Révélation WikiLeaks: l’industrie pétrolière se prépare pour la plus importante campagne environnementale jamais connue

Hey, Big Oil-Go Frack Yourself!

MichelCollon.info, 15 décembre 2013

WikiLeaks, la plateforme des lanceurs d’alerte, a dévoilé récemment une série de documents qui révèlent à quel point les compagnies pétrolières se sentent acculées par les activistes. Les experts pensent que l’opposition aux projets dangereux pour l’environnement, notamment l’exploitation des sables bitumeux, pourrait à terme devenir la plus grande campagne pour l’environnement de tous les temps. Ces révélations éclairent les méthodes mises des multinationales pour appréhender la résistance (subdivisée en catégories allant de « réaliste » à « radicale »).

Alors que durant plusieurs décennies, les entreprises pétrolières et gazières ont pu jouir d’une certaine liberté de mouvement, elles doivent depuis quelques années faire face à une contestation toujours plus importante. Les multinationales impliquées dans le très controversé oléoduc Keystone-XL s’estiment d’ailleurs à ce point menacées par les activistes qu’elles encouragent leurs départements de relations publiques et de conseil à s’armer contre la critique.

La plus vaste campagne de défense de l’environnement jamais connue

Rendu public par WikiLeaks, le document « Oil Sands Market Campaigns«  de la société Strategic Forecasting est une présentation destinée à avertir les grands groupes pétroliers qu’en cas de contre-offensive tardive, l’hostilité à l’égard des activités du secteur pourrait se cristalliser dans la plus remarquable campagne pour l’environnement à laquelle ces grands groupes furent jamais confrontés. Bien qu’elle nie avoir sollicité les services de Strategic Forecasting, la société canadienne Suncor semble bien être le destinataire de cette présentation. WikiLeaks possède d’ailleurs quelques courriels dans lesquels des collaborateurs de Strategic Forecasting évoquent le payement par Suncor d’un montant de $ 14.890 pour deux projets achevés.

Radicaux, idéalistes, réalistes et opportunistes

Strategic Forecasting classe les opposants des compagnies pétrolières en différentes catégories (radicaux, idéalistes, réalistes et opportunistes) avant d’expliquer comment appréhender chacune de ces d’entre elles. Parmi les radicaux, on retrouvera des organisations militantes populaires telles que Rising Tide North America, Oil Change International et Indigenous Environmental Network. Greenpeace et Rainforest Action Network sont perçues comme deux entités hybrides, mi-radicales, mi-idéalistes. Sierra Club – le plus grand groupe environnemental américain, Amnesty International et Communities for a Better Environment demeurent des « idéalistes » ; et les différentes structures plus conventionnelles telles que le World Wildlife Funds, Natural Resources Defense Council et Ceres (une association du secteur non-marchand qui rassemble des entreprises, des investisseurs et des groupes d’intérêt publics) se rangent dans la classe des réalistes.

« En somme, ce que les activistes exigent, c’est une régularisation »

Selon Strategic Forecasting, bien que les activistes demandent l’arrêt des projets dangereux pour l’environnement, il apparaît que leur « exigence avérée » est l’application d’un code déontologique au secteur pétrolier. C’est pourquoi, la firme conseille aux compagnies concernées de poursuivre leurs activités tout en veillant à se fabriquer une image plus éthique destinée à atténuer la contestation. Elle préconise en outre de limiter les contacts avec les organisations de défense de l’environnement, de reporter sciemment les négociations, et d’établir des programmes environnementaux propres visant à éclipser les exigences des activistes. Il s’agit ni plus ni moins de museler l’opposition le plus longtemps possible, en tout cas tant que son influence politique est limitée.

Les compagnies pétrolières s’arment de longue date contre les activistes

Les révélations de WikiLeaks confirment l’ampleur toujours croissante des moyens mis en œuvre pour faire pression sur l’opinion publique afin de pouvoir poursuivre ses projets. Les travaux tels que le « fracking » et la pose d’oléoducs amènent les entreprises pétrolières toujours plus près des communautés locales – parfois jusqu’à littéralement envahir les jardins privés! Les citoyens inquiets rejoignent alors les rangs des activistes et donnent davantage de poids aux campagnes de protestation.

Une machine RP bien huilée, un outil essentiel pour une technologie contestée

En Roumanie, la société Chevron a demandé et obtenu l’aide de la police antiémeute pour investir ce mois-ci un camp de résistance pacifique. Activistes et riverains ont été dégagés manu militari pour permettre à Chevron de s’installer et de démarrer les travaux d’extraction du gaz de schiste. Dans le documentaire Gasland II traitant de l’extraction du gaz de schiste aux Etats-Unis, on apprend que des formations RP pour apprendre à appréhender les citoyens réfractaires et en colère, aux livres mettant en scène le « Gentil Frackosaure » et distribués aux enfants des écoles locales, l’industrie du gaz ne lésine pas sur les moyens pour tenter de manipuler le public. Craignant de voir la population locale s’opposer au fracking, Chevron aurait lancé en Pologne la campagne « We Agree », une énième manœuvre pour acheter l’opinion publique selon les activistes du groupe « Occupy Chevron »: « Chevron fournit des ordinateurs aux écoles locales, aménage des voies piétonnières et a même été jusqu’à faire reconstruire la maison d’un particulier qui se plaignait des dégâts causés par les vibrations des camions. Si ça, ce n’est pas de la corruption… »

Activistes: nos campagnes font de l’effet

Depuis qu’est la parution du document Strategic Forecasting, les mouvements de désobéissance civile et de protestation contre les sables bitumeux ont exercé une telle pression que le président Obama s’est vu contraint de postposer un arrêté portant sur le projet Keystone XL, du nom de cet oléoduc qui devrait assurer le transport du pétrole extrait des sables bitumeux canadiens vers les raffineries du Golfe du Mexique. D’autres actions de protestation ont également retardé l’aménagement d’autres oléoducs canadiens. Les campagnes de marketing élaborées par les compagnies pétrolières encouragent les activistes à poursuivre leurs actions. Scott Parkin, membre du Rainforest Action Network et de Rising Tide North America, déclarait à Inside Climate News: « Le fait que des sociétés telles que Strategic Forecasting nous étudient et nous ciblent est révélateur de l’influence de nos structures. Il va de soi que de tels documents n’étaient pas destinés à des non-initiés, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Au contraire, cela nous encourage à exercer une pression encore plus forte. »

 Traduit par Olivier Porignaux pour Investig’Action

Source: http://michelcollon.info/Revelation-WikiLeaks-l-industrie.html?lang=fr

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Au moins 13 agences gouvernementales canadiennes ont eu des contrats avec Stratfor, révèle WikiLeaks

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Ressources naturelles et de la Sécurité publique, ainsi que la GRC et la Commission canadienne de sûreté nucléaire, entre autres, ont des abonnements aux services de Stratfor.

