L’Equateur enlève les documents de voyage d’Ed Snowden parce que Julian Assange pense qu’il en est chargé

TechDirt, 28 juin 2013

Les choses continuent d’être de plus en plus ridicule concernant le drame de l’asile d’Ed Snowden. Rien n’a jamais vraiment été pleinement expliqué pour savoir comment ou pourquoi Snowden a décidé de s’associer à Wikileaks pour obtenir de « l’aide » afin de trouver un endroit pour obtenir l’asile, mais depuis lors, Wikileaks s’est présenté comme le porte-parole de Snowden, et apparemment cela ne va plus bien avec certaines personnes, dont l’Équateur, le seul pays à exprimer le plus en évidence l’intérêt dans l’octroi de l’asile à Snowden, et le pays qui lui a accordé des documents de voyage. Sauf que, en grande partie à cause de la connexion Wikileaks, l’Équateur a retiré ces documents, dans un mouvement qui semble être une combinaison d’une politique étroite et de dépit:

Le Président Rafael Correa a arrêté un effort pour aider Snowden à quitter la Russie, face aux craintes qu’Assange a usurpé le rôle du gouvernement équatorien, selon une correspondance diplomatique divulguée et publiée vendredi.

Au milieu des signes où Quito était en refroidissement avec Snowden et irrité avec Assange, Correa a déclaré invalide un document de voyage temporaire qui aurait pu aider à extraire Snowden de son emplacement signalé à Moscou.

Correa a déclaré que le sauf-conduit délivré par le consul de l’Equateur à Londres – en collaboration avec Assange – n’était pas autorisé, après que d’autres diplomates équatoriens ont dit en privé que le fondateur de WikiLeaks pourrait être perçu comme « étant le meneur du spectacle ».

Apparemment, certains responsables équatoriens ont pressé le président de l’Équateur à se distancier d’Assange, et que la perception du public a été qu’Assange menait le spectacle, plutôt que l’Equateur. Bien sûr, je me demande combien cela a à voir avec d’autres fuites concernant aussi bien les propres efforts de surveillance de l’Équateur. Ou, peut-être plus probablement, combien cela a à voir avec des menaces venant des États-Unis si l’Equateur devait accueillir Snowden.

Il semble probable que, même sans documents de voyage de l’Équateur, un pays sera heureux de récupérer Snowden. Mais, en attendant, cela présente encore une autre difficulté.

Source: https://www.techdirt.com/articles/20130628/15243323664/ecuador-pulls-ed-snowdens-travel-papers-because-julian-assange-thinks-hes-charge.shtml

Publicités

Jean-Luc Mélenchon: Edward Snowden, notre héros européen!

Europe.Jean-Luc-Melenchon.fr, 27 Septembre 2013

snowden102way_sq-e640efc5481e6a88137c4aa402822717bc5c48b2-s6-c30En Juin dernier, Edward Snowden révélait par le détail certains programmes de contrôle de masse permettant aux Etats-Unis de surveiller les conversations de millions de personnes et d’institutions européennes. Il mettait ainsi à jour un vaste système d’espionnage de l’Union européenne et de ses Etats membres. J’avais immédiatement interrogé la Commission sur ce sujet. Je m’étonnais de son absence de réaction et, même, de son inertie. D’autant que commençaient, comme si de rien n’était, les négociations sur la formation du grand marché transatlantique. Les Etats-Unis avaient espionné le mandat de négociation européen, pourtant tenu secret aux parlementaires eux-mêmes! La Commission m’a enfin répondu. Elle prétend avoir « demandé » des clarifications au gouvernement nord-américain « à propos des programmes évoqués par les médias et de leurs conséquences potentielles sur les droits fondamentaux des Européens ». Aaaaah ! Voilà qui est fort bien. Je suis bien curieux de connaître le contenu de la réponse de ces derniers. Mais ce sera sans doute pour une autre fois…

En attendant que la Commission me fasse la grâce de bien vouloir condescendre à m’informer avec plus de considération, je crois utile d’agir. Car la bureaucratie atlantiste européenne ne fera rien, bien sûr. Avec mon groupe, la GUE, je propose la candidature d’Edward Snowden au prix Sakharov que le Parlement européen décerne chaque année, dans une comédie bouffonne où règne la mode anti-communiste du moment. Il y avait déjà deux « prix Sakharov » pour des « dissidents cubains » quand tous ces grands esprits se rendirent compte qu’ils n’avaient donné aucun prix dans le monde arabe, alors même que venait d’y éclater une vague de révolutions démocratiques. Puisque l’attribution de ce « prix pour la liberté de l’esprit » est un des rares pouvoirs, parfaitement symboliques, de ce Parlement qui n’en est pas vraiment un, utilisons-le! Les demandes polies de la Commission ne semblent pas être un signal bien inquiétant pour le gouvernement américain? Alors célébrons Snowden, notre héros! Le soutien du Parlement européen à Snowden ne pourrait-il pas les inciter à réfléchir sur le prix de l’opprobre pour une telle violation des droits fondamentaux de l’homme, et aussi du citoyen? N’en a-t-on pas fait cent fois plus pour Cuba, qui n’espionne pas chaque jour deux millions de français et cinq millions d’allemands? En célébrant Snowden, nous célébrons le courage incroyable d’un homme! Il savait qu’il serait pourchassé à mort par une police mondiale brutale et plus cruelle que ne le fut en son temps la police politique à l’Est!

