William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, qualifie le rapport américain qui accuse la Russie de « blague »

William Binney est interviewé sur RT

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, a déclaré dans une interview que les services secrets américains qui ont publié le rapport de l’ODNI [Bureau du directeur du renseignement national] sur l’ingérence russe « devinent [les informations], ce qui signifie qu’ils ont perdu la discipline professionnelle du renseignement » et qu’on ne peut les croire. Dans le contexte des dernières semaines de la présidence d’Obama, il a déclaré que cela crée aussi un problème pour le futur président Trump qui va devoir résoudre cette difficulté.

Ancien employé de la NSA, William Binney a l’avantage d’avoir un regard interne sur le travail des services de renseignement américains, puisqu’il a lui-même travaillé à la NSA [National Security Agency] pendant 30 ans. L’analyste a ajouté que le renseignement américain est aujourd’hui utilisé « à des fins politiques de diverses manières, et qu’au lieu de chercher la vérité et des preuves concrètes, les services de renseignement collectent des millions de données mais ont toujours autant de mal à comprendre et analyser ce qui se trouve dans ces données ».

De plus en plus de données sont stockées par les Etats-Unis, et de plus en plus de datacenters sont construits, mais la quantité des données ne signifie pas que les services de renseignement sont capables de donner une information de meilleure qualité, là où un travail d’analyse est nécessaire pour comprendre ces informations qui sont collectées dans le monde entier. « Les données ne sont pas le renseignement, et c’est le processus qu’ils sont en train de perdre », conclut William Binney, en évoquant la qualité médiocre du rapport américain.

Lire le rapport de l’ODNI sur l’ingérence russe: https://www.dni.gov/files/documents/ICA_2017_01.pdf

CC-BY-SA

Vidéo: Russia Today

Michael Tsarion – Les architectes du contrôle: contrôle de masse et futur de l’humanité

Documentaire de Michael Tsarion et Blue Fire Film (2008)

Michael Tsarion, auteur et chercheur, cite le livre de Jim Keith (1949-1999) au début de ce documentaire (un livre consacré au contrôle de l’esprit, au Projet Monarch et à la manipulation de masse):

Voici le nouvel homme. Sa conception de la réalité est une danse d’images électroniques qui sont tirées sur son cerveau antérieur, une délicate construction de ses maîtres, conçue de telle sorte qu’il ne percevra en aucun cas le véritable ou le réel. Son bonheur lui est livré par un tube ou une connexion électronique. Son Dieu se cache derrière un rideau électronique; Quand le rideau est retiré, nous trouvons le sorcier de la CIA et le manipulateur des médias (Contrôle de Masse: L’Ingénierie de la Conscience Humaine, Jim Keith, 2003)

Le documentaire évoque plusieurs aspects du contrôle de masse. « La vraie guerre est une guerre contre la conscience. Il est très important de toujours se rappeler que le contrôle de l’esprit est omniprésent. C’est presque une question de savoir qui est contrôlé mentalement, en opposition à qui n’est pas contrôlé mentalement. Il y a juste une différence de degrés. La question d’ensemble qui consiste à savoir ce qu’est la conscience et comment celle-ci peut être manipulée est l’une des questions les plus importantes de notre époque. »

Néanmoins, régulièrement supprimé de youtube, il est possible que le lien de la vidéo que nous donnons dans cet article ne soit plus accessible d’ici quelques semaines. Il suffit de faire une recherche youtube avec les termes suivants « Architects Of Control: Mass Control & The Future of Mankind » pour retrouver les extraits du documentaire.

Les meilleurs de la NSA partent «en grand nombre», disent les initiés

Cyberscoop, Chris Bing, 06/12/2016

nsa_marylandUn moral en baisse à la National Security Agency conduit certains des [employés] les plus talentueux de l’agence à partir vers le secteur privé, a déclaré l’ancien directeur de la NSA, Keith Alexander, dans une salle remplie d’étudiants en journalisme, de professeurs et de cadres de la cybersécurité. Le général à la retraite et d’autres initiés disent qu’une combinaison de facteurs économiques et sociaux – y compris une couverture de presse négative – ont joué un rôle.

