Stratfor Files: George Tenet, défenseur de la torture et ex-directeur de la CIA

George Tenet – Directeur de la CIA de 1997 à 2004 – se faisant remettre une décoration par George W. Bush

Email-ID 1075
Date 2005-12-01 17:40:31
From Will.Allensworth@haynesboone.com
To foshko@stratfor.com, bill@indexaustin.com

Ce type vit dans un monde utopique. Sa proposition, quoique assez raisonnable selon moi, est un vrai cauchemar politique. En aucun cas le tribunal ne pouvait annoncer publiquement les critères, donc la question a été totalement éludée. Si les gens sont en colère à propos de la torture, c’est que nous avons découvert que les États-Unis ont adopté un comportement qu’ils jugent « nécessaire » et que les Américains estiment être de la « torture ». Face à cette question, le Directeur de la CIA George Tenet a récemment répondu en substance : je ne peux parler d’aucune forme particulière de torture parce que cela la rendrait inefficace sur le terrain, mais ce que nous faisons n’a rien à avoir avec la torture. En effet, George Tenet reconnaît la torture quand il la voit, mais ce que vous ne saurez jamais c’est pourquoi, en quoi ou comment il détermine ce qu’est la torture.

Ce qui fait la beauté de l’amendement McCain, c’est son côté catégorique. Toutes les branches de l’armée reçoivent des directives claires sur la façon de traiter les prisonniers (manuel pratique), même la CIA. George Tenet a déclaré sa NEUTRALITE vis à vis de l’amendement McCain. L’éventualité qu’il soit source de restrictions ne l’a certainement pas inquiété au point qu’il le critique de façon virulente. Il ne pense pas qu’il limite sa capacité à lutter contre le terrorisme.

Je suis persuadé que le scénario de la bombe à retardement n’est pas pertinent, mais même s’il ne l’est pas dans la pratique l’amendement McCain ne limite en aucun cas l’action de la personne. Si sur le terrain un agent doit faire face à un scénario où ils doivent torturer quelqu’un pour sauver des millions de vies, alors ils le feront. Nous attendons d’eux qu’ils le fassent. Dans quasiment aucune loi il n’y a de disposition pénale ; introduction par effraction, vol de voiture, agression, etc. qui précise que la CIA déroge à ces lois. Pourquoi ? Parce que nous savons et nous attendons de la CIA qu’elle exécute des basses œuvres pour mener à bien la tâche.

L’amendement McCain clame haut et fort au reste du monde que les États-Unis ont des normes pour les détenus qui n’incluent pas la torture. Il suit des directives internationales interdisant la torture. Son impact psychologique et social sur nos prises de position face au reste du monde constitue une véritable protection pour les États-Unis contre de futures attaques sans limiter inutilement les possibilités d’application de notre loi antiterroriste.

Ce type et le président jouent à un jeu politique dangereux. Chaque homme politique sait que s’il n’est pas en faveur de l’amendement sur la torture, leur campagne de réélection devra faire le poids face à un type qui dit tout de go : «Mon adversaire autorise la torture des êtres humains. Est-ce que c’est ça que nous défendons ? » Aussi simpliste soit cette attaque, le vote du sénat à 90-9 en faveur de l’amendement McCain laisse à penser qu’il est incontournable aux yeux de nos représentants.

Message d’origine
De : Bill Ott [mailto : bill@indexaustin.com]
Envoyé le : Jeudi 01 décembre 2005 10 : 29
Pour : Allensworth, Will W. ; foshko@stratfor.com
Sujet : Défenseur de la torture

Abu Ghraib était une parodie et une tragédie. Cela a terni la réputation et la crédibilité de l’Amérique. Cela a fourni des munitions aux ennemis et aux critiques de l’Amérique. Cela a retardé le progrès en Irak.

Ce qui s’est passé à Abou Ghraib était illégal, et les responsables ont, à juste titre, été poursuivis et punis.

Alors quel est l’objectif de l’amendement du sénateur John McCain visant à interdire « le traitement cruel, inhumain ou dégradant » d’un prisonnier par un agent des États-Unis?

Sa proposition pourrait être considérée comme un signal, une manière de réparer les dégâts causés par Abou Ghraïb, une législation au service des relations publiques.

Le problème, c’est que l’amendement ne fait aucune distinction entre deux situations pourtant très différentes (1) des prisonniers ordinaires purgeant des peines pour avoir commis des crimes ou tout simplement pour les empêcher de retourner sur le champ de bataille et (2) des terroristes capturés en possession d’informations qui pourraient sauver des vies.

Dans le premier cas, McCain a raison. On ne doit jamais abuser de ces prisonniers, certainement pas pour se divertir ou se livrer à des pulsions sadiques (comme cela se passe néanmoins dans des prisons à travers le monde).

Le deuxième cas n’est pas si simple. Le scénario le plus notoire est, bien sûr, celui de la « bombe à retardement ». Que devrait-on autoriser lorsqu’une menace est imminente et que le fait de faire parler un suspect peut être une question de vie ou de mort ? De telles circonstances ne sont pas aussi rares que certains le prétendent.

Il y a deux ans, par exemple, il y avait une controverse à propos des mesures prises par le lieutenant- colonel de l’armée Allen B.West. Il servait près de Tikrit, luttant contre les insurgés fidèles au dictateur déchu Saddam Hussein. Alors qu’il interrogeait un suspect hostile, il dégaina son pistolet et tira deux fois.

Son intention n’était pas de tuer ou de blesser, mais seulement de faire peur. Il a réussi. Le suspect a révélé les détails d’un projet d’embuscade. Le lieutenant-colonel West a sauvé la vie d’hommes qui étaient sous ses ordres, des hommes dont il se sentait responsable. Il a été accusé de « torture », d’agression et révoqué de l’armée.

L’amendement McCain confirmerait ce résultat. Il condamnerait d’autres agents dans des situations semblables à s’en aller, et que cela soit synonyme de massacre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, ça n’y change rien.

Est-ce que cela devrait vraiment être notre politique ? Peut-on mener et gagner une guerre avec de telles limitations ? Est-ce que c’est vraiment une approche morale ?

Mettez ces questions-là de côté un moment et prenons en considération le scénario le plus courant : le « suspect important », quelqu’un en possession d’informations non pas sur une menace imminente mais sur la façon, par exemple, dont les dirigeants terroristes transmettent leurs ordres, comment ils collectent des fonds et distribuent des armes, comment ils recrutent, forment et déploient des kamikazes et ceux qui posent des charges explosives le long des routes.

Il est peu probable que provoquer un accès de panique, comme le lieutenant colonel West l’a fait, pousse les suspects à révéler tout ce qu’ils savent. Et des formes plus sévères de « torture », déjà illégales au regard du droit américain, ne seraient certainement pas la meilleure façon de les inciter à coopérer. Ce qui peut réussir, ce sont les interrogatoires techniques se rapprochant de la torture : le « stress » physique combiné à la « pression » psychologique. Mais de telles techniques pourraient être considérées comme « dégradantes » et seraient susceptibles d’être interdites par l’amendement McCain.

De toute évidence, des limites doivent être fixées et il faut que quelqu’un ait à la fois la compétence et l’autorité pour les fixer. Il y a plus d’un an, l’ancien Procureur fédéral et juriste Andrew C.McCarthy proposait la création d’un « tribunal de sécurité national », un tribunal qui aurait pour fonction de « surveiller la détention des prisonniers terroristes. »

Il pourrait également être habilité à décider, en accord avec des médecins, des psychologues et des experts du renseignement, quelles techniques sont à proscrire définitivement (par exemple, celles qui sont susceptibles de causer la mort ou un handicap permanent), et celles qui sont acceptables, et efficaces.

Des interrogateurs gouvernementaux formés devraient être tenus de demander au tribunal l’autorisation d’utiliser des techniques spécifiques dans des cas particuliers. Ce que le tribunal autoriserait dans le cas d’une « bombe à retardement » serait différent de ce qu’il permettrait contre un lieutenant de Ben Laden, et ces deux cas se distingueraient de ce qui serait permis pour soutirer de l’information à un combattant de faible valeur.

