Les 8 théories de la conspiration gouvernementale. Conspiration #4: Le gouvernement bombarde de germes bactériologiques son propre peuple

La vérité: C’était une pratique courante pendant la guerre froide.

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De 1940 à 1970, l’Amérique était un laboratoire géant de germes bactériologiques. L’armée américaine a voulu évaluer la vulnérabilité de l’Amérique face à une attaque biologique, et a ainsi propagé des nuages de microbes et de produits chimiques sur des zones peuplées un peu partout.

En 1949, les Opérations Spéciales de l’Armée ont lâché des bactéries dans le système de climatisation du Pentagone afin d’observer comment les microbes se répartissent (les bactéries auraient été inoffensives). En 1950, un navire de la marine américaine pulvérise Serratia marcescens – une bactérie commune capable d’infection mineure – dans la baie de San Francisco. Les bactéries flottaient plus de 30 miles [48 km], se sont répandues à travers la ville, et ont peut-être fait un mort.

Un an plus tard, lors de l’Opération DEW, l’armée américaine a lâché 250 livres de sulfure de cadmium au large de la côte de Caroline, qui se sont répandus sur 60 000 miles carrés. L’armée ne savait pas que le sulfure de cadmium était cancérigène, ni ne savait que cela pouvait causer des dommages aux reins, aux poumons et au foie. Dans les années 1960, au cours du Projet 112 et du Projet SHAD, les militaires ont été exposés à des agents neurotoxiques comme le VX et le sarin et à des bactéries comme E. coli à leur insu. Au moins 134 expériences similaires ont été réalisées.

Le président Nixon mis fin aux essais offensifs du programme d’armes biologiques des États-Unis en 1969.

Source: http://mentalfloss.com/article/33497/8-government-conspiracy-theories-and-how-they-could-be-right

Pentagone, Watergate, WikiLeaks, NSA: d’impossibles secrets?

Emission France Culture du 14.12.2013, à écouter en ligne (58 min.): http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-pentagone-watergate-wikileaks-nsa-d-impossibles-secrets-2013-12-14

Lien direct pour écouter l’émission: http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4758974

Pentagon Papers-the secret warArthur Schlesinger Jr., historien américain notoire et ancien collaborateur du président Kennedy, a écrit un jour non sans justesse: « Vous ne pouvez pas diriger un gouvernement si tout ce que vous faites est transmis à la presse. Mais vous ne pouvez pas diriger une presse libre, si publier tout ce que le gouvernement classe secret constitue un crime. » Deux affaires récentes, dont le retentissement a été mondial, viennent de relancer à partir des Etats-Unis la question, en vérité capitale, de la transparence de l’Etat en démocratie et des secrets indispensables dans l’intérêt de la nation. Entre l’une et les autres, l’équilibre légitime est toujours incertain, il l’est forcément. Edward Snowden, employé d’une entreprise de sous-traitance de la NSA – la National Security Agency – a révélé récemment les pratiques d’espionnage de celle-ci, interceptant les communications de citoyens américains et de nombreux pays alliés, provoquant du coup par cette initiative un tremblement de terre international. Trois ans plus tôt, le site WikiLeaks, animé par l’australien Julian Assange, avait publié des centaines de milliers de documents confidentiels en provenance du réseau diplomatique américain, ce qui avait suscité un autre séisme. Un rapprochement s’est imposé aussitôt avec deux autres affaires retentissantes, qui avaient posé semblablement cette même question du secret démocratique et d’ailleurs n’étaient pas sans lien entre elles. L’affaire dite des documents du Pentagone concerne la guerre du Vietnam, documents portés soudainement à la connaissance du public en 1971, et l’affaire du Watergate, encore plus célèbre, jetant en pâture à l’opinion les multiples mensonges du président Richard Nixon et entraînant la chute de celui-ci, en août 1974. Avec Pierre Melandri, professeur émérite d’histoire des Etats-Unis à Science-Po, nous allons ce matin réfléchir à ce parallèle instructif, tant pour l’histoire que pour le civisme. Jean-Noël Jeanneney

Programmation sonore:

– Interview d’Eva JOLY, députée européenne d’Europe Ecologie – Les Verts, France Inter, le 11 juin 2013.