Des agences canadiennes en lien avec une firme américaine privée

Publié le 15 décembre 2013 à 17h03

Ben Makuch
La Presse Canadienne
OTTAWA

Au moins 13 agences gouvernementales canadiennes avaient des contrats avec la firme américaine privée de renseignement Strategic Forecasting Inc., ou Stratfor, révèlent des courriels tout juste publiés sur le site WikiLeaks.

Stratfor a fait parler d’elle récemment, après qu’un document destiné à une société pétrolière suggérant des manières de contourner les groupes environnementaux, dont Greenpeace, eut filtré.

Les courriels indiquent que les agences canadiennes ont dépensé au moins un demi-million de dollars pour les services de Stratfor.

Des correspondances entre janvier 2009 et février 2011 contiennent des factures de 13 125 $ et de 13 725 $ pour des contrats d’un an du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, qui ne les a pas rendues publiques.

Selon une politique de divulgation proactive, le gouvernement doit pourtant publier sur Internet les transactions de plus de 10 000 $.

Le porte-parole des Affaires étrangères, Jean-Bruno Villeneuve, affirme que c’était un simple oubli clérical.

Il ajoute que ces abonnements étaient «largement utilisés dans le département pour apporter de l’information pour le développement de politiques et l’analyse».

Stratfor n’a pas voulu commenter la récente fuite, dirigeant plutôt La Presse Canadienne vers une politique de l’entreprise qui stipule qu’elle ne commente pas sur les documents de WikiLeaks.

«Certains courriels peuvent avoir été falsifiés ou modifiés pour inclure des inexactitudes, certains peuvent être authentiques, dit la politique. Nous ne confirmerons pas dans un cas comme dans l’autre. Nous n’expliquerons pas non plus la philosophie derrière les courriels. Notre propriété a été volée; nous n’allons pas être victimes une seconde fois en nous soumettant à des interviews sur le sujet.»

Un expert en renseignement canadien affirme que certains ministères fédéraux retiennent les services de firmes privées pour améliorer leur base de renseignement.

«Je pense que c’est plutôt commun, particulièrement pour les gens du domaine de l’analyse de renseignement du gouvernement canadien, d’avoir des contrats de temps en temps avec des firmes du secteur privé pour certains types de problèmes analytiques, ce que fait Stratfor, à la base», affirme Wesley Wark.

Dans d’autres courriels, on apprend que le Collège des Forces armées canadiennes à Toronto s’est abonné pour trois ans au portail «Premium» de Stratfor, ce qui donne accès à 10 utilisateurs différents à des analyses sophistiquées et des prévisions géopolitiques. Ce contrat a coûté 240 600 $ sur trois ans et l’armée l’a rendu public.

En plus des Forces armées, les ministères des Transports, de l’Industrie, de la Citoyenneté et de l’Immigration, des Ressources naturelles et de la Sécurité publique, ainsi que la GRC et la Commission canadienne de sûreté nucléaire, entre autres, ont des abonnements aux services de Stratfor.

Un pirate informatique et membre du groupe de piratage Anonymous, Jeremy Hammond, a plaidé coupable pour le vol de ces cinq millions de courriels et reçu une sentence de dix ans d’emprisonnement aux États-Unis.

M. Wark ne croit pas que Stratfor ait accès à de l’information confidentielle.

«Les gens qui travaillent pour Stratfor sont pour la plupart d’anciens membres de la communauté du renseignement américain. Ils ont des connexions. Mais je pense qu’ils travaillent principalement avec des données du domaine public.»

Source: http://www.lapresse.ca/international/dossiers/fuites-de-wikileaks/201312/15/01-4721198-des-agences-canadiennes-en-lien-avec-une-firme-americaine-privee.php

Vidéo: Ron Paul, Julian Assange parlent de la Syrie

Ron Paul interviewe Julian Assange, partie 1 (cliquer pour voir les autres parties de l’interview)

Par Steve Nelson, 30 août 2013

L’ancien républicain Ron Paul, R-Texas, et le leader de WikiLeaks Julian Assange font souvent l’éloge les uns des autres, mais pour la première fois la semaine prochaine les internautes pourront regarder le champion libertaire interviewer l’éditeur de documents secrets.

L’interview sera diffusée sur la chaîne TV Internet de Paul, RonPaulChannel.Com, qui a été lancée le 12 août. L’accès complet au site nécessite un abonnement, actuellement en cours au prix de 9,95 $ par mois.

Dans un clip de l’interview prochaine d’Assange,  transmise à U.S. News, les deux dirigeants – deux critiques virulents des derniers efforts militaires américains – discutent de la possibilité d’une action militaire occidentale contre le gouvernement de la Syrie.

« N’avez-vous pas abordé ce sujet, de quelqu’un qui était à la recherche d’un incident avec la Syrie qui justifierait que tous les pays viennent, et que le gouvernement des États-Unis vienne, et que le gouvernement britannique vienne, et qu’ils fassent quelque chose en Syrie? » Paul demande à Assange.

Le patron de WikiLeaks, qui a été enfermé dans l’ambassade d’Equateur à Londres pendant la dernière année, a expliqué que WikiLeaks a publié en effet un tel document.

Assange a cité un e-mail de décembre 2011 de la société de renseignement Stratfor, un rapport de retour d’un membre du personnel qui a rencontré l’US Air Force, les responsables militaires de l’armée britannique et de l’armée française sur une possible intervention militaire en Syrie.

Les responsables auraient pensé qu’une intervention militaire aurait besoin de « quelque indignation humanitaire pour accrocher le tout​, et nous avons vu cela », a déclaré Assange.

Le vendredi la Maison Blanche a publié un rapport affirmant que 1.429 Syriens ont été tués dans une attaque chimique le 21 août par le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad. Le Parlement britannique a voté jeudi contre une proposition visant à attaquer la Syrie en réponse à l’attaque chimique présumée. Aux États-Unis aussi, de nombreux politiciens craignent que l’administration du président Barack Obama puisse se précipiter dans une guerre basée sur des renseignements inexacts.

« Il est certain que [l’indignation humanitaire] a été mis à profit », a déclaré Assange à Paul. « Ces pays n’ont jamais vraiment eu de fichue préoccupation sur les Syriens auparavant. »

Source: http://www.usnews.com/news/blogs/washington-whispers/2013/08/30/ron-paul-julian-assange-syria

Wikileaks: un choix de documents sur les attentats du 11 septembre

Avis aux curieux, blogueurs et journalistes qui voudraient se replonger dans les événements tragiques du 11 septembre 2001. Les Global Intelligence Files — mails de la société de renseignement Stratfor, qui travaille de près avec le gouvernement américain — font aussi l’objet de certaines analyses de leurs conseillers, en relation aux attentats contre le World Trade Center. La vie de Ben Laden, la construction de la mosquée de Ground Zero, les nouvelles mesures contre le terrorisme et les réactions à l’étranger… Et bien d’autres aspects, y compris la possible implication du gouvernement américain dans l’organisation des attentats du 11 septembre. Les analystes de Stratfor discutent à plusieurs reprises, en effet, de ces théories de la conspiration intérieure et prennent ces idées très au sérieux. Vous pouvez traduire et vous inspirer de ces documents pour nous envoyer vos propres articles pour Wikileaks Actu.