Les décisions importantes ne seraient pas la responsabilité d’un officier de l’armée isolé, aucun officier ne devrait endurer ce que le lieutenant colonel West a vécu. Mais les décisions de sacrifier des vies innocentes ne seraient pas non plus prises par des bureaucrates internationaux ou des avocats représentant des organisations autoproclamées des « droits de l’homme ».

Ne serait-ce pas mieux qu’une approche où tous les coups sont permis ? Ne serait-ce pas mieux que de traiter les terroristes avec précaution ? Ne serait-ce pas préférable à l’amendement McCain ?

Clifford D.May est le président de la Fondation pour la Défense des Démocraties, un institut politique axé sur le terrorisme et une organisation partenaire Townhall.com.

Bill Ott
Index Austin Real Estate, Inc
Austin , TX 78758
(512) 476-3300 P
(512) 476-3310 F
bill@indexaustin.com

Traduit via le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Lien vers l’article original: https://wikileaks.org/gifiles/docs/1075_re-torture-supporter-.html

Traduit en français: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14681.0.html

Quatre choses que les médias ne vous disent pas sur Assange

Manifestation en soutien à Julian Assange devant l’Hôtel de Ville de Sydney, le 10 décembre 2010 (photo: Wikipedia)

par Nicholas Mead, journaliste, le 19 août 2012

L’intérêt des médias pour l’affaire Julian Assange a encore atteint des hauteurs de fébrilité la semaine dernière avec la décision du gouvernement équatorien d’accorder l’asile politique à Julian Assange. Cependant, comme d’habitude, une bonne partie de la couverture médiatique continue d’ignorer les faites importants et le contexte, tournant l’histoire d’une manière qui seille à leurs agendas politiques et économiques ou simplement attaquer Assange ou quiconque est en désaccord avec eux. Il est important de souligner certains faits importants qui sont sempiternellement ignorés des médias concernant la situation actuelle du fondateur de WikiLeaks.

1. Assange a déjà une fois été questionné en Suède.

L’accusation est tout à fait dans ses droits de demander à ré-interroger Assange mais presque aucun diffuseur médiatique ne met la situation en contexte en mentionnant le fait qu’il a déjà été interrogé une fois en Suède et relâché sans suites. Peu de temps après, la transcription de l’entretien fuita mystérieusement vers la presse suédoise. Et aucun média ne souligne qu’Assange a attendu pendant 5 semaines avant d’obtenir la permission de quitter le pays et de continuer son travail sur les publications des War Logs et du CableGate avec le journal The Guardian au Royaume-Uni. Quelques journaux, surtout en Suède, ont plutôt dit qu’il avait « fui » le pays impliquant qu’il est en quelque sorte « en cavale » devant les accusations.

2. Assange a exprimé sa volonté de retourner en Suède mais les enquêteurs peuvent aussi l’interroger au Royaume-Uni.

Assange a déclaré son plein gré de retourner en Suède si une garantie légale est faite qu’il ne sera pas extradé vers les USA pour son travail avec WikiLeaks. Toutefois, il n’y a aucune obligation pour lui de se trouver ne Suède pour un interrogatoire. C’est usuel dans la pratique suédoise quand il n’y a pas d’accusation formelle et qu’une personne est voulue pour simple interrogatoire, et il peut être effectué dans n’importe quel pays du monde y compris par téléphone ou visio-conférence. Les procureurs suédois voyagent souvent vers d’autres pays comme ils l’ont fait récemment pour interroger un homme soupçonné de meurtre en Serbie. Par contre, dans le cas d’Assange, la procureure suédoise Marianne Ny insiste qu’Assange doit physiquement être en Suède pour être interrogé. Aucune raison n’a été fournie pour cette inflexibilité mais le journal suédois Dagens Nyheter le justifie en disant qu’il s’agit d’une question relative au prestige de la Suède.

3. Il y a une accumulation de preuves que les USA compilent un dossier de plainte criminelle contre Assange.

Il y en a suffisamment pour suggérer que les craintes de l’équipe de défense juridique d’Assange sont justifiées. Des câbles diplomatiques australiens diffusés au Sydney Morning Herald selon la loi [australienne] sur la liberté de l’information révèlent que le gouvernement australien a confirmé que WikiLeaks a été la cible d’une enquête du Département de la Justice US en Australie « sans précédent à la fois dans son étendue et sa nature ». Le gouvernement australien suggère également que les rapports des médias selon lesquels un grand jury secret a été convoqué à Alexandria en Virginie, étaient « sûrement vrais ». De plus, les publications par WikiLeaks des Stratfor Intelligence Files ont révélé que le vice-président de Stratfor Fred Burton a déclaré que: « Nous avons un acte d’accusation scellé contre Assange ». En sus de cela, prenant en compte le traitement atroce auquel a été soumis Bradley Manning actuellement dans une prison militaire aux USA pour avoir peut-être transmis à Assange des documents confidentiels, vous n’avez pas besoin de vous coiffer d’une passoire et de papier alu pour croie que les USA feront n’importe quoi pour mettre la main sur Assange et faire de lui un « exemple ».

4. C’est en réalité plus facile pour les USA de faire extrader Assange depuis la Suède que depuis le Royaume-Uni.

Beaucoup de gens rejettent les craintes d’extradition d’Assange du fait que s’ils le voulaient, il leur serait plus facile de l’avoir depuis le Royaume-Uni de toute façon. Mais en fait, il est considérablement plus difficile de l’extrader depuis le Royaume-Uni pour diverses raisons. Une est que le Royaume-Uni n’a pas l’accord d’extradition « d’abandon temporaire » (par lequel un suspect dans deux pays différents se trouvant dans l’un d’entre eux peut être ‘temporairement’ extradé vers l’autre, ndt) qui existe entre la Suède et les USA qui puisse outrepasser les accords internationaux d’extradition et effectivement donner aux USA des pouvoirs « immédiats » d’extradition. Un autre problème est  que si les USA devaient émettre une demande d’extradition pour Assange depuuis le Royaume-Uni vers les USA, cela mettrait le Royaume-Uni dans une position très difficile parce que normalement, la première demande d’extradition reçue de la Suède devrait être honorée en premier. Par ailleurs, la plus grande diversité médiatique et le plus grand soutien du public au Royaume-Uni sont des facteurs qui rendraient plus difficile encore pour les USA d’extrader Assange depuis la Grande-Bretagne. Et pour tous ceux qui pensent que le système judiciaire suédois est d’une quelconque manière le meilleur du monde, les archives de Human Rights Watch sur la Suède offrent de la lecture intéressante.

24-08-12: Il est depuis venu à mon attention que l’accord « d’abandon temporaire » existe aussi entre les USA et le Royaume-Uni ce qui est certainement quelque chose que beaucoup de supporters d’Assange ne semblent pas savoir. Cependant, le même problème s’appliquerait – puisque la Suède a déjà émis une demande d’extradition, cela mettrait assurément le gouvernement britannique dans une situation très compliquée. Il y a une discussion intéressante là-dessus ici.

Il y a plein d’autres exemples de faits et de mises en contexte régulièrement ignorés dans la couverture médiatique qui sont importants pour la compréhension de l’affaire Assange. Voici certains des plus importants mais alors que la guerre de propagande continue dans cette bataille juridique de plus en plus dramatique, ils ne seront certainement pas les derniers.

Postscriptum: Si vous voulez un éclairage réellement révélateur et dérangeant sur la façon dont les accusations de crimes sexuels contre Assange en Suède se sont déroulées, lisez le fil de commentaires du post original sur Assange publié [par l’auteur] il y a maintenant presque exactement deux ans.

