Tout s’est déroulé selon le Plan – Le massacre de Raba’a et le meurtre en masse des manifestants en Egypte

Egypte: Meurtres en masse par les Forces de Sécurité

Human Rights Watch, 12 août 2014

Le rapport de 188 pages documente la façon dont la police égyptienne et l’armée ont méthodiquement ouvert le feu à balles réelles sur des foules de manifestants opposés à l’éviction du 3 juillet par l’armée de Mohamed Morsi, premier président civil élu en Egypte, lors de six manifestations entre le 5 Juillet et le 17 Août 2013. Bien qu’il existe également des preuves que certains manifestants ont utilisé des armes à feu au cours de plusieurs de ces manifestations, Human Rights Watch n’a été en mesure de confirmer leur utilisation que dans quelques cas qui ne justifient pas les attaques meurtrières grossièrement disproportionnées et préméditées contre des manifestants massivement pacifiques.

Lire le communiqué de presse: http://www.hrw.org/news/2014/08/12/egypt-rab-killings-likely-crimes-against-humanity

Lire le rapport: http://www.hrw.org/reports/2014/08/12/all-according-plan

Version intégrale du rapport (pdf): http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/egypt0814_ForUpload_0_0.pdf

Quand WikiLeaks accuse Google et l’USAID de faire du changement de régime pour le compte des Etats-Unis…

Renversement du Totum Arabe (Sherif Arafa)Caricature: Sherif Arafa (Cartoon Movement)

Quand WikiLeaks accuse Google et l’USAID de faire du changement de régimes pour le compte des Etats-Unis… peut-on le croire sincère? Alors que l’organisation WikiLeaks oeuvre plus ou moins à la même chose, en ayant par exemple directement influencé les événements du Printemps Arabe, notamment en Egypte et en Tunisie, où Julian Assange a affirmé en personne que les révélations diplomatiques ont eu un impact sur le changement de régime et les révolutions dans ces deux pays — comment peut-on interpréter les tweets de @wikileaks dénonçant l’action de Google et de l’USAID vis-à-vis des changements de régimes dans d’autres régions du monde, que ce soit en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen-Orient ou même en Europe?

@wikileaks, 6 avril 2014: « Le bureau de l’USAID des « Initiatives de Transition » gère les programmes de changement de régime, ainsi en est-il de Google ».

Peut-être que Wikileaks aurait dû ajouter à ce tweet: « Ainsi est-il de l’organisation @wikileaks ». Politiquement parlant, WikiLeaks, Google et l’USAID fonctionnent dans un but relativement semblable en ce qui concerne la transition démocratique et l’effort pour rendre plus transparents des gouvernements étrangers où manquent certains principes de la liberté d’expression et des droits de l’homme, mais tout cela se fait, semble-t-il, avec des moyens et des méthodes différentes. L’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) dépend directement des Etats-Unis, Google est une société privée, mais avec le récent scandale de la NSA, on apprend aussi qu’en tant que géant d’Internet, Google dépend aussi du gouvernement des Etats-Unis, tandis que WikiLeaks est une organisation à part, une organisation secrète qui se dit indépendante des gouvernements, mais qui affirme en même temps avoir affaire à des services secrets, et on imagine mal comment Wikileaks pourrait publier des documents sensibles sans avoir un certain réseau de soutien au sein même des gouvernements.

En même temps, rien n’a jamais permis de dire si Wikileaks a été créé ou pas par le gouvernement américain, mais beaucoup de personnes pensent que cela aurait pu être un outil très utile pour servir l’agenda des Etats-Unis dans les efforts de transition démocratique dans plusieurs pays du monde, notamment au Moyen-Orient. De plus, dans l’article cité par @wikileaks dans ce tweet, il est question du changement de régime au Vénézuela: 

Un câble WikiLeaks publié en 2013 décrit la stratégie des États-Unis pour saper le gouvernement de Chavez par «pénétrer la base politique de Chavez», «en divisant le chavisme» et «en isolant Chavez internationalement. » (blog foreign policy)

Quand Wikileaks tweete le lien de cet article, cela ne veut aucunement dire qu’il est contre la stratégie américaine qui a consisté à déstabiliser un gouvernement au Vénézuela, alors qu’on sait que l’Amérique Latine rencontre beaucoup de problèmes de corruption, de pauvreté et d’injustice de manière générale, et qu’il en est de même au Vénézuela. Autrement dit, l’organisation Wikileaks pourrait très bien soutenir l’idée d’un changement de régime au Vénézuela et d’une ouverture démocratique, tout en pointant du doigt l’implication du gouvernement américain dans cette transition politique. C’est là tout l’art de Wikileaks, de ne jamais dévoiler les vrais enjeux de l’organisation.

D’autre part, on trouve aussi sur le site de l’USAID de nombreux projets et des articles liés à la transparence politique, le concept même défendu par Wikileaks et qui est une idée lancée par le gouvernement des Etats-Unis. On peut trouver également, en faisant une simple recherche avec le mot-clé « wikileaks », un document intitulé « TRANSPARENCY AND INTEGRITY PROJECT » qui prend même les câbles Wikileaks pour appui dans une analyse politique (p. 46), précisant que le câble Wikileaks a donné « un détail pertinent ». On voit donc à quel point la fuite des câbles diplomatiques a pu servir le gouvernement des Etats-Unis et leurs services secrets pour justifier les accusations de corruption d’un régime en place, pour authentifier des propos ou des rumeurs, et pouvoir ainsi continuer leur politique de changement de régime, grâce à une organisation comme Wikileaks où personne ne peut pour autant prouver si elle dépend ou non du gouvernement américain.

Nous avons déjà longuement analysé les liens possibles de Wikileaks et du gouvernement américain, ou d’autres services secrets occidentaux, mais aussi les liens possibles avec l’ONU. Quand Wikileaks s’attaque à Google, ou à d’autres sociétés ou organismes dépendants du gouvernement américain, on ne sait pas très bien s’il cherche effectivement à dénoncer l’influence négative que les services secrets américains ont pu avoir dans certains pays, ou si, au contraire, Julian Assange fait déjà de la promotion pour des projets de transparence politique, ou bien s’il s’agit de faire la promotion d’un dernier livre qui parle encore de Google… En dehors de ça, toute ressemblance entre Google, l’USAID et Wikileaks serait donc fortuite.

Voir le tweet de @wikileaks: https://twitter.com/wikileaks/status/452625240854904832

Révélations sur des écoutes téléphoniques entre l’ex-président Mohamed Morsi et le chef d’Al-Qaïda

AlgeriePatriotique.com, 12 décembre 2013

morsi-zawahiriDes sources très bien informées font état de fuites organisées concernant des appels téléphoniques secrets entre Mohamed Morsi et Ayman Al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda, mettant dans l’embarras plus d’un gouvernement, que ce soit en Occident, en Israël ou dans certains pays arabes. Les Etats-Unis n’ont pas soufflé mot pour commenter ces révélations choc démontrant la collusion entre un chef d’Etat en exercice et le terroriste soi-disant ennemi public numéro un, dont un journal égyptien à gros tirage vient de publier le deuxième volet. Les conversations téléphoniques entre le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, et le président déchu Mohamed Morsi attestent également de l’implication de Khairat Al-Shater, chef adjoint du guide suprême des Frères musulmans et de celle de Tahtawi, l’ancien conseiller présidentiel de Morsi. Cet échange secret témoigne de la relation qui unit les Frères musulmans et Al-Qaïda et divulgue, en outre, l’utilisation par la confrérie d’un réseau de communications très pointu, fondé par une société américaine pour empêcher tout contrôle de communications téléphoniques et pour éviter l’espionnage des e-mails, et dont les responsables de cette société entretiennent, selon des sources souveraines, une relation directe avec l’homme fort de l’organisation des Frères musulmans, Khairat Al-Shater. Les dispositifs de renseignement ont été en mesure de déchiffrer les codes utilisés par la confrérie pour les échanges téléphoniques et les e-mails avec Al-Qaïda, et découvert que les téléphones satellitaires spéciaux provenaient de Turquie et qu’ils avaient été remis à Mohamed Morsi en personne, qui les avait à son tour distribués à certains fonctionnaires de la présidence, dont Ahmed Shiha, l’un des conseillers de l’ex-président, et l’ambassadeur Tahtawi ; tous ont utilisé les téléphones plusieurs fois dans leurs contacts avec Al-Qaïda. Les sources souveraines affirment que depuis l’avènement de Mohamed Morsi au pouvoir, Ayman Al-Zawahiri est devenu le responsable d’Al-Qaïda à l’intérieur du territoire égyptien. Les enregistrements des conversations révèlent ainsi, pour la première fois, que des Pakistanais et des Palestiniens ont rencontré Khairat Al-Shater, qu’ils ont eu un contact direct avec Ayman Al-Zawahiri et qu’ils en ont reçu des directives 24 heures avant le massacre des soldats égyptiens à Rafah. En outre, il s’avère qu’Al-Qaïda s’est connectée aux réseaux israéliens à partir de différents endroits à l’intérieur du Sinaï, profitant de la difficulté de décodage de l’entreprise israélienne pour éviter la censure, mais les dispositifs égyptiens ont réussi à en décrypter trois codes et surveiller les liens entre les éléments d’Al-Qaïda et sa filiale «l’Etat islamique en Irak et au Levant», depuis la prise de pouvoir de Morsi.

Appel du 1er octobre 2012
Ayman Al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, à Mohamed Morsi, à propos du massacre des soldats égyptiens de Rafah: «Les soldats n’ont pas commis de péché, leurs tyrans de dirigeants qui exercent la politique sioniste et américaine portent la responsabilité de leur mort. Il ne faut pas avoir peur de ce sang. Il faut repousser l’attaque de la religion islamique à laquelle nous sommes exposés.» Puis: «L’armée égyptienne doit être une armée islamiste. Il faut lui permettre de former l’ensemble de nos éléments, permettre la barbe et accepter des djihadistes, ne pas laisser les tyrans gérer l’armée et accepter des soldats de toutes les nationalités pour faire face à la tyrannie et soutenir la terre de l’islam.» Morsi répond: «Nous cherchons à former une armée islamique de djihadistes sous la direction de « l’Armée de l’Islam », intégrant les enfants des moudjahidines et les Frères musulmans de toutes les nationalités au sein de l’institution de l’armée…»

Appel du 28 décembre 2012
Al-Zawahiri à Morsi: «Les laïques agissent au détriment de la doctrine de l’islam qu’ils menacent par des manifestations sans ampleur. Je vous ordonne la nomination du cheikh Hazem Salah Abou Ismaël comme vice-président, parce que ce serait appliquer la loi de Dieu, et ils ont tellement peur de lui. Si vous n’appliquez pas la charia, nous allons la mettre en œuvre nous-mêmes. Il faut donner un poste à cheikh Imad Abdul Ghafour, homme de valeur et de respect apprécié par les moudjahidine. Tu dois arrêter le cheikh d’Al-Azhar, ordonner la fermeture de l’ensemble de cette institution pour sa déviation de la trajectoire et appliquer la charia sur eux. Vous devez nommer Khairat Al-Shater prince des moudjahidines…»

Appel du 12 janvier 2013
Ayman Al-Zawahiri à Morsi: «Les enseignements de Dieu doivent être appliqués et mis en œuvre, ainsi que la loi islamique. L’arrêt des laïques commence par empêcher la construction des églises, les Coptes doivent payer une dîme (jiziya) et renoncer aux demandes s’ils veulent vivre en paix.» Puis: «Vous allez régner des centaines, voire des milliers d’années, vous devez appliquer l’expérience du Pakistan et de l’Afghanistan en Egypte en appliquant la loi.» Il explique: «L’exécution de toute personne qui enfreint la loi et pour appartenance laïque qui contribue à répandre l’immoralité. Aider les chrétiens est une violation de la loi.» Il ajoute: «Nous ne reconnaissons pas une Constitution laïque, il n’y a pas de Constitution par le juge, elle n’existe qu’en vertu de Dieu.» Morsi répond: «Ô Commandeur de la droiture, nous avons pris des décisions de dissuasion face à ceux-là, et nous préparons une nouvelle législation, un nouveau défi dans les médias. Dans un avenir proche, nous allons fermer ces canaux et nous allons créer des médias islamistes. Un gros budget doit venir de l’organisation internationale de la confrérie des Frères musulmans dont le programme est d’établir des canaux satellites islamiques pour exhorter au djihad. Il y aura un canal fixe par satellite pour vous et vos hommes d’Al-Qaïda, et ce canal pourra être diffusé à partir de l’Afghanistan et former les cadets des Frères musulmans.» Al-Zawahiri: «Certains médias sont financés par l’église et travaillent avec les adversaires de la loi.» Morsi: «Nous allons bientôt honorer nos engagements envers vous.»

