Théorie du complot: A qui profite réellement le terrorisme?

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Cette réflexion, nous l’intitulons « théorie du complot », car il ne s’agit pas d’accuser ou de pointer une responsabilité sur qui que ce soit, mais plutôt de montrer quels pourraient être les vrais enjeux du terrorisme dans un monde parallèle. Dans un monde parallèle, où il est possible de dire que des marchands d’armes (y compris des individus, des groupes liés de près ou de loin au commerce des armes, des mafias de toute nature) auraient un intérêt économique face à la montée du terrorisme. Pourquoi ne pas se poser la question et voir les implications possibles d’une telle théorie?

L’expression « théorie du complot », trop souvent rabaissée, trop souvent perçue de manière négative, nous la considérons au contraire comme une expression positive. Par « théorie du complot », nous désignons toute démarche à caractère scientifique qui émet une hypothèse probable (parmi d’autres hypothèses), mais ne comportant pas de preuves pour appuyer cette affirmation. Le complotiste, loin d’être aveugle dans sa démarche, est plus proche, selon nous, d’un scientifique ou d’un enquêteur qui émet une hypothèse, cherche une piste, des explications, envisage des théories dans sa recherche de vérité. Avant de confirmer la vérité, il faut bien passer par des théories.

Le complotiste, tout comme un scientifique, construit sa pensée dans le doute. Il élabore des théories, se remet souvent en cause, et peut-être que, dans plusieurs années, au bout d’une longue recherche et après avoir été moqué des gens, peut-être qu’un jour il aura enfin la preuve que ce qu’il disait était vrai. Des scientifiques comme Galilée et Copernic, défendant la théorie de l’héliocentrisme, n’ont-ils pas, de leur temps, été victimes de l’opposition de tous ceux qui ne voulaient pas croire que la Terre tournait autour du Soleil? C’est bien la preuve que des esprits libres peuvent parfois avoir raison, même face à l’opposition d’une société entière, et même si cela prend parfois des siècles.

Mais pour en revenir au terrorisme, nous ne disons pas que ce schéma est une certitude. Plutôt que, dans certains pays, développés ou peu développés – cela ne fait pas de différence -, les réseaux terroristes pourraient être manipulés dans le but de servir directement ou indirectement les intérêts de l’industrie de l’armement ou d’autres groupes qui y auraient un intérêt économique. C’est une hypothèse envisageable, car ce qui est en jeu, ce sont des sommes qui correspondent à plusieurs millions, voire plusieurs milliards. La corruption existe partout dans le monde, et le terrorisme a sans doute aussi ses propres réseaux de corruption.

Première possibilité (de notre théorie du complot). Imaginons un pays pauvre, en proie au terrorisme: la déstabilisation d’un tel pays peut servir les intérêts de pays étrangers, d’industriels de l’armement, de multinationales ou encore de mafias étrangères ayant besoin d’imposer leur hégémonie sur l’économie d’un pays. Envoyant des moyens et dépensant beaucoup d’argent pour aider ce petit pays qui n’arrive pas à faire face au terrorisme, voilà que des pays ou des groupes extérieurs venus en « frères bienveillants » revendiquent au bout de plusieurs années le droit d’exploiter les richesses économiques de ce pays ravagé. Les concurrents sont balayés, l’industrie de l’armement, ou peut-être des mafias étrangères, se sont renforcées. Le pays pauvre aura bien du mal à refuser les offres de collaboration économique, pensant avoir une dette envers le ou les pays ou groupes extérieurs venu(s) l’aider à sortir du terrorisme.

Deuxième possibilité (de notre théorie du complot). Imaginons un pays, riche ou pauvre, en proie au terrorisme. Le pays, n’ayant plus connu de guerres pendant un certain temps, commence par diminuer les budgets de la défense. Les industriels de l’armement ne voient pas cela d’un bon oeil. L’un d’eux, qui sera plus motivé par le gain économique que par l’idée qu’un pays puisse vivre en paix, entre secrètement en contact avec des réseaux terroristes. Il donne beaucoup d’argent. On leur dit de commettre des attentats au nom d’une cause religieuse, politique, etc. Les recrues obéissent et commettent l’irréparable. Le pays ne peut plus désormais diminuer ses budgets de la défense, il va devoir réinvestir de l’argent dans du matériel militaire et des technologies de surveillance. Le débat sur le terrorisme envahit la société.