Source: http://nicholasmead.com/2012/08/19/4-things-the-media-wont-tell-you-about-assange/

Traduit depuis le web par willsummer

Extradition vers les USA: le mail de Stratfor qui prouve l’option US

Email-ID 375123
Date 2011-01-26 15:23:28
From burton@stratfor.com
To secure@stratfor.com

Not for Pub —

We have a sealed indictment on Assange.

Pls protect

Sent via BlackBerry by AT&T

29 février 2012: des e-mails de Stratfor révèlent qu’un acte d’accusation sous scellés a été émis par un grand jury secret à Alexandria, en Virginie, à l’encontre de Julian Assange. Le mail est daté du 26 janvier 2011. Ceci veut dire qu’il y a sans doute eu un ordre d’extradition secret depuis plus d’un an et demi, qui sera activé (ouvert) contre Assange en Suède, en Australie ou au Royaume-Uni quand les USA en donneront l’ordre.

Le Centre US pour les Droits Constitutionnels (CCR) a fait une déclaration au sujet de l’acte d’accusation ainsi rapporté.

Janvier 2012: Dans le Séminaire sur la Loi et les Médias de Houston au sujet de WikiLeaks, l’ancien officier de la CIA de avocat de la défense fédéral David Adler a déclaré:

Un des problèmes principaux s’agissant de l’affaire Assange est de voir si « nous [les USA] parvenons à ramener son cul jusqu’ici » – David Adler

Source: http://justice4assange.com/US-Extradition.html

traduit depuis le web par willsummer

Les USA espionnent l’Afrique: Les courriels de Stratfor révèlent l’espionnage en Côte d’Ivoire

Le quartier du Plateau, à Abidjan

Des courriels entre analystes du renseignement révèlent comment la guerre avait été prévue et les atrocités cachées en Côte d’Ivoire.

« La lumière du soleil est le meilleur désinfectant / Dans une société civilisée, tu sais »

Faisant un commentaire sur un article publié par le Daily Maverick, un lecteur enthousiaste comparait le boulot de Stratfor au journalisme d’investigation. Un autre allait jusqu’à dire que Stratfor n’enfreint aucune règle ou limite morale en espionnant des individus et leurs communications pour de grandes sommes d’argent.

Laissez-moi vous donner mon avis dès le départ: les corporations et autres institutions sont les ennemis du peuple. Agissant dans ses meilleurs intérêts? De qui se moque-t-on? Depuis que les GI Files ont fait surface, plusieurs articles désignaient Stratfor – une agence de renseignements privée qui travaille pour de grosses entreprises et espionne ses « ennemis », a travaillé pour le gouvernement US, fournissant des renseignements au Department of Homeland Security (Ministère de la Sécurité Intérieure, rejeton de la politique post-9/11, ndt), la Defense Intelligence Agency (service de renseignements du Ministère de la Défense US) et les Marines – et en espionnant des contestataires aux USA. Stratfor affirme qu’elle fait de « l’analyse géopolitique globale ». Eh bien sa portée va beaucoup plus loin que cela.

Tout de suite après la lutte électorale en Côte d’Ivoire, les agences de médias occidentaux, en français et en anglais, n’ont pas de scrupules à imposer la responsabilité de toute la crise à Laurent Gbagbo. Leur assurance m’énervait pour tout vous dire; comme s’ils avaient eu un accès exclusif à certaines informations. Peut-être quelqu’un les avait-il renseignés.

L’institution d’espionnage (aucun autre terme n’est aussi simple et précis à la fois pour décrire cette institution) Stratfor n’a pas seulement couvert de très près les événements tels qu’ils se déroulaient en Côte d’Ivoire, mais a probablement caché un énorme mensonge. Que les médias classiques soient complices n’est pas un scoop; après tout ils dépendent de sources de revenus qui n’aiment pas ce genre d’histoire. Jugez par vous-mêmes.

Pourquoi Stratfor s’intéresse-t-elle à la Côte d’Ivoire?

Des fruits et fèves de cacaoyer

La RCI (République de Côte d’Ivoire) mène la production, ainsi que l’exportation mondiale des fèves de cacao utilisées dans la fabrication du chocolat depuis 2009, fournissant 30% du cacao produit sur la planète. De grands producteurs de chocolat comme Cadbury’s, Hershey’s et Nestlé achètent des productions et des options de cacao ivoirien. Stratfor aussi a de jolis intérêts dans le cacao de Côte d’Ivoire (mail 1039966).

J’ai suivi les traces d’un certain ‘Mark Schroeder, Directeur de l’Analyse pour l’Afrique Sub-Saharienne’ pendant un temps et cet e-mail ne fit que confirmer mes pensées. Pour moi il est celui qui déniche les informateurs africains. Plusieurs courriels le montrent continuellement « gardant le contact » avec eux, où qu’ils soient (5048229, 4980860, 5083146, 5264354, 5114217, 4980457, 5138296, 5141941, 5150875, 5135143, 4984588).

Un autre m’amena à la possible conclusion que Cargill, la multinationale commercialisant des produits agricoles, pouvait être un client de Stratfor (5079189).

La plupart des rapports, deux semaines après le début du conflit, dépeignaient un Gbagbo avec « un ferme contrôle de l’armée » et un Ouattara qui « est largement acclamé et reconnu comme le président de Côte d’Ivoire ». Ils ont cependant omis d’exprimer la position des citoyens sur le sujet. « Des résultats officiels ont dit qu’Alassane Ouattara avait gagné le deuxième tour ». Pourtant, il a essayé une fois ou deux de rassembler des soutiens et de faire face à Gbagbo sans succès. De plus, Abidjan est restée calme deux semaines après le showdown électoral; le coeur des soutiens de Ouattara étant concentré au nord de la RCI, où ils ont essayé de mobiliser des manifestations au cours des quelques derniers jours, mais se sont faits disperser par les forces de sécurité du gouvernement. Un courriel nous éclaire gracieusement sur quelques faits « secrets » sur les factions politiques en RCI (4980408).

L’analyse des sources: Nom de Code CIXXX

La plupart des sources sur la RCI ont présenté une histoire différente de celle mise en images par les médias occidentaux. un tableau Excel intitulé « Africa Source List » que j’ai récupéré donne une longue liste de noms et d’adresses de sources Stratfor en Afrique. Les informateurs comprennent des présidents, des ambassadeurs, des ministres d’état, des représentants de l’ONU, du personnel d’ambassade, des entrepreneurs, des cadres de grandes entreprises, un grand nombre de reporters et de journalistes, des activistes, des étudiants et beaucoup plus (1232132).

Sept personnes ont fourni des renseignements de première main à Stratfor sur ce qui s’est réellement passé sur le terrain en RCI. Leurs compte-rendus de la situation sont choquants et s’orientaient dans une direction très éloignée de celle montrée par les médias. Voici un rapport d’un « missionnaire » en Afrique (952799):

Presque tout ce que vous entendez de la part de la France et de l’ONU est faux. La vie à Abidjan n’est même pas près d’être normale. Il y a des cadavres à chaque carrefour qui pourrissent au soleil pendant des jours. Des bandes armées de criminels en maraude libérés des prisons pour rejoindre son armée (plus de 30000 au dernier compte) par les hommes de Ouattara tuent au hasard à travers tout Abidjan. Ils pillent, tuent, violent, pénètrent dans les habitations et prennent ce qu’ils veulent, volent des voitures et des 4×4. Les hommes de Ouattara vont de maison en maison en prenant les jeunes hommes de plus de 15 ans et en les tuant sur place ou les emmenant quelque part d’où ils ne sont jamais revus. La nourriture commence à manquer, l’eau aussi à certains endroits. Le courant électrique est toujours branché mais n’est pas constant. Les Français essayent toujours de tuer Gbagbo. Ils ont encore bombardé sa maison aujourd’hui. Ils n’attendent pas de l’affamer. Ils attaquent quotidiennement. Ne croyez pas les nouvelles du soir mon ami. Les Français et l’ONU ont tué des milliers de jeunes qui ont offert leurs vies pour protéger leur président sans armes, quand ils ont encerclé sa résidence et le palais présidentiel. Saviez-vous que les Français et l’ONU ont tué beaucoup de civils à la base militaire d’Akouedo. Cette base était la résidence de centaines de familles de soldats. Plus de 2400 hommes, femmes et enfants ont perdu la vie. Notre famille connaît des familles qui y ont été tuées.