Appel du 20 janvier 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Grâce à nous, vous êtes à l’extérieur des prisons de la tyrannie et nous voulons libérer tous nos frères du système des tyrans. Nous voulons installer le califat au Yémen et en Irak, et nous soutenir est un devoir. Nous avons une demande: la libération des moudjahidine d’Al-Qaïda détenus dans les geôles d’Al-Arab et dans les autres prisons. Nous avons soutenu avec l’argent et les armes en Libye, au Yémen et dans le Sinaï, et il faut qu’une partie de cet argent aille aux familles des moudjahidines, et pour l’entraînement et la formation des moudjahidine dans le Sinaï. Nos demandes ne sont pas nombreuses, mais il y en aura d’autres par des intermédiaires qui sont nos frères.» Suite à cet appel, les sources de renseignement révèlent que pour la première fois, 350 familles de groupes takfiristes sont entrées au Sinaï et d’autres familles appartenant à Ahmed Ashoush ont été logées là-bas sur la demande personnelle de Morsi, leur offrant des habitations et des terres. Morsi avait prévu à l’époque de fermer définitivement la prison de Burj Al-Arab, mais la confrérie des Frères musulmans est revenue sur sa décision, car elle envisageait d’emprisonner un certain nombre de dissidents et de journalistes sur les conseils d’Al-Shater qui a déclaré: «La prison sera pour les opposants et les djihadistes pourront tous sortir.»

Appel du 2 février 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Demandez la libération de cheikh Omar Abdel Rahman et mettez la pression sur l’Amérique pour le libérer.» Morsi: «D’accord, bien sûr !» Les sources ont révélé que Morsi a eu des contacts directement après l’appel avec les autorités américaines et a demandé à son assistant Issam Haddad de se déplacer pour négocier la libération d’Omar Abdel Rahman, acceptant de faire des concessions importantes aux Etats-Unis, comme l’augmentation des forces de maintien de la paix internationale dans le Sinaï, l’exploitation de plusieurs kilomètres carrés dans le Sinaï pour réinstaller les Palestiniens de Ghaza et permettre à Israël de planter des capteurs à la frontière avec l’Egypte, mais les dispositifs sécuritaires ont arrêté le processus et déjoué complètement le complot.

Appel du 9 mars 2013
Morsi à Al-Zawahiri, en présence de Tahtawy et Shiha et d’un autre conseiller, à l’intérieur du palais présidentiel: «Nous avons l’intention de faire voyager les fils des Frères musulmans en Afghanistan, puis au Pakistan.» Il a demandé le soutien d’Al-Zawahiri pour aider à la coordination de ces voyages. Les sources révèlent que plus d’un voyage avait déjà été effectué, et les services de renseignement ont déconseillé au président de permettre à nouveau ce genre de voyages dans des moments aussi sensibles, lui disant qu’il serait accusé d’extrémisme. Mais Morsi n’a pas tenu compte des mises en garde qu’il a complètement ignorées. Les forces de sécurité ont réagi en arrêtant à leur retour en Egypte tous les éléments qui avaient participé à ces voyages en Afghanistan et au Pakistan, mais ils ont été libérés au bout d’une semaine, suite à l’intervention directe de la présidence.

Appel du 12 avril 2013
Dans un appel de deux minutes, Al-Zawahiri a critiqué Morsi à la suite des événements de la cathédrale Saint-Marc à Abbassiya: «Nous avons suivi ce qui s’est passé pour les chrétiens et leurs partisans et nous avons parlé avec nos frères dans les différents groupes. Parler de réconciliation et de pardon est une insulte à tous les musulmans. Les chrétiens doivent quitter cette terre.» Morsi: «La présidence n’a rien fait, même pas des excuses à la minorité copte. Leur droit de vivre en Egypte et leurs tentatives de demander l’aide de l’extérieur ne sera pas à leur avantage, ils sont une minorité en vertu de la loi islamique.»

Appel du 15 mai 2013
Dans cet appel, Al-Zawahiri décrit Omar Al-Bashir du Soudan comme «un président croyant qui ne reconnaît pas l’opposition». Ensuite, il déclare: «Tu dois procéder à l’abolition de la justice d’Etat. Le pouvoir judiciaire ne se prononce pas dans un pays islamique.» Morsi a répondu qu’il se préparait «pour le prochain nettoyage de toutes les institutions de l’Etat».

Appel du 21 juin 2013
Ce volet concerne les appels successifs entre Ayman Al-Zawahiri et Faraj Al-Abed Al-Mowafy, élément d’Al-Qaïda, spécialiste du transport des fonds. Al-Zawahiri: «Laissez les groupes appliquer la loi de Dieu, l’argent est entré au Pakistan à travers un certain nombre de lieux.» Ce Faraj Al-Abed Al-Mowafy a réussi à faire sortir plus de trois milliards de dollars hors d’Egypte via la Libye, après avoir rencontré Ramzy Mowafy dans le Sinaï sur ordre des Frères musulmans et d’Al-Qaïda, et s’est ensuite rendu en Libye.
Des sources indiquent qu’Al-Qaïda prévoyait, à ce moment-là, de faire sauter un certain nombre d’ambassades arabes et étrangères pour empêcher le départ de Morsi du pouvoir, y compris le bombardement du bâtiment de la National Security Agency (NSA). Les sources confirment que, sur ordre des services de sécurité, des Pakistanais ont été interdits d’accès dans le pays et que d’autres éléments qui y étaient entrés pour planifier une série d’attentats à la bombe ont été arrêtés. Ainsi, les sources ont révélé pour la première fois que les agences de renseignement de trois pays ont prévu de capturer Ayman Al-Zawahiri grâce à ses relations et contacts avec le président déchu, surtout après la surveillance de ses appels, et l’accord conclu avec Mohamed Morsi d’entrer en Egypte et de vivre dans un endroit caché loin des yeux du monde et des services de sécurité et du renseignement.
Après toutes ces informations que nous avons essayé de synthétiser, nous ne pouvons que nous poser des questions légitimes: pourquoi les Etats-Unis sont-ils restés silencieux face à ces révélations? Bien entendu, cette divulgation doit certainement embarrasser bon nombre de personnalités et d’Etats qui ont soutenu Morsi. N’oublions pas le défilé permanent des Occidentaux au Caire, hypocrites comme à leur habitude, lors de l’arrestation de Morsi. Pensons à McCain qui continue à soutenir les Frères musulmans. Pensons aussi à Catherine Ashton qui a visité Morsi dans sa cellule. Pensons à l’ambassadrice des Etats-Unis, Ann Paterson, qui a joué un rôle crucial entre les Etats-Unis et la confrérie des Frères musulmans. D’après des sources sécuritaires et bien informées, un plan a été déjoué visant à la libération de Morsi afin de pouvoir le liquider pour le réduire au silence. Qui a intérêt à ce que Morsi ne parle pas? En tout cas, ces enregistrements viennent à point nommé pour nous démontrer les liens entre le président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, et le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri.

Mohsen Abdelmoumen

Source: http://www.algeriepatriotique.com/article/revelations-sur-des-ecoutes-telephoniques-entre-lex-president-mohamed-morsi-et-le-chef-dal-q

Les documents secrets qui dévoilent les liens souterrains entre les Etats-Unis, Israël et les Frères musulmans

2013-07-02-13-39-16.obama-steunt-dictator-morsi-01a1Photo: Protestations en Egypte contre Obama/Clinton, et leur soutien au dictateur Morsi.

Algérie Patriotique, 29 juillet 2013 – 14:16

A la lumière d’une investigation très poussée et de recoupements de documents dont nous disposons, et en nous basant sur des sources multiples et fiables, ce travail d’investigation dévoile le lien souterrain entre l’administration américaine, le sionisme et les Frères musulmans. La pierre angulaire de cette connexion stratégique n’est autre que Huma Abedin, bras droit d’Hillary Clinton, épouse d’un sioniste notoire candidat à la mairie de New York, Anthony Weiner, et fille de Saleha Mahmood Abedin, membre des Frères Musulmans, précisément de sa branche féminine « les Sœurs musulmanes », et qui siège au sein du bureau avec la femme du président égyptien déchu Mohamed Morsi, dont elle est l’amie personnelle.
Algeriepatriotique avance les preuves matérielles de ces recherches pour la construction d’un article documenté qui a pour but d’éclaircir la situation actuelle ou postérieure à ce qui se passe dans le monde arabe sous le règne de la secte assassine des Frères musulmans et de ses ramifications tentaculaires. Le chaos que vit le monde arabe actuellement n’est autre que la résultante de tous ces éléments bien combinés.

120718_abedin_clinton_ap_605Huma Abedin et les détails de son rôle central dans la grande machination
Huma Abedin est née en 1976 à Kalamazoo, Michigan. Son père, Syed Abedin (1928-1993), était un érudit d’origine indienne, qui avait travaillé en tant que professeur invité à l’université King Abdulaziz d’Arabie Saoudite au début des années soixante-dix. La mère de Huma, Saleha Mahmood Abedin, est une sociologue ayant des liens avec de nombreuses organisations islamistes, y compris les Frères musulmans, et est connue pour son plaidoyer en faveur de la charia. Quand Huma a eu deux ans, la famille Abedin a déménagé du Michigan à Jeddah, en Arabie Saoudite. Ce déménagement a eu lieu lorsque Abdullah Omar Naseef, alors vice-président de l’université Abdulaziz, a recruté son ancien collègue Zyed Abedin pour travailler à l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), un think tank islamique basé en Arabie Saoudite que Naseef se préparait à lancer. Un certain nombre d’années plus tard, Naseef a développé des liens étroits avec Oussama ben Laden et Al-Qaïda. Il est essentiel de noter que pour l’IMMA, l’ordre du jour était et demeure à ce jour une politique étrangère calculée du ministère des Affaires religieuses de l’Arabie Saoudite, comme le journaliste Andrew C. McCarthy l’explique, consistant à «fortifier une population agressive non assimilée vers la suprématie islamique qui va progressivement mais radicalement modifier le caractère de l’Occident.
A 18 ans, Huma Abedin retourne aux États-Unis pour suivre des cours à l’université George Washington. En 1996, elle a commencé à travailler en tant que stagiaire dans l’équipe de Bill Clinton à la Maison Blanche, où elle a été affectée dans l’entourage de la première dame, Hillary Rodham Clinton. Abedin a été finalement embauchée comme assistante de Mme Clinton et a travaillé pour elle depuis, dans son parcours au Sénat (en 2000 et 2006) et dans sa candidature à la présidence qui a échoué en 2008. De 1997 jusqu’à peu avant le début de 1999, et toujours en stage à la Maison Blanche (http://www.shoebat.com/2012/08/18/successors-at-msa-board-huma-served-on-at-gwu-include-al-qaeda-terrorist-iiro-leader/), Abedin était membre du conseil exécutif de l’Association des étudiants musulmans (MSA) de l’université George Washington (GWU). Il est à noter qu’en 2001-2002, peu de temps après qu’Abedin a quitté ce conseil exécutif, le « guide sprituel » de l’association de l’université était Anwar al-Awlaki, membre influent d’Al-Qaïda. Un autre aumônier de MSA de l’université (depuis au moins octobre 1999 à avril 2002) était Mohamed Omeish, qui a dirigé l’Organisation internationale islamique de secours, liée au financement d’Al-Qaïda. Le frère d’Omeish, Esam, a dirigé la Muslim american society, branche quasi officielle des Frères musulmans aux États-Unis. Les deux frères Omeish ont été étroitement associés à Abdurahman Alamoudi, qui sera plus tard condamné et incarcéré sur des accusations de terrorisme. Dans les années 1996-2008, Abedin a été employée par l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA) comme rédactrice en chef de sa publication en interne, dans le Journal des affaires des minorités musulmanes (JMMA ). Durant sept ans, Abedin a travaillé en même temps que la présence active à l’IMMA de l’affilié à Al-Qaïda, Abdullah Omar Naseef, et les six dernières années de Huma Abedin au sein du comité de rédaction du JMMA (2002-2008), elle a collaboré avec lui dans le conseil. Cependant, tout au long de ses années à l’IMMA, Abedin est restée une proche collaboratrice d’Hillary Clinton. En 2008, lors de la campagne de Mme Clinton pour les primaires à la présidentielle, le New York Observer a décrit Huma Abedin, fraîchement nommée directrice du cabinet de la candidate, comme étant « un conseiller de confiance de Mme Clinton, en particulier sur les questions relatives au Moyen-Orient ». Selon un certain nombre de personnes de l’entourage de Clinton, «lors des réunions sur la région, le point de vue de Mme Abedin était toujours recherché». Quand Mme Clinton a été nommée secrétaire d ‘Etat par le président Barack Obama en 2009, Abedin est devenue son chef adjoint personnel, et c’est approximativement à ce même moment que le nom de Huma Abedin a été retiré du Journal des affaires des minorités musulmanes. « En dehors de leur relation de travail, Abedin et Mme Clinton ont également développé un lien personnel étroit pendant leurs années de vie commune », comme en témoignent les proches d’Hillary Clinton. En 2010, celle-ci a affirmé : « J’ai une fille, mais si j’en avais une deuxième, ce serait Huma. » En 2011, Mme Clinton a effectué une visite amicale à la mère de Huma Abedin, Saleha Mahmood Abedin, en Arabie Saoudite. A cette occasion, Mme Clinton a décrit publiquement son aide comme « très importante et sensible ».Screen-Shot-2012-07-25-at-5.12.15-AM1
Suite à des protestations de sénateurs républicains qui s’inquiétaient de voir des personnes issues de la branche des Frères musulmans nommés à des postes de conseiller à la Maison Blanche, dont Huma Abedin, le sinistre sénateur McCain alias « Frankenstein », impliqué dans la guerre du Golfe et en Syrie, etc. a défendu vigoureusement Huma Abedin contre ses homologues pourtant du même parti. Que cache la sympathie du sioniste McCain pour Huma Abedin, la «Sœur musulmane» ? Le 10 juillet 2010, Huma Abedin, musulmane pratiquante, s’est mariée au membre du Congrès Anthony Weiner lors d’une cérémonie officiée par l’ancien président Bill Clinton. Un certain nombre d’analystes ont noté qu’il est extrêmement rare que des femmes musulmanes, en particulier celles dont les familles ont des liens étroits avec les Frères musulmans, épousent des juifs comme Weiner.
Le 1er février 2013, dernier jour de prestation d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’Etat, Abedin a démissionné de ses fonctions de chef adjoint personnel de Mme Clinton. Le 1er mars, elle a été nommée pour former l’équipe de transition du Département post-Etat, composée d’un bureau de transition de six personnes et situé à Washington. Les créateurs préférés de Huma Abedin sont M. de la Renta, Catherine Malandrino, Charles Nolan, Yves Saint Laurent et Prada. « Et elle a un faible pour les sacs Marc Jacobs », dit l’ami. « Elle est connue pour ses sacs. » Robert Barnett, avocat de longue date des Clinton, a dit que depuis 11 ans qu’il la connaît, il ne l’a jamais vu porter la même tenue deux fois. Et certains se demandent comment elle a pu s’acheter un appartement à Washington DC en 2006, dont le coût s’élevait à 649 000 $ alors que son salaire maximum ne dépasse pas 9 999 $.
Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, et son influence.
En plus d’être membre des « Sœurs musulmanes », Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, est également membre de la Ligue islamique mondiale, instrument saoudien de diffusion de l’islamisme wahhabite. L’organisation qu’elle dirige, le Comité international islamique pour la femme et les enfants, fait partie de la Ligue islamique mondiale. Ce comité de la Ligue islamique dispose d’une charte écrite par les dirigeants des Frères, y compris par le cheikh Youssef al-Qaradawi, un partisan du Hamas. Il n’est donc pas surprenant que l’organisation veuille se débarrasser des lois contre le viol conjugal, autoriser le mariage avant l’âge de 18 ans et d’autres éléments constitutifs de la charia. Elle est également membre du conseil de l’International islamic council pour dawah à travers le groupe qu’elle dirige. Le défunt père de Huma Abedin, le Dr Syed Abedin, fut intimement lié aux radicaux. Il a dirigé l’Institut des affaires des minorités musulmanes basé en Arabie Saoudite, et financé par la Ligue islamique mondiale. Cet Institut fut une entité de l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (WAMY), fondée par le neveu d’Oussama Ben Laden et mis en cause dans le financement d’Al-Qaïda (http://www.postedeveille.ca/2012/03/canada-un-organisme-de-jeunesse-musulmane-perd-son-statut-d-organisme-de-bienfaisance.html). L’Institut a également publié un livre de Mme Mahmood Abedin dont Huma fut elle-même l’assistante éditoriale de l’Institut de 1996 à 2008, ce qui signifie qu’elle a participé à l’édition du livre extrémiste de sa mère. Le frère d’Huma Abedin, Hassan, avait obtenu une bourse du Centre d’Oxford pour les études islamiques, une entité qui est très proche des Frères musulmans, au même moment où le cheikh Youssef Al-Qaradawi siégeait dans son conseil. Un proche collaborateur de la famille Abedin est Abdullah Omar Naseef. Il est l’ancien secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. Il a fondé la fameuse banque Rabita, dont les avoirs ont été gelés par le gouvernement des États-Unis en octobre 2001 pour son soutien aux groupes terroristes. Le père de Huma a rencontré Naseef quand il était professeur invité à l’université du Roi Abdul Aziz, où Naseef était le doyen. Il y a des rapports contradictoires quant à savoir de qui entre le père de Huma et Naseef fut à l’origine de l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), mais il naquit clairement d’un effort commun et fut soutenu par la Ligue islamique de Naseef. Huma, sa mère, son frère et sa sœur ont travaillé pour le journal de l’IMMA. La mère de Huma et Naseef sont aussi membres du Conseil de la présidence du Conseil international islamique pour dawah sous la direction de Al-Qaradawi. Tous ces liens sont largement documentés et détaillés par le Center of Politics Studies, un centre de recherche américain réputé.