L’idée est tellement piquante que depuis le lancement de cette idée, les faiseurs de diversion se sont activés. Il faut dire que la proposition de la GUE a été rejointe par le groupe des Verts. Il y avait le feu! Du coup le PPE a renoncé à proposer la candidature du pape François, initialement envisagée en toute bigoterie. Mais peut-être aussi pour s’éviter d’être interrogés sur la façon dont leur politique est le contraire de ce que dit le seigneur Pape, aussi bien sur la Syrie que sur les riches et les pauvres. Les réactionnaires se sont donc promptement ralliés à la proposition du groupe progressiste et social-démocrate. Ceux-là proposent de couronner Malala, jeune pakistanaise défendant le droit à l’éducation des femmes. Comme ils ont la majorité au Parlement, qu’ils président à tour de rôle, les uns votants pour les autres, il est probable que les amis de la liberté en seront encore une fois pour leur reste. Et la mascarade du prix Sakharov va continuer pendant tout le temps où existera une majorité unie de la droite et des sociaux-démocrates, et où la défense des droits de l’homme ne sera pas aussi celle des droits du citoyen. Aussi longtemps que ce prix sera seulement un prétexte pour justifier les ingérences impériales dans le monde et chez soi, à domicile, littéralement!

Source: http://europe.jean-luc-melenchon.fr/2013/09/27/edward-snowden-notre-heros-europeen/

Snowden à Moscou: « Le lobby US a tout mis en branle pour le faire extrader »

Snowden à Moscou
Snowden à Moscou, par Israël Adam Shamir depuis Moscou.

Au milieu de son bref été, Moscou est frais et calme. Les trottoirs sont envahis par les tables des bistrots, les clients sont là, joyeux, et les encombrements diminuent quelque peu du fait des vacances. Le seul danger pour les hommes, ce sont les minijupes étourdissantes.

Dans quelques jours au plus tard, les charmes et les tentations de la ville seront à la portée d’Edward Snowden, qui va recevoir sa carte de réfugié lui permettant de marauder librement à travers toutes les Russies et de se familiariser avec les habitants.

Ce sera là un dépaysement bienvenu après l’aéroport international de Seremetyevo, où il a été longtemps relégué. C’est un vaste aéroport, et il y a là des malheureux, principalement des réfugiés sans papiers, qui y passent dix ans ou plus, en transit. On a cru un moment que notre héros serait retenu à jamais dans ces limbes. Les Russes et l’intrépide Snowden se regardaient en chiens de faïence, en maintenant les distances, jusqu’au moment où ils ont brisé la glace. Snowden est parvenu à rencontrer quelques représentants du public russe: des membres du Parlement (la douma, en russe), des militants pour les droits humains, des avocats prestigieux.

 Il leur a rappelé qu’il « était habilité à fouiller dans tous vos échanges, à lire vos messages et à entreprendre des poursuites, jusqu’à changer le destin des gens, sans avoir à se justifier. » Il a invoqué la Constitution US qui est constamment bafouée par les hommes de l’ombre, dans la mesure où celle-ci « interdit tous les systèmes de surveillance massifs et invasifs ». Il a rejeté très justement la ruse légale des tribunaux secrets d’Obama, car aucun secret ne saurait blanchir ce qui est impur. Il a rappelé le principe de Nuremberg: « les citoyens ont le devoir de violer les lois de leur pays pour  empêcher des crimes contre la paix et contre l’humanité ». Et ce système de surveillance totale est certainement un crime contre l’humanité, la pierre d’angle du régime implacable qu’ils projettent d’implanter sur toute la planète. Lorsque cette déclaration a été interrompue par les haut-parleurs annonçant mécaniquement  un vol imminent, il a eu un sourire exquis pour dire: « j’ai entendu cela si souvent pendant toute cette semaine ».

Les Russes l’ont adoré; ils se sont mis à le voir d’un autre œil, comme je le prévoyais quand j’ai lancé un appel pour cette rencontre dans les pages du principal quotidien russe, le KP  (Komsomolskaya Pravda). Et maintenant nous apprenons que les Russes ont décidé de lui donner le statut de réfugié et de lui garantir toute liberté de mouvement.

Pourquoi ont-ils hésité si longtemps?