Attentat du 11 septembre - Tours jumelles

Voici le résumé de notre recherche:

1) La mort de Ben Laden à Abbottabad, Pakistan

La figure la plus associée aux attentats du 11 septembre est Oussama Ben Laden. Les analystes de Stratfor évoquent la difficulté avec laquelle les agences de renseignement aux Etats-Unis ont réussi à localiser le terroriste. Même si les rumeurs ont beaucoup reproché aux Etats-Unis d’avoir volontairement laissé Ben Laden en liberté, pendant des années, Stratfor évoque plutôt la difficulté de le trouver parmi les 170 millions d’habitants au Pakistan. C’est la CIA qui a promis le 17 septembre 2001 de mettre la main sur Ben Laden, et cela a créé une compétition secrète entre les agences de renseignement, comme le soulignent les analystes. On apprend aussi dans ce document les conditions de vie de Ben Laden à Abbottabad et pourquoi il a échappé à la surveillance américaine en n’utilisant aucun moyen de communication électronique. Mais la NSA a finalement réussi à localiser le complexe d’Abbottabad. Les analystes de Stratfor évoquent aussi l’idée que la version officielle de la mort de Ben Laden peut être une histoire fabriquée, destinée à protéger les vraies sources qui ont servi à l’arrêter et qui pour certaines travaillaient certainement dans le domaine du renseignement.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3161716

2) Un complot intérieur, venu du gouvernement américain?

Plusieurs e-mails Stratfor évoquent les théories du complot du 11 septembre. Un premier mail évoque les mensonges du sénateur américain John MacCain, avec pour titre: « McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! » Ce titre reprend une analyse de Dick Fojut, un vétéran de la guerre en Corée qui vit et écrit des articles pour dénoncer l’implication du gouvernement américain dans le 11 septembre. Les analystes de Stratfor partagent entre eux ces articles, mais ceci ne veut pas dire qu’ils adhérent à la théorie de Dick Fojut. Ceci montre néanmoins que le but des agences de renseignement est aussi de collecter et de surveiller la parution des articles sur internet, dans la mesure où ces articles peuvent porter atteinte à l’image du gouvernement américain.
« McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1267362

« Le 11 septembre a-t-il été la couverture d’une fraude financière? » — telle est encore une autre question posée dans les e-mails Stratfor:
[Commentaires Analytiques & Renseignement] « Cela suggère que certaines figures inconnues de la Réserve Fédérale ont pu être en collusion… »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207972

L’e-mail suivant évoque encore la problématique d’une fraude fianncière, liée aux attentats du 11 septembre et impliquant directement l’administration Bush. Les analystes de Stratfor reprennent cette fois le lien d’un article de blog qui parle de la disparition de réserves d’or juste avant les événements du 11 septembre. L’article dit: « Pourquoi les Etats-Unis se sont attaqués eux-mêmes et ont détruit le World Trade Center? L’escroquerie de l’Amérique ». Plusieurs banques et institutions financières possédaient des ressources en or, en bas du World Trade Center, et des transactions importantes auraient eu lieu au moment des attentats.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=450606

Puis, les analystes recensent une longue série d’articles parus sur internet, qui ont pour thème « LE GOUVERNEMENT US/Bilderberg/Rothschild/Rockefellers sont les « TERRORISTES » de la « DETTE » obligeant les Américains à abandonner leurs droits, ou pourquoi le gouvernement des Etats-Unis a utilisé le complot du 11 septembre comme un outil de manipulation politique, de la même manière que d’autres projets mystérieux de la CIA, tels que HAARP au Japon et en Chine, etc. La collecte des articles parus sur internet montre à quel point la moindre information est surveillée, même si celle-ci est publiée sur un simple blog. Rien n’échappe aux analystes de Stratfor, pas même les vidéos de Youtube.
[Commentaires Analytiques & Renseignement] Le Gouv U.S. est le terroriste
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1896908

Charles Drace, en réponse à un article de Fred Burton (Stratfor): « Bush n’a pas attaqué l’Afghanistan et l’Iraq en réponse à la provocation d’Al-Qaïda. En fait, c’est Dick Cheney qui a laissé les avions arriver à New York, en empêchant les chasseurs d’attaque de les poursuivre, et n’importe qui avec un peu de sens sait maintenant que les bâtiments du WTC ont été démolis par des explosifs, et pas par des avions. » L’analyse qui suit est très intéressante et mérite d’être lue.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=467779

Pourquoi les missions de Bush se sont avérées contradictoires, à la suite du 11 septembre: « L’une consistait à mener une guerre contre la terreur. La seconde était de ramener Oussama Ben Laden et ses partisans face à la justice. Les deux ont été faites pour de la bonne rhétorique. Mais elles étaient aussi fondamentalement contradictoires. Une guerre n’est pas une enquête judiciaire, et une enquête criminelle n’est pas une partie de la guerre. »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1697416

Pourquoi « la dictature US capitaliste a permis les attaques du World Trade Center de se produire pour créer une PROVOCATION DE MASSE utilisée comme un faux prétexte pour projeter le pouvoir américain en Asie Centrale » — un article envoyé par William H. Depperman à l’agence Stratfor, en expliquant plusieurs aspects de la théorie du complot:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207145

Trois questions au sujet du 11/9, à George Friedman- par Enver Masud, Fondateur et Directeur Général, The Wisdom Fund:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=533890

[Commentaires Analytiques & Renseignement] 11/9
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1313332

RE: #11 – La symbolique du chiffre 11 dans les attentats du 11 septembre
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3487640

3) L’Arabie Saoudite face aux attentats du 11 septembre

L’Arabie Saoudite a plusieurs fois été accusée d’avoir une implication possible dans les attentats du 11 septembre, notamment à travers le recrutement des pirates de l’air qui étaient d’origine saoudienne. Il est donc étonnant de voir un e-mail Stratfor évoquer un article de Gulf News, où un auteur saoudien appelle à rejeter toutes les théories du complot par respect pour les victimes: « Ne déshonorez pas les victimes en faisant des allégations sauvages« . Pourquoi faire cet appel, alors même que l’enquête américaine n’a jamais abouti et que le rapport de la Commission du 11 septembre porte de nombreuses erreurs? Pourquoi cet auteur se place symboliquement dans la lignée du gouvernement américain, qui voudrait faire étouffer toute enquête future? Un attentat de l’ampleur du 11 septembre suppose une conspiration de large envergure: les pirates de l’air n’ont pas agi seuls, ils ont été financés, formés dans des écoles de pilotage sur le sol américain, ils ont reçu de l’argent de comptes saoudiens. On ne peut que douter de la sincérité de cet article, qui sous prétexte d’hommage aux victimes, appelle en fait à ne plus se poser de questions sur la vérité du 11 septembre.
Royaume d’Arabie Saoudite/Etats-Unis – Un écrivain de Dubaï exhorte à honorer les victimes du 11/9 en rejetant les théories de la conspiration
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=709112