JMMA Editorial Board (Journal of Muslim Minority Affairs)
Directrice de publication: Saleha S. Mahmood Abedin (mère)
Assistants à la rédaction:
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Hassan Abedin (frère de Huma Abedin)
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Heba A. Khalid (sœur de Huma Abedin)
Zulekha Pirani
Autres collaborateurs:
M. Hakan Yavuz, Hamid Ismail, Sanaa Pirani
Ce journal constitue une véritable toile d’araignée incluant de nombreux participants actifs dans divers pays, liés à des think tanks, universités et centres de recherche travaillant avec la confrérie des Frères musulmans: Baha Abu-Laban (Canada), Imtiaz Ahmad (Bangladesh), Munir D.Ahmed (Germany), Ameer Ali (Western Australia), Zafar Ishaq Ansari (Pakistan), Ali Asani (USA), Goulnara Baltanova (Russia), Pervaiz Iqbal Cheema (Pakistan), Allan Christelow (USA), Asghar Ali (India), John Esposito (USA), Marc Gaborieau (France), Dru C. Gladney (Hawaii, USA), Bruce M. Haight (USA), Riaz Hassan (Australia), Baymirza Hayit (Germany), Kemal Karpat (USA), Bernard Lewis (USA), Tahir Mahmood (India), R. J. May (Australia), Ali A. Mazrui (USA), Barbara Pillsbury (USA), James Piscatori (UK), Azade-Ayse Rorlich (USA), Jan Slomp Leusden (Netherlands), Michael W. Suleiman (USA), Suha Taji-Farouki (UK), John O. Voll (USA), Earl Waugh (Canada), Lawrence Ziring (USA).
Pour que le tour d’horizon soit complet, n’oublions pas les six collaborateurs et conseillers spéciaux de Barak Obama à la Maison Blanche et qui sont tous issus de la confrérie des Frères musulmans:

Pour rappel:
Arif Ali-Khan, nommé secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure en 2009 par Obama. Il a été conseiller d’Obama et chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique (ramification de l’Organisation mondiale des Frères musulmans), il a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le «printemps arabe».
Mohamed Elibiary (alias le «qutbiste» pour son fanatisme à l’égard des idées de Sayed Qutb) est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Ex-directeur de la section de Houston au Council on American Islamic Relations (CAIR), vitrine des Frères musulmans aux USA, il a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.
Rached Hussein, membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. A participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem Al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison-Blanche et l’a chargé de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire.
Salem El-Marayati est un américain d’adoption né en Irak. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post-11 septembre 2001 n’ont pas empêché El-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.
Mohamed Majid, né dans le nord du Soudan en 1965, est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été enseignant à l’université de Howard en 1997, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord-américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.
Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain célèbre. Il est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barack Obama’s Advisory.

Les organisations auxquelles appartient la mère d’Huma Abedin, Saleha S. Mahmood Abedin, sont :
Dar Al-Hekma College, College Administration (Vice Dean Of Institutional advancement, et Director of General Education) :
Institute of Muslim Minority Affairs (Director), London
JMMA (Journal of Muslim inority Affairs), Editorial Board (Editor)
Peace Councilors (Director of General Education and Founder), Dar Al-Hekma College, Jeddah, Saudi Arabia
IICWC (International Islamic Committee for Woman and Child), (Chairperson), Amman, Jordan.
– Seeds Of Spirituality (Co-Chair Pakistan) Global Peace Initiative of Women
Le Comité islamique international pour la femme et l’enfant (IICWC) stipule, entre autres :
annulation des lois actuelles qui criminalisent les mutilations génitales féminines, pas d’âge minimum pour le mariage, droit pour les hommes à la polygamie et au viol, baisse de l’âge de la majorité à 15 ans au lieu de 18, etc. Tout lecteur voulant prendre mesure de l’ampleur du désastre peut consulter les aberrations rétrogrades sur le site de ces organisations.

