La CIA aurait tué l’auteur de livres sur le 11 septembre dans une opération secrète (documentaire vidéo)

Débat opposant Kevin Barrett et Lee Kaplan sur le suicide ou l’assassinat présumé de Philip Marshall, auteur de livres sur les attentats du 11 septembre, retrouvé mort dans la nuit du 1er au 2 février 2013, en compagnie de ses deux enfants

Publié le 5 mars 2013

Philip Marshall a été tué dans une opération secrète pour avoir avoué travailler avec les trafiquants de drogue de la CIA et l’exposition potentielle des secrets sur le 11 septembre. Sur le fonds de cette affaire, Wayne Madsen, ancien employé américain de la National Security Agency, affirme que l’auteur d’investigation sur le 11 septembre Philip Marshall et ses enfants ont été tués dans le « coup d’une opération secrète » par la CIA, rejetant ainsi l’hypothèse du suicide. Marshall avait peur d’être réduit au silence pour ses révélations sur le 11 septembre, selon Madsen, notant qu’une porte latérale que l’enquêteur n’avait jamais utilisé était grande ouverte quand son corps a été retrouvé mort. Marshall croyait que l’ancien président américain George Bush a mis en place l’attaque du 11 septembre pour fomenter un coup d’Etat. Dans son quatrième livre, il était censé divulguer des informations explosives.

Press TV a réalisé une interview avec le Dr. Kevin Barrett, un auteur américain et expert politique à Madison, dans le Wisconsin, afin de discuter la question. Barrett est rejoint par Lee Kaplan, un journaliste d’investigation de Berkeley.

(Texte présentant la vidéo sur youtube)

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Un rapport confidentiel du gouvernement pakistanais confirme que des douzaines d’enfants ont été tués par des drones US

Drone américain

Par Kevin Gosztola, le 22 juillet 2013

Une évaluation produite par le gouvernement pakistanais sur des douzaines de frappes de drones menées par la CIA qui ne devait pas être rendue publique l’est devenue. Le document démontre que des douzaines d’enfants ont été tués par des drones entre 2006 et 2009.

Le rapport intitulé, « Détails d’Attaques par les Forces/Predators de l’OTAN dans les FATA (Federally Administered Tribal Areas, Zones Tribales d’Administration Fédérale, ndt) a été « obtenu de trois sources différentes », selon The Bureau of Investigative Journalism (Bureau de Journalisme d’Investigation, TBIJ, ndt). Il couvre soixante-quinze frappes de drones qui ont eu lieu entre le 13 janvier 2006 et le 24 octobre 2009.

TBIJ précise:

Tiré de rapports de terrain établis par des officiels locaux des Zones Tribales d’Administration Fédérale pakistanaises, le document liste plus de 70 frappes de drones entre 2006 et fin 2009 et un petit nombre d’autres incidents tels que des attaques attribuées à l’OTAN sans certitude et des frappes de forces non-spécifiées.

Sur 746 personnes listées comme tuées lors des frappes de drones, au moins 147 d’entre elles sont clairement définies par le rapport dévoilé comme étant de victimes civiles. Quelques 94 d’entre elles sont dites être des enfants.

Le document omet également de mentionner les détails concernant un certain nombre de commandants militaires gradés, connus pour être morts lors des frappes.

Une fois de plus, voici un exemple de comment une fuite peut avoir une immense valeur pour la compréhension du public vis-à-vis des opérations gouvernementales.

Les USA, comme le souligne avec justesse TBIJ,

Les chiffres enregistrés sont beaucoup plus élevés que ceux fournis par l’administration US, qui continue d’insister que pas plus de 50 ou 60 « non-combattants » ont été tués par la CIA au cours des neuf années de bombardements au Pakistan. Le nouveau directeur de la CIA John Brennan a décrit les allégations allant dans le sens contraire comme de « fausses interprétations intentionnelles ».

Pendant un temps de discussion sur Google+ le 30 janvier 2012, le président Barack Obama a affirmé que le gouvernement n’avait entrepris que des frappes « de précision » contre al-Qaeda et ses affiliés. Il a dit qu’il y avait une « perception » que les USA s’engageaient dans des volées de frappes « au petit bonheur » alors que ce qui se passait était un « effort ciblé » pour atteindre des personnes sur une liste, qui veulent frapper les Américains et les équipements américains.

Obama a aussi dit, selon un rapport de septembre 2012 du Center for Civilians in Conflict (Centre pour les Civils en Conflit, ndt):

Comme proposition générale… Je veux être sûr que les gens comprennent qu’en fait, les drones n’ont pas causé un grand nombre de victimes civiles. Pour la plupart, les frappes ont été des frappes précises, de précision contre al-Qaeda et leurs affiliés et nous faisons très attention à la manière dont elles sont accomplies.