Un autre article saoudien, plus objectif dans son contenu, revient sur les conséquences politiques du 11 septembre et notamment l’effet de la guerre contre le terrorisme, qui a ciblé plusieurs pays au Moyen-Orient, comme l’Irak, l’Afghanistan et le Liban. L’e-mail Stratfor cite l’analyse de cet article dans sa totalité:
AFGHANISTAN/ASIE DE L’EST/Moyen-Orient-Asie du Sud – Un écrivain saoudien liste les effets du 11/9 dix ans après
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=730792

4) Le contre-terrorisme et la menace internationale d’Al-Qaïda

ETATS-UNIS/AFGHANISTAN/ALLEMAGNE – Un journal allemand dit que la recherche pour les sources du financement du terrorisme donne de modestes résultats
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=702975

Les analystes Stratfor évoquent la nécessité, selon eux, de faire évoluer la loi internationale pour combattre le terrorisme. En reprenant l’analyse de George Friedman sur les missions contradictoires de Bush, ils constatent un « échec de la loi internationale pour évoluer pour apporter une direction dans l’opération contre les combattants tels qu’Al-Qaïda ». Dans cet e-mail, se dessinent aussi les traits de la politique étrangère américaine: à savoir convaincre le monde entier de la lutte anti-terroriste et permettre une coordination internationale de la loi, afin que les lois existant aux Etats-Unis puissent s’appliquer dans d’autres pays, mais c’est en même temps le danger de cette politique qui consisterait à défendre les intérêts américains au nom de la loi internationale.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1088924

Un commentaire intéressant des conseillers de Stratfor: « Al Qaeda a mis en place une ‘structure’ dans un certain nombre de pays, y compris aux Etats-Unis pour livrer le 11/9. Qu’en serait-il si ces structures n’étaient jamais démantelées, jamais touchées? » En effet, il est difficile d’évaluer la puissance du réseau Al-Qaïda, si l’on ne peut en comprendre la structure internationale, et les analystes de Stratfor eux-mêmes semblent plutôt ignorants sur le sujet. Les médias parlent également peu de ce problème.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=583326

Une présentation du livre Stratfor consacré au thème Al-Qaïda: « STRATFOR a commencé à faire la chronique de la décentralisation du mouvement jihadiste en 2004, et ce livre est une collection de nos meilleures et de nos plus représentatives analyses sur le sujet depuis cette époque ».
Re: Intro au livre Stratfor sur Al-Qaïda
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5301218

Rapport Spécial de Sécurité: La Menace Militante Contre les Hôtels (Stratfor)
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1688955
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=290595 (.pdf)

Rapport de Renseignement Stratfor sur le Terrorisme. L’un des paragraphes est consacré au 11 septembre, avec l’évocation de la politique « zéro tolérance » à l’égard des menaces terroristes, voir le sous-titre « Le 11/9 et les fenêtres cassées »:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=521901

L’Afrique du Sud et la guerre internationale contre le Terrorisme: Présentation d’Al-Qaïda par Douglas McClure – Bref Aperçu – délivré pour la 1ère fois en novembre 2004 et depuis mis à jour
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5315408 (.doc)

RE: Vidéos de surveillance terroriste, prises le jour du 11 septembre
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1954534
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3423281

5) Le 11 septembre et la naissance de « l’âge du chaos » dans le monde

Les attentats du 11 septembre et la guerre internationale contre le terrorisme ont ouvert, comme le souligne un journal turc, un « âge du chaos » dans le monde et une redéfinition des forces politiques mondiales, autrement dit une nouvelle répartition de l’ordre politique mondial.
AFGHANISTAN/AFRIQUE/AM-LAT/UE/Moyen-Orient Asie du Sud – Un journal turc dit que le 11/9 a ouvert la porte à un « âge du chaos »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=715165

En 2007, Michael Kirschner écrit aux analystes de Stratfor: « Ben Laden n’est pas vaincu. Nous avons vu que son calendrier et son approche est différente de la nôtre. Il y avait eu 8 ans entre les attaques du WTC; il n’y en a que 6 depuis l’attaque réussie sur le sol américain, mais pendant cet intervalle il y a eu d’autres attaques réussies ailleurs dans le monde. Je ne vois pas où il a perdu du pouvoir, ou de manière plus importante, de l’influence. (…) Nous avons créé un monde bien plus dangereux pour nos enfants et pour les leurs en même temps, en tombant volontairement et consciemment dans le piège de Ben Laden. » Encore de nos jours, certains analystes estiment que le terrorisme est bien plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’était à l’époque du 11 septembre, car ce sont les attaques qui ont finalement réveillé un fort sentiment anti-américain dans le monde et qui ont aussi prouvé que l’Amérique n’était pas un pays invincible.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=364934

Les évenements qui ont marqué la dernière décennie, vus par les analystes de Stratfor.
11 Septembre —2001- « Le monde de l’Après-Guerre froide »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1669061

Géopolitique Hebdomadaire: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=393888

John Mauldin écrit un e-mail aux analystes de Stratfor, en précisant inclure dans son article, une présentation de son ami George Friedman (Stratfor), au sujet du nouveau paysage politique que doit affronter le nouveau président américain dans le monde de l’Après-11 septembre. A la fin de l’e-mail, suivent 10 questions aux potentiels candidats de la présidentielle américaine de 2008.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1246846

Un e-mail qui semble être celui d’un lecteur de Stratfor, Roger Burke, qui compare les attentats du World Trade Center à l’effet dévastateur de la tempête Katrina, l’ouragan qui s’est abattu en 2005 sur les côtes des Etats-Unis. En comparaison, précise-t-il, les attentats du 11 septembre ont fait plus de 3000 morts, alors que l’ouragan Katrina en a causé environ 1600.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367097

Un concours proposé aux lecteurs de Stratfor sur le thème du 11 septembre: « Quelles seraient les orientations de la politique étrangère américaine aujourd’hui, si les attaques du 11/9 n’avaient jamais eu lieu? ». Etant donné l’ampleur des conséquences internationales et du chaos qui a été généré dans le monde, on peut en effet imaginer que la politique étrangère américaine n’aurait pas été la même, sans doute l’opinion publique américaine n’aurait pas soutenu les guerres au Moyen-Orient, mais néanmoins les orientations générales auraient peut-être quand même été liées aux questions du terrorisme international et de la lutte contre les régimes opposés aux Etats-Unis.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=599289

[Lettres à Stratfor] RE: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1275157

Tony Blair: Les erreurs sur la planification de l’après-guerre (citations de son discours prononcé en public), les aspects légaux/illégaux de l’invasion et les désaccords avec les Nations Unies.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1639185

6) Les commémorations et événements autour du 11 septembre

[OS] CONSULTATIF POUR DEMAIN: LE VICE-PRESIDENT BIDEN ACCUEILLE UNE PROJECTION DE DOCUMENTAIRE DANS LE CADRE DE LA COMMEMORATION DU 10ème ANNIVERSAIRE DES ATTAQUES DU 11/9
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=4069095

LE COEUR D’UN SOLDAT: HONORANT LA FORCE A TRAVERS UNE CHANSON AVEC JAMES STEWART ET L’OPERA DE SF – MARDI 13 SEPTEMBRE 2011: « Un nouveau grand opéra qui aborde la tragédie du 11/9 est présenté à San Francisco »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5479517

Fwd: Rassemblement Historique du 11/9 pour « Arrêter la Mosquée à Ground Zero »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367007

La Syrie attaquée pour avoir défendu les Palestiniens contre Israël en 2010?