Quand un attentat se produit, les médias parlent du nombre des victimes, des revendications, etc. Mais au-delà de ça, il y a beaucoup d’autres questions. Des marchands d’armes, des sociétés et des individus liés au commerce des armes, ainsi que des mafias, il y en a beaucoup dans le monde. Sans les guerres, sans le terrorisme, sans les attentats, il n’y aurait plus besoin d’investir dans l’armement et la société pourrait se tourner vers d’autres objectifs liés à l’éducation et au progrès social. Plus il y a de guerres et de terrorisme, plus on a l’impression que le monde se tourne vers son passé, au lieu de se projeter vers l’avenir.

Texte et image CC-BY-SA

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Les musulmans qui s’engagent dans le terrorisme islamiste sont comparables à des victimes de mind-control

mind_wikiLe mind-control, ou contrôle de la pensée, « est une théorie scientifique controversée selon laquelle les sujets humains peuvent être endoctrinés d’une manière qui cause « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment, et une perturbation des croyances et des affiliations. Dans ce contexte, le lavage de cerveau se réfère à la rééducation involontaire des croyances et des valeurs fondamentales » (wikipedia). Parler de mind-control dans le cas du terrorisme est tout à fait justifié, puisque l’individu qui commet un acte terroriste a toujours été victime d’un endoctrinement préalable qui le conduit à « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment » et que, dans d’autre cas, cet individu a aussi subi des tortures physiques ou psychiques pour accomplir un acte terroriste, ou même reçu des drogues qui ont « pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet » (wikipedia). Le documentaire de Michael Tsarion évoque le mind-control comme remontant à des époques anciennes, comme la secte des Assassins qui, selon lui, est un culte basé sur l’utilisation du haschisch qui faisait disparaître chez les combattants tout sentiment de peur face à la mort.

Dans le phénomène du terrorisme radical, pour en revenir à l’époque moderne et à ce qui a pu être expérimenté par certains régimes totalitaires à partir du 20ème siècle, on retrouve dans le terrorisme actuel les mêmes techniques employées par les programmes secrets de mind-control, notamment le lavage de cerveau, la propagande, la torture et l’utilisation des drogues.