Enfants tués au Pakistan par les drones américains

Par ailleurs, en 2009, Leon Panetta, alors directeur de la CIA et actuel ministre de la défense, a dit que les frappes aériennes au Pakistan étaient « très limitées en termes de dommages collatéraux ».

Voici les remarques de Brennan (John Brennan, actuel directeur de la CIA, ndt), au long de 2011:

Janvier 2011: Selon un officiel anonyme, « depuis que le programme des drones a été accéléré à la mi-août [nous] avons tué plusieurs centaines de militants sans causer de morts parmi les civils non-combattants. »

Février 2011: Selon un officiel anonyme, aucun civil n’a été tué en plus de 75 frappes dans les zones tribales du Pakistan depuis le 22 août 2010.

Juin 2011: Le conseiller au contre-terrorisme John Brennan a dit que « en presque un an il n’y a pas eu une seule mort en dommage collatéral à cause de l’efficacité exceptionnelle et de la précision des capacités que nous avons pu développer. »

Août 2011: Brennan a déclaré: « Heureusement, depuis plus d’un an, grâce à notre discrétion et à notre précision, le gouvernement US n’a pas trouvé de preuves crédibles de morts collatérales résultant d’opérations de contre-terrorisme US à l’extérieur de l’Afghanistan ou de l’Irak, et nous allons continuer à faire de notre mieux pour que cela reste ainsi. »

Ceci, comme l’a expliqué le Centre, a « mené à la stigmatisation des civils ciblés par erreur, » et que la « précision vantée des drones peut vouloir dire que des victimes civiles de frappes de drones sont présumées être en connexion avec la militance par leur communauté. Les victimes portent le double poids de faire face aux attaques physiques et aussi de laver leur nom. »

Le même rapport a ensuite ajouté, « Plus étonnant, les officiels US ont estimé en juin 2010 que les frappes de drones avaient causé 50 victimes civiles à cette date, mais ont révisé leur estimation six mois plus tard à 30 victimes. »

Des remarques mentionnées précédemment et le secret se sont combinés pour faire accroire qu’il n’y a pas de raison pour que les organisations des droits de l’homme soient concernées. Naureen Shah, Conseillère en Défense des Intérêts chez Amnesty International USA, a commenté, « Plus de quatre mille personnes ont été tuées lors de frappes de drones, mais pour la plupart d’entre eux les USA sont restés silencieux sur leurs identités exactes. Le gouvernement US devrait enquêter toutes allégation crédible de morts illégitimes et rendre publics ses propres chiffres sur les victimes. » (Shah a travaillé sur le rapport du Center for Civilians in Conflict)

Le gouvernement du Pakistan a réclamé que les USA cessent les frappes de drones, mais l’administration Obama a témoigné une indifférence ininterrompue face à cette requête, qui a été faite à plusieurs reprises.

Une haute cour du Pakistan avait auparavant statué que les frappes de drones en cours au Pakistan étaient « absolument illégales » et constituaient des « crimes de guerre ». Elle a trouvé que « des dommages considérables à des biens, à du bétail, à la vie sauvage & le meurtre de bébés/nourrissons, de femmes et d’enfants pré-adolescents » étaient un « crime impardonnable de la part des autorités US y compris la CIA. »

Consulter l’intégralité du rapport secret du gouvernement pakistanais: http://www.thebureauinvestigates.com/2013/07/22/get-the-data-the-pakistan-governments-secret-document/

Source: http://dissenter.firedoglake.com/2013/07/22/leaked-pakistan-government-report-indicates-dozens-of-children-have-been-killed-by-us-drones/

Traduction française par WillSummer: http://globalepresse.com/2013/07/24/un-rapport-confidentiel-du-gouvernement-pakistanais-confirme-que-des-douzaines-denfants-ont-ete-tues-par-des-drones-us/

Daniel Ellsberg et les secrets du Pentagone

Daniel Ellsberg, lanceur d’alerte sur la guerre du Vietnam

Posté le 6 juillet 2013

En 1971, Daniel Ellsberg, un brillant analyste employé comme consultant par le Pentagone, fait parvenir au New York Times un rapport confidentiel de 7000 pages sur la guerre du Viêtnam. Ces documents, Ellsberg les a photocopiés avec ses deux enfants pendant des nuits entières. Ils mettent directement en cause l’intégrité des gouvernements Eisenhower, Kennedy et Johnson, qui ont accumulé les mensonges pour poursuivre une guerre qu’ils savaient perdue d’avance. Le rapport montre aussi que les Etats-Unis s’enfoncent encore davantage dans le conflit avec Richard Nixon, même si celui-ci affirme le contraire. Ces révélations font l’effet d’une bombe. En l’espace de quelques jours, tandis que se profile une véritable bataille constitutionnelle, Daniel Ellsberg devient l’homme le plus recherché en Amérique. Henry Kissinger le baptise « the most dangerous man in America », Richard Nixon le qualifie de « son of a bitch ». Tout est fait pour discréditer Ellsberg devant le tribunal – son dossier personnel est même volé chez son psychanalyste. Le but de l’ancien consultant était pourtant d’arrêter une guerre inutile, barbare, coûteuse et injustifiée. Ses révélations explosives n’empêcheront pas la réélection de Nixon en 1972. En revanche, elles exacerberont la paranoïa du président, provoquant indirectement le cambriolage du Watergate.

