Les documents de Snowden révèlent les tactiques de surveillance et de pression destinées à WikiLeaks et ses supporters

nsa3Par Glenn Greenwald et Ryan Gallagher, 18 février 2014

Les documents top-secrets de la National Security Agency et son homologue britannique révèlent pour la première fois la façon dont les gouvernements des États-Unis et le Royaume-Uni ont ciblé WikiLeaks et d’autres groupes militants avec des tactiques allant de la surveillance secrète à la poursuite judiciaire.

Les efforts – détaillés dans les documents fournis précédemment par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden – incluaient une vaste campagne de pression internationale visant non seulement Julian Assange, mais à ce que le gouvernement américain appelle « le réseau humain qui soutient WikiLeaks ». Les documents contiennent également des discussions internes sur le ciblage du site de partage de fichiers The Pirate Bay et les collectifs hacktivistes tels que Anonymous.

Lire la suite de l’article: https://firstlook.org/theintercept/article/2014/02/18/snowden-docs-reveal-covert-surveillance-and-pressure-tactics-aimed-at-wikileaks-and-its-supporters/

Communiqué WikiLeaks: La NSA et le GCHQ espionnent WikiLeaks

Articles similaires dans la presse française:

WikiLeaks est étroitement surveillé par la NSA et le GCHQ depuis 2010 (pcinpact.com)

La NSA et son pendant britannique auraient espionné WikiLeaks et ses lecteurs (Libération.fr)

La NSA a espionné WikiLeaks et ses lecteurs (seneweb.com)

Campagne humoristique de soutien à Wikileaks: Julian Assange veut se libérer de la burqa!

ASSANGEburqa-ecuador

Mon nom est Julian Assange et je suis retenu prisonnier dans une ambassade à cause des USA

Ma liberté d’expression est menacée

Je vis sans voir la lumière du jour

C’est comme si je vivais avec une burqa sur la tête

Soutenez Wikileaks si vous voulez que la liberté d’expression triomphe dans le monde, et si vous ne voulez pas que je passe le reste de mes jours avec cette burqa sur la tête

Faites un don à Wikileaks – Soutenez la liberté d’expression

ASSANGEburqa2cliquer pour faire un don

Merci à tous les supporters qui auront aidé Julian Assange!

Source: http://www.support-julian-assange.com/humorous-campaign-to-support-wikileaks-julian-assange-wants-to-get-rid-of-the-burqa/

L’Agenda d’Assange, documentaire de Michael Weatherhead


L’histoire du projet 

L’Agenda d’Assange, Documentaire – La Surveillance, la Transparence… et Vous.

S’il vous plaît, soutenez la réalisation de cet important documentaire!

Imaginez que vous ayez à raconter l’histoire la plus importante au monde, et vous n’avez qu’un mois pour le dire au lieu d’un an?

L’Internet a changé la vie politique et la vie privée pour toujours, mais comment répond la Démocratie quand les citoyens, les entreprises et les gouvernements sont tous connectés?

Alors que l’Australie se prépare pour les élections fédérales, et que Julian Assange et les candidats du Wikileaks Party se préparent pour le Sénat, les yeux du monde se tournent pour voir comment les électeurs réagissent dans un monde post-Manning, post-Snowden.

Aucun film n’a jamais abordé ce que représente le politicien Julian Assange, que pouvons-nous attendre d’un sénateur Assange? Si Assange est élu, quel sera l’impact sur les élections à venir à travers le monde? Le Parti Wikileaks aura-t-il des candidats dans les élections américaines de 2016, par exemple?

One Planet Films, une société de production de film d’un documentaire gagnant une récompense, fait une course contre la montre pour terminer ce documentaire opportun avant les élections australiennes du 7 septembre. Nous organisons une équipe internationale d’intervieweurs, d’écrivains, d’éditeurs et plus pour réaliser un Documentaire en un mois (un travail qui nous aurait normalement pris un an).

Nous avons besoin de votre soutien pour finir le travail à temps et pour être sûrs que notre équipe sera nourrie 🙂

Cette histoire concerne tout le monde. C’est un moment spécial de l’histoire, et nous voulons que le plus de monde possible en fasse partie.

Nous avons eu une réponse incroyable du petit nombre de personnes qui ont vu cette campagne, s’il vous plaît aidez-nous à passer le mot?

Comment les fonds seront utilisés

Les fonds recueillis dans cette campagne serviront à:

– Payer notre équipe qui fait un travail acharné d’une petite partie des frais qu’ils méritent
– Acheter des vols pour emmener l’équipe aux interviews
– Images supplémentaires dont nous avons besoin pour raconter l’histoire
– Masteriser le film et le préparer pour la distribution à nos supporters.