 Snowden est un Américain, et les Américains, comme les Anglais, ont de forts préjugés contre la Russie, leur ennemi commun pendant la Guerre froide. Pour eux, c’est le pays du Goulag et du KGB. Les deux menaces se sont évanouies il y a plusieurs dizaines d’années, mais les traditions résistent, parfois sans fin. D’ailleurs le Goulag et le KGB n’étaient guère que des versions modernisées du knout des Tsars et de l’affreux régime des serfs au XIX° siècle, qui peut fort bien être remis à jour par la nouvelle mafia d’État brutale, telle que l’a mise à jour Luke Harding. Pour un Américain moyen, il est pratiquement impossible d’envisager un rapprochement avec la Russie. Surtout pour un Américain qui servait dans les rangs de la CIA et de la NSA, comme c’était le cas de Snowden. Et lui estimait que s’il choisissait d’embrasser la Russie, il perdrait son statut de lanceur d’alerte et serait considéré comme un agent ennemi, ce qui n’était pas du tout la même catégorie.

La même chose était arrivée à Julian Assange, en fait. Quand il fut proposé au créateur de Wikileaks de trouver refuge en Russie (ce qui techniquement était possible), il remit la proposition à plus tard, traîna des pieds et resta en Angleterre, se montrant de fait incapable de franchir le grand fossé qui sépare l’Ouest de l’Est, l’Orient de l’Occident.

Snowden ne cherchait pas à se retrouver sous les projecteurs, bien au contraire. Il souhaitait mettre un terme aux crimes commis par la NSA au nom du peuple américain, ni plus ni moins. Il espérait devenir une nouvelle Gorge Profonde, dont l’identité ne serait jamais révélée. Ses premières révélations importantes, il les avait faites par correspondance; il avait pris un avion pour Hong Kong parce que c’est une ville qu’il connaît bien, il parle couramment chinois, et projetait de rentrer ensuite chez lui à Hawaï. Il apparaît que c’est le Guardian (anglais) qui l’a poussé à révéler son identité. Même à ce stade il se croyait encore en sécurité, parce que Hong Kong relève de l’autorité souveraine de la Chine, et la Chine est un État puissant, qu’on ne bouscule pas facilement.

Les Chinois ont mis à profit les révélations de Snowden pour contrecarrer les accusations américaines d’espionnage électronique, mais ils n’allaient pas mettre à mal leurs relations avec les US pour ses beaux yeux, et ils se sont débarrassés de la patate chaude. Geste final délicat, ils ont eu la courtoisie de lui donner 24 heures pour déguerpir. Il était bien obligé de décamper, et il a sauté dans un vol d’Aéroflot pour Moscou en compagnie de Sarah Harrison, une exquise  lady anglaise qui fait partie du comité directeur de Wikileaks.

 Snowden a donc atterri à Moscou, mais n’avait jamais envisagé de demander asile à la Russie. Pour lui, c’était juste une étape vers un pays neutre, l’Islande ou le Venezuela, bref,  quelque part en Occident. Il prévoyait de s’envoler vers La Havane et d’y changer d’avion pour Caracas. Il n’avait pas réalisé que l’État profond aux US a le bras fort long, et qu’il était bien décidé à s’emparer de sa personne et à lui appliquer un châtiment exemplaire.

 Au début, les Américains ont exercé des pressions énormes sur Cuba pour que l’escale lui soit refusée. Ils ont menacé Cuba d’un débarquement assorti de blocus complet, et Castro a demandé à Snowden de se chercher un autre itinéraire. Il n’y a qu’Aeroflot qui aurait pu sortir Snowden de Russie, et sa ligne passe forcément par La Havane. D’où l’échec du premier projet.

 Le sommet gazier qui se tenait à Moscou lui offrait  une autre issue de secours: il y avait là les présidents  de la Bolivie et du Venezuela, qui étaient venus pour la conférence dans leurs avions privés capables de faire ce long vol. Le président bolivien Evo Morales était parti le premier; son avion a été forcé d’atterrir, et fouillé, ce qui constitue un précédent historique inédit jusqu’alors. Ceci a servi d’avertissement pour le président Nicolas Maduro, qui quittait bientôt Moscou sans embarquer Snowden.

Ce fut une découverte pour Ed Snowden: il a appris à ses dépens qu’il n’y a qu’un pays au monde qui soit hors d’atteinte de l’oncle Sam. Il n’y a qu’un pays qui soit une véritable alternative à l’Empire, le seul pays que ni les bataillons de la Navy ni les drones d’Obama ne bombarderont, le seul pays dont les avions ne peuvent pas être arraisonnés et fouillés. Il était donc prêt à chercher l’entente avec les Russes; il a renouvelé sa demande d’asile provisoire, qui va probablement  lui être accordée.

Les Russes aussi ont hésité. Ils n’avaient pas envie d’irriter les US, ils étaient conscients que Snowden n’avait pas cherché à se rapprocher d’eux, et s’était juste retrouvé piégé lors d’une escale. C’était la patate chaude, et bien des gens étaient convaincus qu’il vaut mieux suivre l’exemple chinois, et l’envoyer ailleurs.