Alors, vous me l’avez demandé. Et voilà. Que ferez-vous avec cette information. Quelqu’un écoute-t-il le Sénateur Jim Unihofe? Il a les données et tout ce que nous avons vu sur internet est exact. Allez à http://groups.yahoo.com/group/osint/message/141423

Dans un autre courriel, il souligne ceci (1401516):

Les choses sont vraiment en train d’empirer. Ce que je vous dis vient de gens qui vivent dans ces zones ou ont des amis et de la famille qui y vivent. À Abobo [un quartier pro-Alassane Ouattara d’Abidjan qui a été le décor principal des affrontements], les forces rebelles ne sont pas des civils, ainsi que les principaux réseaux d’informations le rapportent. Ce sont des militaires entraînés du Burkina Faso, du Mali et d’autres pays. C’est l’ONU qui les transporte jusque dans Abobo et ailleurs, et qui les arme. Beaucoup d’entre eux sont des adorateurs de démons et ils tranchent la gorge de quiconque semblant soutenir Gbagbo, et utilisent le sang et les organes pour un culte sacrificiel brûlant plusieurs fois les gens vivants. […]

Les forces ivoiriennes ont désormais nettoyé la plus grande partie d’Abobo, depuis que le gouvernement a déclaré une zone d’exclusion aérienne. L’ONU a essayé d’amener davantage de troupes dans Abobo par hélicoptère mais le FDS leur a tiré dessus, les manquant volontairement mais tirant tout autour pour les dissuader. Ils sont repartis et n’ont pas essayé de revenir.

L’embargo économique ne fonctionne pas pour la communauté internationale. Les gens ne se rebellent pas et quelques banques sont ouvertes et servent les gens. La seule partie de l’embargo qui fonctionne est l’embargo sur les médicaments. Beaucoup de personnes sont en train de mourir parce qu’ils n’ont pas accès aux médicaments. Des enfants et des personnes âgées qui meurent du paludisme sans le remède simple. Pourtant, ils ne se révoltent pas.

Certains jours vous ne sauriez même pas qu’il y a un conflit. Les gens travaillent, vont à l’école, se marient, vivent la vie. S’ils s’attendent à ce que les gens se rebellent ils se leurrent. Ils ont choisi Gbagbo comme président et ne se révolteront jamais contre lui. Chaque fois que lui ou l’un de ses hommes appelle à une réunion ou un rassemblement, des centaines de milliers de personnes affluent. Si Ouattara appelle pour quoique ce soit, rien ne se passe. Ceci devrait indiquer à tout le monde ce qu’est la vérité. Vous savez, je parle à beaucoup de gens; à ceux à qui je demande, « Et si Gbagbo était tué ou décidait de quitter le pouvoir? Que pensent-ils qu’il se passerait? »

Sans hésiter ils me disent tous qu’ils se battraient jusqu’à ce que le dernier Ivoirien soit mort avant que de laisser Ouattara prendre le pouvoir. Ils disent qu’il devra marcher par-dessus leurs cadavres pour entrer à l’intérieur du palais présidentiel.

Mark, toute cette situation est absurde. Jusqu’où la communauté internationale ira-t-elle pour installer leur homme à la Présidence. Combien devront mourir pour qu’ils puissent contrôler les ressources de ce pays. Ce qui est vraiment triste est que s’ils voulaient vraiment aider le peuple ivoirien, ils pourraient négocier tout ceci, permettre une nouvelle élection et alors les gens les laisseraient volontiers venir dans le pays et aider à amener un réel développement qui bénéficie à tout le monde. Ceci ne donnerait-il pas les mêmes résultats sans tuer tant de monde. Veulent-ils vraiment voir toute cette mort et cette destruction?

S’il vous plaît, comme j’ai déjà demandé, ne révélez jamais mon nom ou d’où vous avez eu ces informations. Ma vie est entre vos mains. Déjà ces terroristes ont tué des journalistes ivoiriens chez eux la nuit pour avoir imprimé ces vérités. Quiconque veut connaître la vérité peut venir ici et la découvrir. Elle n’est pas cachée. Les gens supplient les médias de rapporter la vérité. Mais personne n’écoute. Si qui que ce soit dit la vérité ouvertement sur Ouattara, il envoie ses assassins après eux. Même le président Zuma s’est fait attaquer en quittant le Golf Hotel pour avoir semblé soutenir Gbagbo. Tous les Mauritaniens se font attaquer et leurs commerces se font piller et brûler. Ils quittent maintenant la RCI parce que leur président a soutenu une solution pacifique et une nouvelle élection. »

D’autres commentaires de sa part sont accessibles – 1116097 et 5080310.

Un autre informateur, un professeur de sociologie portant le nom de code CI004 a élaboré sur les intérêts français en RCI (1105024):

La France doit aller si loin pour sortir un président parce que c’est vital pour sa survie…

Si [le président sortant] Gbagbo résiste suffisamment et apporte du changement en RCI (en nationalisant des entreprises françaises, en retirant la RCI du la Banque Centrale d’Afrique de l’Ouest , la BCEAO, par exemple) la France va perdre énormément d’argent. 85% de l’argent de cette banque centrale est déposée à la Banque de France et la RCI fournit 60% de cet argent. Alors imaginez la catastrophe si la RCI sort de la BCEAO. Hier soir j’ai écouté un des ministres de Gbagbo et il a dit ceci: « En nous excluant de la BCEAO, la France et ses partenaires africains nous aident vraiment beaucoup. Nous allons imprimer notre propre argent et contrôler notre économie »…

Donc, quand je dis que c’est vital pour la France c’est parce que d’autres nations pourraient suivre l’exemple de la Côte d’Ivoire; un geste qui, à long terme, peut affaiblir l’économie française.

La prédiction d’une crise?

Tout en analysant la base de données et en cherchant certains termes, un schéma se dessina entre plusieurs courriels différents. Dans une communication (1147942) datée du 1er mai 2010 (à peu près six mois avant le début du conflit), une source personnelle de Stratfor connue pour être le père de Lauren Goodrich, l’analyste senior pour l’Eurasie de Stratfor, de retour d’un voyage à Abidjan et d’un dîner avec l’ancien Premier Ministre et désormais ministre des affaires étrangères Daniel Duncan – qui a juré de poursuivre les politiques économiques de Ouattara d’austérité et de privatisations – rend son évaluation de la situation à Abidjan.

Plus tard, cette conversation peut être lue entre l’analyste Stratfor pour l’Afrique et Marko Papic, l’un des analystes politiques pour l’Eurasie de Stratfor (1141240):

Marko Papic:

Les français mènent deux opérations sur le théâtre africain… Je veux dire je sais, c’est juste 900 hommes en RCI empêchant les pillages et ils étaient déjà déployés dans la région.

Mais quand-même. Ne comparez pas ceci aux USA. La France n’est pas les USA. Comparez-là à ses voisins en Europe. Merde, la Russie pourrait-elle faire un truc pareil?

À quoi mon Mark répond:

Mais les troupes françaises ont été à Abidjan depuis des décennies. C’est comme une deuxième maison pour eux. J’imagine que les traités de défense mutuels ne sont pas honorés cette fois-ci.