  • Pour ce qui est du lavage de cerveau, dont le but est « de supprimer la capacité d’analyse » (wikipedia), il apparaît évident à travers l’endoctrinement des individus. L’endoctrinement peut être rendu possible par le contact avec des recruteurs jihadistes, comme cela a été révélé dans les médias pour certains auteurs d’attentats, mais cela peut être aussi rendu possible à travers un endoctrinement des enfants et des adolescents, par exemple dans des écoles coraniques. En septembre 2016, on découvre qu’une mosquée en France « abritait en toute illégalité une école coranique » où « il y avait des risques d’endoctrinement » (FranceTVinfo). Mais la situation est bien plus dangereuse dans d’autres pays. On apprend, par exemple, au Pakistan, l’existence d’une école coranique où « la moitié des ministres et des commandants talibans ont été ses élèves » (Courrier Int., 01/10/2003). L’article n’est pas tout récent, mais cela montre bien les dangers et l’étendue que peut prendre l’endoctrinement, un endoctrinement fondé sur la propagande, comme dans le cas des enfants utilisés comme « bourreaux » par l’Etat Islamique (L’Express, 17/05/2016).
  • Pour ce qui est de la propagande, le terrorisme y a recours dans une même perspective de contrôle de l’esprit, ou mind-control, mais dans une dimension plus collective. Alors que l’endoctrinement vise des individus, la propagande s’adresse à des populations entières « en influençant et en modifiant l’attitude d’une population à l’égard d’une cause, d’une position ou d’un agenda politique précis » (wikipedia). Il peut y avoir un objectif de semer la peur au sein d’une population, ou bien un objectif de recrutement en incitant de jeunes européens à rejoindre les rangs de l’EI, en utilisant « des codes familiers aux Occidentaux » (L’Express, 02/10/2014) selon l’analyse d’un politologue et postant des selfies avec des chats. Cette propagande renforce le phénomène de mind-control et elle se propage d’autant plus facilement que nous vivons dans des sociétés connectées en permanence à Internet et aux réseaux sociaux.
  • Pour ce qui est de la torture, celle-ci a largement été utilisée par les groupes terroristes pour contrôler et faire peur à la population, que ce soit à l’égard des prisonniers, des otages, ou même utilisée contre les « déserteurs » de ces groupes terroristes (Sputnik News, 11/05/2016). Le contrôle mental repose ici sur le phénomène de peur et de dissuasion, en montrant le sort réservé à ceux qui désertent un groupe terroriste. La torture est subie par des individus, mais a une dimension collective, car elle a pour but de mieux contrôler le reste de la population ou le reste du groupe terroriste. La torture est un outil de mind-control à part entière.
  • Pour ce qui est de l’utilisation de drogues, il apparaît que « le Captagon, drogue euphorisante, voire déshumanisante, apparaît être de plus en plus utilisée dans les rangs des jihadistes et des candidats aux attentats-suicides » a été retrouvé « dans différents lieux où ont habité Salah Abdeslam […] et certains de ses complices » et dont les assaillants du Bataclan semblaient également présenter les symptômes (RFI, 17/11/2015). Si l’on ne peut nier qu’un terroriste soit un criminel quand il tue d’autres individus, il faudrait parallèlement dire qu’il est aussi dans certains cas victime de mind-control, si le fait qu’il ait agi de manière déshumanisée et sans peur de la mort a été préalablement conditionné, par exemple, par l’usage d’une drogue administrée volontairement et parfois sans qu’il ait lui-même eu conscience de l’administration de cette drogue. Cela change la nature du problème. Ce n’est plus seulement un problème de terrorisme, c’est un problème plus large qui concerne aussi la manipulation de ces individus, des actes qui n’auraient peut-être pas été commis sans l’effet de ces drogues. De la même manière, l’usage de la méfloquine sur des prisonniers de Guantanamo a été dénoncé sur des forums complotistes comme pouvant relever d’une expérimentation de mind-control, la méfloquine ayant « des effets qui vont de la dépression et l’anxiété, à la psychose et même au suicide » (AlJazeera, 20/08/2013)

Si des musulmans engagés dans le terrorisme sont directement ou indirectement victimes de mind-control, l’émancipation est toujours possible en revenant justement à ces « croyances et valeurs fondamentales » qui ont été détruites dans l’esprit de ces personnes. Les valeurs fondamentales, ce sont ces valeurs avec lesquelles l’individu a grandi et qui peuvent être, par exemple, les croyances religieuses. La valeur fondamentale d’une religion, c’est la vie. Toutes les mythologies et les religions se fondent sur les origines de la vie et donnent un sens à l’existence du monde. C’est pourquoi tout mouvement terroriste qui se réclame d’une religion est en contradiction avec cette valeur fondamentale qui prône la vie. Des terroristes qui revendiquent la mort des victimes d’un attentat, par exemple, ont rompu avec cette valeur fondamentale qui accordait la plus grande importance à la vie. Ce n’est pas ce qui leur a été inculqué depuis leur enfance, donc à ce stade, il y a bien eu une altération de leur pensée, pour qu’ils arrivent à un stade où la mort est devenue pour eux plus importante que le phénomène de la vie. C’est un stade où ils ne discernent plus le bien du mal.

Pour revenir aux valeurs fondamentales, les individus engagés dans le terrorisme doivent faire la différence entre les valeurs fondamentales de vie et une idéologie qui repose sur le fondement de la mort. En tant qu’être vivant, il n’y a rien de naturel que quelqu’un soit tenté par un acte suicidaire ou souhaite se donner la mort au nom d’une cause terroriste. Vouloir sa propre mort n’a rien de naturel, car tout ce qui existe sur terre depuis des millions d’années est fait d’êtres vivants qui luttent au contraire pour vivre. Le terrorisme est placé sous le signe de la mort, il est donc à l’opposé de toutes les valeurs qui régissent la vie. Mais pour que cette distinction soit de nouveau possible, il faut arriver à émanciper ces individus de leurs pensées radicales qui sont venues se substituer à leur personnalité antérieure. Selon Noam Chomsky, « l’être humain doit être autonome et avoir l’esprit critique pour ne pas se faire manipuler » (wikipedia). Autrement dit, cette émancipation de l’esprit désigne aussi ce que l’on appelle aujourd’hui par le terme de « déradicalisation » en ce qui concerne les terroristes. La déradicalisation désigne ce fait d’émanciper l’esprit du jihadiste en lui rendant sa liberté de pensée qui avait été altérée par une manipulation ou un endoctrinement extérieurs aux valeurs fondamentales sur lesquelles s’était contruit l’individu. Le terrorisme a remplacé la valeur fondamentale de vie par la valeur fondamentale de mort. Dans cette inversion des valeurs, le terroriste ou le jihadiste dont le discernement est manipulé ne peut aller que vers son auto-destruction dans la négation la plus totale des valeurs qui régissent le vivant.