Le lobby US a tout mis en branle pour le faire extrader. Il y avait des militants pour les droits de l’homme et des membres d’ONG parmi les employés du Département d’Etat. Les Américains mettent ces gens et ces organisation en avant, comme leur cinquième colonne.

Lyudmila Alexeeva  en est un exemple en Russie; c’était une dissidente anti soviétique, elle a obtenu la nationalité américaine, elle est revenue en Russie et a repris sa bataille pour les droits humains et contre l’État russe. Elle crie sur les toits que Snowden est un traître, ne le voit nullement comme un lanceur d’alerte ou un défenseur des droits humains. Et il devrait être renvoyé aux USA, a-t-elle averti. D’autres dissidents notoires  et combattants contre le régime de Poutine ont applaudi, et se sont démasqués, apparaissant sous leur vrai jour.

Il y avait aussi quelques  siloviki qui étaient contre Snowden. Ce sont des membres et ex-membres de la communauté des services secrets russes, qui ont endossé le concept de convergence entre services de sécurité, et ont collaboré avec les Américains et d’autres services, en particulier ceux d’Israël. Ils ont dit que la loyauté envers le service auquel on appartient est la vertu la plus importante, et qu’un traître ne saurait être cru. Ils ont souri devant les révélations de Snoden en disant qu’ils savaient tout ça depuis longtemps. Ils ont dit qu’on ne saurait prendre au sérieux son désaccord avec Washington. C’est également la ligne défendue par Konstantin Remchukov, important patron de média, le propriétaire de la  Nezavisimaya Gazeta, qui en a rajouté, traitant Snowden d’espion chinois.

 Enfin, on a entendu les conspirationnistes croasser que Snowden est un cheval de Troie, envoyé pour forcer les portes des secrets d’État russes. C’était de fait un agent double de la CIA, arguent-ils. Pas du tout, c’est un agent du Mossad, concluent d’autres encore. Et rendez-le donc aux Américains, assènent-ils. C’est bien là la pierre de touche qui a mis en lumière nombre d’agents américains, qu’ils passent pour des défenseurs des droits humains ou pour d’aussi fallacieux membres des services de sécurité.

Parmi ceux qui soutiennent Snowden en Russie, on trouve mon ami le poète Eduard Limonov, qui a qualifié Snowden d’annonciateur de l’effondrement du monde unipolaire. Mon journal, KP, a également embrayé. La télévision d’État a choisi une approche prudente, et n’accordait guère de poids aux découvertes de Snowden.

Le président Poutine a également joué avec précaution. Il a d’abord écarté les rumeurs envisageant la livraison de Snowden à Obama avec une formule laconique: « La Russie n’extrade personne, vers aucun Etat. » Puis il a offert l’asile à Snowden à condition qu’il cesse d’attaquer les US. C’est la condition habituelle que l’on pose aux demandeurs d’asile politique. Il a ajouté que Snowden n’accepterait probablement pas, parce qu’il veut continuer à livrer bataille, « exactement comme feu Sakharov », le célèbre dissident de l’ère soviétique. Il a aussi tenté de dissuader les Américains de poursuivre Snowden, comparant cette chasse à l’homme comme » la tonte d’un porcelet », qui déclencherait des hurlements et ne rapporterait guère de laine. La manœuvre a porté ses fruits: Snowden a accepté la condition préalable et a choisi de demander un asile provisoire en attendant que la route de l’Amérique latine s’ouvre devant lui; le président pour sa part a sauvé la face et a fait de son mieux pour éviter une bagarre avec les US et avec le puissant lobby pro-américain de Moscou. Je voudrais dire que malgré son image de macho autocrate, Poutine ne contrôle nullement les media russes libres, qui sont généralement propriété de barons tout-à-fait dévoués à l’Occident. Ses prises de position dans les débats nationaux sont à peine relayées.

Le dirigeant russe n’a pas cherché la confrontation. D’une façon générale, il ne cherche pas à semer la pagaille. Il se montre plutôt comme quelqu’un de circonspect et porté sur le conservatisme. Il préférerait probablement que Snowden s’envole sous d’autres cieux, d’autant plus que Snowden, qui est un patriote américain, ne partagerait pas les joyaux de la couronne avec les Russes. Il a fait traîner longuement son autorisation  protectrice pour que Snowden puisse rencontrer le public russe. Ce qui n’a pas empêche les Américains, tout au long de cette étape, de rajouter des listes entières de noms à la liste Magnitsky, liste secrète de Russes dont les propriétés et les comptes en banques peuvent être confisqués (« gelés » est le terme technique qu’ils utilisent). Les membres du Congrès ont pu déblatérer librement contre Poutine, et diffamer la Russie tout leur soûl. Attendez un peu, vous allez voir qu’Obama va téléphoner à Poutine ce soir et qu’il va nous renvoyer le paquet Snowden aussi sec, disait le porte-parole  de la Maison Blanche. Pendant ce temps-là, les US ont continué à échafauder leurs machinations contre la Syrie au Moyen Orient, et Israël a pu bombarder tranquillement les positions syriennes, probablement avec le soutien américain. Au lieu de lui manifester le moindre égard, Obama a essayé d’intimider Poutine. C’était une tactique erronée, et contre-productive.