anthony-weiner-4-300Anthony Weiner, époux de Huma Abedin: sa fonction et ses missions
Anthony Weiner, l’époux de Huma Abedin, le célèbre « Carlos Danger » dans les sites pornos, est né en 1964. Il a fait campagne en 2005 sans succès pour devenir le maire de New York City. Cette même année, il a été condamné à une amende de 47 000 $ par la Federal Election Commission (http://www.votelaw.com/blog/archives/002354.html) pour avoir pris « des contributions excessives de 183 contributeurs individuels pour les élections primaires et générales de 2000 » (http://www.weinerfacts.com/weiner/?paged=2). Depuis qu’il est entré en politique, Weiner est un avocat pour Israël. Dans les primaires démocrates aux présidentielles de 2008, Weiner était un fervent partisan de la candidate Hillary Clinton. En 2010, il a épousé Huma Abedin, avec laqelle il a eu un enfant. Il est l’un des plus fervents défenseurs au Congrès de l’assurance-maladie prise en charge par l’Etat, et il semble cependant que le secteur de la santé ait été le premier contributeur de sa campagne pour le Congrès en 2008.
Tout au long de la dernière décennie, Weiner a embrassé beaucoup de positions pro-israéliennes d’extrême droite. A un journaliste du New York Times qui lui demandait s’il croyait toujours que la Cisjordanie n’était pas occupée par l’armée israélienne, il a répondu qu’il était persuadé que « cette zone est laissée à la discrétion des gens qui sont là-bas ». « Non-occupation de la Cisjordanie, ai-je bien entendu? » s’est exclamé le journaliste incrédule. « Oui », a répondu Weiner. Après un moment, le journaliste a insisté: « Vous dites qu’il n’y a pas de présence de l’armée israélienne? » « Oui », a déclaré sèchement Weiner.
Plus tard, il a célébré le passage d’un projet de la Chambre de couper le financement de l’Autorité palestinienne et de forcer la délégation palestinienne à l’ONU à quitter les USA en disant: « Ils devraient commencer à emballer leurs petits sacs de terroristes palestiniens. » Un amendement présenté par Weiner met hors la loi la mission palestinienne de l’ONU sur le côté est de Manhattan. Weiner est tellement aveuglé par son allégeance à Israël et tellement ignorant du Moyen-Orient qu’il a joué un rôle sinistre dans la politique étrangère américaine.
Anthony Weiner a notamment appelé au licenciement de Joseph Massad, professeur au département des langues et des cultures du Moyen-Orient de l’université de Columbia. Sa carrière n’aurait pas été controversée s’il n’avait été un enseignant américano-palestinien traitant d’Israël et de la Palestine. Dans cette affaire qui a fait un tollé sur le plan médiatique et au niveau de l’enseignement universitaire aux USA, Anthony Weiner s’est vu comparé au sénateur Joseph McCarthy en ciblant ce professeur pour sa soi-disant position anti-israélienne. On peut qualifier cet événement « d’Affaire Massad » dans laquelle le New York Times a pris le parti du professeur. Pour les universitaires et la société américaine dans son ensemble, le maccarthysme est inacceptable, sauf lorsqu’il s’agit de la critique d’Israël. La presse tabloïde de droite a exécuté une série d’attaques brutales contre le professeur, lui prêtant des propos inexacts et qui ont été réunis dans un film de propagande fait par un groupe de défense, dans laquelle des accusations anonymes l’ont mis en cause sans que le professeur puisse répondre aux allégations. Les attaques contre Massad et deux autres professeurs du département ont été menées à l’extérieur du campus par des organisations sionistes d’extrême-droite alignées sur le Likoud d’Israël, notamment une organisation trouble basée à Boston et appelée « Le projet David » qui a produit le film dans lequel les accusations ont été portées. En fait, d’après une étude approfondie de Scott Sherman dans le journal La Nation, il n’existe pas qu’un seul film mais six. Le Projet David a toujours refusé de les rendre disponibles à La Nation et Charles Jacobs, le directeur de l’organisation sioniste, a également refusé de fournir des détails sur les bailleurs de fonds du groupe ou sur ses liens avec les professionnels lobbyistes pro-israéliens.
Concernant l’attaque israélienne sur le Marmara Mavi, de « la flotille de la liberté », dans les eaux internationales et qui a fait 9 morts, Weiner a déclaré: « Si vous voulez engager un conflit avec la marine israélienne, ce n’est pas difficile à faire. On a offert des alternatives à cette flotille. Au lieu de cela, ils ont choisi de naviguer dans les mailles d’un blocus internationalement reconnu. C’était un acte d’hostilité de pure provocation à l’égard d’Israël. » Or, le blocus des civils de Ghaza est une violation du droit international. Il n’est pas reconnu internationalement et au contraire a été condamné par presque tous les pays et par l’organisation des droits de l’Homme.
article-2337140-1A1DE7D4000005DC-5_634x479Weiner a déclaré que le New York Times est anti-Israël, a allégué que l’Organisation de libération de la Palestine est toujours répertoriée par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, alors que l’OLP a été retirée de la liste il y a plus de deux décennies. Il prétend que Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, n’est pas le chef de l’OLP. Il a refusé de condamner l’utilisation par Israël de bombes à fragmentation sur les fermes civiles du sud-Liban en 2006. Il a dit que l’armée israélienne n’occupe pas la Cisjordanie et qu’il n’y a pas de présence de l’armée israélienne en Cisjordanie. Il a appelé la guerre d’Israël contre Ghaza une guerre « humanitaire » alors que 400 enfants ont été tués. Il a voté pour l’autorisation de la guerre en Irak en 2002, avant de se tourner plus tard contre cette guerre. Anthony Weiner sait comment flatter les partisans d’Israël. Il a déclaré à Mondoweiss (site internet couvrant la politique étrangère américaine au Moyen-Orient) que le « boycott, le désinvestissement et les sanctions » (BDS) étaient « imprudents » et qu’Israël est un « allié important » pour les Etats-Unis. Israël est « une démocratie dans une oasis d’Etats et d’organisations terroristes. Il faut sauvegarder Israël », a-t-il ajouté.
L’ascension politique de Weiner a été alimentée par une collecte de fonds qui constitue un trésor de guerre en bonne santé. Il est entré dans la course avec 4,2 millions de dollars à la banque — question qui a été soulevée avant qu’il ne quitte le Congrès à la suite de son premier scandale sexuel (tweets montrant des photos de lui dénudé envoyé à des femmes). Certains donateurs qui ont donné un coup de pouce à Weiner ont des vues bellicistes en accord avec ses commentaires sur Israël, comme les dossiers de la Commission des finances de la campagne de New York l’ont révélé.
Eli E. Hertz a donné 1 000 $ à Weiner en octobre 2007. Hertz, qui a assisté à un dîner de l’Organisation sioniste d’Amérique (ZOA) en 2006 et où Weiner a dit en plaisantant qu’elle est « l’aile ZOA du Parti démocrate », est un membre du conseil exécutif de l’American-Israel Public Affairs Committee. Hertz était aussi un administrateur de l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, et a écrit de nombreux articles pour la pro-colonisation du site Arutz Sheva. Il a justifié la Nakba dans une colonne écrite en mai 2013: « Déloger tous les habitants arabes de zones sensibles à proximité de colonies juives, en établissant une continuité territoriale entre les blocs sous contrôle juif, et assurer le contrôle des voies de transport principales sont des nécessités militaires », écrit-il.
Un autre membre de l’AIPAC pour financer Weiner est Dozoretz Beth, qui a siégé au comité exécutif du lobby pro-israélien. Dozoretz a donné 2 000 dollars en 2008, et a suivi avec une contribution de 3 050 $.
En mars 2007, Arnold Goldstein, un homme d’affaires pro-israélien, a donné 4 000 $ à Weiner. Deux ans plus tard, Goldstein a donné 5 millions de dollars à Technion-Israel, l’Institut de technologie de Haïfa, pour « construire les véhicules aériens sans pilote et le Centre satellite » à l’école, selon le Jewish Week. « Parce qu’Israël est un petit pays entouré par tant d’ennemis, il doit être technologiquement plus avancé que ses voisins hostiles pour continuer à exister », ajoutant: « Le programme de robotique est assez étonnant, et je pense qu’il est essentiel pour l’existence d’Israël. »
Le point de vue de Weiner sur le mouvement BDS (« Boycott, désinvestissement et sanctions » <http://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott,_d%C3%A9sinvestissement_et_sanctions>, campagne politique appelant à exercer toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël. BDS a été proposée en 2002 et lancée formellement le 9 juillet 2005 par la société civile palestinienne rassemblant 172 organisations) rejoint celui de Michael Adler, un autre donateur de sa campagne. Adler, ancien vice-président des Fédérations juives d’Amérique du Nord, a donné 2 000 $ à Weiner en 2008. En janvier 2011, Adler a fait un discours à la Fédération juive du Grand Miami, dont il était président, et a dénoncé le mouvement BDS qui cherche « à détruire Israël en tant qu’Etat juif démocratique. Le mouvement BDS est un mouvement politique très sophistiqué. Leur but de détruire Israël est aussi dangereux que n’importe quelle arme ou armée. C’est un mouvement de terrorisme politique et économique que nous arrêterons. »
Un autre donateur belliciste est Irwin Hochberg, qui a donné au candidat 1 000 $ en 2007. Hochberg est le vice-président de ZOA, et siège au comité exécutif du Middle East Forum, un groupe anti-musulman dirigé par le néo-conservateur Daniel Pipes. En juillet 2013, Weiner a reçu un don de 4 950 $ (le maximum autorisé par la loi) de John Merrigan, un lobbyiste pour Al Jazeera.

ku-xlargeRelations sexuelles entre Hillary Clinton et Huma Abedin
C’est la question que se sont posée plusieurs organes de presse dont le Times de Londres, Le Matin (Suisse) et La Stampa (Italie). Le journal suisse reprend de vieilles rumeurs qui courent sur l’ex-première dame depuis l’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche en 1993. La Stampa avait ouvert le bal avec un long article intitulé « Vingt ans, très belle et amante de Hillary » consacré à Huma Abedin, l’assistante personnelle de la sénatrice de New-York. « La rumeur a été relancée suite à la publication, sur son site internet, d’un article du journaliste indépendant Ron Rosenbaum », raconte Le Matin. Dans son texte daté du 29 octobre 2007, il rapportait une discussion qu’il avait eue avec un fin connaisseur du monde des médias. « Ce dernier m’a dit que le Los Angeles Times couvrait un scandale sexuel impliquant un candidat à la présidentielle. Mon interlocuteur a ajouté que «dans le microcosme politique, tout le monde connaissait l’histoire », écrivait Ron Rosenbaum. Dans son article, ce journaliste ne citait aucun nom, mais on comprenait que le « scandale » concernait Hillary Clinton. « Si tous les journalistes suivant la campagne présidentielle sont au courant, mais n’écrivent pas une ligne, c’est une nouvelle en soi. Je n’aimerais pas me retrouver à la place de mes confrères. Il doit leur être vraiment difficile de savoir s’il faut publier ou non la rumeur », précisait Ron Rosenbaum, cité par Le Matin. Hillary Clinton a toujours démenti ces rumeurs. Elle a réagi lors d’une interview au magazine The Advocate sur sa prétendue homosexualité: « Les gens disent beaucoup de choses sur moi et je n’y prête aucune attention. Ce n’est pas vrai que je suis homosexuelle, mais je n’ai aucun contrôle sur les rumeurs. Les gens continueront à dire ce qu’ils ont envie de dire. » Toujours est-il que la candidate démocrate et Huma ont toujours été très proches. Qualifiée d’arme secrète d’Hillary, la jeune femme a travaillé pour les Clinton depuis 1996. A l’occasion d’un portrait que le très chic Vogue a consacré à Huma, Hillary lui avait rendu un bel hommage: « Huma a l’énergie d’une femme de 20 ans, la confiance en soi d’une femme de 30 ans, l’expérience d’une femme de 40 ans et la grâce d’une femme de 50 ans. Elle est à la fois équilibrée, gentille et intelligente. J’ai vraiment de la chance de l’avoir dans mon équipe depuis dix ans. » Un responsable au niveau supérieur du ministère de la Justice américain a dit à Big Head DC que la rumeur à propos d’Hillary Clinton « qui s’amuserait » avec l’un de ses principaux collaborateurs féminins, Huma Abedin, est un secret de Polichinelle. « Je suis assez proche de Hillary et Huma pour vous dire que cette rumeur est vraie », a dit l’officiel. « Il est bien connu dans l’entourage direct que Hillary et Huma sont amantes. » « Si vous appelez la résidence de Hillary à Washington à la première heure le matin, Huma répond au téléphone », continue le fonctionnaire. « C’est la même chose tard dans la nuit ou sur la route. C’est un secret que le cercle proche d’Hillary garde à tout prix et qui est étroitement surveillé. » Bill Clinton n’a jamais nié la bisexualité de sa femme, disant cette phrase indigne du rang d’un ex-chef d’Etat et parue dans un livre de Gennifer Flowers, actrice et journaliste, ex-maîtresse de Bill Clinton: « Hillary a probablement bouffé plus de chattes que moi. » Ces propos n’ont jamais fait l’objet d’une poursuite judicaire, bien au contraire, c’est G. Flowers qui a attaqué en justice ceux qui la traitaient d’affabulatrice. En outre, la mort plus que suspecte et énigmatique de certains responsables de la sécurité et de la garde rapprochée suite aux révélations concernant les scandales des Clinton nous renseigne sur la gestion plus qu’expéditive de tout témoignage de la vie sexuelle de ce couple et sur les dégâts incommensurables qu’ils ont causés à leur entourage immédiat.

