinateurs, nos téléphones et nos infrastructures critiques. Il suffit de rappeler les récents incidents de comptes piratés – de Target à Kickstarter. Ce qui autrefois semblait occasionnel semble maintenant devenu une routine. Tout travail de la NSA pour sécuriser nos réseaux et notre infrastructure peut être fait ouvertement – aucun secret n’est nécessaire.

C’est une solution radicale, mais les nombreux méfaits de la NSA exigent une pensée radicale. Cela n’est pas éloigné de ce que le Groupe d’examen du Président sur le renseignement et les technologies des communications, chargé d’évaluer les programmes actuels de la NSA, a recommandé. Sa 24ème recommandation était de mettre la NSA et la Cyber Commande des États-Unis en vertu de différentes responsabilités, et la 29ème recommandation était de mettre en avant le cryptage sur l’exploitation.

Je n’ai aucune illusion que quelque chose de semblable puisse se produire bientôt, mais ce serait la seule façon d’apprivoiser la bête énorme que la NSA est devenue.

Source: https://www.schneier.com/essays/archives/2014/02/its_time_to_break_up.html et http://edition.cnn.com/2014/02/20/opinion/schneier-nsa-too-big/index.html

NSA: « Les réformes du gouvernement américain sont vides de sens » – Entretien avec Glenn Greenwald

On lui doit les révélations sur les programmes de surveillance de la NSA, à l’origine de l’affaire Snowden. Le journaliste américain Glenn Greenwald est actuellement en France à l’occasion de la sortie de son livre « Nulle part où se cacher », qui revient sur ce scandale. Rencontre.

Son nom est moins connu que celui Edouard Snowden. Pourtant, c’est lui, le journaliste américain Glenn Greenwald, qui est à l’origine des révélations fracassantes sur l’espionnage de la NSA (Agence nationale de la sécurité aux Etats-Unis), en 2013, dans « The Guardian ». Ce scandale a provoqué un séisme diplomatique à l’échelle mondiale mais aussi un vif débat sur les pratiques intrusives des États à l’encontre de leurs citoyens.

À l’occasion de la sortie en France de son livre « Nulle part où se cacher », qui retrace cette affaire au jour le jour, Glenn Greenwald revient, pour FRANCE 24, sur les conséquences de cette affaire. Morceaux choisis. 28/05/2014 L’ENTRETIEN

(youtube)

La réforme de la NSA d’Obama peut forcer les opérateurs télécoms à recueillir et stocker encore plus de données sur les clients

obama_et_la_reforme_nsaLe plan du président Barack Obama pour la refonte du programme de surveillance téléphonique de l’Agence de sécurité nationale [NSA] pourrait forcer les opérateurs à recueillir et stocker des données de clients qu’ils ne sont pas légalement obligés de garder actuellement, selon des responsables américains.

Lire la suite: http://voiceofrussia.com/news/2014_04_05/Obamas-NSA-overhaul-can-force-telecoms-to-collect-ans-store-even-more-customer-data-8465/

Edward Snowden et la théorie des dominos

Est-ce qu’un seul lanceur d’alerte peut, à travers ses révélations, provoquer la chute de tout le système mondial de l’espionnage? Réponse: avec l’affaire de la NSA, on pourrait en effet penser qu’Edward Snowden a enclenché, de manière plus ou moins évidente et irrémédiable, la chute de tout un système injuste élaboré par les services secrets américains et destiné à la collecte illégale des données privées des citoyens dans le monde entier. Il a suffi d’une personne et d’une seule révélation pour enclencher toute une série d’autres révélations sur la NSA, des révélations toutes plus fracassantes les unes que les autres, et qui s’emboîtent les unes après les autres, enchaînant pays après pays les scandales liés à l’espionnage, et on ne sait pas encore où cela s’arrêtera. Car, effectivement, le jeu du domino semble loin d’être terminé.

La théorie des dominos, qui est une théorie de géopolitique inventée par les Etats-Unis avec la Guerre froide, est appuyée elle-même sur la théorie de l’effet domino, autrement dit selon Wikipedia: « une réaction en chaîne » qui provoque « la chute séquentielle d’une file de dominos » les uns à la suite des autres. Wikipedia nous apprend que cette théorie a été mise en évidence et utilisée dans la lutte contre le communisme, que cette théorie a justifié l’invasion du Vietnam « pour prévenir une future domination communiste du sud-est asiatique », mais aussi que ceci aurait justifié l’invasion de l’Irak en 2002-2003 en vue de « la disparition des régimes autoritaires » dans tout le Moyen-Orient, l’invasion du Moyen-Orient n’ayant été qu’une sorte de porte ouverte aux événements du Printemps Arabe. En géopolitique, la théorie des dominos semble donc illustrer une propagation idéologique par contagion: la chute de la dictature irakienne a propagé l’idéologie de la chute des dictatures au Moyen-Orient, de même que la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 avait propagé une idéologie de la libération de toute l’Europe de l’Est et conduit à la chute des régimes communistes. Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la théorie des dominos, voici une vidéo simple qui en explique le principe:

WikiLeaks avait déjà emboîté le pas sur les révélations de l’espionnage gouvernemental, notamment à travers les câbles diplomatiques fournis par Bradley Manning et les e-mails de la société de renseignement Stratfor transmis par le hacker Jeremy Hammond. Dans la suite de WikiLeaks, Edward Snowden a donc dévoilé au grand jour un autre aspect de l’espionnage mené par le gouvernement américain et certains de ses partenaires qui sont d’autres gouvernements ou d’autres services secrets. Avec les câbles diplomatiques, WikiLeaks avait déclenché une sorte d’effet domino dans les pays du Printemps Arabe, où on a pu voir la Tunisie servir d’exemple à d’autres pays arabes, avec des manifestations qui ont conduit en 2010-2011 à la chute de plusieurs gouvernements au Moyen-Orient, des régimes assimilés à des dictatures ou définis comme des régimes autoritaires. Il y avait alors une effervescence politique générale au Moyen-Orient, une effervescence qui a continué à travers des projets de constitution. La volonté démocratique des Tunisiens avait incité d’autres peuples du Moyen-Orient à réclamer plus de liberté. La théorie des dominos permet de comprendre tous ces événements historiques de manière beaucoup plus claire.

Avec l’affaire de la NSA, ce sont désormais les gouvernements occidentaux, et notamment les Etats-Unis, qui vont devoir rendre des comptes à la population, face aux accusations d’atteintes à la vie privée et face à la collecte illégale de données menée à travers le monde entier. Comme dans la théorie des dominos, le gouvernement américain n’est pas le seul à être fragilisé par ces révélations, car on apprend en effet que plusieurs gouvernements européens ont collaboré avec la NSA, comme la Suède et la France. Si le président Obama a récemment fait un discours sur la réforme de la NSA, personne n’a malheureusement encore entendu François Hollande s’exprimer sur le rôle des services secrets français vis-à-vis de la NSA. Mais on imagine bien que si le président américain a dû donner des explications, il en sera de même pour tous les services secrets qui ont collaboré avec la NSA, et qu’ils devront tous rendre des comptes aux citoyens.

Finalement, ce qu’il faut retenir dans cette histoire, et ce qui nous semblerait à tous plutôt drôle, c’est que la théorie des dominos est à l’origine une théorie américaine visant à lutter contre le communisme, mais on constate aujourd’hui que cette théorie forgée par les Etats-Unis se retourne contre leur propre perception du pouvoir politique. Car aujourd’hui, c’est le système occidental, et non le communisme, qui montre ses faiblesses démocratiques et qui menace de s’effondrer ou en tout cas de s’émietter un tout petit peu. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui illustre le tour du monde des dominos, l’affaire de la NSA américaine contamine désormais tous les autres pays du monde. Si vous aimez la théorie des dominos, vous aimerez forcément l’affaire de la NSA. Mais il faudra être patient pour en voir la fin, car il paraît que Snowden a dérobé 1,7 millions de dominos contenant des informations secrètes, et seul 1% d’entre eux seraient publiés…

kimono

Texte: CC BY-SA

Vidéo: youtube

La réforme du renseignement américain est plus que décevante (Analyse exhaustive)

Vidéo: Discours entier de Barack Obama sur la NSA

Publié par Kiergaard, le 18 Janvier 2014

Après avoir analysé le discours du 17 janvier de Barack Obama sur la réforme des agences de renseignements voici les enseignements que j’en retiens au niveau des réformes elles-mêmes et au niveau de la vision des États-Unis de leurs programmes de renseignements. Cette analyse est, à mon sens, plus pertinente que d’essayer de déterminer un hypothétique niveau « qualitatif » de la réforme annoncée dans une intervention déclaratoire et dans une directive présidentielle qui fixe majoritairement des objectifs.

Lire l’analyse complète du discours de Barack Obama: http://www.points-de-vue-alternatifs.com/2014/01/la-r%C3%A9forme-du-renseignement-am%C3%A9ricain-est-plus-que-d%C3%A9cevante-analyse-exhaustive.html

Traduction du discours de Barack Obama sur la réforme du renseignement: http://www.points-de-vue-alternatifs.com/2014/01/exclusif-traduction-du-discours-de-barack-obama-sur-la-r%C3%A9forme-du-renseignement.html

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