Le conflit syrien, ou guerre civile syrienne, peut trouver une autre porte d’interprétation, si on considère la problématique du conflit israélo-palestinien. En effet, la Syrie avait plusieurs fois défendu les droits des Palestiniens, avant le début de la guerre. En 2010, le gouvernement syrien avait appelé Israël à « mettre fin aux violations systématiques des droits humains dans le Golan occupé ». Est-ce que la Syrie a indirectement été victime d’un complot terroriste, organisé par les Etats-Unis et Israël, — comme le prétendent certains journalistes — pour la défense que le régime prenait en faveur de la cause palestinienne? Un document Wikileaks retrace cet épisode.

israel_palestine-map-edit-1353601538.24Illustration: La perte du territoire palestinien 1946-2005

SYRIE/ISRAEL/ANP/ONU – La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

Publié le 02-03-2012 01:00 GMT

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La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

28 Sept. 2010

http://sana.sy/eng/22/2010/09/28/310091.htm

Genève, (SANA) – La Syrie a renouvelé lundi sa demande pour l’arrêt des violations israéliennes continuelles contre les droits de l’homme des Palestiniens, pour lever le siège injuste sur la bande de Gaza et pour l’octroi au peuple palestinien de leur droit à l’autodétermination et à l’établissement de leur Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Cette demande est intervenue au cours du discours du Représentant Permanent de la Syrie Faisal al-Hamwi, auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, au nom du Groupe Arabe, pendant les discussions du Conseil des Droits de l’homme sur les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien.

Le Conseil a été informé sur le rapport du juge Goldstone qui a condamné le refus d’Israël pour la coopération avec son comité.

Al-Hamwi a appelé à condamner Israël pour son refus de coopérer avec le comité de Goldstone, en notant que l’indifférence israélienne et le rejet des enquêtes de la Commission visent à échapper au châtiment.

Il a souligné la nécessité que le Conseil ne devrait pas permettre que les droits des victimes du massacre de Gaza soient négligés, tout comme les droits des victimes de Bait Hanoun et d’autres massacres perpétrés par Israël.

Le Conseil a situé les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien. Al-Hamwi a énuméré les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et le Golan syrien occupé, ce qui comprenait tous les aspects de la vie.

Au cours des discussions générales du Conseil concernant le Chapitre VII sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les autres territoires arabes occupés, al-Hamwi a dit, dans la déclaration de la Syrie au Conseil, « Jour après jour, l’occupation israélienne a continué ses violations des droits de l’homme dans le Golan syrien occupé », soulignant que dans l’entrée des prisonniers syriens dans leur 26ème année dans les prisons israéliennes, Israël continue de priver les citoyens du Golan syrien occupé d’eau potable et l’exploite dans l’intérêt des colons israéliens.

La déclaration a appelé à faire l’examen des détails de cette attaque et d’un certain nombre d’autres attaques contre les citoyens syriens du Golan occupé, dans un message adressé par le ministre des Affaires étrangères de la Syrie au président du Conseil des droits de l’homme, le 31 Août 2010.

Al-Hamwi a conclu son intervention, en disant que peu importe la façon dont la campagne de distorsion israélienne augmente, nous et tous les pays qui croient dans les vrais droits de l’homme sans doubles standards, nous suivrons l’occupation dans ce conseil pour exposer la vérité et pour libérer les prisonniers, et permettre à nos citoyens de jouir de leur droit en ce qui concerne la visite sans conditions de leur patrie, en plus de la principale demande de mettre fin à l’occupation israélienne du Golan syrien occupé.

H. Zain / Al-Ibrahim

Source: http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1850591

Interview de Bachar al-Assad sur le Hezbollah et le front du Golan: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114299&frid=18&seccatid=37&cid=18&fromval=1

Pourquoi la politique israélienne des destructions massives? http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=64129

Sayed Nasrallah: « Seule la solution politique est valable en Syrie » http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=56969

Amesys n’est pas la seule entreprise à avoir vendu des logiciels de surveillance à Kadhafi

Une salle du centre de surveillance en Libye, explorée par le Wall Street Journal

FRANCE/LIBYE – L’entreprise française a aidé Kadhafi à espionner l’opposition: rapport

Publié le 12-03-2013 00h00 GMT

Email-ID 4119800
Date 2011-08-30 18:47:10
From yaroslav.primachenko@stratfor.com
To os@stratfor.com

L’entreprise française a aidé Kadhafi à espionner l’opposition: rapport

30/08/11

http://www.france24.com/en/20110830-french-firm-helped-kadhafi-spy-opposition-report

AFP – Une filiale de l’entreprise IT française Bull a aidé le régime de Mouammar Kadhafi à espionner les e-mails et les messages instantanés d’opposants de l’homme fort déchu de la Jamahiriya, selon un rapport de mardi.

Amesys, qui se décrit lui-même sur son site comme « un acteur-clé dans le domaine de la sécurité et des systèmes critiques au niveau national et international », a installé un centre de surveillance à Tripoli en 2009, selon le Wall Street Journal.

Le journal, citant des personnes proches du dossier, a déclaré que l’entreprise a équipé le centre avec une technologie d' »Inspection Approfondie des Paquets » pour espionner les activités en ligne des ennemis de Kadhafi.

Le régime libyen, au début de cette année, a eu des entretiens avec Amesys et d’autres entreprises, y compris l’unité Narus de Boeing, un fabricant de produits de surveillance du trafic internet, alors qu’ils cherchaient à accroître l’appareil de surveillance du régime, dit le Journal.

L’entreprise de télécommunications chinoise ZTE a également fourni de la technologie pour l’opération de surveillance, indique le rapport.

Bull a dit qu’il n’avait aucun commentaire à faire sur le rapport, lorsqu’il a été contacté par l’AFP.

Narus a déclaré au Wall Street Journal: « Il n’y a pas eu de ventes ou de déploiements de la technologie Narus en Libye », tandis que ZTE a refusé de commenter lorsqu’il a été sollicité par le quotidien.

Le Journal a dit que ses journalistes avaient fait le tour du centre de surveillance et trouvé des fichiers sur place qui incluent des e-mails écrits aussi récemment qu’en février, après le coup d’envoi du soulèvement libyen.