esq-anthony-weiner-waxed-chest-060711-xlgScandales sexuels à répétition d’Anthony Weiner, alias « Carlos Danger », l’époux sioniste de Huma la Sœur musulmane
Contraint de démissionner et de quitter le Congrès en 2011, après la mise en ligne des images de son pénis et après avoir échangé des courriels très explicites avec quelques « amantes numériques », Weiner avait fait son mea culpa et promis de devenir une personne différente: un mari et un homme politique capable d’apprendre de ses erreurs. Il avait présenté ses excuses à sa femme et à ses électeurs, demandant à chacun de lui donner une seconde chance. Mais voilà que Weiner était de retour cette semaine dans une conférence de presse, accompagné par sa femme Huma Abedin qui continue à le soutenir malgré les dernières divulgations de textes et de photos scabreux sur Internet et qui démontrent qu’il est allé bien au-delà de ce qui avait mis fin à sa carrière à Washington. Anthony Weiner est tombé dans les sondages en avouant trois relations sexuelles en ligne après sa sortie du Congrès. Secoué par sa chute dans les sondages après la diffusion de nouvelles photos torrides, dont l’une montrant son entrejambe en gros plan, Anthony Weiner a lutté pour sauver sa course chancelante à la mairie. Malgré les appels des rivaux pour cesser sa campagne, des critiques croissantes de la part des dirigeants du parti et de la possibilité que des révélations plus embarrassantes pourraient encore émerger, Weiner a affirmé catégoriquement qu’il ne voulait pas quitter la course à la mairie. Cet autre scandale sexuel de Weiner fait grand bruit outre-Atlantique. Les photos scabreuses, publiées sur le site Dirty.com (site porno), le mettent dans l’embarras. « Weiner a menti à nouveau aux Américains », telle est l’impression dominante. « Ce qu’on nous demande maintenant, ce n’est pas une seconde, mais une troisième chance. » Même le New York Times l’attaque et lui a demandé de se retirer de la course pour le poste de Bloomberg dans un éditorial très dur. Pendant ce temps, des psychiatres interviewés décrivent Weiner comme un homme malade, incapable de contrôler ses instincts. Mais Weiner ne renonce pas, il savait qu’il y aurait un deuxième « round » au scandale et insiste: « Rien n’a changé. Tout est derrière moi, je vois tout dans le rétroviseur, nous nous tournons vers l’avenir, pas vers le passé. » Sa femme Huma Abedin vient de se jeter dans l’arène en participant avec lui à une conférence de presse et a même écrit un article pour la revue Harper: « Tout cela a pesé lourdement sur notre mariage. Il m’a été difficile de pardonner Anthony. Cela nous a demandé beaucoup de travail et de nombreuses thérapies. Mais à la fin, j’ai sauvé notre mariage pour moi, mon fils, et notre famille. J’aime Anthony, je sais qu’il est un homme de valeur et je veux lui donner une seconde chance. C’est quelque chose que vous devriez vous décider à faire également, vous les électeurs de New York. Je crois en lui et je sais qu’il aime sa famille et sa ville. »
Huma a été une figure centrale dans la campagne de son mari Anthony Weiner, l’accompagnant à des défilés, utilisant ses connexions Clinton pour amasser l’argent de sa campagne et restant à ses côtés lorsqu’il a du mal à expliquer comment et pourquoi il a repris ses frasques sexuelles sur Internet alors que des révélations du même ordre l’avaient déjà contraint à démissionner du Congrès. Les Clinton soutiennent Huma Abedin et gardent leurs distances envers Weiner qu’ils n’ont jamais apprécié. « Nous voulons tous ce qu’il y a de mieux pour Huma », a déclaré un ami qui est proche à la fois des Clinton et d’Abedin. « Elle a le soutien de tout le monde pour tout ce qu’elle a été et fait pendant plus de dix ans », a déclaré ce témoin, qui parlait sous couvert d’anonymat. « Dans Hillaryland, il a été pénible de voir Abedin comme un soldat au milieu des révélations embarrassantes sur les transgressions sexuelles de son mari. » Les initiés savent que les Clinton n’ont pas levé le petit doigt pour aider à amasser des fonds pour la campagne de Weiner, alors qu’Abedin a fait la manche auprès des anciens donateurs des Clinton. Elle a ainsi amassé près de 150 000 $ pour financer la candidature de son mari à la mairie en seulement deux mois, montrent les dossiers. Certains pensent que plusieurs de ces donateurs auraient payé parce qu’ils craignaient de compromettre leur relation avec Hillary Clinton s’ils ne le faisaient pas.
Anthony Weiner Holds Press Conference As New Sexting Evidence EmergesOn parle de plus en plus chez les démocrates que les ennuis de Weiner pourraient forcer les Clinton à pousser le mari d’Huma hors de la course car le scandale Weiner ternit Abedin et, par extension, Hillary Clinton, qui veut courir à la présidentielle en 2016. « Il faudrait un mot de leur part publiquement ou en privé pour mettre fin à la carrière de Weiner », a déclaré une source ayant des liens avec les Clinton. Hank Sheinkopf, un stratège démocrate qui travaille pour la campagne à la mairie de William Thompson, a dit qu’une telle mesure serait faite en privé. « Personne ne saura jamais », a-t-il dit. Plusieurs initiés rejettent toute idée que le scandale Weiner puisse ternir la marque Clinton, bien que l’on dise que la préoccupation des Clinton pour Abedin pourrait les inciter à agir. « Je ne pense pas qu’il y ait des implications politiques pour eux, mais il peut y avoir des conséquences personnelles et émotionnelles qui les poussent à s’impliquer. »
Le New York Times, le Wall Street Journal et le New York Daily News appellent le candidat à la mairie Anthony Weiner à abandonner la course à la mairie de New York après les messages et les photos d’ordre sexuel qu’il a envoyés à l’ancienne collaboratrice de campagne d’Obama, Sydney Elaine. Le comité de rédaction du New York Times a publié une réprimande cinglante à Weiner, le Wall Street Journal a publié un article acerbe disant crûment qu’Anthony Weiner « n’est pas un être humain normal ». Le Daily News titrait en Une: « Assez de tous ces mensonges et révélations salaces, Weiner n’est pas digne de diriger la première ville américaine. Battez-le! »
A la parade de la Journée d’Israël du 3 juin 2013, on l’a vu brandir le drapeau israélien en appelant la population à voter pour lui lors des élections à la mairie de New-York. « Je suis un peu comme un pur-sang sur la ligne de départ », a-t-il déclaré avant le défilé. Selon le Washington Times, les réactions sur son passage étaient mitigées: « Ce qu’il a fait dans sa vie privée et tout ce qu’il a fait dans le passé, je suis prêt à l’oublier pour l’amour de New York City », a dit un spectateur. D’autres sont moins enthousiastes: « Il a abusé de femmes partout dans New York et partout dans le monde en faisant ce qu’il a fait. Il n’a aucun droit d’être ici. » Le Daily News rapporte quant à lui: « Anthony Weiner est le seul candidat juif dans la course du maire, mais l’ancien membre du Congrès ballotté a été hué et raillé à la célébration dimanche du défilé de l’Israël Day. » C’était la première hostilité ouverte qu’il a rencontrée sur le chemin de la mairie. Beaucoup de spectateurs ont applaudi Weiner en lui souhaitant bonne chance, mais d’autres ont crié: « Rentrez chez vous, Anthony » ou « Vous ne nous représentez pas! » Un homme se moqua de lui sur le scandale sexuel qui avait forcé sa démission du Congrès, en criant « Tweet it! ». « Le judaïsme croit en la rédemption » a dit un rabbin. « Beaucoup de gens ont dit que les médias font une fixation sur le malheureux épisode sur Internet. Si l’on considère les personnes qui sont au Congrès et qui ont violé les lois, comme les lois fiscales, les gens pensent qu’il n’aurait pas dû démissionner. » Weiner quant à lui, a déclaré qu’il n’était pas trop préoccupé par un tassement dans son soutien juif, puisqu’il il vise un large appui: « J’ai représenté un district qui comptait une grande population juive dans l’ensemble de ma carrière », a-t-il ajouté.
L’impunité à l’égard de cette caste répugnante, méprisable et malfaisante qui domine le monde est-elle une fatalité au vu des désastres monstrueux que ses conspirations machiavéliques ont provoqués, ravageant des pays entiers et massacrant des populations? Le monde arabo-musulman, voire le monde entier, est-il condamné à être un terrain de jeu pour les différentes puissances de l’argent et du pouvoir? Telles sont quelques-unes des questions que l’on se pose en conclusion.

Mohsen Abdelmoumen

Source: http://algeriepatriotique.com/article/les-documents-secrets-qui-devoilent-les-liens-souterrains-entre-les-etats-unis-israel-et-les

WikiLeaks lance une campagne de dons dans le sillage des élections présidentielles aux Etats-Unis

Communiqué de presse : Dans cette élection, votez avec votre porte-monnaie, Votez WikiLeaks

Mercredi 3 octobre, 8h00

“Aidez WikiLeaks à passer aux Etats-Unis pour les quatre prochaines années.”

WikiLeaks entre dans la campagne d’élections des Etats-Unis.

Vendredi dernier, le 28 septembre, le Pentagone a de nouveau menacé WikiLeaks. Le porte-parole du Pentagone, George Little, a demandé à ce que WikiLeaks détruise ses publications, incluant les Iraq War logs, qui ont révélé les meurtres de plus de 100 000 civils. Little a affirmé : « la possession continue par WikiLeaks d’informations classifiées appartenant au gouvernement des Etats-Unis représente une violation continuelle de la loi. » Le Pentagone a également de nouveau « lancé un avertissement à M. Assange et WikiLeaks » contre la « sollicitation » de documents des lanceurs d’alerte de l’armée américaine.

En réponse, WikiLeaks a décidé d’intervenir dans la campagne d’élections des Etats-Unis.

Le gouvernement des Etats-Unis prétend que M. Assange et l’organisation WikiLeaks sont soumis à son autorité judiciaire. En réponse, nous plaçons l’administration Obama sous notre juridiction. Tous les enfants des écoles américaines apprennent qu’être soumis aux lois sans représentation est une injustice. Ceci est le pilier de la Révolution Américaine. Nous demandons à avoir notre représentation et nous initions une campagne pour transformer les votes Démocrates et Républicains en un soutien politique à WikiLeaks et aux valeurs de son Premier Amendement. En ce jour d’élection, ne votez pas pour les partis Démocrate ou Républicain. Au lieu de cela, exprimez le seul vote qui importe. Votez avec votre porte-monnaie – votez pour WikiLeaks.

Le Parti Démocrate avait promis d’ouvrir le gouvernement. Mais au lieu de cela, il construit un Etat à l’intérieur de l’Etat, soumettant près de 5 millions d’Américains au système de liquidation de la sécurité nationale. Ils ont classé plus de documents qu’aucune autre administration, y compris les procès utilisés pour décider de qui doit vivre et de qui doit être tué. L’administration des Etats-Unis se précipite dans la dystopie : lois secrètes, procès secrets, budgets secrets, plans de sauvetage secrets, meurtres secrets, espionnage de masse secret, drones secrets et détention secrète sans inculpation. La chute de l’Union soviétique aurait pu conduire au désistement de l’Etat sécuritaire des Etats-Unis, mais sans compétition morale venant d’un autre système, il a grandi de manière effrénée pour influencer quasiment toute la politique américaine. Quatre années supplémentaires dans cette même direction ne peuvent être tolérées.

L’administration Obama continue à mener une investigation « d’une mesure et d’une nature sans précédents » de la « totalité du gouvernement » à l’égard de WikiLeaks et de ses personnes. Ils ont alimenté le blocage bancaire extrajudiciaire contre l’organisation et ont retenu une source présumée de WikiLeaks, Bradley Manning, dans des conditions que le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Juan Mendez, a considérées comme équivalentes à de la torture. M. Assange a été formellement reconnu comme étant un réfugié politique, mais les ambassadeurs des Etats-Unis ont mis en garde des pays comme la Suisse de ne pas lui offrir l’asile politique. Le président Obama a qualifié Bradley Manning de coupable, avant procès, et le vice-président Biden a collé l’étiquette de « terroriste high-tech » à Julian Assange. La campagne Obama-Biden se vante d’avoir poursuivi deux fois plus de lanceurs d’alerte de la sécurité nationale que « toutes les autres administrations rassemblées ». http://www.guardian.co.uk/commentis…. Ceci n’est pas acceptable.

Les hommes politiques disent toujours, en période d’élection, que votre décision détermine le futur. Mais, comme cela a été vu avec l’administration Obama, se prononcer sur qui entre dans  une fonction officielle n’est pas un choix sans importance, car lorsque vous votez pour que votre parti soit au gouvernement, vous votez aussi pour le gouvernement, y compris pour toutes leurs agences et pour leurs amis, dans votre parti. De cette façon, les partis prenant leurs fonctions sont éliminés en tant que voix entravée de l’opposition.

Mais un autre choix est possible.

Les agences du gouvernement et les corporations savent que le savoir est un pouvoir. C’est pourquoi ils dépensent littéralement des milliards pour que leurs plans et leurs actions restent secrets de chacun de nous.

Ils savent qu’ensemble nous pouvons les forcer à agir autrement.

Ce sont les révélations de WikiLeaks – et non les actions du président Obama – qui ont forcé l’administration des Etats-Unis à sortir de la Guerre d’Irak. En dévoilant les meurtres d’enfants irakiens, WikiLeaks a directement motivé le gouvernement de l’Irak à défaire l’armée des Etats-Unis de toute immunité légale, ce qui en retour a contraint les Etats-Unis au retrait. http://salon.com/2011/10/23/wikilea…

Ce sont les révélations de WikiLeaks et des militants panarabes, et non l’administration Obama, qui ont aidé au déclenchement du Printemps Arabe. Pendant que WikiLeaks mettait à jour les dictateurs du Yémen jusqu’au Caire, le vice-président Biden appelait Hosni Moubarak de « démocrate », Hillary Clinton qualifiait son gouvernement de « stable » et l’administration des Etats-Unis conspirait avec le dictateur du Yémen, Saleh, pour qu’il bombarde son propre peuple.  http://www.guardian.co.uk/world/201… http://www.worldaffairsjournal.org/…

Et ce sont les révélations de WikiLeaks, et non la Maison Blanche, qui ont conduit à la réforme du plus grand réseau d’hôpitaux pour enfants aux Etats-Unis.
http://wikileaks.org/wiki/Report_on…

L’année dernière, le Pentagone a obtenu 662 milliards de dollars pour son trésor de guerre 2012. Pour que WikiLeaks continue son travail, pour amener la transparence sur les institutions du pouvoir à travers la publication en masse de fuites, avec le meilleur potentiel pour conduire à des formes plus justes de gouvernance, nous avons également besoin d’édifier un plus grand « trésor de guerre ».

Début décembre 2010, WikiLeaks recevait 120 000 dollars de dons par jour du grand public. En réponse aux pressions de Washington, et dans un cadre totalement extérieur à la loi, les institutions financières incluant Visa, Mastercard, PayPal, Bank of America et Western Union, ont érigé un blocage bancaire contre WikiLeaks, privant l’organisation de 95% de son financement. Bien que WikiLeaks ait remporté toutes les affaires juridiques contre le blocage, ces institutions liées à Washington continuent de faire appel.

Ainsi, pour les 34 prochains jours, à compter du 3 octobre 2012, nous lançons une nouvelle campagne de collecte de fonds, qui s’étendra jusqu’au jour de l’élection, le 6 novembre.

Vous pouvez continuer à faire des dons à WikiLeaks en utilisant une variété de méthodes simples, incluant l’ensemble des moyens Visa, MasterCard et PayPal. Ces dons sont destinés à financer les coûts de publication et d’infrastructure de WikiLeaks, et nos dépenses légales pour lutter contre le blocage financier. Nous attendons d’ici peu une réponse concernant l’appel de Visa contre la décision du tribunal islandais qui a déclaré leur blocage illégal, et la rencontre des preneurs de décision est attendue pour bientôt concernant notre affaire bancaire européenne anti-trust.

Si vous souhaitez contribuer aux coûts de la défense légale de Julian Assange, vous pouvez continuer à utiliser votre carte bancaire, mais vous devrez pour cela faire un don séparément au « Julian Assange and WikiLeaks Staff Defence Fund » (Fonds de Défense de Julian Assange et du Personnel de WikiLeaks), administré et vérifié par Derek Rothera & Co. De plus amples détails sont donnés sur notre page de dons. Vous pouvez aussi faire un don au « Bradley Manning Defense Fund » (Fonds de Défense de Bradley Manning) depuis notre site.

« La lutte de l’homme contre le pouvoir, c’est la lutte de la mémoire contre l’oubli », Milan Kundera.

Julian Assange

L’URL de la campagne est : http://wikileaks.org/donate2012

Source: http://wikileaks.org/Press-Statement-In-this-election.html

« The World Tomorrow », épisode 11: Interview de Noam Chomsky et de Tariq Ali

Julian:
Noam, Tariq – 2011/2012 a été une année historique pour les mouvements de libération dans de nombreux endroits à travers le monde. Vous attendiez-vous à cela?