Peut-être que la déradicalisation donne l’impression d’échouer aujourd’hui en France, parce que l’on ne se questionne pas assez sur ces valeurs fondamentales. Un discours moralisateur ou des vidéos construites comme des messages publicitaires, manquant de clarté et jouant sur l’émotion, reprenant même parfois les codes de la propagande jihadiste, ne seront jamais la réponse au problème. Il faut donner à ces personnes les clés pour émanciper leur esprit et les aider à comprendre qu’il y a eu des formes de manipulation de la pensée, comparables à ce qu’ont vécu les victimes de MK-Ultra dans les programmes secrets de la CIA des années 1950 à 1970, comparables aussi à ce qui a été expérimenté par les scientifiques allemands pendant la 2ème guerre mondiale, notamment « des expériences concernant les psychotropes ainsi que les expériences cliniques sur des êtres humains in vivo » (wikipedia). Si les terroristes ou les jihadistes arrivaient à prendre suffisamment de distance pour comprendre la manipulation dont ils ont pu être victimes, peut-être que la plupart d’entre eux renonceraient au terrorisme.

CC-BY-SA

Sources:

Mind-control: https://en.wikipedia.org/wiki/Mind_control

Manipulation mentale, émancipation: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#.C3.89mancipation

Manipulation mentale, techniques: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#Techniques

Lavage de cerveau: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavage_de_cerveau

Propagande: https://en.wikipedia.org/wiki/Propaganda

Projet MK-Ultra: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

Contrôle de masse et futur de l’humanité, Michael Tsarion (documentaire): https://www.youtube.com/watch?v=h7POcUyTtd0

Le Captagon, la drogue des terroristes: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151117-attentats-captagon-drogue-terroristes-kamikaze-syrie

Un médicament contre le paludisme surdosé sur les prisonniers de Guantanamo Bay? http://america.aljazeera.com/articles/2013/8/20/powerful-drug-overusedongitmoprisoners.html

Les militants islamiques sont-ils victimes de MK-Ultra? https://forum.davidicke.com/showthread.php?t=189281

Enfants français, bourreaux de Daech: « Un défi adressé à l’Occident » http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enfants-francais-bourreaux-de-daech-un-defi-adresse-a-l-occident_1792840.html

« Daech mise sur nos faiblesses » http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-mise-sur-nos-faiblesses_1603400.html

Des dizaines de « déserteurs » enterrés vivants par Daech en Irak https://fr.sputniknews.com/international/201605111024918150-daech-deserteurs-executions/

Campagne du gouvernement français: « Stop Djihadisme » https://youtu.be/ke3i9-7kkQM

Lutte contre le terrorisme: une école coranique clandestine découverte http://www.francetvinfo.fr/france/lutte-contre-le-terrorisme-une-ecole-coranique-clandestine-decouverte_1805219.html

L’écheveau afghan. L’école coranique qui a formé les chefs fondamentalistes http://www.courrierinternational.com/article/2001/10/11/l-ecole-coranique-qui-a-forme-les-chefs-fondamentalistes

56 haut-fonctionnaires français complices de criminels et terroristes (Jean-Loup IZAMBERT)

Conférence de Jean-Loup IZAMBERT à Ille sur Têt le 18 décembre 2015 sur son dernier ouvrage: «56 – Tome 1: (L’État français complice de groupes criminels) », comportant 386 pages (youtube)

Julian Assange s’exprime sur l’affaire Lafarge, Hillary Clinton, l’Etat Islamique, la Libye et la Syrie

Autre extrait de l’interview:

Turquie: Fuat Avni affirme qu’Erdogan est derrière l’attaque de Suruç pour semer le chaos dans la société

TodaysZaman.com, 24 juillet 2015

Drapeau de la TurquieLe lanceur d’alerte de Twitter, Fuat Avni, qui est connu pour faire des déclarations concernant les actions du gouvernement qui s’avèrent souvent vraies, a dit que le président Recep Tayyip Erdoğan est derrière l’attentat suicide meurtrier de lundi dernier à Suruç, affirmant que l’intention de M. Erdoğan est de semer le chaos dans la société pour ouvrir la voie au pouvoir au Parti de la Justice et du Développement (AKP) comme seul parti dans une élection anticipée.