Yaroslav Primatchenko
Surveillance mondiale
Stratfor

Source: http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=4119800

« La vie sous le regard des espions de Kadhafi » (Wall Street Journal): http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203764804577056230832805896.html

Photos du centre de surveillance en Libye (Wall Street Journal): http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203764804577056230832805896.html#slide/1

Articles OWNI sur Amesys: http://owni.fr/tag/amesys/

Articles Reflets.info sur Amesys: http://reflets.info/?s=amesys

Stratfor Files: le directeur de Google Ideas fricote avec le « changement de régime »

Le 27 février 2012, Wikileaks a lancé la publication des « Global Intelligence Files » (petits papiers du renseignement mondial), plus de 5 millions d’emails de la société de renseignement privée Stratfor, basée au Texas. Les emails couvrent une période allant de juillet 2004 à fin décembre 2011. Ils révèlent le fonctionnement interne d’une entreprise qui annonce être un service de renseignement privé, mais qui fournit des services de renseignement confidentiels à de grandes entreprises, comme Dow Chemical Corporation à Bhopal (Inde), Lokheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, ainsi qu’à des agences gouvernementales, telles que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), les « Marines » et l’Agence du renseignement pour la défense (DIA).

Eric Schmidt, président du conseil d’administration de Google – Photo Reuters/Fabian Bimmer

Par Yazan al-Saadi, le 14 mars 2012

Certains des cadres les plus haut placés de Google, dont le président du conseil d’administration et l’un des donateurs majeurs de la campagne présidentielle de Barack Obama Eric Schmidt, ont informé la firme de renseignements Stratfor sur les activités et les communications internes de Google sur le sujet du « changement de régime » au Moyen-Orient, selon des emails de Stratfor publiés par WikiLeaks et obtenus par al-Akhbar. L’autre source citée était le directeur de Google pour la sécurité Marty Lev.

Les échanges se sont surtout focalisés sur les actions de Jared Cohen, actuellement directeur de Google Ideas, un « think/do tank » étiqueté comme véhicule de la diffusion de la démocratie libérale à l’états-unienne. Cohen a aussi fait partie de l’équipe de prospective politique du Secrétaire d’État US (ministre des affaires étrangères, ndt) et été conseiller pour Condoleeza Rice et Hillary Clinton.

Les échanges d’emails, commençant en février 2011, suggèrent que les cadres de Google redoutaient que Cohen ait été en train de coordonner ses actes avec la Maison Blanche et avaient parfois raccourci sa mission, de peur qu’il ne prenne trop de risques. Le vice-président de Stratfor pour le contre-terrorisme Fred Burton, qui semblait opposé au rôle dissimulé et allégué à Google dans l’excitation des soulèvements, décrit Cohen comme un « électron libre » dont le meurtre ou l’enlèvement « pourraient être la meilleure chose qui puisse arriver » à Google.

(suite…)

A écouter: Chris Hedges interviewe Julian Assange

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Posté le 5 mai 2013

Dans ces extraits audio de leur longue conversation à l’ambassade d’Equateur, Chris Hedges interroge Julian Assange au sujet de la stratégie juridique et les pensées du fondateur de WikiLeaks sur le Pfc. Bradley Manning.

Pour en savoir plus, y compris le commentaire approfondi de Hedges sur leur conversation, une chronologie interactive, des ressources et une illustration originale de M. Fish, visitez ce lien relatif.

Edition audio par Brittany Knotts. Transcription par Lucy Berbeo.

Interview, partie 1 (télécharger l’audio 1): Chris Hedges parle avec Julian Assange des stratégies légales de ses opposants.

Chris Hedges: Alors, qu’est-ce que vous, quand vous regardez tout ce genre de, vous savez, tout ce mouvement, que pensez-vous qu’ils essaient de faire? Comment veulent-ils essayer de vous faire sortir d’ici?

Julian Assange: Je pense que c’est un vrai désordre. Je ne pense pas qu’ils ont — il y a tellement de parties différentes avec des intérêts différents. C’est un vrai désordre. Le Royaume-Uni veut s’en dégager, mais il ne veut pas perdre son prestige par rapport à l’Equateur. La situation en Suède devient si difficile maintenant que… La Suède ne sera jamais contre les Etats-Unis. Aucun pays — ni le Royaume-Uni, ni la Suède, ne seront jamais contre les Etats-Unis. Mais dans ce cadre, la situation est si difficile maintenant en Suède —

CH: Que voulez-vous dire par si difficile?

JA: Politiquement, c’est — le chef de la Cour Suprême suédoise est sorti et a dit que l’affaire est un vrai désordre.

CH: Avez-vous eu aucun élément indiquant que les Américains ont essayé de manipuler l’affaire en Suède?

JA: Ils n’en ont pas besoin. … Nous avons quelques éléments. Le [L’] ambassadeur US d’alors, Louis Susman, a dit au début de 2011 qu’ils attendent l’après-affaire suédoise. The Independent [le journal] —

CH: Qu’ils attendent quoi?

JA: Quel est l’intérêt des Etats-Unis dans cette affaire? Il s’agit de mon extradition. Il ne l’a pas dit, mais c’est le contexte évident.

Assistante d’Assange: L’ambassadeur US du Royaume-Uni a donc dit, en début de —

JA: 2011

Assistante d’Assange: … début 2011, que les Etats-Unis attendaient de voir ce qui arrive avec l’affaire en Suède.

Michael Ratner, avocat d’Assange: Ils ne feraient pas les procédures en même temps, car alors il y aurait deux extraditions en concurrence — et alors, ils attendront jusqu’à —

CH: Oh, je vois. OK, je comprends.

JA: Sinon, il y en aurait eu un en attente, et l’autre serait venu, et alors le ministre de l’intérieur aurait eu comme sort de prendre une décision, une décision de cour révisable, une décision politiquement révisable, pour échanger le précédent avec ceux-ci.

MR: Donc ce qu’ils feraient, s’ils devaient le faire effectivement, si Julian avait gagné le recours contre l’extradition, ils seraient probablement à ce moment en train de déposer une demande d’extradition à la cour britannique.

JA: Oui, ou les droits à… si je vais en Suède. C’est donc ce qu’a dit l’ambassadeur, et également ce qu’a dit le correspondant diplomatique de The Independent à la fin de 2010, qu’il y avait déjà des discussions informelles entre la Suède et les Etats-Unis.

Assistante d’Assange: Le jour après, le jour après où tu es allé en prison.

JA: Oui.

CH: Des discussions informelles entre la Suède et les Etats-Unis. Donc vous — vous extrader en Suède et ensuite —

JA: Et les détails étaient que, je pense que dans cela il a dit que ce serait au terme, que ce serait à la fin de l’affaire suédoise. Et alors aux Etats-Unis, où je pense que l’équation politique est la plus intéressante. Vous avez des procureurs dans l’affaire [Pfc. Bradley] Manning qui sont clairement en train de se préparer pour un musical de Broadway long de 12 semaines, où ils ont leur diva étoile, qui est le mec de la Navy SEAL, et ils vont le faire chanter. Et c’est une si grosse machine — 141 témoins qu’ils ont énumérés pour la poursuite judiciaire. Et l’enquête du grand jury a été une si grosse entreprise; je veux dire, tellement de gens, tellement d’enregistrements, toutes sortes d’affaires devant les tribunaux à ce sujet; des choses n’ayant pas de rapport avec cela. L’EPIC [Electronic Privacy Information Center, ou Centre d’Information de la Vie Privée Electronique] a une affaire judiciaire en relation avec le FOI [Freedom of Information, ou Liberté de l’Information], ce qui est une information très intéressante, d’ailleurs, sur –

MR: Vous connaissez tout sur l’EPIC?