Tariq:
Je n’avais pas vu cela venir. Je ne pense pas que la plupart des gens l’ont vu venir. Mais ce qui est intéressant, c’est que vous avez ces soulèvements arabes dans une partie du monde dont les commentateurs disaient «Les gens ne s’intéressent pas à la démocratie, les musulmans sont génétiquement hostiles à la démocratie»…

Julian:
Ouais.

Tariq:
… et vous avez ces éruptions et ensuite elles se propagent, parce que c’est l’occupation de la Place Tahrir au Caire qui a inspiré les activistes partout aux Etats-Unis, même en Russie. Qui se serait attendu à ces mouvements en Russie, venant soudainement défier l’autorité? Donc, le… le Printemps Arabe a été très contagieux, et continue encore de différentes façons.

Noam:
Non, je ne peux pas dire que je l’ai pressenti. Je pensais que, un jour ou l’autre, il y aurait une réaction populaire à l’amère lutte des classes qui… a été menée lors de la génération passée, et une lutte des classes très consciente qui a… par ceux qui ont toujours une conscience de classe, la bourgeoisie… qui pensait réellement jouer sur du velours. Aux Etats-Unis, par exemple, bien, nous connaissons tous les faits, lors de la dernière génération, il y a eu de la richesse créée, mais elle est allée dans très peu de poches. Donc, l’extrême inégalité aux Etats-Unis profite à littéralement 10% de la population, principalement les dirigeants des fonds alternatifs (hedge funds), les directeurs généraux des plus grandes entreprises, etc. Je parle des Etats-Unis, mais le phénomène est évidemment mondial. Le…Le mouvement qui a démarré avec les manifestations de la Place Tahrir il y a un an s’appelle le Mouvement du 6 Avril. Il y a une raison.Le 6 Avril 2008 a été le jour d’une protestation de grande échelle des salariés dans les plus importants sites industriels d’Egypte avec des manifestations, etc. Il y avait un petit groupe de professionnels férus de technologie qui ont essayé de… qui voulaient participer et les ont aidé en utilisant les  réseaux sociaux, etc. Ils ont été écrasés par la dictature, mais ce groupe était le Mouvement du 6 Avril, et le nom est resté. C’est une indication de combien ces manifestations sont enracinées… oui, il y avait des gens prêts à… beaucoup de gens… pour beaucoup c’était juste le moment de… une ouverture avec laquelle chacun peut faire quelque chose. Mais il y a eu… les choses étaient prêtes pour cela, et c’était quelque chose de similaire en Tunisie. Vous avez demandé si je l’avais prédit, non. Ce n’est pas le cas. Mais maintenant, ça arrive dans le monde entier sous une forme ou sous une autre.

Julian:
Tariq?

Tariq:
Je pense que Noam a raison, et je pense essentiellement que, ce dont nous avons été témoins tous deux avec l’économie néolibérale, est une contraction de la politique, dans le sens, j’en parle depuis quelque temps, que ce que nous avons dans les politiques Occidentales n’est ni l’extrême-gauche, ni l’extrême-droite, mais l’extrême-centre. Et cet extrême-centre englobe le centre-droit et le centre-gauche, qui sont d’accord sur les fondamentaux: mener des guerres à l’étranger, occuper des pays et punir les pauvres, faire adopter des mesures d’austérité. Ce n’est pas important quel parti est au pouvoir, soit aux États-Unis ou dans le monde occidental… les choses, vous savez, continuent comme avant. Il y a une continuité d’un régime à l’autre, ce qui affecte le fonctionnement des médias, qui est devenu de plus en plus étroit, donc il y a très peu de diversité, très peu de débats constructifs dans les médias traditionnels. Et ceci est une caractéristique importante maintenant, c’est une forme que je… c’est une dictature du capital qui est exercé à travers cet extrême-centre. Les pays arabes avaient des dictateurs soutenus par l’Occident depuis un certain temps, et la vitesse et l’ampleur de ces soulèvements ont certainement pris tout le monde par surprise. Aucun d’entre nous n’aurait pu le prévoir.

Julian:
Est-ce que… pensez-vous que le manque de prévisibilité est en fait une partie des raisons pour lesquelles ils ont réussi?

Tariq:
Sans aucun doute.

Julian:
Que si… que s’ils auraient pu être prédits, des mécanismes auraient été mis en place pour les empêcher d’arriver?

Tariq:
Ouais. Et des mécanismes assez extrêmes – ils auraient essayé d’arrêter des gens, d’écraser les gens, de torturer les gens, d’enfermer des militants, mais c’était devenu hors de contrôle très rapidement, et les États-Unis et les Français en Tunisie et en Egypte, par exemple, ne pouvaient pas le contrôler. Je veux dire, ils ont été surpris aussi. Je veux dire, ils n’ont agi ensemble que pour essayer de subvertir le processus quand il y a eu un bombardement durant six mois en Libye par un truc de l’OTAN, afin qu’ils puissent à nouveau exercer un certain contrôle sur le monde arabe tout entier. Mais c’est encore incroyablement volatile, et, vous savez, parfois les gens disent, euh, «Mais pas grand-chose a changé». Cela est vrai. Mais une chose a changé, c’est que les gens, les masses, se sont rendus compte que, pour apporter des changements, ils doivent se déplacer et devenir actifs. Et ceci est une grande leçon de ces soulèvements.

Julian:
Je veux considérer quels choix il y a vraiment. Est-ce que le choix est illusoire, ou est-ce que les nouveaux régimes doivent faire face à la situation qui est autour d’eux, les contraintes de base dans les relations avec les autres nations? Souhaitez-vous, par exemple, sachant que Cuba est à 90 miles (145 km)  de Miami – 90 miles de distance  d’une superpuissance agressive… qui diffuse de la propagande à Cuba – introduire de la censure? Souhaitez-vous introduire de la police d’Etat comme un moyen d’empêcher la fin de l’indépendance de Cuba? Parce qu’il me semble que ces questions sont celles que les nations qui luttent vont devoir affronter non seulement pour renverser leurs dirigeants, mais pour être indépendantes – comme nation – des puissances occidentales ensuite.

Noam:
Eh bien, Cuba est un cas très particulier. Donc, je ne… Je veux dire, dans une certaine mesure il a des caractéristiques comme d’autres petits pays, mais il est unique. Depuis 50 ans, les États-Unis se sont consacrés à étrangler et écraser Cuba. Et le conseiller de Kennedy sur l’Amérique latine a dit: «Le problème, c’est l’idée de Castro de prendre les choses dans ses propres mains, ce qui pourrait en conduire d’autres dans des circonstances similaires à essayer de suivre cette voie et bientôt l’ensemble du système de contrôle américain serait atteint». Donc, pour ces raisons qui persistent, les États-Unis ont effectué, tout d’abord, une campagne de terreur massive – Cuba a été la victime de plus de terrorisme que probablement tout le monde dans son ensemble, le terrorisme international – et au-delà, l’étranglement économique, d’une façon extraordinaire.

Julian:
Si vous êtes une population qui veut être indépendante, qui veut un État indépendant – on pourrait parler d’autres formes d’indépendance plus tard – mais un Etat indépendant, au mépris de l’OTAN ou si vous êtes près de la Chine, au mépris de la Chine ou de la Russie pour certains des anciens États soviétiques, alors il arrive que cela ait un coût. Dans le cas de Cuba, peut-être que ce coût est que vous êtes dans un état ​​de guerre… d’être dans un état ​​de guerre.

Noam:
Vous regardez à travers le monde, il y a des problèmes similaires, mais pas aussi graves que celui auquel Cuba fait face. Alors, allez un peu vers le sud – l’Amérique du Sud. Maintenant, l’un des développements les plus spectaculaires et importants de la dernière décennie, c’est que l’Amérique du Sud, pour la première fois depuis que les conquérants européens sont venus, pour la première fois en 500 ans, a fait un geste très significatif vers l’indépendance, vers l’intégration. Il ne reste pas une seule base militaire américaine en Amérique du Sud, ce qui est assez remarquable.

Julian:
Qu’en pensez-vous, Tariq?

Tariq:
Eh bien, je pense qu’au cours des dernières décennies, les modifications les plus significatives que nous avons vues sont venues de l’Amérique du Sud. Je veux dire, j’ai visité le Venezuela, la Bolivie, le Brésil… et l’ambiance est simplement différente, et beaucoup de gens disent: «C’est la première fois que nous nous sentons vraiment indépendants», quelles que soient les faiblesses que ces régimes peuvent avoir – et il y en a certaines qui existent – ce sont des États souverains et ils agissent en tant que tels, et quand Chavez, par exemple, dit quelque chose aux États-Unis, il est très franc et ouvert à ce sujet. Et il m’a dit une fois, il a dit: «Vous savez, j’ai prononcé un discours à l’ONU et beaucoup d’autres pays qui ne peuvent pas dire ceci en public viennent me féliciter et me dire: « Je vous remercie, vous parlez pour nous tous »», et il a dit: «je leur dis « mais vous pouvez parler aussi. Personne ne peut vous arrêter »», mais, vous savez… Le…

Julian:
Eh bien, c’est évident qu’ils pensent qu’ils ne peuvent pas parler.

Tariq:
Ils pensent qu’ils ne peuvent pas. Et… c’est maintenant un moule dans la plupart de l’Amérique du Sud, je veux dire, à l’exception de la Colombie, du Mexique, et, partiellement, du Chili. Ailleurs, les gens se disent « Nous sommes indépendants pour la première fois ». Je pense que cela va être un énorme problème pour les États-Unis. Je veux dire, ils sont obsédés par le monde arabe et la Chine – et maintenant l’Iran – mais en Amérique du Sud depuis…depuis une dizaine d’années, ou un peu plus, les États-Unis ne sont pas en situation de contrôle.

Noam:
Ça les inquiète énormément. En fait, le Conseil national de sécurité, un organisme de planification supérieur, a averti que «Si nous ne pouvons pas contrôler l’Amérique Latine, comment allons-nous imposer avec succès notre ordre sur le reste du monde?», ce qui signifie gouverner le reste du monde, «Donc, si nous ne pouvons même pas contrôler notre arrière-cour, comment allons-nous contrôler tout le reste?». Maintenant, il y a un point plus profond. Concernant le Moyen-Orient: la profonde préoccupation des États-Unis et des autres puissances impériales traditionnelles – la Grande-Bretagne et la France, en particulier – notre souci est que maintenant ils peuvent… le Moyen-Orient peut devenir hors de contrôle. Et c’est grave, beaucoup plus grave que l’Amérique du Sud. Maintenant…

Tariq:
Je suis d’accord. C’est pourquoi ils ont envahi la Libye, Noam, j’en n’ai aucun doute. C’était pour rétablir le contrôle.

Noam:
Je suis d’accord, mais je pense que les jeux sont faits. Ainsi, par exemple, si vous jetez un oeil à ce qui s’est passé dans le Printemps Arabe, les pays qui sont cruciaux pour les puissances impériales occidentales – les producteurs de pétrole – ils ont été soumis à une chape de plomb. En Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats, les principales régions productrices de pétrole, le Printemps n’a jamais pris son envol. L’intimidation des forces de sécurité, soutenue par l’Occident, était si énorme que les gens avaient littéralement peur d’aller dans les rues de Riyad. L’Occident – principalement la France, en Tunisie, les États-Unis et la Grande-Bretagne, en Egypte – suivent un modèle très traditionnel. Il y a une règle de jeu que vous suivez… et qui vous donne une sorte de plan de match lorsque certains dictateurs favoris perdent la capacité à gouverner. Ce que vous faites est de les soutenir jusqu’à la dernière minute possible, quand il est impossible de le faire plus longtemps – peut-être l’armée se retourne contre eux – vous organisez votre classe d’intellectuels à émettre des déclarations sonnantes à propos de la démocratie, et puis vous essayez de restaurer l’ancien système, autant que possible – comme cela a été fait avec Samosa, Marcos, Duvalier, Mobutu, Suharto. Je veux dire, c’est la routine. Il faut le vouloir pour ne pas le voir.

Tariq:
Mais je pense que le vrai problème pour cela est que la démocratie elle-même est dans une situation très grave, à cause des entreprises privées. Lorsque vous avez deux pays européens, quand vous avez la Grèce et l’Italie, les politiciens abdiquent et disent: «Laissons les banquiers gérer»…

Julian:
Ouais.

Tariq:
… Je veux dire, où est-ce que ca va aller?… Vous savez, alors, ce à quoi nous assistons, c’est que la démocratie devient de plus en plus dénuée de contenu. C’est comme une coquille vide, et c’est ca qui énerve les jeunes, qui sentent «Quoi que nous fassions, quoi que nous votions, rien ne change», ce qui explique toutes ces protestations.

Julian:
Et… pensez-vous… pensez-vous que c’est… vous savez, ce problème, est-il dans les médias, est-il structurel, est-il… est-il dans la capacité accrue du centre de contrôler  la périphérie à la suite de télécommunications plus sophistiquées…?