– Interview de Pierre SALINGER, ancien porte-parole de la Maison Blanche, par Yves MOUROUSI, Inter-Actualités, le 16 juin 1971.

– Extrait du film « les hommes du Président » de Alan Jay PAKULA, sorti en 1976, film adapté du livre des journalistes Bob WOODWARD et Carl BERNSTEIN, avec Robert REDFORD et Dustin HOFFMAN.

– Interview de Ted STANGER, journaliste américain, ancien chef de bureau du Newsweek à Paris, France Inter, le 1er juin 2005.

– Déclaration du président américain Richard NIXON annonçant sa démission, France Inter, le 9 août 1974.

Bibliographie:

– Pierre MELANDRI, Histoire des Etats-Unis, Perrin, coll. Tempus, 2013.

– Antoine COPPOLANI, Richard Nixon, Fayard, 2013.

– Claude MOISY, Nixon et le Watergate. La chute d’un président, Hachette, 1994.

– Pierre MELANDRI, « Les secrets du Pentagone », dans L’Histoire, 12 juillet 2012.

– André KASPI, Le Watergate (1972-1974), Complexe Eds, 1983.

– Susan RUEL et Daniel ROYOT, Les médias et l’information aux Etats-Unis de 1945 à aujourd’hui, Didier Erudition, 1997.

Invité(s):
Pierre Melandri, historien, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et chercheur associé à l’Observatoire de la politique étrangère américaine à l’université Paris-III Sorbonne

Ce que les «Kissinger Cables» nous disent de la France de 1973-1974

Avec 1,7 million de câbles diplomatiques américains de la période 1973-1976 rendus publics le 8 avril par Wikileaks, il y en avait forcément quelques-uns pour traiter de la France. En l’occurrence 30.244 câbles envoyés depuis la France, et 125.000 au total la mentionnant, qui nous renseignent sur l’état d’un pays à cheval entre Pompidou et Giscard d’Estaing.

Sur les seules années 1973 et 1974, ces documents sont très riches. Le crépuscule du gaullisme, l’élection de Giscard, l’affirmation de Chirac et Mitterrand sur la scène politique… Les ambassadeurs américains ne se privent pas de commenter les péripéties de la politique française. Sélection en dix points

1. Quand Washington couvre les essais nucléaires français…
2. … et craint pour sa station spatiale
3. Hiver 1974: Pompidou «en phase terminale»
4. Giscard d’Estaing, ce «superbe technocrate»
5. Un portrait au vitriol de Mitterrand
6. Ouf, le candidat de la gauche n’est pas marxiste!
7. Ali McGraw, la femme de goût et la femme délaissée
8. La gruge fiscale, «passe-temps national»
9. Pour qui vote Moscou… et l’outre-mer?
10. Chirac amateur de la cuisine américaine de l’ambassade

(suite…)

Les câbles de WikiLeaks confirment les collusions entre le Vatican et des dictateurs

Le Vatican et la collusion avec les dictatures

WikiLeaks, le site de publication de documents confidentiels fondé par Julian Assange, a publié lundi dernier une nouvelle archive de 1,3 millions de communications diplomatiques et de rapports des services de renseignement.

Elle recouvre les années 1973 à 1976, et est nommée « The Kissinger Cables ».

Cette base de données comprend des documents révélant les opérations impitoyables menées par les États-Unis dans le monde entier, à une époque où la classe ouvrière internationale était à l’offensive et où la bourgeoisie menait une contre-attaque brutale.

Parmi ces câbles, une série de communications diplomatiques révèle la relation entre le Vatican et un certain nombre de régimes dictatoriaux, du Chili d’Augusto Pinochet à l’Argentine de Jorge Rafael Videla ou à l’Espagne de Francisco Franco.

Le 11 septembre 1973, un coup d’Etat soutenu par la CIA et mené par le général Pinochet fit tomber le gouvernement élu du président issu du Parti socialiste, Salvador Allende. Durant la dictature de Pinochet qui dura 17 ans, des milliers de militants de gauche, des étudiants, syndicalistes et toute personne suspectée de s’opposer au capital chilien ou international furent tués ou enlevés par le régime. Des centaines de milliers furent emprisonnés et torturés, ou envoyés en exil.