Selon Avni, l’attentat-suicide dans la ville du sud-est de Suruç, lundi, a été mené sur les instructions de Hakan Fidan, le chef de l’Agence nationale de renseignement (MIT) de la Turquie dans le cadre du plan d’Erdoğan. « Les cellules d’ISIL [Etat islamique en Irak et au Levant] sous le contrôle de l’équipe malveillante de Fidan ont finalement été mises en action à Suruç, » a déclaré jeudi Avni, qui est supposé travailler au sein du gouvernement.

Trente-deux personnes ont perdu la vie et plus de 100 ont été blessées dans l’attentat de Suruç, une ville à majorité kurde dans la province de Sanliurfa à la frontière syrienne. Suite aux élections générales du 7 juin, Erdoğan a été très occupé avec un plan destiné à semer le chaos dans toute la société pour permettre à l’AKP d’arriver à nouveau au pouvoir comme parti unique, a déclaré Avni. Le kamikaze est soupçonné d’avoir des liens avec ISIL, comme cela a été dit mardi par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.todayszaman.com/national_fuat-avni-claims-erdogan-behind-suruc-attack-to-sow-chaos-in-society_394545.html

Lire: Suruç : manifestation kurde à Paris pour dénoncer le « terrorisme de l’Etat turc » (Les Echos)

Le stratège de l’Etat Islamique, ex-espion de Saddam Hussein, a eu pendant des années des contacts avec les services de renseignement d’Assad

Le stratège de la Terreur: des documents secrets révélent la structure de l’Etat islamique (extraits)

Der Spiegel, Par Christoph Reuter, 18 avril 2015

Un officier irakien a planifié la prise de contrôle de l’État islamique en Syrie et SPIEGEL a obtenu un accès exclusif à ses papiers. Ils décrivent une organisation qui, en apparence entraînée par le fanatisme religieux, calcule froidement en réalité.

200px-Haji_Bakr_ISIS[…] Samir Abd Muhammad al-Khlifawi était le vrai nom de l’irakien, dont les traits maigres étaient adoucis par une barbe blanche. Mais personne ne le connaissait sous ce nom. Même son pseudonyme le plus connu, Haji Bakr, n’a pas été largement connu. Mais c’était précisément une partie du plan. L’ancien colonel du service de renseignement de la force de défense aérienne de Saddam Hussein tirait secrètement sur les ficelles de l’EI [IS] depuis des années. Les anciens membres du groupe avaient à plusieurs reprises parlé de lui comme de l’une de ses figures de proue. Pourtant, ce qu’était exactement son rôle n’a jamais été clair.

Mais quand l’architecte de l’État islamique est mort, il a laissé quelque chose derrière lui qu’il avait l’intention de garder strictement confidentiel: le projet de cet Etat. C’est un dossier plein de graphiques organisationnels, de listes et d’horaires, écrits à la main, qui décrivent comment un pays peut être progressivement contrôlé. SPIEGEL a obtenu un accès exclusif aux 31 pages, certaines composées de plusieurs pages collées ensemble. Elles révèlent une structure sur plusieurs niveaux et des directives pour l’action, dont certaines déjà testées et d’autres nouvellement conçues pour la situation anarchique dans les territoires tenus par les rebelles de Syrie. Dans un sens, les documents sont le code source de l’armée terroriste la plus efficace de l’histoire récente. […]

schema_etat_islamiqueCe document est le schéma de Haji Bakr pour une structure possible de l’administration de l’État Islamique.

Le plan général

Les plans comprennent également des domaines tels que la finance, les écoles, les centres de jour, les médias et le transport. Mais il y a un thème central récurrent, qui est soigneusement traité dans les graphiques organisationnels et les listes de responsabilité et les exigences de rapport: la surveillance, l’espionnage, le meurtre et l’enlèvement.