« J’entends dire que les gens partent de plus en plus en grand nombre et que c’est une combinaison de choses qui commencent avec [le moral] et il y a maintenant beaucoup plus d’argent à l’extérieur », a déclaré Alexander. « Je suis honnêtement surpris que certaines de ces personnes dans les cyber-entreprises ont des salaires à sept chiffres. C’est cinq fois ce que gagne le président des chefs de cabinet. Bien? Et ce sont des gens qui ont 32 ans ».

Lire la suite: https://www.cyberscoop.com/nsa-morale-down-keith-alexander-mike-rogers/

Le secteur privé a de plus hauts salaires que la NSA (reportage RT):

Le documentaire « Project X » sur le bâtiment ultra-secret de la NSA à Manhattan est en ligne gratuitement

Fieldofvision.org, Laura Poitras et Henrik Moltke

Un manuel top-secret emmène les téléspectateurs vers un voyage clandestin à Titanpointe, le site d’un partenariat caché. Raconté par Rami Malek et Michelle Williams, et basé sur les documents classifiés de la NSA, Project X révèle le fonctionnement interne d’un gratte-ciel sans fenêtre dans le centre de Manhattan.

Ce film est le produit d’un projet de reportage commun entre Field of Vision et The Intercept.

Voir le documentaire: https://fieldofvision.org/project-x

Cartoon: Angry Mouse et le Long Lines Building de la NSA

angry_mouse_nsaAngry Mouse, la souris qui déteste la NSA et les services secrets, a de nouveau fait des ravages. Après avoir lu l’article de The Intercept sur le Long Lines Building qui abrite un centre de surveillance de la NSA à New York, Angry Mouse a décidé de venir à bout de ce bâtiment en le dévorant tout entier et en faisant plein de trous de gruyère à l’intérieur. En quelques jours, le bâtiment qui n’avait aucune fenêtre a désormais des trous dans la façade qui laissent passer la lumière. Grâce à ses dents ultra-résistantes qui perforent le béton et dopée par un appétit surhumain, Angry Mouse savoure sa nouvelle victoire en mangeant un dernier morceau de béton en haut du building.

Donald Trump pourrait choisir un architecte du programme de torture de Bush pour diriger la CIA

The Intercept, Lee Fang, 11/11/2016

800px-aerial_view_of_cia_headquarters_langley_virginia_wikimediaDonald Trump pourrait choisir Jose Rodriguez, l’un des principaux architectes du programme de torture de George W. Bush, pour diriger la Central Intelligence Agency (CIA), selon un cabinet d’avocats ayant des liens étroits avec Trump.

Rodriguez, l’ancien directeur du Service national clandestin, a aidé à développer les sites noirs de la CIA, les prisons secrètes opérées dans des pays étrangers où les interrogateurs utilisaient une gamme de tactiques de torture, y compris l’utilisation du « waterboarding », une technique de simulation de noyade utilisée autrefois par les Khmers Rouges et les agents nazis pour recueillir des informations auprès des détenus.

Au moins 136 personnes ont été détenues et torturées par la CIA. Les tactiques d’interrogatoire incluaient également la nudité forcée, la privation de sommeil tout en étant verticalement enchaînés et le confinement dans une petite boîte.

Lire l’intégralité de l’article: https://theintercept.com/2016/11/11/trump-cia-torture/

« Le financement du terrorisme », le cas de la CIA et du Qatar (conférence-débat)

« Terrorisme, argent et services secrets : le cas de la CIA et du Qatar », par Maître Élie Hatem, Avocat à la Cour, enseignant à la Faculté Libre de Droit et d’Économie de Paris. (youtube)

Voir les autres extraits de la conférence: https://www.youtube.com/channel/UCoM2foCdexbxGoCwUA5_g-w/videos

Un nouveau scandale d’espionnage expose la corruption du renseignement privé

The Nation, par Tim Shorrock, le 14/10/2016

nsa_marylandLa récente arrestation d’un employé de Booz Allen Hamilton sur des accusations de vol de codes de piratage venant de la National Security Agency a mis en lumière la vaste privatisation du renseignement américain et les relations confortables entre les contracteurs et leurs superviseurs au gouvernement.