Une fois que Gbagbo ait rendu clair qu’il ne quitterait pas le pouvoir et que les troubles ont éclaté, Stratfor avait de sérieuses dents contre Laurent Gbagbo. Dans un courriel, Mark Schroeder discute des besoins que le père de Goodrich peut avoir pour renforcer le dossier de la RCI et ajoute (5025331): « nous observons pour voir comment le camp de Gbagbo réagit, s’ils vont nous faire le coup du Kenya et essayer d’imposer des résultats favorables, ou si les résultats sont défavorables, les bloquer et gérer les retombées, même si cela prend des mois. »

Les bombardements français et onusiens qui se sont ensuivis doivent être considérés d’un point de vue critique. Le changement de régime est en haut de l’agenda de tous les pays occidentaux pour l’Afrique et ils se sont servis du soi-disant Printemps Arabe pour instiller des idées de dissension parmi les Africains sub-sahariens. Au long de tout le conflit, Paris et Washington ont fermé les yeux sur des massacres de civils significatifs par les supporters de Ouattara – dont un seul de jusqu’à 1000 personnes dans un seul village. N’oublions jamais qu’aucune résolution de l’ONU, que ce soit en Libye ou en Côte d’Ivoire, n’a donné d’autorisation formelle d’attaquer de quelque manière que ce soit.

Pour citer une personne, « dans ce monde surréel du « renseignement global », qui a apparemment prédit la date du commencement de la guerre d’Irak, la tentative d’insurrection au Venezuela, le changement de régime aux Philippines. » la RCI est une cour de récré pour eux; le soutien de forces rebelles attaquant un gouvernement légitime depuis le nord.

C’est la honte.

Oh! Joyeuse Fête de l’Indépendance à la Côte d’Ivoire! Beaucoup d’amour à vous! Je le pense…

NOTE: Cet article fut écrit en résultat d’un partenariat d’investigation organisé par WikiLeaks. Toutes les références de données ont été obtenues par WikiLeaks.

Publié par François-Xavier

Source: http://irandpolitics.wordpress.com/2012/08/06/spying-africa-stratfor-emails-reveal-spying-in-cote-divoire/

Traduit depuis le web par Will Summer

Stratfor Files: Re: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

La chute de Salto Angel, au Vénézuela

N° de mail 1116408
Date 12-01-2010 22.51.02

De reva.bhalla@stratfor.com

A marko.papic@stratfor.com, secure@stratfor.com

Hé, j’aime le guide « comment procéder », vendons-le à Chavez

Le 12 Janv 2010 à 15h 49, Marko Papic a écrit:
CODE de la SOURCE : SR 501
PUBLICATION : NON
DESCRIPTION de la SOURCE : Dirigeant de CANVAS
ATTRIBUTION : Pas encore, pas avant qu’ils nous laissent publier
FIABILITE de la SOURCE : A
CREDIBILITE de l’OBJET : 5
TRAITEMENT SPECIAL :
DISTRIBUTION : Sécurisée
RESPONSABLE de la SOURCE : Marko

Voir le document en pièce jointe. C’est la stratégie de CANVAS pour le Vénézuéla. Ils sont en train de monter en puissance leur travail là-bas. Très actifs. Le document m’est parvenu avec le mail suivant:

« Cette année nous augmentons franchement notre activité au Vénézuéla. Ils ont des élections en Septembre, et nous sommes en étroite relation avec des militants de là-bas et avec des gens prêts à les aider (S’il vous plaît gardez cela pour vous pour le moment, pas de publication).
La première phase de notre préparation est en cours.
Conformément au « Plan Format » de CANVAS (que les militants appliquent dans des ateliers), il y a quatre étapes pour une stratégie réussie:

1. Analyse de la situation (que nous faisons maintenant)
2. Conception de l’opération (à faire)
3. Phase d’exécution (Comment diable allons-nous réussir à gagner cette guerre?)
4. Opérations technologiques (administration, logistique, coordination et communication)

C’est la ligne directrice, en fait, que nous avons présentée à George au Colorado, et c’est la base de notre « graphique directeur ».
Tel est le fondement de notre brouillon d’analyse sur ce que nous prévoyons de faire au Vénézuéla, qui est attaché en pièce jointe. »

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116408_re-insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12561.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12784.0.html (français)

Traduit sur WikiLeaks par Irien

Stratfor Files: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

Hugo Chavez en une de son site, http://www.chavezhugo.wordpress.com

Mail n°1116441
Date: 12-01-2010 22.49.50

De marko.papic@stratfor.com
A secure@stratfor.com

CANVAS Service d’Analyses
Janvier 2010

SUJET: Analyse de la situation au Venezuela, Janvier 2010 (BROUILLON)

INTRODUCTION: Cette analyse présente la situation (I), les piliers du régime (II), les partenaires clés de l’opposition et leurs alliés, la liste des sujets potentiels de la campagne (IV) dans la société Vénézuelienne dans la perspective des élections législatives de Septembre 2010, et elle est fondée sur les Estimations Stratégiques effectuées par CANVAS et ses partenaires Vénézueliens en  2006, une série d’ études indépendantes et  universitaires en 2006-2009, ainsi que sur les opinions d’analystes internationaux compétents en janvier 2010. Son objet est de fournir une base pour une étude plus détaillée qui pourra être faite ultérieurement par les intervenants intéressés et par CANVAS. Le suivi de cette analyse apparaîtra dans le Plan Format plus tard dans le processus, après consultation des partenaires,

BREVE ANALYSE : Les élections de 2010 sont perçues comme importantes par la majorité des Vénézueliens. Le régime perd de la popularité, mais reste sur une position offensive contre une opposition fragmentée et stratégiquement divisée. Des groupes informels d’opposition au régime gagnent d’avantage de soutien, même s’il n’est pas certain qu’ils soient capables d’influencer le résultat des élections.
La clé du résultat des élections, en conséquence, peut résider dans la capacité des groupes d’Étudiants, et d’autres « acteurs informels » à construire l’infrastructure de leur mouvement et exploiter leur légitimité, à travailler dans une coalition plus large, à créer et développer une stratégie audible pour les élections avec leurs partenaires, à développer la coopération avec les leaders importants de l’opposition afin de mettre une pression sur les partis d’opposition pour qu’ils s’unissent dans les élections à venir, à conduire des mobilisations et des campagnes « Sortez voter », à réitérer leur tentative réussie de surveiller et rendre compte du résultat du dernier référendum, et enfin à mobiliser les gens pour défendre les résultats électoraux en cas de fraude électorale par le régime.