2013: NOUVEAUX SECRETS DEVOILÉS:

Après les présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, et du Nicaragua, Daniel Ortega, c’est au tour du chef d’Etat bolivien, Evo Morales, de proposer l’asile à l’ancien consultant de l’Agence de la sécurité américaine Edward Snowden, bloqué depuis treize jours dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo.
« En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Américains du Nord: maintenant, nous allons accorder l’asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. Nous n’avons pas peur », a assuré le président bolivien, samedi 6 juillet, lors d’un discours devant des agriculteurs à Oruro, dans le sud-ouest de la Bolivie.

BLOQUÉ À MOSCOU POUR UN TEMPS INDÉTERMINÉ

Le jeune informaticien pourrait également bénéficier à Caracas de « l’asile humanitaire » et d’une protection « contre la persécution de l’empire le plus puissant du monde, qui s’est déchaîné sur lui », a promis le chef d’Etat vénézuélien Nicolas Maduro. « Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d’asile, et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l’asile ici, au Nicaragua », avait déclaré plus tôt Daniel Ortega.

L’ex-consultant est bloqué depuis le 23 juin dans la capitale russe, où il est arrivé en provenance de Hongkong. Recherché par les Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage et ont annulé son passeport, il a déposé des demandes d’asile auprès d’une vingtaine de pays sans parvenir, pour le moment, à trouver une terre d’accueil.

« Le risque de voir Snowden bloqué à Moscou pour un temps indéterminé est de plus en plus grand », estimait vendredi Maria Lipman, de l’antenne moscovite du Centre Carnegie.

SIX NOUVEAUX PAYS SOLLICITÉS

La France, qui figurait sur sa liste, avait refusé la veille de donner une suite favorable à sa demande. Le Parlement de Reykjavik a également repoussé une motion visant à accorder la citoyenneté islandaise à l’Américain.

L’organisation WikiLeaks, qui assiste juridiquement le « lanceur d’alerte » américain, a réagi en annonçant que Snowden avait déposé une demande d’asile dans six nouveaux pays. Mais le site, spécialisé dans la divulgation de données confidentielles, a refusé de préciser lesquels, par crainte d' »ingérence américaine ».

(Texte présentant la vidéo sur youtube)

Communiqué de Presse WikiLeaks: Les procédures envers les détenus

05h00 Heure de New York (EDT), 10h00 heure de Londres (BST), Jeudi 25 Octobre 2012

Aujourd’hui, Mardi 25 Octobre 2012, WikiLeaks commence la publication des « Procédures à l’égard des détenus » : Plus de 100 fichiers classés secret défense ou d’accès restreint, du Ministère de la Défense des Etats-Unis, exposant les règles et les procédures envers les détenus dans les prisons militaires Américaines. Au cours du mois prochain, WikiLeaks publiera dans l’ordre chronologique les procédures de détention militaires américaines suivies depuis plus de dix ans. Ces documents incluent les procédures opératoires normalisées (Standard Operating Procedures) (SOP) des camps de détention en Irak et à Cuba, les manuels d’interrogatoire et les Ordres Abrégés (Fragmentary Orders) (FRAGO) qui modifient les politiques et procédures envers les détenus. Un certain nombre de ces modes de gestion concernent le Camp Bucca en Irak, mais il y a aussi les procédures du Ministère de la Défense au sens large, et des documents relatifs à Abu Ghraib, Guantanamo Bay et aux installations pénitentiaires Européennes de l’armée US.

Parmi les premiers documents publiés on trouve le document fondateur pour Guantanamo («Camp Delta»), le manuel SOP du Camp Delta de 2002. La publication des « politiques de gestion à l’égard des détenus » correspond à la troisième année de manuels SOP du Camp Delta (Guantanamo Bay) publiés par WikiLeaks. WikiLeaks a actuellement publié le manuel opératoire principal de Guantanamo pour 2002, 2003 et 2004. Le manuel de 2002, non publié jusqu’à ce jour, a été en vigueur plusieurs années successives dans le complexe carcéral de Guantanamo Bay et d’autres prisons militaires américaines à travers le monde, comme Abu Ghraib. « Ce document a une importance historique considérable. Guantanamo Bay est devenue le symbole de la violation systématique des droits de l’homme en Occident pour une bonne raison. » déclare le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Mais comment se fait il que WikiLeaks ait publié trois ans de ces manuels opératoires alors que toute la Presse du reste du monde n’en a publié aucun?»