CH: Non.

JA: C’est une ONG située à Washington, l’Electronic Privacy Information Center [Centre d’Information de la Vie Privée Electronique]. Une sorte d’ACLU [American Civil Liberties Union] pour la vie privée. Et alors ils ont demandé tous les dossiers du FBI et du DOJ [Department Of Justice] concernant les listes des supporters de WikiLeaks. Ils font une attaque sous le principe des droits associatifs… Il y a eu une interférence, une potentielle interférence avec les droits associatifs. Mais de toute manière, dans le litige de cette affaire, la façon dont le FBI et le DOJ [Department Of Justice, Ministère de la Justice] défendent la chose, nous avons ces catégories de documents, et nous comptons le nombre de documents dans chaque classe, et ils forment des sortes de sections, comme la section du Ministère de la Justice qui a à voir avec l’extradition — c’est un point intéressant. Quoi qu’il en soit, vous pouvez voir qu’il y a vraiment une très grosse machine. Il y a, vous le savez, plus d’une douzaine de départements américains fortement impliqués. Mais cette machine est maintenant très difficile à arrêter, dans la mesure où il y a déjà des budgets prédéfinis. Par exemple, il y a eu un appel d’offres lancé par le Ministère de la Justice il y a environ un an pour un système informatique de gestion de l’affaire WikiLeaks. L’appel d’offres était de 1 à 2 millions de dollars pour ce système informatique, juste pour regarder les documents. Il y a toutes sortes d’intérêts professionnels de la part des procureurs, du FBI, et cetera, en gardant cette grosse affaire en marche. Ils veulent, vous savez, marquer des points. Maintenant, au niveau des avocats supérieurs, euh Eric Holder. En fait… en descendant juste d’un degré, Neil MacBride.

MR: Vous savez qui c’est?

JA: Le DA [Deputy Attorney, ou Procureur Adjoint] du Massachussets est devenu —

MR: Non, non. Neil MacBride, juste pour que vous le sachiez, c’est le procureur, le procureur américain pour le District Est de Virginie. … C’est un procureur fédéral américain.

JA: C’est celui qui est responsable des poursuites en matière de sécurité nationale et, en particulier, de la plupart des poursuites extraterritoriales des Etats-Unis. Il y avait un article hagiographique paru dans le Washington Post à son sujet, il y a peut-être quatre mois; cela vaut vraiment la peine de le lire pour comprendre l’aspect géopolitique de la partie juridique de l’affaire, que je n’avais en quelque sorte pas réalisé avant, mais il y a une sorte de combat juridique asymétrique qui se déroule au niveau de la loi américaine, pour appliquer le droit américain à autant de juridictions que possible. Et si vous avez le contrôle sur l’utilisation de la force dans une juridiction étrangère, cette juridiction fait partie par définition de votre Etat. Donc, il est impliqué dans ce projet d’amener le plus grand nombre possible d’Etats sous la loi américaine et de les remettre en route. Cet article dit qu’il y a quelque chose comme 60 territoires où ils arrêtent les gens et où ils les poursuivent à Alexandria, en Virginie. Il est également chargé de l’affaire Kim Dotcom.

JA: Il y a donc la question de savoir s’il existe déjà un acte d’accusation secret. S’il y a un acte d’accusation secret, nous le croyons à cause des nombreuses preuves à travers les fuites, mais surtout à cause du comportement du Ministère de la Justice et de Neil MacBride, et à travers les questions, qu’il existe un acte d’accusation secret.

CH: Qu’est-ce que cela veut dire, un acte d’accusation secret? En termes de, par exemple —

MR: S’il y a une mise en accusation et qu’ils ne donnent pas d’avis public à ce sujet —

CH: Pourquoi ne le feraient-ils pas?

MR: Eh bien, parce que dans ce cas, la personne est —

JA: C’est normal.

MR: Oui, c’est normal, si la personne est en dehors du pays —

JA: La personne n’a pas encore été arrêtée.

MR: Ils ne veulent pas télégraphier à cette personne, « vous avez été mis en examen. »

JA: Si la personne n’a pas encore été arrêtée, c’est normal. L’acte d’accusation est secret. Et aussi, du point de vue de la loi, c’est une infraction pénale pour tout responsable américain au courant de l’acte d’accusation secret de parler à toute personne, même à un autre responsable américain, de l’existence de l’acte d’accusation secret, sauf dans le cadre de l’exécution d’un mandat.

CH: Et pouvez-vous me dire s’il y a eu des indications publiques qui semblent faire allusion à l’existence d’un acte d’accusation secret?

JA: En vertu de leur propre procédure, si vous demandez « Êtes-vous un sujet, cible ou témoin d’une enquête du grand jury? », ils sont supposés vous le dire. Mais ils refusent de le faire.

MR: Vous ne pouvez pas aller au tribunal pour ça, mais leurs lignes de conduite disent —

JA: Leurs lignes de conduite disent —

CH: Si vous demandez donc est-ce que vous êtes un sujet, cible ou témoin du grand jury, ils devraient vous le dire.

JA: Ils sont supposés le faire. Les lignes de conduite, les principes de conduite des poursuites judiciaires sont qu’ils devraient vous le dire. Et ils refusent totalement de s’engager sur cette question.

CH: Vous leur avez posé la question?

JA: Oui, nous avons posé la question. Ils refusent de s’engager.

CH: Oh, c’est intéressant.

JA: Mais quand vous dites, « Avec qui devrions-nous parler à ce sujet? », ils disent « ce gars-là, ce gars-là » — vous savez, il y a un « gars » qui est chargé de répondre à cette question, mais il refuse de s’en mêler. Pourquoi? Eh bien, l’explication la plus simple est qu’il serait en violation de cette loi qui dit que vous ne le pouvez pas.

CH: Avez-vous une idée du moment où cet acte d’accusation secret a pu tomber?

JA: Il y a une fuite de Stratfor, qui était un mail interne de Stratfor, qui dit « merci de ne pas publier … il y a un acte d’accusation secret contre Assange. »

CH: Ah oui, je m’en souviens.

JA: Le vice-président.

CH: Je me souviens que —

JA: Il travaillait pour le Service de la Sécurité Diplomatique [des Etats-Unis], donc il a effectivement eu… d’autre part, c’est un gars qui est un peu rapide et imprécis avec les enregistrements, donc. …

CH: Avez-vous une idée du moment où cela est arrivé?