Tariq:
C’est le…

Julian:
C’est quoi… qu’est-ce qui le motive?

Tariq:
Ce qui le motive est… une démocratie qui est devenue pétrifiée. Mais les médias sont devenus un pilier, un pilier central, désormais de l’établissement – beaucoup plus qu’ils ne l’étaient pendant la guerre froide. À ce moment-là, ils prouvaient aux Russes et aux Chinois: «Notre système est meilleur que le vôtre»…

Julian:
Ouais.

Tariq:
… Maintenant, ils ne ressentent pas le besoin de le prouver, donc ils fonctionnent comme ils veulent, un point c’est tout.

Julian:
Ou bien ils… ils utilisaient la liberté d’expression comme un bâton pour battre l’Union soviétique, et maintenant cela n’est pas nécessaire. Je pense que… vous avez eu cette, comme une alliance entre les libéraux et les militaires et les élites dans l’Occident, tous se rassemblant pour des intérêts mutuels afin de démontrer la supériorité de l’Occident par rapport aux Soviétiques, et que… ce genre d’alliance fortement contre nature est maintenant divisée.

Tariq:
a) elle est rompue, et b) bien qu’il soient le monde occidental, ils ont maintenant un tel contrôle sur les choses qu’ils peuvent littéralement se permettre le crime. Je veux dire, Obama a signé une loi, selon laquelle le président Américain peut décider d’autoriser la mise à mort d’un citoyen américain sans aucun recours à la loi. Sans procès, ce qu’aucun autre président US dans l’histoire n’a fait…

Julian:
Ouais.

Tariq:
… Même pendant la guerre d’indépendance, les gens qui ont essayé de tuer Lincoln – ou qui ont tué Lincoln – les conspirateurs – ont été traduits en justice, aussi grande soit leur faute. Plus maintenant. Maintenant vous pouvez ordonner que quelqu’un soit tué. Et cette attaque contre les libertés civiles est naturellement très dérangeante, parce qu’elle affecte réellement la démocratie.

Julian:
Je veux dire, croyez-vous que ces mouvements sociaux qui ont lieu en Amérique Latine…Si vous regardez comment…l’évolution technologique en Amérique Latine est semblable à ce qu’elle était aux US dans les années 70. Est-ce que….L’interaction sociale et politique qui a lieu dans ces pays est-elle le résultat des interactions technologiques qui s’y déroulent? Enfin, …peut-être qu’il n’est pas possible pour un pays plus industrialisé d’adopter le modèle d’un pays moins industrialisé? Devrions-nous….renoncer à l’industrialisation pour le faire?

Tariq:
Je ne pense pas. Je veux dire, la plupart des pays occidentaux sont fort heureusement devenus désindustrialisés et ont fait de la Chine le pouvoir économique dominant dans le monde, comme les Anglais l’étaient au 19ème siècle. Je veux dire, la Chine est l’atelier du monde…

Julian:
Oui

Tariq:
Il y a eu une énorme croissance… l’actuelle… la population active, pendant qu’elle déclinait en Occident, a augmenté de 1 milliard dans les années 70 et 80, à trois milliards aujourd’hui, à cause de ce qui a lieu en Chine, en Inde et dans certaines parties de l’Amérique Latine. Donc, je pense que les pouvoirs prétendument avancés auraient beaucoup à apprendre des bonnes choses qui se passent en Amérique du Sud, pourquoi pas?

Julian:
Noam, y a-t-il un modèle, un mode pratique de fonctionnement?

Noam:
Eh bien, je pense que Tarik a raison – il y a beaucoup de modèles – mais le… Je ne crois pas que les forces populaires qui essayent de changer leurs sociétés devraient chercher des modèles, je crois qu’elles devraient créer leurs propres modèles. Et c’est exactement ce qui se passe. Alors, les modèles en Amérique du Sud… disons que… Bon, il y a eu beaucoup de progrès. Il y a des modèles de développement en cours, par exemple en Bolivie, que vous avez mentionnée quelques fois, une des choses les plus significatives est qu’une des parties de la population la plus réprimée de tout l’hémisphère, la population indigène est entrée dans l’arène politique. Elle s’est, en fait, saisie du pouvoir politique, et elle défend ses propres intérêts. Cela existe aussi en Equateur et au Pérou. Bien, ils sont en train de développer des modèles nouveaux et significatifs, et il y a certains aspects de ces modèles que l’Occident ferait bien de prendre en compte très vite, au risque de s’écrouler et disparaître.

Julian:
Nous avons toujours eu cette idée que « le capitalisme et la démocratie vont de pair », et la Chine semble être le gros exemple que… il est plus efficace et facile d’être un pays capitaliste qu’un pays démocratique.

Tariq:
Bon, je n’ai jamais cru que le capitalisme et la démocratie allaient de pair. Les Chinois démontrent aujourd’hui que le pays capitaliste qui réussit le plus dans le monde, n’a pas une once de démocratie dans son fonctionnement. Mais, même historiquement, au cours des centaines d’années de son existence, le capitalisme a fonctionné sans démocratie jusqu’au début du 20ème siècle. Je veux dire, les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’après la deuxième Guerre mondiale, ainsi ni la démocratie, ni même une démocratie partielle ne s’accorde parfaitement avec le capitalisme, et cette notion que le capitalisme et la démocratie vont ensemble a été une construction intellectuelle de la Guerre froide, destinée à nuire aux… aux Russes et aux Européens des Pays de l’Est, et aux Chinois. Cela n’avait pas de base historique démontrée.

Julian:
Noam?

Noam:
Eh bien, je… d’abord, nous n’avons pas des sociétés capitalistes, nous avons l’une ou l’autre variété de capitalisme d’Etat, et c’est vrai quel que soit l’endroit où un système industriel fonctionne. Par exemple, aux Etats-Unis le rôle de l’Etat dans l’économie est énorme. Je veux dire, prenons ce que nous trois sommes en train de faire en ce moment, c’est basé sur la révolution des technologies de l’information… les ordinateurs, internet, les satellites, la micro-électronique et tout ça… et la plupart de tout ça a été développé par le secteur d’Etat. En fait, le lieu où je travaille au MIT est l’endroit exact où ces choses ont été développées dans les années 50 et 60 avec principalement des financements du Pentagone. Il y avait à la fois les financements, les subventions, l’invention, la création, les marchés… pendant des dizaines d’années, cela a été dans le secteur public avant d’être transmis au capital privé pour en faire la commercialisation et le profit. Et si on retourne en arrière…

Julian:
Ce progrès technologique…Vous voyez, dans les années 30, on… dans la littérature de cette époque, on voit souvent les Soviétiques dire combien leur système est simplement plus efficace, et par conséquent, en tant que système économique plus efficace, il doit dominer. On a vu également les Nazis exprimer exactement dans les mêmes termes qu’un investissement technologique massif produisant une industrie efficace est censé dominer les autres forces en présence. Est-ce que ce n’est pas une contrainte idéologique de base? Que, quel que soit le système que vous souhaitez, quoi que le peuple désire – que tous puissent être bons les uns envers les autres pour changer, quelque chose de très basique, simplement de l’éthique et de l’humanité – si ce système n’est pas efficace comparé à un autre, l’autre va simplement croître  jusqu’à tout dominer?

Tariq:
Eh bien, je… oui… mais seulement s’il se développe militairement. Vous voyez, les Etats-Unis sont faibles économiquement en ce moment. Vous voyez, ils sont énormément endettés, comme Noam l’a dit. Il y a une réelle crise structurelle, mais ils sont très dominants militairement, et utilisent leur puissance militaire pour dominer d’autres parties du monde, qui pourraient bien s’en sortir économiquement, mais n’ont pas cette puissance. C’est le problème que nous avons.

Julian:
Alors, ce conflit entre… entre le désir de faire quelque chose pour des raisons idéologiques et un genre de réalité pratique qui, comme le capitalisme totalitaire, peut simplement être plus efficace comme système, ce dernier va en conséquence dominer.

Noam:
Ce n’est pas un système efficace. En fait, regardez un peu la Chine. La croissance de la Chine a été spectaculaire, mais… La Chine s’est développée largement en tant que chaine d’assemblage. C’est originairement la chaine d’assemblage pour les pays industriellement avancés de sa périphérie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan… donc… Voyez par exemple Foxconn, cette énorme et détestable entreprise en Chine, où les conditions de travail sont parfaitement épouvantables. C’est une entreprise qui appartient à Taïwan, qui produit des ordinateurs Apple, des I-pods, des ordinateurs Dell, etc. Ce qui s’est passé pendant les dernières années est que la Chine a été la chaine d’assemblage pour les Etats capitalistes industriellement avancés de sa périphérie, et pour les multinationales occidentales. Maintenant, bien sûr, tôt ou tard, la Chine va commencer à bouger l’échelle technologique, en fait, pour certains aspects, c’est déjà en train d’arriver. La Chine a actuellement commencé à innover avec des cellules solaires qui surpassent toutes les autres partout ailleurs. Et cela va commencer à arriver dans tous les domaines, mais c’est un processus long et lent. La Chine reste…

Julian:
Tariq,  vous comme Noam, vous avez un long passé de militants. Quand vous regardez la génération actuelle en Occident, qui commence juste à se radicaliser politiquement, je pense que le terme de jeunesse radicalisée grâce à internet est la meilleure manière dont je peux les décrire, que… que voudriez-vous leur dire? Quelle expérience acquise au cours des luttes que vous avez menées depuis ces douzaines d’années voudriez-vous leur communiquer? Parce qu’il me semble que, il y a eu un moment, peut-être dans les années 80 ou 90, où il n’y a pas eu de continuité de cette tradition de lutte en Occident. Tariq?

Tariq:
J’essaie d’éviter de donner des conseils aux jeunes générations, parce que les générations sont si différentes les unes des autres, et vu que le monde a tellement changé, le seul conseil universel à donner est « Ne laissez pas tomber ». On vit de mauvais moments, et on sent, vous savez bien, que tout est perdu, et beaucoup de gens sont passifs, mais la passivité est… elle conduit généralement au désespoir. Et je crois qu’il est très important pour les jeunes qui deviennent adultes aujourd’hui de réaliser qu’ils doivent être actifs. Et actifs… l’activité est quelque chose qui conduit à l’espoir, et s’ils ne sont pas actifs eux-mêmes, personne ne va leur amener les choses sur un plateau. Ce sont les leçons de ces dernières années avec cette nouvelle radicalisation. Ne laissez pas tomber. Ayez de l’espoir. Restez sceptiques. Soyez critiques sur le système qui nous domine tous, et tôt ou tard, si ce n’est pas pour cette génération, ce sera pour les générations à venir, mais les choses vont changer.

Julian:
Noam?

Noam:
Bien, beaucoup de choses ont changé depuis ces années. Et elles ont changé souvent pour le mieux, elles ont changé parce que des gens s’y sont employés et… l’histoire n’est pas terminée. Il y a des changements en cours et nous pouvons y faire quelque chose. Et en fait, il y a de… très sérieux problèmes. Par exemple, si l’Espèce continue sa course actuelle, nous nous confronterons certainement avec la possibilité de survivre décemment, seulement à cause de choses comme l’utilisation d’énergies fossiles. Donc, c’est un sujet très préoccupant et c’est comme… vous voyez, des lemmings qui se jettent de la falaise.

Traduit sur le forum WikiLeaks par Irien et Arduenna Silva

Source: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12631.0.html
http://worldtomorrow.wikileaks.org/episode-11.html

Les sales blagues de Bachar el-Assad

Le 18 juillet 2012

Les #SyriaFiles de WikiLeaks révèlent qu’avant le déclenchement de la révolution, Bachar el-Assad draguait son assistante avec des blagues salaces, et raillait, auprès de son beau-père, la taille respective des pénis de Nicolas Sarkozy, Benyamin Netanyahou et Barack Obama. Quand la révolution syrienne a commencé, il a cessé de blaguer, et viré conspirationniste.

Le 26 février 2011, 15 jours après la fuite (et la démission) d’Hosni Moubarak, qui dirigeait l’Égypte depuis 1981, Bachar el-Assad envoie un mail intitulé “Un nouveau mot dans le dictionnaire” :

Moubarak (verbe) : accrocher, coller quelque chose. Exemple : “je vais te frapper et te moubaraker au mur”, ou “tu peux moubaraker les différentes pièces pour les faire tenir ensemble”.
Moubarak (adjectif) : long à apprendre ou comprendre. Ex : “Pourquoi avez-vous besoin d’être aussi moubarak ?”
Moubarak (nom) : ex-petite amie psychotique qui n’arrive pas à comprendre que c’est fini.

Sur les 2 434 899 mails des Syria Files révélés par WikiLeaks et auxquels Owni a eu accès, on trouve 538 e-mails envoyés par sam@alshahba.com, l’adresse e-mail utilisée par Bachar el-Assad. La majeure partie d’entre-eux ont été envoyés avant le début de la révolution en Syrie, et concernent la gestion d’affaires internes, ainsi que de nombreux échanges avec la traductrice personnelle d’el-Assad.