Pour l’Irak, la publication inclut des Ordres d’Opération (Operation Orders) (OPORD) relatifs aux politiques de sélection et d’interrogatoire des détenus. Les documents contiennent également des instructions courantes ayant trait au personnel, à la planification des visites juridiques, les procédures pour administrer un traitement médical, comment les dossiers médicaux et les revues quotidiennes du personnel doivent être conservées, le rationnement des cigarettes et quels objets les détenus sont autorisés à posséder.

Un certain nombre de ce qu’on ne peut qu’appeler des « procédures d’impunité » sera aussi rendu public. Un de ces documents est le document de 2005 « Affectation de numéros d’internement aux détenus » Ce document traite de comment faire disparaître discrètement des détenus gardés par d’autres agences gouvernementales US tout en conservant leurs noms hors des registres centraux de l’armée, en évitant systématiquement d’affecter un numéro de suivi au prisonnier (numéro ISN). Même de simples références à ce document sont classées « SECRET/NOFORN ». On peut de cette manière disposer des détenus sans laisser de trace papier significative.

Une autre de ces procédures d’impunité avérées est un Ordre Abrégé de 2008 qui réduit au minimum la tenue de registres d’interrogatoire. A la suite des révélations d’ enregistrements et de photos de tortures à Abu Ghraib et du scandale politique sur la destruction des enregistrements d’interrogatoires de la CIA, le FRAGO élimine « l’obligation d’enregistrer les séances d’interrogatoire à l’établissement carcéral du théatre des opérations » ( USTIF, en Afghanistan ndt) Bien que le document maintienne l’obligation d’enregistrement dans les établissements carcéraux de division et de brigade, il dispose ensuite que ces enregistrements seront « effacés après 30 jours ». Cette procédure a ensuite été annulée par la nouvelle administration Obama.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré : « Ces procédures à l’égard des détenus » montrent les entrailles du monstre qu’est devenue la condition des détenus après le 11 Septembre, le maintien d’une zone floue où la Loi et les Droits de l’Homme ne s’appliquent pas. Où des personnes peuvent être détenues sans aucune trace selon le bon vouloir du Ministère de la Défense US. Cela montre les excès des premiers temps d’une guerre contre un ennemi inconnu, et comment ces procédures ont mûri et ont évolué pour finalement devenir l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent les Etats Unis maintenant, dix ans plus tard. »

Un certain nombre de documents sont relatifs aux procédures d’interrogatoire des détenus (2004, 2005, 2008). La violence physique directe est interdite, sur le papier, mais une procédure avérée d’intimidation musclée des détenus durant les interrogatoires, ajoutée à la procédure de destruction  des enregistrements des interrogatoires a abouti à des abus et à l’impunité. Nous découvrons les procédures qui s’appliquent aux forces internationales. Un document de procédés d’interrogatoire est relatif au personnel de la Force Multi-Nationale Irak (MNF-I). Il détaille les procédés d’interrogatoire « approuvés ». Le document promeut des techniques d’exploitation telles que « l’Approche Émotionnelle par l’Affection qui consiste à jouer sur l’affection qu’une personne détenue éprouve pour sa famille, son pays ou ses compagnons. ». Au contraire dans l’approche « Provoquer la Peur (Sévère) »la personne dirigeant l’interrogatoire « se comporte de manière à accabler le sujet, avec une voix forte et menaçante pour convaincre la source qu’elle a bel et bien quelque chose à craindre, et qu’elle n’a pas d’autre choix que de coopérer ».

Les « Procédures envers les Détenus » permettent une meilleure compréhension des instructions données aux geôliers, et des « droits » accordés aux détenus. Nous appelons les Juristes, les ONG, les militants des Droits de l’Homme et le Public à examiner les « procédures envers les détenus » et à faire des investigations sur des sujets importants comme le refus d’accès des centres de détention au Comité International de la Croix Rouge, et aussi a rechercher et comparer les divers types de SOP et de FRAGO pour nous aider à mieux comprendre l’évolution de ces procédures et pourquoi elles sont intervenues. Publiez vos découvertes en utilisant le Hashtag #WlfindDP.

Les procédures sur le site WikiLeaks: http://wikileaks.org/detaineepolicies
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Article sur le forum : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15564.0.html
Communiqué sur le site WL. org : http://wikileaks.org/Press-Release-The-Detainee.html

Traduit par Irien, relu par Arduenna Silva sur le Forum WikiLeaks