I: SITUATION:
Éléments clés de la situation actuelle (politique, socio-économique, internationale, et militaire):
a) POLITIQUE :
1. Chavez est offensif contre une opposition défensive et partiellement active (mais principalement réactive) constituée de civils, de groupes étudiants, et d’individus isolés dans le monde des affaires et des médias.
2. Existence d’une « façade démocratique »: à travers une concentration croissante des pouvoirs publics et des institutions. Même dans ce système hautement centralisé, les élections législatives de 2010 sont perçues comme « importantes « ou « très importantes » par la majorité de la population.
3. Le régime emploie la plupart de ses ressources à assurer sa réélection, à travers un contrôle direct sur le pouvoir électoral, l’utilisation de propagande d’Etat, et l’usage abusif de l’appareil légal (y compris des restrictions sur des potentiels candidats d’opposition, dont quelques-uns seront empêchés de se présenter)
4. Les partis d’opposition: perçus comme faibles, travaillant pour leurs propres intérêts, liés à d’anciennes élites économiques, inorganisés, opaques, et avec un leadership faible, sans idées, sans crédibilité. Partis politiques et société civile inactifs et en situation d’immobilisme. Le fait de maintenir une opposition active sur plusieurs « tableaux » aux élections de septembre permettra d’empêcher une victoire facile pour les candidats du régime. Il y a un espace pour de nouvelles idées et de nouveaux mouvements politiques
5. La perception « gagnant/perdant »: Même les victoires de l’opposition, comme celles sur le référendum de la modification constitutionnelle, et le gain de sièges de Maires et de Gouverneurs dans les élections locales, sont efficacement minimisées par le régime, qui est encore perçu comme ayant la mainmise sur la société. Il y a un élément très puissant, le « facteur intangible », qui conduit les électeurs Vénézuéliens à « soutenir le gagnant »
6. Les opposants clés: Parmi les institutions non soumises au gouvernement, le Mouvement Étudiant et l’Eglise sont perçus comme crédibles et rencontrent plus de soutien, si on en croit le peuple, que la plupart des institutions gouvernementales et des partis d’opposition.
7. Chavez trouve le noyau dur de son soutien principalemnt parmi les pauvres et les personnes peu éduquées, et aussi chez les employeurs d ‘Etat. Il y a un fort  élément qui est l’endoctrinement des sympathisants. Les Chavistes sont continuellement abreuvés de propagande d’Etat, afin de les maintenir braves et prêts à agir (y compris physiquement contre les groupes d’opposition).
b)SOCIO-ECONOMIQUE
1.  Des ressources économiques fondées sur le Pétrole, utilisées pour couvrir les principaux besoins et le contrôle social, montrent leur faiblesse comme les prix du Pétrole continuent de chuter sur le marché mondial. Cela cause beaucoup de difficultés à une économie presque exclusivement fondée sur le Pétrole.
2. La criminalité croissante et le manque de sécurité dans la société.
3. La poursuite des « Nationalisations » conduites par l’État, contre le secteur privé national et international détériore la situation de l’économie. Les preuves des entreprises privées selon lesquelles « L’État est en fait un très mauvais manager » sont détournées par la propagande institutionnelle, mais les conséquences commencent à être reconnues par les employeurs.
4. Accroissement de l’utilisation de piliers coercitifs par le régime: Usage de la peur et de la dépendance économique comme outils de contrôle social. Pressions sur les syndicats patronaux et de salariés, et aussi sur l’église. Prise de lois répressives. Les droits de l’Homme sont violés et non garantis. Le niveau de discrimination envers les dissidents augmente.
5. Médias de masse subissant la censure et l’autocensure. Liberté d’expression limitée. Répression continuelle des médias privés afin de restreindre l’espace politique disponible pour l’opposition.
6. Haut niveau d’attentes positives d’opportunités, détériorant la confiance du public envers les institutions malgré le solide charisme personnel de Chavez, son discours d’affrontement, son populisme et sa démagogie.
7. Utilisation d’un affrontement non conventionnel contre des organisations conventionnelles opérée par le régime.
c) INTERNATIONAL ET MILITAIRE :
1. Alliance avec Cuba et d’autres pays stratégiques, comme l’Iran, la Chine, la Lybie etc. (remplacement de Vénézuéliens par des non Vénézuéliens – Ressources humaines, compétences et connaissances).
2. La croisade de Chavez contre l’ « impérialisme Américain » lui confère beaucoup de charisme dans la région et dans le monde entier. Il y a une campagne de communication continuelle par le régime, nationale et internationale aux fins d’exploiter le sentiment anti-américain dans le pays et internationalement (partiellement mise à mal par le départ de « Bush Satan » et son remplacement par un président Obama internationalement plus populaire et généralement plus modéré.
3. Course aux armements de Chavez avec l’acquisition d’armes (AK 49) et d’avions (NdT: le texte dit plains, plaines mais je suppose que c’est une faute de frappe pour planes avions).
4. Neutralisation et contrôle des militaires, en particulier par la création de troupes de réserve sous le contrôle direct de Chavez. Formation d’organisations de renfort politique parallèles, comme les bandes de rue Bolivariennes, les Forces Armées Bolivariennes, l’Armée de Réserve.

II : Les piliers du soutien à Chavez
(Institutions et organisations clés soutenant le régime actuel)
1.  Armée et Police
2.  Justice et Bureaucratie
3.  Industrie pétrolière et autres secteurs économiques nationalisés.
4.  Système éducatif.
5. Médias
6.  CNE (Conseil National Électoral)
7.  Acteurs étrangers régionaux: Cuba et Bolivie
8.  Acteurs étrangers globaux: Russie et Iran.

III : Acteurs clés et alliés potentiels
Les particuliers pris en compte par cette analyse proviennent de différents partis, mais, comme dans le cas de la Serbie, ils sont considérés comme importants soit à cause d’anciennes fonctions électives (bien que les pouvoirs Municipaux aient été largement réduits par le gouvernement central avec une série de mesures, après que des Maires d’opposition aient pris leurs fonctions en Novembre 2008), ou bien à cause de leur autorité ou de leur potentiel. En suivant le modèle suggéré de construction d’une Unité, utilisé efficacement en Serbie, les efforts du mouvement pour l’Unité devraient se concentrer d’abord sur les personnalités importantes ci-après sélectionnées, puis, éventuellement, sur l’appareil des 15 partis d’opposition et les nombreuses organisations listées comme « alliés potentiels »,
1, Antonio Ledezma, Maire de Caracas, et leader du parti de centre gauche Intrépide Alliance du Peuple, potentiellement modèle de comportement pour rassembler, tout comme pour développer une stratégie commune pour le mouvement,
2. Carlos Eduardo Ocariz Guerra:, ex-membre du parlement, est devenu une référence politique de l’opposition au Président Hugo Chavez. Lors des élections du 23 Novembre 2008, il a été élu Maire de la municipalité de Sucre dans le district métropolitain de Caracas. Sucre constituant un environnement Chaviste typique, avec un grand nombre de barrios et une criminalité élevée, c’est un modèle de bataille de terrain réussie, qui, exploité par le mouvement pourrait être transposé à d’autres parties du pays, spécialement en mobilisant les citoyens les plus pauvres. Chavez est très attentif à son potentiel et en conséquence concentré sur Ocariz et le secteur de Sucre.
3.  Henrique Capriles Radonski, gouverneur de l’Etat de Miranda, son autorité provient de sa base électorale précédente dans la municipalité de Baruta et de son expérience au parlement dont il a été le plus jeune membre dans la législature précédente,
4. Leopoldo Lopez Mendoza, ancien Maire de la municipalité de Chacao, district de Caracas, plus tard interdit d’exercer par le gouvernement, il a une relation symbolique et exploitable avec Simon Bolivar et jouit d’une attention médiatique internationale significative.
5. Alexandra Belandria, militante étudiante et journaliste TV, une des membres fondateurs de Cambio, groupe qui a initialement mobilisé des étudiants jusque-là neutres et inactifs en 2006 et 2007. (ancêtre des groupes qui ont plus tard développé le mouvement étudiant tel que nous le connaissons aujourd’hui.) Grandes capacités d’organisation et expérience variée dans l’organisation de communautés, y compris des « OTPOR » activités provocantes et humoristiques dans les barrios.
6. Yon Goicoechea. Étudiant en Droit Vénézuélien à l’Université Catholique Andrès Bello et actif dans l’opposition au gouvernement du président Vénézuélien Hugo Chavez. Goicoechea a été l’un des principaux organisateurs du Movimiento Estudiatil Venezolano (Mouvement Etudiant vénézuélien), cité comme un facteur clé du rejet de la proposition de modification constitutionnelle de Chavez lors du référendum constitutionnel de Décembre 2007.

Liste des principaux alliés à considérer dans la campagne :
1. Partis politiques qui s’opposeront à Chavez lors des élections (de préférence unis)
2. Les étudiants et les groupes civils, potentiellement actifs dans la mobilisation de la jeunesse.  Campagne « Sortez Voter » et activités « contrôler les urnes et défendre les votes ».
3. Médias : Indépendants, étrangers.
4. Guildes, Syndicats et Associations professionnelles : journalistes, secteur médical, ingénieurs, juristes.
5. Federacion Campesina (Fédération Paysanne)
6 Federacion Venezolana de Maestros (Fédération Vénézuélienne de l’Enseignement)
7. Fedecamaras (Fédération de chambres de Commerce)
8. Fedenagas (Fédération d’éleveurs)
9. Acteurs du divertissement et de la culture (savoir s’ils sont organisés)
10. Communautés d’immigrés au Vénézuéla (Association Italo-Vénézuélienne, Fraternité Galicienne, etc.)
11. Associations de voisinage.
12. Asamblea de Ciudadanos (Assemblée de Citoyens): discute de la situation politique.
13. Assamblea de Padres y Representantes (assemblée de Pères et Représentants- Secteur de l’éducation privée Catholique)
14.  Fe y Alegria (Foi et Joie – mouvement d’éducation populaire Catholique)
15.  Dividendo Voluntario para la Comunidad (organisation d’entreprises privées finançant des projets sociaux)
16.  Rotary Club
17. Communautés sportives (joueurs de base ball aux US, FIFA)
18. Anciens travailleurs du secteur pétrolier et dirigeants
19. Eglise Catholique
20. Membres de l’Université.