Pour chaque conseil provincial, Bakr avait prévu pour un émir, ou un commandant, d’être en charge des meurtres, des enlèvements, des snipers, de la communication et du cryptage, ainsi qu’un émir pour superviser les autres émirs – « au cas où ils ne font pas bien leur travail ». Le noyau de cet Etat divin serait l’horloge démoniaque d’une structure de cellule et de commando visant à répandre la peur.

Dès le début, le plan était d’avoir les services de renseignement qui fonctionnent en parallèle, même au niveau provincial. […]

Une deuxième cache de documents

Lorsque l’EI a été contraint d’abandonner rapidement son siège à Alep en Janvier 2014, ils ont essayé de brûler leurs archives, mais ils se sont heurtés à un problème similaire à celui auquel a fait face la police secrète de l’Allemagne de l’Est, 25 ans plus tôt: Ils avaient trop de fichiers.

organigramme-etat_islamiqueGraphique: Un rendu numérique de Haji Bakr pour l’organigramme de l’État islamique.

Un examen des centaines de pages de documents révèle un système hautement complexe impliquant l’infiltration et la surveillance de tous les groupes, y compris les propres membres de l’EI [IS]. Les archivistes du jihad ont maintenu de longues listes en notant quels informateurs ils avaient installés dans quelle brigade rebelle et milice gouvernementale. Il a même été noté qui parmi les rebelles était un espion pour les services de renseignement d’Assad.

graphique_etat_islamiqueUn graphique écrit à la main montre les pensées de Bakr concernant l’établissement de l’Etat islamique.

Des alliances changeantes

Mais dans les premiers mois de 2014, un autre héritage de Haji Bakr a encore commencé à jouer un rôle décisif: sa décennie de contacts avec les services de renseignement d’Assad.

En 2003, le régime de Damas était paniqué à l’idée que le président américain George W. Bush, après sa victoire sur Saddam Hussein, aurait laissé ses troupes continuer jusqu’en Syrie pour renverser aussi Assad. Ainsi, dans les années qui ont suivi, les responsables du renseignement syrien ont organisé le transfert de milliers de radicaux de Libye, d’Arabie Saoudite et de Tunisie vers al-Qaïda en Irak. 90% des kamikazes sont entrés en Irak par la voie syrienne. Une étrange relation s’est développée entre les généraux syriens, les djihadistes internationaux et d’anciens officiers irakiens qui avaient été fidèles à Saddam – une entreprise commune d’ennemis mortels, qui se sont rencontrés à plusieurs reprises à l’ouest de Damas.

À l’époque, l’objectif principal était de rendre infernale la vie des Américains en Irak. […]

Lire l’intégralité de l’article: http://www.spiegel.de/international/world/islamic-state-files-show-structure-of-islamist-terror-group-a-1029274.html

Mohammed Emwazi, un jeune homme « extrêmement gentil et doux », qui a été radicalisé par le MI5: selon le groupe de défense britannique CAGE

SMH, par Nick Miller, 27 février 2015

« Jihadi John », un « beau jeune homme » que les enquêteurs de l’individu croient être le tueur masqué connu sous le nom de « Jihadi John » est décrit comme « un beau jeune homme » par Asim Qureshi, directeur de recherche d’un organisme de bienfaisance.

Londres: Mohammed Emwazi, désormais identifié comme le bourreau notoire de l’État islamique « Jihadi John », a suivi la trajectoire familière d’un « beau jeune homme » à une victime aliénée et radicalisée de la persécution du MI5, affirme un groupe de défense britannique.

Toutefois, le groupe CAGE a rapidement attiré les critiques pour avoir semblé donner une excuse aux actions d’un homme complice d’actes horribles de torture et de terrorisme.