Comme relaté la semaine dernière, Harold Thomas Martin III, un expert en informatique de 51 ans qui travaillait pour Booz Allen Hamilton, a été arrêté le 27 août par le FBI après que les enquêteurs ont fouillé son domicile à Glen Burnie, dans le Maryland, et trouvé un cache de matériel classifié qu’il avait volé. Martin a été arrêté 3 ans après qu’un autre contracteur de Booz Allen Hamilton, Edward Snowden, avait divulgué des milliers de documents de la NSA révélant les détails du système mondial de surveillance de masse de l’agence.

Lire la suite: https://www.thenation.com/article/a-new-spy-scandal-exposes-the-corruption-of-privatized-intelligence/

Des yeux privés. Une petite société inconnue qui permet une surveillance de masse mondiale

The Intercept, par Ryan Gallagher et Nicky Hager, le 23/10/2016

800px-medusa_by_caravaggio_1597_galleria_degli_uffizi_21810229096C’était un instrument puissant de technologie créée pour un client important. Le système Medusa, nommé d’après le monstre mythique grec avec des serpents à la place des cheveux, avait un objectif principal: aspirer de grandes quantités de données Internet à une vitesse stupéfiante.

La technologie a été conçue par Endace, une entreprise peu connue de Nouvelle-Zélande. Et le client important a été l’agence d’écoute électronique britannique, le Government Communications Headquarters, ou GCHQ.

Des dizaines de documents internes et d’emails d’Endace, obtenus par The Intercept et rapportés en coopération avec Television New Zealand, révèlent le rôle clé de l’entreprise dans l’aide aux gouvernements à travers le monde pour récolter de grandes quantités d’informations sur les emails privés des gens, des discussions en ligne, des conversations sur les médias sociaux, et les historiques de navigation sur Internet.

Les fichiers divulgués, qui ont été fournis par une source via SecureDrop, montrent qu’Endace a listé une agence de sécurité marocaine impliquée dans la torture comme étant l’un de ses clients. Ils indiquent également que la société a vendu ses engins de surveillance à plus de la moitié d’une douzaine d’autres organismes gouvernementaux, y compris aux États-Unis, en Israël, au Danemark, en Australie, au Canada, en Espagne et en Inde.

Certaines des plus grandes ventes d’Endace au cours des dernières années, cependant, l’étaient au GCHQ du Royaume-Uni, qui a acheté une variété de systèmes d' »acquisition de données » et de « sondes » qu’il utilise pour surveiller secrètement le trafic Internet.

Les documents du lanceur d’alerte de la National Security Agency, Edward Snowden, précédemment divulgués par The Intercept, ont montré comment le GCHQ a considérablement élargi sa surveillance en ligne entre 2009 et 2012. Les documents Endace, nouvellement obtenus, s’ajoutent à ces révélations, mettant en lumière pour la première fois le rôle vital joué par le secteur privé pour faciliter l’espionnage.

Lire la suite: https://theintercept.com/2016/10/23/endace-mass-surveillance-gchq-governments/

Lire la plainte pénale déposée par le FBI contre le contracteur du gouvernement, Harold Thomas Martin III

Le contracteur du gouvernement, Harold Thomas Martin III, 51 ans, a été arrêté et accusé de vol de biens du gouvernement et de retrait non autorisé et rétention de matériels classifiés [document daté du 29/08/2016]

Document mis en ligne sur le Washington Post: http://apps.washingtonpost.com/g/documents/national/read-the-criminal-complaint-filed-against-government-contractor-harold-thomas-martin-iii/2174/

Plainte criminelle contre le contracteur de la NSA, Harold Martin, mis en ligne par le NYT: https://www.documentcloud.org/documents/3123427-Harold-Martin-NSA.html et https://assets.documentcloud.org/documents/3123427/Harold-Martin-NSA.pdf