Si nous recevons plus que nécessaire, nous pourrions être en mesure d’augmenter la longueur de la pièce et créer plus de valeur pour les supporters.

One Planet FilmsCertaines de mes autres réalisations

One Planet Films a réalisé le film primé « Retour à Gaza » qui a remporté les prix suivants:
– Prix d’Excellence, Indie Film Festival USA 2009
– Prix du Mérite, Long-métrage documentaire, « Le Concours d’accolade », USA 2010
– Sélection officielle, Prix du Film d’Asie Pacifique, 2010

Risques et défis

Le temps et le budget sont notre plus grand défi.

Nous travaillons dur pour s’assurer que ce n’est pas un problème, nous avons un calendrier très serré et nous avons veillé à ce que toutes les bases soient couvertes.

L’équipe aime tellement ce projet, qu’ils sont heureux d’y mettre les week-ends et les nuits pour respecter les délais.

L’Equipe

Directeur/Producteur exécutif – Michael Weatherhead est le fondateur de plusieurs entreprises dont le site VOD, ScreenZone et le diffuseur en ligne HotSpots. Il est un cinéaste primé avec un diplôme de Master en Entrepreneuriat et Innovation, ainsi qu’une solide expérience en entreprise et P.I. En tant que consultant d’affaires, il a développé des études de faisabilité et des plans d’affaires, qui comprenaient la création d’un parc technologique pour Agriculture Victoria et de lever 4 millions de dollars en capital de risque pour une entreprise de matériel de télécommunications.

Présentatrice/Journaliste – Lucy Anna Rhoades (PhD) est une journaliste, écrivain, cinéaste, conseillère et formatrice en entreprise avec une expérience dans le cinéma et la télévision à la BBC, travaillant dans la production, le développement et l’acquisition de contenu.

Producteur – Mike New est un producteur de films, producteur web IT chef de projet, consultant d’affaires, praticien tantrique et cinéaste travaillant en Australie, Mike a passé huit ans à vivre et travailler dans les pays asiatiques de l’Inde au Japon. Mike a réussi à livrer avec succès de grands projets IT jusqu’à 20 millions de dollars et a soutenu des sociétés d’édition à adopter avec succès de nouveaux médias.

Directeur de la Photographie/Camera/Editeur – Lynsey Allett a travaillé comme femme de caméra freelance, éditrice vidéo et éducatrice multi-médias pour les douze dernières années au Royaume-Uni, en Europe continentale et en Australie. Pendant ce temps, elle s’est spécialisée dans le documentaire indépendant cinématographique.

Equipe du Projet

Michael Weatherhead, Mullumbimby, Australie

Michael Weatherhead est le fondateur de plusieurs entreprises dont le site VOD, ScreenZone et le diffuseur en ligne HotSpots. Il est un cinéaste primé avec un diplôme de Master en Entrepreneuriat et Innovation, ainsi qu’une solide expérience en entreprise et P.I. En tant que consultant d’affaires, il a développé des études de faisabilité et des plans d’affaires, qui comprenaient la création d’un parc technologique pour Agriculture Victoria et de lever 4 millions de dollars en capital de risque pour une entreprise de matériel de télécommunications.

Pour soutenir le projet: http://www.pozible.com/project/31548

3 Février 2013: Julian Assange a reçu le « Yoko Ono Lennon Courage Award »

Yoko Ono Courage Award

Le 3 Février, lors d’un dîner privé, à The Modern, MoMA, NYC, en présence de plus de 150 invités, Julian Assange a reçu le « Yoko Ono Lennon Courage Award For the Arts 2013 » pour son travail WikiLeaks, qui comprend, parmi les autres révélations, Collateral Murder. Ce prix est décerné aux personnes qui ont fait preuve d’un courage extraordinaire et qui, à travers leur art, ont changé le monde.
Ont accepté le prix au nom de Julian Assange, à la fois l’Honorable Juge Baltasar Garzon Real et Michael Ratner, Président Émérite du Centre pour les Droits Constitutionnels.
Ont aussi assisté à la cérémonie de remise du prix, l’Honorable Ricardo Patino Aroca, Ministre des Affaires Étrangères de l’Équateur, et Daniel Ellsberg, source des « Pentagon Papers ».

Discours de Julian Assange in absentia:

Tout d’abord, je tiens à remercier Yoko Ono Lennon pour son esprit et son courage en m’accordant ce prix. Une femme dévouée dont les actions nombreuses la définissent. Une mise à l’épreuve pour nous tous.

Les gens me demandent souvent comment je fais pour continuer.

Ils le demandent comme si mon travail était une sorte de fardeau pour moi.

Rien ne serait plus éloigné de la vérité.