Jihadi JohnPhoto: Ce militant vêtu de noir a été identifié comme Mohammed Emwazi

Depuis l’histoire initiale du Washington Post, jeudi, qui a identifié Emwazi comme étant Jihadi John, plusieurs organismes d’informations ont confirmé l’identité depuis des sources des services de sécurité. […]

Asim Qureshi_CAGE UKLe directeur de recherche de CAGE, Asim Qureshi, a déclaré lors d’une conférence de presse à Londres que le Mohammed Emwazi qu’il connaissait était un jeune homme « extrêmement gentil, très doux, s’exprimant de manière douce ». […]

M. Qureshi a commencé à travailler avec Emwazi à la mi-2009. Emwazi était venu pour de l’aide chez CAGE, à la recherche d’une méthode légale pour quitter le pays. A chaque fois qu’il a essayé, il a été arrêté, harcelé et même « malmené » par les services de sécurité, a dit M. Qureshi. […]

Cependant, dans un document de la cour publié par la BBC, la ministre de l’Intérieur Theresa May a dit qu’il y avait des « motifs raisonnables de soupçonner » que, depuis son retour d’Afrique vers le Royaume-Uni en Février 2007, Emwazi avait « continué à s’associer régulièrement avec les membres d’un réseau… d’extrémistes islamistes impliqués dans la fourniture de fonds et d’équipements à la Somalie à des fins liées au terrorisme et à la facilitation au voyage de personnes du Royaume-Uni vers la Somalie pour entreprendre des activités liées au terrorisme ».

Lire l’intégralité de l’article: http://www.smh.com.au/world/mohammed-emwazi-was-an-extremely-kind-extremely-gentle-young-man-radicalised-by-mi5-uk-advocacy-group-cage-20150227-13q7g8.html

Voir le communiqué de presse de CAGE UK: http://www.cageuk.org/press-release/jihadi-john-radicalised-britain

Le parcours de Mohammed Emwazi (Jihadi John): http://www.cageuk.org/case/mohammed-emwazi

HSBC: « Les donateurs de Ben Laden parmi les clients »

Après les attentats du 11 septembre 2001, les enquêteurs ont identifié un réseau de financement du terrorisme intitulé « la Chaîne d’or », composé d’une vingtaine de grands donateurs d’Al-Qaida. Treize ans plus tard, les listings dévoilés dans le cadre de l’opération SwissLeaks révèlent qu’une partie de ces personnes ont placé leur argent chez HSBC en Suisse. « HSBC savait-elle que certains de ses clients prestigieux auraient pu financer le terrorisme ? Dans la plupart des cas, oui : la banque n’avait qu’à lire les journaux », souligne le SonntagsZeitung, dans un article traduit par Le Temps.

Lire l’intégralité de l’article: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/02/09/swissleaks-valises-de-billets-parano69-et-pseudo-femmes-aux-foyers-parmi-les-astuces-chez-hsbc/

Un auteur allemand rend visite à l’État Islamique, rencontre des jihadistes, revient et dit qu’ils sont «plus puissants» que ce que pense l’Occident

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Par Mugdha Variyar, 17 Décembre 2014

L’auteur allemand et ancien homme politique Jürgen Todenhöfer aurait fait l’impossible – voyager vers le territoire de l’État islamique, rencontrer les jihadistes et revenir en toute sécurité.

Mardi, Todenhöfer a dit sur sa page Facebook en allemand qu’il était le « premier journaliste occidental dans le monde qui pourrait visiter l’État Islamique ».

Todenhöfer a dit qu’il avait négocié avec la direction du califat sur Skype pendant des mois avant sa visite, et a déclaré qu’il a fait le voyage parce qu’il avait couvert « toutes les parties » au cours des 50 dernières années.

L’auteur allemand, qui a également posté une photo de lui parlant aux combattants d’ISIS [Etat Islamique] armés de fusils, a averti que l’État Islamique est «plus puissant et dangereux» que ce que croit l’Occident.

Lire la suite: http://www.ibtimes.co.in/german-author-visits-islamic-state-meets-jihadists-returns-says-they-are-more-powerful-what-617459

Voir l’interview de Jürgen Todenhöfer sur CNN après son voyage dans l’Etat Islamique:

Un ancien membre d’al-Qaïda fait des révélations sur l’Etat Islamique

Un ancien d’Al-Qaïda dénonce la collaboration entre l’EIIL, la CIA et Baghdadi

Version intégrale de l’interview:

Révélations d’un ancien cadre d’Al-Qaïda sur l’EIIL

Source: http://fr.awdnews.com/politique/5794-un-ancien-d%E2%80%99al-qa%C3%AFda-d%C3%A9nonce-la-collaboration-entre-l%E2%80%99eiil-et-la-cia.html