JA: Eh bien, si… cet email datait de 2011, début 2011. Quelqu’un a dit que, peut-être, ils avaient fait un acte d’accusation et qu’ils étaient tous prêts, parce que si je gagnais l’affaire ici, l’affaire d’extradition, alors ils avaient besoin d’agir rapidement. Ou bien il est possible qu’il s’agissait d’un projet de mise en accusation. Ils… ils ont toujours un projet de mise en accusation prêt à sortir au cas où ils en aient besoin. Alors peut-être que le projet de mise en accusation était toujours prêt à sortir et ils ne l’ont pas déposé avant la date prévue pour plus tard. Mais ce qui est très suspect, c’est que bien sûr, ils ont dit publiquement « l’enquête est en cours », mais ils refusent de suivre leur procédure et de confirmer mon statut, ce qui serait naturel s’il y avait un acte d’accusation secret.

Interview, partie 2 (télécharger l’audio 2): Julian Assange fait part de ses réflexions sur l’affaire Bradley Manning

Chris Hedges: Y a-t-il quelque chose qui vous a frappé, vous a surpris, dans la déclaration de Bradley Manning?

Julian Assange: Tout. [rires]

CH: Oh, vraiment? OK.

JA: Cela doit être ma réponse.

CH: Nous étions là-bas, et c’était très émouvant. Oh mon dieu, c’était tellement émouvant. Ca vous brisait le coeur. C’était vraiment —

Michael Ratner, avocat d’Assange: Incroyable.

CH: Oui, ça l’était vraiment. Et il était si posé.

MR: Oh, c’était remarquable!

CH: C’était vraiment remarquable, articulé.

JA: Je pensais que les médias traditionnels… ce que j’appelle — j’utilise différentes expressions pour cette bête. Je pense que cette semaine, je suis dans les « vieux médias ». La façon dont les vieux médias ont dressé son portrait consistait à lui enlever toutes les qualités héroïques. Et une qualité héroïque consiste à décider de faire quelque chose, contrairement à ce qui est une expression inconsciente et irraisonnée de la folie ou de la frustration sexuelle, ou quoi que ce soit d’autre. Personne ne peut vous suivre — vous ne pouvez pas suivre les pas de quelqu’un, à moins que la personne que vous suivez ait fait des choix, et vous pourriez peut-être —si elles [ces personnes] ont fait des choix et si elles ont accompli certaines choses, alors vous pourriez être en mesure également de choisir de faire la même chose. Mais si vous avez fait des choses parce que vous étiez un homosexuel fou, et personne ne peut choisir d’être un homosexuel fou. Alors, ils l’ont dépouillé — ils ont voulu le dépouiller de tout son raffinement.

CH: Vous savez, je sais très bien —

JA: Vous pourriez dire, regardez, c’est un événement rare. Pourquoi un événement rare se produit? Eh bien, que savons-nous? La plupart des gens ne sont pas capables de faire ça. Disons que peu importe qui était cette personne, si l’idée est que c’est Bradley Manning, alors que savons-nous au sujet de Bradley Manning? Nous savons qu’il a remporté trois prix scientifiques, autrement dit nous savons que ce mec est brillant. Nous savons qu’il était intéressé par la politique très jeune, et il était éloquent et franc, et il n’aimait pas le mensonge. Et nous savons qu’il était préoccupé par l’état du monde. Et nous savons qu’il était doué dans son travail d’analyste du renseignement. Et ces choses suggèrent que si vous allez dire, quoi, soyez prudent, que la combinaison des capacités et des motivations qui pourraient causer une action, alors voici les talents et les vertus qui pourraient perceptiblement donner lieu au phénomène. Mais au lieu de cela, les gens vont… ils regardent tout le, vous savez, ils disent: « Oh, c’est un homosexuel, c’est la réponse. » Dix pour cent, 10 pour cent de l’armée américaine sont des homosexuels; au moins 50 pour cent sont de familles brisées. OK? Vous prenez ces deux facteurs ensemble, ce qui vous ramène à 5 pour cent, on va dire; un pouvoir très instructif, il y a 5 millions de personnes avec des habilitations actives de sécurité, donc cela vous ramène à combien, 25? Non, cela vous ramène à 250 000 personnes. Vous devez maintenant descendre de 250 000 à un seul.

CH: Eh bien, disons que la manière la plus simple de survivre dans les médias, c’est d’adopter le stéréotype dominant et de courir avec, et si vous contestez le stéréotype — je parle juste comme quelqu’un qui a été à l’intérieur de cette organisation — vous, en tant que journaliste, vous allez prendre beaucoup de merde de vos éditeurs, mais surtout celle des autres journalistes qui colportent cette merde. Et ainsi c’est devenu, ils ont très habilement créé une sorte de fausse personnalité, complètement fausse, évidemment.

JA: C’est cette Côte Est — je pense que tout comme Freud est entré dans la Côte Est [rires] des Etats-Unis, ensuite ils ont commencé à travailler avec les fils et les filles des gens riches qui étaient perturbés. Et ensuite c’est devenu une icône de prestige d’avoir un psychiatre. Je veux dire, combien c’est absurde, combien c’est absurde que pour être une personne ayant correctement réussi, sur la Côte Est des Etats-Unis, en tant que femme, vous devez avoir un psychiatre, et en tant qu’homme, vous devez avoir un avocat?

Source: http://www.truthdig.com/avbooth/item/listen_chris_hedges_interviews_julian_assange_20130505/

L’enquête anti-fuites d’Obama (usage interne uniquement – svp ne pas transmettre)

Email-ID 1210665
Date 2010-09-21 21:38:37
From burton@stratfor.com
To secure@stratfor.com
Brennan is behind the witch hunts of investigative journalists learning
information from inside the beltway sources. 

Note -- There is specific tasker from the WH to go after anyone printing
materials negative to the Obama agenda (oh my.)   Even the FBI is
shocked.  The Wonder Boys must be in meltdown mode...
 (suite…)

WikiLeaks et les Jeux Olympiques de Sotchi de 2014

Un bobsleigh portant le logo de Dow Chemical pour les JO d’hiver de Sotchi – Photo secretlondon123, 2012, Wikimedia Commons

Par Jules Boykoff, le 7 avril 2013

Dans exactement 10 mois aujourd’hui, les Jeux Olympiques d’hiver ouvriront à Sotchi, en Russie. Ce week-end marque également le troisième anniversaire de l’une des interventions les plus controversées de WikiLeaks: la publication d’une vidéo démontrant des soldats US à l’intérieur d’hélicoptères Apache abattant douze personnes – dont deux employés de Reuters – à Baghdad.

Il s’avère que les histoires de WikiLeaks et des Jeux Olympiques s’entremêlent de manière révélatrice. Et les révélations de WikiLeaks sur les olympiades passées nous aident à mieux comprendre ce qui se passe en ce moment en Russie, alors que le président Vladimir Poutine &co. se préparent à accueillir les Jeux.

Fin février 2011, WikiLeaks commença à publier les « Global Intelligence Files« , un butin de plus de cinq millions de mails internes de Stratfor Global Intelligence, une entreprise privée d’espionnage dont le siège est au Texas. Les documents contenaient des informations politiquement explosives, y compris des spéculations sur une mise en accusation imminente de Julian Assange par le Department of Justice US. Les Stratfor Files ont aussi mis à jour l’obsession des sponsors olympiques vis-à-vis des activistes politiques.

(suite…)

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