IV Liste des sujets potentiellement exploitables dans la campagne :
1. Crime et insécurité: 18000 meurtres par an et des zones entières dans les barrios ingouvernables par les forces de sécurité. La situation s’est dramatiquement détériorée depuis 2006. Raison de vouloir le changement.
2. Education : Le gouvernement est en train de s’emparer du système éducatif : Les professeurs doivent être mis au pas. Ils devront perdre leur travail ou se soumettre. Ils ont besoin d’être encouragés, et il y aura un risque. Nous devons les convaincre que nous leur permettrons d’accéder aux plus hauts niveaux de la société : ils ont la responsabilité la plus importante. Les Maîtres devront convaincre les étudiants. Qui les influencera ? Comment arriverons-nous à les toucher ?
3. La jeunesse: Le message doit être adapté à toute la jeunesse, non juste aux étudiants de l’université.
4. L’économie: Le Pétrole appartient au Venezuela, non au gouvernement, c’est notre argent, notre droit! Santé et Sécurité Sociale.
5. Les femmes: Que veulent les femmes? Règle de Droit, la police sous la direction des autorités locales, nous ne voulons plus de voyous.
6. Les transports: Les travailleurs doivent pouvoir atteindre leur travail. C’est votre argent. Nous devons en rendre le gouvernement plus responsable et ce n’est pas le cas actuellement.
7. Gouvernement. Redistribution de la richesse, tout le monde doit avoir une opportunité de s’enrichir.
8. Il y a une forte tendance présidentialiste au Vénézuela. Pouvons-nous la changer ? Comment pouvons-nous avancer malgré cela ?

Une analyse détaillée de la situation sera prête en février 2010. Avec des partenaires significatifs, et utilisée pour des développements analytiques/ définitions d’objectifs.

Ne pas citer ou distribuer sans consultation préalable

Belgrade, Janvier 2010
Centre pour l’Action Non-Violente Appliquée et la Stratégie, tous droits réservés.

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116441_insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12563.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12772.0.html (français)

Pour plus d’informations sur ce qu’est CANVAS voir ici: (more information about what CANVAS is here)
http://apublica.org/2012/06/revolucao-a-americana/ (brésilien_portugais seulement/ brasilian_portuguese only)

EDIT le 29 Juillet 2012: L’article en brésilien/ portugais de a publica a été traduit en anglais et se trouve sur ce forum à l’adresse: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13329.0.html

Traduit sur WikiLeaks par Irien

En fuite, Qaddafi aurait tenté de trouver refuge auprès des autorités algériennes

Initialement publié en anglais le 24-07-2012 sur Liberté-info.net

Peu d’informations étaient jusque-là disponibles concernant l’éventuelle tentative par l’ancien dictateur libyen de trouver refuge hors du pays qu’il a commandé d’une main de fer pendant quarante-deux années.

Grâce à la publication par WikiLeaks de la suite des GIFiles (les Global Intelligence Files, nom prêté à l’importante masse d’e-mails de la société de renseignement américaine Stratfor, considérée comme étant la CIA de l’ombre, car elle renseigne entre autres le Homeland Security et la Defense Intelligence Agency américains), le public, les journalistes, et les historiens vont pouvoir mieux comprendre et enquêter sur ce qui s’est passé lors de cet épisode de la révolution libyenne, et plus spécialement au regard du rôle joué par l’Algérie.

Liberté-info, association pour la défense des libertés informatiques, a pu obtenir l’accès à la suite des GIFiles, grâce à un partenariat d’investigation organisé par WikiLeaks et impliquant des journalistes, des universitaires, et des organisations de défense des droits de l’homme.

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Après son renversement et sa fuite, il y a eu beaucoup de spéculation si et où Qaddafi chercherait refuge en quittant le territoire libyen. Mais nous savons peu, sinon que finalement il n’a pas quitté le territoire, où il fût rattrapé par les frappes aériennes de l’OTAN avant de tomber et d’être tué entre les mains des rebelles révolutionnaires.

L’Algérie, pays voisin dont la classe dirigeante a observé avec effroi la propagation de la vague démocratique et révolutionnaire qui a débuté en Tunisie et s’est étendue jusqu’à la frontière ouest, au Maroc, a donné l’asile aux principaux proches de Qaddafi: sa femme Safia, ses deux fils Mohamed et Hanibal, et sa fille Aicha. La raison de ce geste seraient d’ordre « humanitaire », d’après l’ambassadeur algérien aux Nations Unies. La grossesse avancée d’Aicha – elle donnera naissance à une fille peu après avoir pénétré le territoire algérien – peut effectivement justifier son entrée à elle, mais pas celle du reste de la famille. La corruption endémique de l’Etat algérien, ainsi que la richesse amassée et probablement en partie transportée par la famille en fuite expliqueraient cet apparent excès de générosité.

Ceci eut lieu à la fin du mois d’août 2011, et mit le gouvernement algérien dans une position fâcheuse envers l’organe provisoire gouvernant la Libye, le Conseil National de Transition (CNT). En effet, la famille de Qaddafi, jugée complice de nombreux crimes du patriarche, était et est toujours voulue en Libye pour y être jugée. Les quatres proches ainsi que la fille d’Aicha se trouvent toujours en Algérie.

En dépit de ses déclarations affirmant qu’il ne quitterait jamais le territoire libyen, des informations provenant des nouvelles publications des GIFiles suggèrent le contraire: le Colonel aurait tenté de trouver l’asile au moins en Algérie.

L’e-mail dont l’identifiant est 120909, daté du 1er septembre 2011 et envoyé par un employé de Stratfor (un « watch officer », qui est le grade au-dessus d’analyste et en-dessous de directeur) à la mailing-liste interne nommée Alpha (qui comprend les analystes, les rédacteurs, et les employés de plus haut niveau) cite une source diplomatique algérienne qui aurait affirmé que Qaddafi (dont le nom de code utiilisé dans la correspondance est « Q », initiale de Qaddafi) aurait tenté de trouver refuge en Algérie en contactant le président algérien Bouteflika. La source déclare que Bouteflika a ignoré les appels répétés du dictateur déchu. Elle suggère aussi que les services de renseignement algériens auraient partagé la localisation du Colonel (qu’ils ont estimé être la ville de Béni Walid) avec leurs confrères britanniques, et aurait prédit qu’il « serait abattu tôt ou tard ».

Malgré la notation moyenne par l’employé de Stratfor de sa source (crédibilité estimée à C, A étant le mieux et F le pire) et de la crédibilité du renseignement (noté à 3-4, 1 étant le mieux sur une échelle de dix), il semblerait avec le recul que le renseignement était plutôt fiable: Qaddafi fût abattu peu après, le 20 octobre 2011 près de Syrte, à moins de 300 kilomètres de Béni Walid.

L’employé de Stratfor a précisé que sa source lui a été présentée par une autre source, ME1 (pour Middle East 1), qui semble être une importante source de Stratfor car il/elle apparaît dans de nombreux mails remontant au moins jusqu’à 2006.