Les noms de ces opérations criminelles de l’État, comme « Opération Condor » ou « La caravane de la mort » sont inscrits pour toujours dans la conscience des travailleurs chiliens. La « lutte contre le marxisme » de Pinochet reste l’un des développements les plus violents de l’histoire du 20e siècle.

Le but principal d’une telle lutte était de détruire la classe ouvrière et ses organisations, à la fois physiquement et par l’imposition d’une politique économique agressive de privatisation et de dérégulation. Cela créa un modèle d’enrichissement par une petite oligarchie pour les décennies à venir.

De nombreux gouvernements se joignirent à cette « lutte, » les États-Unis prenant la tête de la meute. Le président Richard Nixon et son conseiller à la Sécurité nationale Henry Kissinger allouèrent 8 millions de dollars à la campagne visant à déstabiliser Allende. Tout en maintenant une apparence de réformes libérales et une politique plus détendue envers l’URSS, lancée par Jean XXIII, le Vatican, sous la direction du Pape Paul VI, accorda son soutien au dictateur chilien.

Dans un câble daté du 18 octobre 1973, l’Archevêque Giovanni Benelli, vice-ministre des affaires étrangères du Vatican, niait les crimes commis par la junte de Pinochet, exprimant « ses graves inquiétudes et celles du Pape au sujet de la campagne internationale réussie des gauchistes pour déformer complètement les réalités de la situation chilienne. »

Plus précisément, ce câble documente les conceptions de Benelli sur « la couverture exagérée des événements comme étant probablement le plus grand succès de la propagande communiste, et souligne le fait que même les cercles modérés et conservateurs semblent assez disposés à croire les mensonges les plus éhontés sur les excès de la junte chilienne. »

Sa source d’information était le Cardinal Raùl Silva, ardent opposant au communisme. D’après ce câble, « le Cardinal Silva et l’épiscopat Chilien en général ont rassuré le Pape Paul que la junte fait tout son possible pour revenir à la normale et que les histoires alléguant de représailles brutales dans les médias internationaux sont infondées. »

Le rôle joué par des figures comme Silva ou Paul VI lui-même – qui étaient présentés comme des « progressistes » à l’époque – émerge très clairement de ces documents. Benelli affirme que « la validité et la sincérité du Cardinal Silva ne peuvent être mis en cause puisque Silva est connu internationalement comme l’un des principaux progressistes de l’Église qui, de plus, a accordé son soutien tacite au président Allende. »

Cette preuve ne montre pas seulement la négation des crimes de Pinochet par le Vatican et l’Église chilienne : il révèle la faillite du gouvernement Allende, lequel s’appuyait sur des relations avec des couches de l’Église lui étant complètement hostiles.

En fait, l’archevêque affirme que, « les forces gauchistes ont largement réduit les pertes en convainquant le monde que la chute d’Allende est exclusivement due à des forces fascistes et extérieures, et non aux faiblesses de la politique d’Allende, comme c’est en réalité le cas. »

S’il y a une vérité objective dans la déclaration de Benelli, c’est le fait que Pinochet, qui avait été nommé par Allende à la tête des forces armées, ait tiré avantage du climat politique créé par le recul d’Allende sur les réformes qu’il avait promises. Allende était lui-même un politicien capitaliste, promouvant une « voie chilienne vers le socialisme » mais fondamentalement engagé à démobiliser la classe ouvrière. Cela a préparé le terrain à une prise du pouvoir par les militaires.

En novembre 1973, immédiatement après le coup d’Etat de Pinochet, un autre câble montre les négociations pour le renouvellement et la révision du Concordat, signé à l’origine en 1953, entre le Vatican et le régime fasciste de Francisco Franco en Espagne, et qui effectivement rejetait le principe de la séparation entre l’Église et l’État.

L’archevêque Agostino Casaroli, porte-parole du gouvernement du Vatican à l’époque, lui-aussi un « réformiste de l’Ostpolitik » qui développait de nouvelles relations avec les pays d’Europe de l’Est pour tenter de renforcer l’influence de l’Église dans les pays dominés par les staliniens, rencontra des responsables espagnols. Il était convenu qu’une certaine discrétion serait maintenue.