Au même moment, la Russie a effectué un contrôle soudain de ses  disponibilités militaires, et n’écarte apparemment aucune option. Ce grand pays ne cherche pas la bagarre, mais ne bat pas en retraite non plus. Snowden est en sécurité ici à Moscou, où personne ne peut lui faire de mal, de sorte qu’il va pouvoir exposer devant le monde entier les crimes contre l’humanité commis par les services secrets américains. Et Moscou est un lieu de villégiature exceptionnel, particulièrement en été.

Israël Adam Shamir
Moscou, 21 juillet 2013

adam@israelshamir.net

Traduction: Maria Poumier

Source: http://www.israelshamir.net/French/Snowden-Fr.htm

Révolution et Libertés: « Edward Snowden est innocent »

Posté le 18 juillet 2013

snowden102way_sq-e640efc5481e6a88137c4aa402822717bc5c48b2-s6-c30Depuis trois semaines, Edward Snowden est retenu dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou, après être parti des Etats-Unis d’Amérique, suite aux informations qu’il a divulgué venant de la NSA. Ce jeune informaticien a confirmé que l’administration américaine faisait de l’espionnage de masse sur les pays du monde, dont ceux de l’Europe.

Mais l’administration américaine, face à son acte hostile qui met en danger les pays visés, a considéré par pure ironie qu’il s’agissait d’un acte de traîtrise. Mais qui trahit qui? Les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne ou Snowden? En effet, dans le cadre de la négociation du traité transatlantique, la déclaration et les actes de l’administration américaine sont inadmissibles. De plus, ils ne se sont même pas excusés auprès des pays victimes. Il s’agit d’une guerre diplomatique où les victimes sont ceux qui ont été espionnés, cela pose une question plus grande dans le cadre des économies entre les Etats-Unis d’Amérique et les pays espionnés. En effet, la question de confiance est rudimentaire si deux pays ou deux unions de pays veulent pouvoir faire du commerce ensemble. Or l’espionnage se traduit par un manque de confiance, ce qui à long terme peut amener à un boycott des produits américains.

De plus, la situation sur l’espionnage s’est envenimée, car la solidarité entre les pays nécessite la confiance. Or quand une personne divulgue des informations de ce niveau-là, alors il y a nécessairement deux faits qui se mettent en avant: tout d’abord, il est considéré comme un traître dans son pays, ensuite dans les autres pays, alors que pour les pays d’Amérique latine, tout comme les progressistes en Europe, il est considéré comme un Héros. La traîtrise lorsqu’elle relève d’une traîtrise n’est pas une traîtrise, ainsi, nous pouvons dire qu’Edward Snowden est innocent. Les coupables sont ceux qui ont donné les ordres, adopté les lois pour que la NSA espionne les pays dont elle est alliée.

Souvent, on parle du motif, pour justifier l’espionnage des USA sur le monde extérieur, de la sécurité intérieure. Mais cet espionnage fait clairement allusion à une guerre froide entre l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique, sauf que ces pays-là sont alliés dans le cadre de l’OTAN. Ainsi, ces fameuses méthodes utilisées nous rappellent encore et encore que l’une des menaces pour les Etats-Unis d’Amérique est l’Union Européenne. Ainsi, on peut dire que dans la politique américaine, la question des relations extérieures en matière de sécurité se confond avec la politique interne du Pays le plus endetté au Monde.

Il est grand temps de mettre en sûreté Edward Snowden pour qu’il puisse être protégé face à une administration dangereuse et stupide. Il est l’heure aussi de rompre toutes les négociations du Traité transatlantique et demander réparation des préjudices subis par les États.

Comme d’autres pays, la France (une des victimes de l’espionnage de masse) n’a pas réagi de manière frontale à l’attaque, elle a préféré se mettre de côté de ceux qui espionnent. Ainsi, dans le volet du conflit diplomatique qui a opposé la Bolivie à la France, suite à l’interdiction de vol de Evo Morales sur le territoire français, l’incident a permis de se rendre compte que la haute administration française était atteinte du Syndrome de Stockholm (défendre l’ennemi ou l’agresseur).

Et oui, Snowden, lui qu’on accuse de tous les maux n’est autre qu’un lanceur d’alerte. En effet, il lui est reproché comme nous l’avons dit tout au long de l’article d’avoir divulgué des informations secrètes.

Edward Snowden doit pouvoir jouir de l’asile politique dans un pays qui reconnaît que les peuples ont le droit d’être informés en toute liberté quels que soient les sujets concernés.