On n’y trouve aucun secret d’État, pas de révélations sur la main-mise des services de sécurité syriens, non plus que sur le soutien de la Russie, de la Chine ou de l’Iran. Par contre, on y trouve des blagues, plusieurs dizaines, pour la plupart en anglais, que le président-dictateur syrien envoyait à ses proches collaborateurs, et notamment à sa traductrice.Certaines sont plutôt drôles ou raffinées, la majeure partie graveleuses et misogynes. A mille lieues de l’image glamour que le régime syrien et ses communicants cherchaient à donner du couple el-Assad en mettant en avant la belle et jeune Asma, épouse de Bachar, ces blagues révèlent un homme adepte de ces blagues que s’échangent les hommes d’un certain âge au sujet de leurs femmes vieillissantes, et d’un humour peu respectueux de la femme, tout comme de l’islam. Florilège.

Une pastèque dans le c…

En février 2010, dans un email intitulé “Les femmes qui savent rester à leur place” il raconte comment la journaliste américaine Barbara Walters s’était étonnée de voir les femmes afghanes continuer à marcher plusieurs pas derrière leurs maris, comme du temps des Talibans :

Pourquoi semblez-vous si heureuse de perpétuer cette vieille coutume que vous cherchiez pourtant désespérément à abolir ?

La femme regarde Mme Walters droit dans les yeux et, sans hésitation, lui répond : “les mines antipersonnelles”.

Moralité de l’histoire : derrière chaque homme, il y a une femme intelligente !

Le 16 mars 2010, Bachar el-Assad envoie une série de blagues en arabe, se moquant notamment de Haifa Wehbe, laissant entendre que le jour où la diva d’origine libanaise mourra, elle saura enfin de ce que cela fait de se coucher toute seule… entre autres plaisanteries de bon goût.

On y trouve aussi l’histoire d’un homme qui ne parvient pas à se défaire des vers qui rongent ses viscères. Un médecin lui propose alors de couper une pastèque en deux et de s’asseoir dessus, afin que son nectar attire les vers. L’un d’entre-eux vient de fait goûter la pastèque qui, effectivement, a très bon goût. Mais plutôt que d’attirer les vers, ces derniers crient au premier : “ramène-nous la pastèque !

Cochon entier et petite saucisse

Le 8 août à 18h24, Bachar el-Assad faisait suivre une chaîne mail intitulée “Longue vie aux célibataires“, compilation de citations anti-mariage :

Je n’ai pas peur du terrorisme. J’ai été marié pendant deux ans.

J’emmène ma femme partout, mais elle arrive toujours à retrouver le chemin du retour.

Nous nous tenons toujours par la main. Si je la laisse aller, elle entre dans les magasins.

Quatre minutes plus tard, à 18h28, Bachar el-Assad envoie un autre e-mail, titré “femmes âgées“, évoquant le fait que “pour chaque femme magnifique, intelligente, bien coiffée et sexy de plus de 40 ans, il y a un chauve bedonnant qui porte des pantalons jaunes et autres reliques en guise de vêtements, et qui devient gaga devant des serveuses de 22 ans” :

Mesdames, je suis désolé. A tous ces hommes qui disent : “mais pourquoi acheter une vache quand on peut avoir du lait gratuitement ?” sachez qu’aujourd’hui, 80% des femmes sont contre le mariage. Pourquoi ? Parce qu’elles réalisent que ce n’est pas la peine d’acheter un cochon entier pour n’avoir qu’une petite saucisse !

Le 20 octobre 2010, il envoie à sa traductrice “quelques calculs mathématiques“, que l’on retrouve sur le web sous l’intitulé Romance Mathematics :

Homme intelligent + femme intelligente = Romance
Homme intelligent + femme bête = aventure
Homme stupide + femme intelligente = mariage
Homme stupide + femme bête = grossesse

Un homme qui réussit gagne plus d’argent que sa femme ne peut dépenser.
Une femme qui réussit est celle qui peut trouver un tel homme.

Le 23 décembre, il fait suivre une série de blagues “Mari vs Femme” elle aussi copiée-collée sur les interwebs :

La femme : j’aimerais être un journal, pour être dans tes mains tous les jours.
Le mari : moi aussi j’aimerais bien que tu sois un journal, histoire d’en avoir un nouveau chaque jour.

Le 5 novembre, il transmet un “guide hormonal à scotcher sur le réfrigérateur” que “les femmes comprendront (et que) les hommes devraient mémoriser“, dont la version poster est beaucoup plus explicite et qui, en résumé, explique que pour ne pas avoir de problèmes avec les femmes, le mieux est encore de les enivrer :

Le 15 décembre, Bachar el-Assad transfert un mail intitulé “générosité britannique” que lui avait envoyé Fawaz Akhras, son beau-père, et qui raille l’aide internationale apportée au Pakistan après un tremblement de terre (imaginaire) ayant fait 2 millions de mort :

Les USA envoient des troupes. L’Arabie Saoudite du pétrole. La Nouvelle-Zélande des moutons, des bovins et de la nourriture. Les pays d’Asie du sud est de la main d’œuvre pour rebâtir les infrastructures. L’Australie du matériel et des équipes médicales.

Pour ne pas être en reste, la Grande-Bretagne renvoie ses deux millions de Pakistanais. God Bless British generosity…

Le Guardian, qui a consacré un article au sujet des conseils donnés par Fawaz Akhras à son beau-fils pour minimiser la portée du nombre de morts civils en Syrie, évoque également le fait que Bachar lui avait envoyé plusieurs autres blagues depuis son iPhone, dont une portant sur la taille respective des pénis de Nicolas Sarkozy, Benyamin Netanyahu et Barack Obama.

La blague postée en date du 28 décembre est tout aussi courte, percutante, que déplacée. Une nonne va voir sa mère supérieure pour lui annoncer qu’elle a été violée :

– Que dois-je faire ?
– Buvez ce thé, amer et sans sucre
– Cela me rendra-t-il mon honneur et ma pureté ?
– Non, mais cela devrait effacer l’expression de bonheur qu’arbore votre visage.

Le 31, une histoire où un gars vient demander à Bush et Obama, qui sont assis dans un bar, ce qu’ils sont en train de préparer :

Bush : Nous préparons la 3ème guerre mondiale.
le gars : vraiment, mais qu’est-ce qui va se passer ?
Bush : cette fois, nous allons tuer 140 millions de gens, ainsi qu’Angelina Jolie.
le gars : Angelina Jolie ? Mais pourquoi Angelina Jolie ?
Bush se tourne alors vers Obama : tu vois ? Je te l’avais bien dit, tout le monde s’en fout de ces 140 millions de gens !!!!!!!!!

“Woo-hoo, quelle aventure !”

Le 20 janvier, ce n’est pas une blague, mais une vidéo en noir et blanc, et en pièce jointe, façon comédie italienne d’antan, que Bachar el-Assad envoie par mail un spot publicitaire de la société Belgacom incitant ses abonnés à ne pas la quitter. On y voit une femme en-dessous s’affoler de l’arrivée de son mari, et son amant se cacher dans une valise. Le mari, croyant que sa femme le quittait, prend la valise et la jette par la fenêtre.

Le 25, Bachar el-Assad envoie une autre vidéo en pièce jointe : Reopen911.wmv (4.1MiB), résumé de plusieurs des thèses conspirationnistes entourant les attentats du 11 septembre.

Le lendemain, Hasan Ali Akleh s’immole par le feu afin de protester contre le gouvernement syrien, évènement considéré comme annonciateur, et en tout cas emblématique, du printemps syrien.

Le 1er mars 2011, 15 jours après les premières manifestations en Libye, et une semaine après le fameux discours télévisé où Mouammar Kadhafi où il promettait de “nettoyer la Libye maison par maison” de tous ces “mercenaires, rats, bandes criminelles et drogués” manipulés par Al-Qaïda et les Américains, Bachar el-Assad envoyait un nouvel e-mail :

Kadhafi a dit :
. hé, les gens, sans électricité, nous nous assiérons pour regarder la TV dans le noir
. je ne suis pas un dictateur qui bloque Facebook, mais j’arrêterais tous ceux qui s’y connecteront
. vous pouvez protester autant que vous le voulez, mais n’allez ni dans les rues ni dans les places
. je resterai en Libye jusqu’à ma mort, ou mon destin viendra à moi.

Le 2 mars 2011, Bachar el-Assad fait suivre les conseils d’un médecin qui préconise la sieste plutôt que l’exercice, conseille de boire de l’alcool (parce que le vin et la bière sont faits à partir de fruits et de céréales), de ne pas se restreindre sur les fritures et le chocolat (parce que faits à partir de légumes), déconseille la nage (“si la nage est bonne pour la ligne, expliquez-moi les baleines“) :

La vie ne doit pas être un long voyage destiné à arriver dans sa tombe avec une ligne et une condition physique excellente, mais plutôt une virée zigzaguante (du Chardonnay dans une main, du chocolat dans l’autre) où l’on crierait “woo-hoo, quelle aventure !” afin d’en finir complètement usé et épuisé.

Le 27 mars 2011, alors que le mouvement de libération prend de l’ampleur, et que l’AFP avance que plus d’une centaine de manifestants ont été tués par la police, un proche collaborateur de Bachar el-Assad lui envoie un mail particulièrement obséquieux lui expliquant qu’une étude aurait démontré que le cœur de la quasi-totalité des 24 millions de Syriens battrait pour Bachar el-Assad, et qu’il est impossible de geler ses avoirs puisqu’ils ne sont pas en Suisse, mais dans le cœur des Syriens…

Le 28, Bachar el-Assad fait suivre une image montrant comment la photo de gens manifestant avec le drapeau syrien en soutien au président syrien a été manipulée pour que l’on croit qu’ils réclament son départ.

Le 31, un autre collaborateur lui envoie un mail intitulé ‘J’ai aimé cette chanson” avec, en pièce jointe, une chanson (sirupeuse) attribuée (à tort) à Mick Jagger composée sur un vieux synthé et répétant (en anglais) “Bashar, We Love You“.

Le 25 juillet, il fait suivre la version traduite en arabe d’une vidéo, en français, intitulée “Sarkozy, combien d’enfants as-tu tué cette nuit ?“, l’accusant d’être responsable de la mort d’enfants tués lors d’un bombardement de l’OTAN en Libye, réalisée par Michel Collon, un journaliste belge considéré comme proche des réseaux français au service de la Syrie1 qui, après avoir publié un essai sur les “médiamensonges” de l’OTAN en Libye, a récemment préfacé un ouvrage similaire consacré, cette fois, au plan “Syriana” de remodelage du Moyen-Orient par la CIA.

Le 24 septembre, il envoie un lien vers une vidéo (en arabe) sur la proximité supposée entre Al Jazeera et la CIA. Censurée depuis, on la retrouve facilement en cherchant les mots-clefs “الجزيرة والمخابرات الأمريكية.. مين بيلعب فى دماغنا ؟؟“.

Le dernier e-mail de Bachar el-Assad présent dans les #SyriaFiles de WikiLeaks est un copié-collé d’un article de Wayne Madsen, un ancien militaire américain devenu journaliste spécialiste des services de renseignement, proche du Réseau Voltaire et conspirationniste.

Dans cet article, basé sur “plusieurs sources fiables“, Madsen affirme que l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie a été chargé de recruter des “escadrons de la mort” auprès d’unités affiliées à Al-Qaïda et de les envoyer se battre contre les soldats et policiers fidèles au régime syrien. Il affirme également que ces terroristes ne se sont pas contentés d’attaquer les forces loyalistes, mais également de massacrer des civils, afin d’accuser, avec l’aide du Mossad, le gouvernement syrien.

Et cette histoire de CIA qui recrute des terroristes d’Al-Qaïda pour tuer des civils avec l’aide du Mossad, pour Bachar el-Assad, ce n’était pas une blague.


A noter que le Fonds de Défense de la Neutralité du Net, émanation du French Data Network, premier FAI indépendant français, vient de faire sauter le blocus financier de Wikileaks, et qu’il est donc de nouveau possible de lui faire un don par carte bancaire.Merci à Salam Houssam Aldeen, pseudonyme d’un journaliste syrien en exil à Paris (qui cherche du travail : contactez presse AT OWNI.fr), ainsi qu’à Pierre Leibovici (@pierreleibo sur Twitter), qui m’ont beaucoup aidé à plonger dans ces #SyriaFiles.
Photo trouvée dans les mails de Bachar el-Assad, illustration et couverture par Loguy pour Owni /-)

  1. l’auteure de cet article, Hala Kodmani, une journaliste franco-syrienne, ex-rédactrice en chef à France 24, et responsable de la rubrique Syrie à Libération, est aussi la sœur de Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national syrien -organe de l’opposition syrienne basé à Paris-, et préside l’association française Souria Houria -Syrie Liberté-, “groupe de soutien à la révolte du peuple syrien” qui milite pour le renversement du régime de Bachar el-Assad. []

Source: http://owni.fr/2012/07/18/les-sales-blagues-de-bachar-el-assad/ et http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13062.0.html

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