Il y avait plusieurs raisons à cela : premièrement, les événements au Chili avaient créé une immense opposition parmi les travailleurs et les étudiants, et l’Eglise risquait d’être publiquement exposée comme une alliée des régimes dictatoriaux. Deuxièmement, il y avait des désaccords au sein-même du Vatican sur la manière de sauvegarder au mieux l’image du Vatican et de la distancer des dictateurs fascistes.

Un câble du 7 novembre 1973, affirme qu’une « divergence de vues entre le Vatican et l’épiscopat espagnol est une des raisons fondamentales sur la négociation d’un nouveau Concordat. » Il montre que l’épiscopat était « ouvert à des accords de révision partielle de ceux de 1953, puisqu’ils pensent qu’un nouveau Concordat pourrait à nouveau associer l’Eglise au régime » alors qu’ils « essayent de dissocier l’Église du GoS [Government of Spain] aux yeux du public Espagnol. »

Si des couches de la hiérarchie ecclésiastique se préoccupaient de ce que, après la mort de Franco, la négociation des accords leur serait moins favorable et insistaient pour en obtenir un nouveau, la section « libérale » et « progressiste » du Vatican cherchait à « conserver son image libérale si juste quelques accords partiels sur les points de friction les plus importants » étaient négociés.

Contrairement à la demande de Casaroli de garder cette visite discrète, le régime de Franco « voulait une couverture par la presse et la télévision la plus large possible de la visite, » provoquant une réaction du Vatican. D’après le journal italien L’Espresso, Casaroli se plaignit à un ministre espagnol de « la violation offensive des assurances reçues de la part du gouvernement espagnol sur le maintien d’un profil bas. »

Quelques années plus tard, le 24 mars 1976, le Commandant argentin Jorge Rafael Videla organisait le coup d’Etat qui fit tomber la présidente Isabel Peron, épouse de l’ex-président Juan Peron. Videla dirigea un Etat policier brutal et adopta une politique libérale similaire à celle de Pinochet. Son régime, bien connu pour sa « sale guerre » et l’« Opération Condor » est devenu synonyme de disparitions, de meurtres et de tortures.

Le complice le plus proche de Videla dans le coup d’Etat et la dictature militaires qui suivirent fut l’amiral Emilio Massera. De nouveaux câbles montrent les liens étroits entre Massera et Pio Laghi, le nonce apostolique (ambassadeur du Pape) en Argentine.

Un câble daté du 7 novembre 1975 révèle que Laghi « a parlé avec l’amiral Massera tôt le 5 novembre sur le même sujet [la présidente Peron], et récemment avec de nombreux autres participants. L’analyse du Nonce [Laghi] a été que la veuve Peron doit partir aussi tôt que possible, que ce soit par un congé exceptionnel, une démission, ou golpe » – c’est-à-dire un coup d’Etat.

En plus d’être un ami proche de Massera, Laghi était très respecté dans les cercles militaires et diplomatiques. Comme le confirme le même câble, « le Nonce a beaucoup de relations et est un fin observateur. Sa conclusion générale est qu’elle est finie. Seule la manière de son départ reste en question. Cependant, il a commenté que cela pourrait durer plus longtemps que prévu et être un processus douloureux. »

En fin de compte, les véritables douleurs ont été subies par des dizaines de milliers de travailleurs, d’étudiants et de militants politiques, accusés d’être des « terroristes, » qui luttaient en réalité contre le terrorisme d’État qui caractérisait le régime de Videla, mais se faisaient tuer ou torturer, emprisonner et disparaître.

Pio Laghi était plus qu’une connaissance pour le gouvernement américain. Dans un câble du 14 mai 1974, Laghi est décrit comme « très éduqué, d’une compagnie agréable, parlant un anglais excellent, et bien disposé envers les États-Unis. »

Ces révélations jettent la lumière sur l’installation récente du nouveau Pape François, ex-archevêque de Buenos Aires, en Argentine. Le nouveau pontife est profondément impliqué dans la « sale guerre » menée par la junte militaire argentine.

Marc Wells

Source: http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10520

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