PLB

Source: http://revolutionetlibertes.wordpress.com/2013/07/18/edward-snowden-est-innocent/

Affaire Snowden: la France aphone, par Eva Joly

EDWARD-SNOWDEN

Eva Joly,
Députée européenne EELV,
ancienne candidate à la présidentielle de 2012

Publication: 15/07/2013 06h29

Alors que Edward Snowden vient de demander l’asile à la Russie de Vladimir Poutine, il convient de rappeler que l’aspect feuilletonesque des tribulations du lanceur d’alerte ne doit pas nous faire oublier l’essentiel: nous ne sommes pas dans une fiction, et cette affaire jette une lumière crue sur la réalité des relations internationales et sur le rang qu’y tient la France.

Notre vieille nation aime à croire qu’elle est une grande nation; influente sur le cours du monde parce qu’écoutée dans le concert des nations. Plaident pêle-mêle pour cette thèse notre Histoire, le rôle central que nous jouons dans la construction européenne, notre statut de membre du conseil de sécurité à l’Onu, notre rang économique, la place particulière que nous occupons sur le continent africain, la capacité de résistance que l’on prête volontiers à nos dirigeants et la réputation d’être le pays des droits de l’Homme.

A rebours de cette vision par trop optimiste, nombre d’esprits préfèrent entonner l’éternel refrain du déclin de la France. Rien ne me porte à rejoindre leurs rangs, car je connais la vitalité démocratique de notre pays, et ce, d’autant plus que parcourant le monde, je sais quels espoirs le simple mot de France peut susciter partout sur la planète. Mais je dois constater avec tristesse que la manière dont l’actuel gouvernement a agi dans sa gestion de l’affaire Snowden illustre une forme de renoncement à tenir notre rang qui ne présage rien de bon.

Je rentre du Brésil: le récent comportement du gouvernement français y a suscité doutes, interrogations, inquiétudes et déception. Comment expliquer que nous ayons pu interdire à Evo Morales de survoler notre territoire au motif, au demeurant erroné, que l’avion présidentiel aurait pu transporter Edward Snowden? Cette décision constitue une triple faute.

En premier lieu, elle est signe de faiblesse. Nous venons de donner l’impression que la France est devenue l’auxiliaire de police du gouvernement des Etats-Unis, et que celui-ci peut à sa guise nous dicter notre conduite. Rappelons quand même que nous venons de découvrir que la France faisait partie des pays espionnés par les Etats-Unis. De manière hallucinante, notre réponse ne fut pas de trouver une réponse à la hauteur du problème ni même de seulement tendre l’autre joue: elle fut de céder complaisamment aux demandes impérieuses d’un Etat qui n’était pourtant pas en situation d’exiger de nous une telle chose, au regard de son comportement inamical. Ce réflexe de soumission est dévastateur.

En second lieu, il s’agit d’une faute stratégique: pour faire plaisir à Barack Obama, nous venons d’envoyer un bien mauvais signal à l’Amérique latine. Nous fâcher avec les pays d’Amérique latine en humiliant inutilement le président bolivien est une erreur majeure. Quelle méconnaissance de notre histoire ! Alors que dans les années 70, la France fut terre d’accueil pour nombre de réfugiés politiques chiliens, argentins ou uruguayens, nous voilà aujourd’hui aidant à la traque d’un homme dont le seul crime, jusqu’à ce qu’on nous apporte la preuve du contraire, est d’avoir dénoncé des actes scandaleux de la part de son gouvernement. Pensons-nous que l’Amérique latine a oublié le tristement célèbre plan Condor et est disposée à accepter que nous nous fassions dicter notre politique par les Etats-Unis quand il s’agit d’agir pour les droits de l’Homme? Je gage que notre image est durablement écornée par le mauvais road-trip aérien que nous avons imposé au président d’une nation dont la dignité vaut bien celle des Etats-Unis d’Amérique.

En dernier lieu, je considère qu’il était moralement infondé d’agir de la sorte. Loin de participer à une chasse à l’homme, la protection des lanceurs d’alerte devrait au contraire être un objectif naturel d’un pays tel que le nôtre. Nous aurions dû offrir l’asile politique à Snowden au lieu de concourir, même de manière indirecte, à le pourchasser. Je crois à un monde multipolaire, et je milite pour un rééquilibrage des relations internationales. Les Etats-Unis sont nos alliés. En aucun cas nous ne devons admettre de devenir leurs vassaux. Entre les coups de menton cocardiers de l’ère Sarkozy et la génuflexion contrite du président Hollande, il existe une autre voie, qui est celle d’une France offensive dans la défense de ses valeurs et réaliste dans la défense de ses intérêts. Les choses sont parfois plus simples qu’on ne le croit. Quand on hésite sur le chemin à suivre, souvenons-nous que le courage peut servir de boussole. Sur la scène internationale, le premier acte de l’existence, c’est la résistance. Dans l’affaire Snowden, la France doit quitter les rivages du silence embarrassé, et faire enfin entendre sa voix. C’est une question de valeurs autant que de géopolitique.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/eva-joly/affaire-snowden-la-france-aphone_b_3595768.html?utm_hp_ref=international

Lire aussi: « EELV demande à François Hollande d’accorder l’asile politique à Edward Snowden »
http://eelv.fr/2013/07/01/eelv-demande-a-francois-hollande-daccorder-lasile-politique-a-edward-snowden/

Snowden/Bolivie: La France doit cesser de se soumettre à l’administration Obama

Paris, le 4 juillet 2013 – Au cours de ma campagne présidentielle, de nombreux journalistes m’ont constamment accusé, avec des airs entendus, d’avoir collé une moustache sur le visage de Barack Obama. [1] En fait, ce sont mes amis américains qui l’avaient fait et si je les soutenais totalement, c’était pour dénoncer la soumission de la politique française à l’Empire de la City et de Wall Street, relayée par les gouvernements de Londres et de Washington. Je craignais que cette soumission continue, quel que soit notre nouveau Président.