Source: http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-taileb/260712/exclusif-alors-quil-etait-en-fuite-kadhafi-aurait-tente-en-vain-de-tro

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13271.0.html

Publié sur Mediapart par Mehdi Taileb

Qaddafi a cherché refuge en Algérie avant de se faire rattraper en route

L’email ayant l’ID 120909 rendu public ce lundi 24 juillet 2012 par WikiLeaks, daté du premier septembre 2011 et échangé entre l’Officier de contrôle (Watch officer) Ben Preisler et les services de la société de renseignement privée Stratfor, reflète un peu de lumière sur les derniers jours du dictateur libyen déchu, Mouammar Qaddafi.

Selon des informations recueillies par un des agents de Stratfor auprès d’un diplomate algérien, le guide libyen Mouammar Qaddafi a tenté de trouver refuge en Algérie ; l’email daté du 1 septembre 2011, soit deux jours après l’arrivée la famille Qaddafi en Algérie, nous révèle que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a refusé de répondre aux appels répétés de Qaddafi, la source diplomatique algérienne avait affirmé aussi que les services de renseignements algériens ont localisé l’emplacement du guide libyen et ils l’ont transmis à l’intelligence britannique, cette information a permis à des unités spéciales britanniques de l’attraper et de l’exécuter.

Le document original du site WikiLeaks est accessible ici :
http://wikileaks.org/gifiles/docs/120909_-alpha-insight-libya-algeria-q-seeking-refuge-in-algeria-me1.html

Email-ID : 120909
Date : 2011-09-01 17:07:49
De : ben.preisler@stratfor.com
A : alpha@stratfor.com
Liste-Nom : alpha@stratfor.com

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SOURCE : Sous-source via ME1 (Middle East 1)
ATTRIBUTION: STRATFOR source
SOURCE DESCRIPTION: Diplomate algérien via ME1
PUBLICATION: Oui
FIABILITÉ DE LA SOURCE: C
CRÉDIBILITÉ DE L’ÉLÉMENT: Pourrait être un cover-up (un camouflage) puisque l’Algérie été sous pression pour avoir soutenu Q (Qaddafi)
TRAITEMENT SPÉCIAL : Alpha
GESTIONNAIRE DE SOURCE : Reva
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La source confirme des nouvelles sur les tentative de Mouammar Qaddafi a cherché refuge en Algérie. Le président algérien Abdulaziz Boutafliqa a refusé de répondre aux appels répétés de Qaddafi. La fille et la première épouse de Qaddafi ont été autorisés à rentrer en Algérie après que le conseil provisoire libyen avait renoncé à son opposition à l’affaire. Les services de renseignements algériens ont déterminé la localisation du Qaddafii dans la ville de Bani Walid, qui se trouve à environ 100 miles (160 kilomètres) au sud-ouest de Tripoli. Il (La source) dit que les Algériens ont transmis l’information à l’intelligence britannique. La tâche de chasser Qaddafi a été confiée à des unités spéciales britanniques. Il (la source) est convaincu que les britanniques finiront par l’attraper (Qaddafi).

Qaddafi sera abattu tôt ou tard. La question en cours est la sécurisation de l’approbation des anciens de la tribu Warfala (une tribu libyenne) qui fournit un sanctuaire au Qaddafi. Le problème avec Warfala devra être résolu pacifiquement, car elle est la plus grande tribu de la Libye et aussi parce que beaucoup de ses jeunes hommes ont combattu aux côtés des forces du Conseil provisoire. L’Algérie a un intérêt direct dans l’élimination de Qaddafi afin de l’empêcher de s’allier avec Al-Qaeda au Maghreb.


Benjamin Preisler
+216 22 73 23 19

Source: https://operationleakspin.wordpress.com/2012/07/26/the-the-gifiles-alpha-insight-libyealgerie-q-qaddafi-a-cherche-refuge-en-algerie-me1/
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13286.0.html

Publié par W sur WikiLeaks

WikiLeaks : le Big Brother américain surveille l’Afrique

12/03/2012 à 15h:31 Par Jeune Afrique

Stratfor travaille notamment comme sous-traitant de la CIA.

Déploiements de troupes angolaises au Cabinda, état exact des ressources aurifères du Mali, achats d’armes du Tchad, relations entre Kinshasa et la province du Katanga… Depuis le 27 février, le site WikiLeaks publie les télégrammes de l’agence privée de renseignements Stratfor, qui travaille entre autres pour le compte d’agences fédérales américaines.

Diffusés sur le site WikiLeaks depuis le 27 février, les télégrammes secrets de l’agence privée de renseignements texane Stratfor contiennent quelques indications intéressantes concernant les préoccupations américaines en Afrique. Stratfor, qui travaille comme sous-traitant pour le compte, entre autres, de la CIA et de la DIA (un des services de renseignements), donne ainsi une série de « consignes de surveillance » (monitor guidance) à ses agents sur le terrain – lesquels sont souvent des membres, passés ou en fonction, des services de sécurité locaux. Exemples : les déploiements de troupes angolaises au Cabinda, l’état exact des ressources aurifères du Mali, les achats d’armes du Tchad, les relations entre Kinshasa et la province du Katanga. Les rapports « de rivalité et de compétition » entre l’Angola et l’Afrique du Sud sont également scrutés avec attention. Parfois, la requête frôle le cynisme commercial. Stratfor demande ainsi à ses agents en Guinée équatoriale de voir dans quelle mesure les ennuis judiciaires en Europe du pouvoir en place à Malabo pourraient profiter aux sociétés pétrolières américaines.

Source: http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2669p008-009.xml8/usa-angola-tchad-kinshasawikileaks-le-big-brother-americain-surveille-l-afrique.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,9472.0.html

APERCU – VENEZUELA: Canvas encourage les révolutions

N° de mail 1116312
Date 13-01-2010 23.49.39
De marko.papic@stratfor.com
A secure@stratfor.com

CODE de la SOURCE: SR501
PUBLICATION: NON
DESCRIPTION de la SOURCE: Dirigeant de CANVAS
ATTRIBUTION: Pas encore, pas avant qu’ils nous laissent publier
FIABILITE de la SOURCE :A
CREDIBILITE de l’OBJET: 5
TRAITEMENT SPECIAL:
DISTRIBUTION/ Sécurisée
RESPONSABLE de la SOURCE : Marko

Traduit depuis la source:

Pour expliquer le plan d’action que nous avons envoyé, c’est un guide pour savoir comment procéder à la révolution, de toute évidence. Tout est expliqué dans notre Guide de la Révolution (l’encyclopédie du chaos (sic) ) au chapitre « Comment programmer des campagnes ».
Quand quelqu’un nous demande de l’aide, comme dans le cas du Véné, nous posons généralement la question « Et comment feriez-vous? ». Cela signifie que la première chose à faire est de procéder à une analyse de la situation (le doc word que je vous ai envoyé), et après cela vient la phase d’ « exposé de la mission » (encore à faire) et puis celle de la « Conception d’Opérations », qui est le plan établi pour la campagne. Pour ce cas précis, nous avons trois campagnes : l’unification de l’opposition, une campagne pour les élections de Septembre, et en parallèle, une campagne « Sortez voter ».

Dans des circonstances NORMALES, les militants viennent nous voir et travaillent dans des ateliers sur le format exact de ces lignes directrices. Nous ne faisons que les guider. C’est ainsi que nos stratégies sont si efficaces au final, parce que les militants eux-mêmes les ont créées et elles leur appartiennent absolument, elles sont authentiques. On ne leur donne que les outils pour les utiliser. Dans le cas du Vénézuela, à cause de la situation désastreuse du pays, à cause de la méfiance entre les groupes d’opposition et la désorganisation, nous devons faire l’analyse initiale. Qu’ils passent ou non à une autre étape dépend entièrement d’eux, ou en d’autres termes, dépend s’ils vont se rendre compte qu’un défaut d’UNITE peut leur faire perdre la bataille avant même de l’avoir commencée.

En tout état de cause, la culture de la sécurité du Vénézuela est inexistante. Ils sont retardés et ne disent que des conneries. C’est une farce incroyable.

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116312_insight-venezuela-canvas-fostering-revolutions-.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12559.0.html

Traduit sur WikiLeaks par Irien

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