Le refus de notre gouvernement d’autoriser le survol de notre territoire par l’avion transportant le président bolivien Evo Morales confirme malheureusement mes craintes. Comme l’Italie, le Portugal et l’Espagne, nous nous sommes empressés d’obtempérer aux ordres de la Maison Blanche. L’ambassadeur de la Bolivie auprès des Nations unies a eu raison de l’affirmer. En agissant ainsi, nous avons non seulement violé les principes du droit international et bafoué la souveraineté nationale d’un Etat, mais aussi mis en péril la vie de son Président, en contraignant son avion à un atterrissage d’urgence dans un pays qui a bien voulu l’accueillir. Le prétexte de notre décision était la présence supposée à bord d’Edward Snowden, le « lanceur d’alerte » américain. Or, d’une part celui-ci ne s’y trouvait pas et de l’autre, il faudrait réaliser une fois pour toutes que nous ne sommes plus au temps où Guy Mollet faisait intercepter en vol l’avion transportant M. Ben Bella et les principaux dirigeants du FLN. Du moins avait-on alors le motif de faire face à un soulèvement armé contre une partie de notre territoire, et non comme aujourd’hui celui d’obéir à un chef d’Etat étranger qui nous espionne.

La réalité est que ce gouvernement joue pour le moins un double jeu. D’une part, le président de la République dénonce la manière dont le NSA américain nous espionne et d’autre part, il collabore avec lui pour capturer le lanceur d’alerte qui a dénoncé cet espionnage ! Il se trouve que je connais l’avocat du père d’Edward Snowden, Bruce Fein. Je partage sa dénonciation des constantes atteintes portées à la Constitution américaine par Barack Obama. La section 215 du Patriot Act et la section 702 du Foreign Surveillance Act, qui justifient un espionnage tous azimuts, sont de fait contraires à l’esprit et la règle de la Constitution américaine et en particulier à son Préambule. Obama a, de plus, lancé ses opérations militaires en Libye et livré des armes aux rebelles syriens sans consulter le Congrès de son pays, ce qui est anticonstitutionnel, et s’est arrogé des pouvoirs personnels de vie ou de mort par un recours sans précédent aux drones de combat. Voilà donc une moustache qui se met à grandir !

Evo Morales, lors de sa conférence de presse à Vienne, a eu raison de dénoncer « un prétexte pour nous intimider et nous réduire au silence, pour empêcher notre combat contre les politiques économiques de pillage, de domination et d’intervention ».

Dans les circonstances actuelles, nous devons donner des signes forts que nous ne nous soumettons pas. Nous devons dire haut et fort que le Patriot Act ne s’applique pas chez nous. Nous devons nous retirer, seuls s’il le faut, de la négociation du Traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TTIP). Nous devons exiger la négociation immédiate de dispositions internationales protégeant les lanceurs d’alerte, en particulier Edward Snowden. Nous devons, au cœur du système, porter atteinte au conglomérat d’intérêts financiers qui constituent l’Empire de la City et de Wall Street en faisant voter, chez nous, une vraie loi de séparation bancaire, telle que Solidarité et Progrès l’a proposée.

Faute de cela, on pourra comparer François Hollande à Guy Mollet, en pire, non pas en tant qu’individu, mais parce que le défi est aujourd’hui à l’échelle du monde. La démocratie républicaine ne se négocie pas.

Source: http://www.jacquescheminade.fr/Snowden-Bolivie-La-France-doit-cesser-de-se-soumettre-a-l-administration_00988

Affaire Snowden: La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles

PRISM_logo_(PNG)

Communiqué de la FIDH/LDH, jeudi 11 juillet 2013

La FIDH et la LDH ont saisi ce jour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward Snowden.

Agissant tant en raison de leur objet social, qui les conduit à faire sanctionner les atteintes aux libertés individuelles en matière de traitement informatisé, qu’à titre personnel, la FIDH et la LDH ont déposé plainte sur le fondement des articles 323-1, 226-18, 226-1 et 226-2 du Code Pénal.

Ces dispositions concernent l’accès frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à la vie privée.

Les révélations faites dans la presse par Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet (Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).

Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’emails, de communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents ainsi que le contenu de conversations en ligne.

L’essence même de ce système – donnant lieu à la surveillance d’un demi milliard de communications par mois – est, notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.

Cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’Etat de droit.

La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte.

Source: http://www.fidh.org/la-fidh-et-la-ldh-deposent-plainte-pour-atteinte-aux-donnees-personnelles-13646

Lire la plainte au format .pdf: http://fr.scribd.com/doc/153099627/Plainteprism-Finale

Mais où est passé Edward Snowden? Réponse: en Allemagne

Alors même que l’Allemagne est un des pays qui a le plus collaboré avec la NSA dans le programme d’espionnage Prism, les allemands sont pourtant très mobilisés pour défendre Edward Snowden. Deux vidéos montrent ici la créativité des militants allemands:

La première vidéo, dans un esprit humoristique, a été réalisée par le Parti Pirate allemand. Réunis dans plusieurs aéroports (Berlin, Stuttgart, Hanovre, Munich, Düsseldorf), les militants allemands ont apporté leurs pancartes avec le nom « Mr. E. Snowden ». Les voyageurs qui sortaient des avions ont pu être ainsi sensibilisés à la cause du lanceur d’alerte, bloqué actuellement à l’aéroport de Moscou.

La deuxième vidéo a également été réalisée par des militants allemands qui ont participé à un rassemblement de soutien à Bradley Manning et Edward Snowden, le 19 juin 2013, à Berlin. Aujourd’hui, les lanceurs d’alerte sont persécutés politiquement aux Etats-Unis. « It’s better to have peace than wars » (« C’est mieux d’avoir la paix plutôt que des guerres ») clame la chanson en arrière-fond de la vidéo, une vidéo qui nous incite au pacifisme et à la réflexion sur ce que font nos gouvernements.

PHOTOS – Manifestation place du Trocadéro pour soutenir Edward Snowden

000_Par7608931(cliquez ici pour voir les autres photos dans l’article original)

SOCIETE – Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce dimanche en face de la tour Eiffel, côté rive droite. Elles ont appelé à protéger Edward Snowden, ex-consultant de renseignement américain toujours bloqué en Russie.

« Défendre les lanceurs d’alerte et les droits des citoyens ». Voilà le message qu’ont voulu faire passer les manifestants qui s’étaient réunis ce dimanche sur le parvis du Trocadéro (16e).

Non à « l’espionnage massif »

Pour la plupart des militants d’organisations de défense des droits et libertés sur Internet Parti PIrate, Quadrature du Net…), ces quelques cinquante personnes s’étaient rassemblées pour soutenir l’ex-consultant de renseignement américain Edward Snowden bloqué à Moscou et érigé en héros.

Regroupés derrière une banderole « Protégeons Snowden, Manning, Assange. Europe ouverte pour les lanceurs d’alerte » et portant pour certains des masques à l’effigie d’Edward Snowden, 29 ans, les manifestants ont accusé les gouvernements européens d’être « complices des efforts des Etats-Unis pour mettre la main sur Snowden ».

Selon eux, les gouvernements devraient plutôt « reconnaître le rôle de ce défenseur des droits et des libertés  qui a dénoncé le scandale de l’espionnage massif des citoyens du monde entier ».

Les manifestants s’en sont également pris aux puissants moteurs de recherche sur Internet, leur reprochant d’être « des mouchards aux ordres des pouvoirs ».

Edward Snowden est bloqué depuis deux semaines dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo. Il a demandé l’asile à 21 pays, dont la plupart ont refusé. Trois pays d’Amérique latine se disent prêts à l’accueillir.

Source: http://www.metronews.fr/paris/manifestation-au-trocadero-pour-soutenir-edward-snowden/mmgg!EsF7gWTvMM2Ks/

Autres articles à ce sujet:

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/07/manifestation-de-soutien-a-edward-snowden-a-paris_916576

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/07/97001-20130707FILWWW00097-manifestation-de-soutien-a-snowden.php

Appel du Parti Pirate: Rassemblement pour la protection d’Edward Snowden et des lanceurs d’alerte

Edward-Snowden-pose

Edward Snowden n’est pas le premier qui, écoeuré par les dérives des institutions chargées de protéger les citoyens, s’engage au péril de sa vie, à dénoncer le pouvoir excessif conféré aux services de renseignements.

Les sentinelles que sont les lanceurs d’alerte méritent d’être protégés par la loi. L’enjeu est démocratique.

La solidarité avec les lanceurs d’alerte doit s’exprimer par une forte mobilisation à travers le monde afin qu’ils obtiennent protection.

Dimanche 7 juillet 2013 à 14 heures, rendez-vous au Parvis des droits de l’homme ou esplanade du Trocadéro (lieu du rdv).

Venez avec un masque de Edward Snowden à imprimer puis à découper, en solidarité avec le lanceur d’alerte américain.

Nous contacter : contact [at] idf.partipirate.org

veritemarche

Source: https://idf.partipirate.org/2013/07/rassemblement-pour-la-protection-edward-snowden-lanceur-alerte/

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives

  • Publicités