Il n’y a pas de plus grand plaisir que celui de se battre pour vos principes.

Il n’y a pas de plus grand plaisir que celui de se battre pour ceux qui ont tout risqué pour partager votre vision.

Et il n’y a pas de plus grand plaisir que de voir ceux que vous admirez, commencer à se battre pour vous, en retour.

Et tandis que l’ambassade qui m’abrite est toujours entourée par une police armée, ma voix est libre.

Dans les contraintes de l’opération extérieure de surveillance du Royaume-Uni, je suis libre de voir mon personnel et mes amis.

Beaucoup se sont battus et continuent de se battre pour permettre cette liberté fondamentale et je leur en suis reconnaissant.

Je tiens à remercier le peuple de l’Équateur.

Je tiens à remercier le Président Rafael Correa et le Ministre des Affaires étrangères Patino pour leur soutien courageux et inflexible.

Leur position renforce, non seulement mes droits, mais les droits des réfugiés politiques partout dans le monde. Soutenons-les.

Je dédie ce prix à nos sources courageuses, nos supporters et à mon personnel.

À travers leur courage et leur esprit, ils révèlent la vraie nature de notre civilisation humaine globale. C’est ainsi que nous pouvons la réformer. L’élever – et la rendre juste, au-delà de ses humbles origines.

Leur courage en documentant les crimes de guerre, les violations flagrantes des droits de l’homme et la corruption de nos sociétés, est inégalé.

Je tiens à remercier tous nos volontaires anonymes et tous ces volontaires d’Anonymous. Vous êtes invisibles dans votre travail, mais votre travail est loin d’être invisible.

Mais je tiens spécialement à en nommer quelques-uns.

Le volontaire Aaron Swartz, âgé de 26 ans. Activiste politique, traqué à mort, ici même à New York, le mois dernier, dans le cadre de la politique plus large de répression contre nos idéaux.

La source présumée, désormais prisonnier politique, Bradley Manning. Bradley est maintenant à deux semaines d’avoir passé 1000 jours en prison. La plus longue détention provisoire dans l’histoire de l’armée américaine.

La source présumée, désormais prisonnier politique, Jeremy Hammond, détenu sans jugement, ici même à New York, pour les derniers 336 jours jusqu’à aujourd’hui.

Le volontaire et source présumée, désormais prisonnier politique, Gottfrid Svartholm, détenu en Suède depuis près de cinq mois.

Les protestataires du blocus bancaire de WikiLeaks, Christopher Weatherhead, âgé de 22 ans, et Ashley Rhodes, âgée de 28 ans. Condamnés respectivement la semaine dernière à 18 mois et 7 mois de prison, au Royaume-Uni.

Et je tiens à remercier mes avocats Baltasar Garzon et Michael Ratner qui me représentent ici aujourd’hui, comme ils le font chaque jour.

Ensemble avec nos avocats aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, en Australie et en Équateur, ils font partie de la lutte pour s’assurer que nos droits soient respectés et que WikiLeaks puisse continuer sa mission.

Avec autant de courage, de ténacité, l’amour et le soutien de nos amis, faire taire WikiLeaks reste et continuera de rester un fantasme.

Nous continuerons notre combat pour informer le monde, comprendre ses institutions, et pour porter notre civilisation à un degré plus élevé.

Je vous remercie tellement,
Julian Assange
Ambassade d’Équateur
Londres
3 Février 2013

NEW YORK – 3 FÉVRIER A 21h30 (HEURE DE NEW YORK).
LONDRES – 4 FÉVRIER A 02h30 (HEURE DE LONDRES).
SYDNEY – 4 FÉVRIER A 13h30 (HEURE DE SYDNEY).

Source: http://www.twitlonger.com/show/ku2ld8

http://wlcentral.org/node/2812

Plus de détails:

http://collateralmurder.org/

http://wikileaks.org

http://usvwikileaks.org

http://justice4assange.com

http://imaginepeace.com/?tag=courage-awards-for-the-arts

http://ccrjustice.org

http://wikileaks-press.org/assange-wins-yoko-ono-lennon-courage-award/

Le Parti de l’égalité socialiste en Australie adopte une résolution pour défendre Julian Assange

Julian Assange

Premier Congrès national du PES (Australie)

Résolution 6 : Il faut défendre Julian Assange

Parti de l’égalité socialiste (Australie)
10 décembre 2012

Voici la sixième de sept résolutions adoptées à l’unanimité lors du premier congrès national du Parti de l’égalité socialiste (Australie) qui s’est tenu du 6 au 9 avril 2012 à Sydney.

1. Le présent congrès dénonce l’implication intime du gouvernement travailliste dans le complot ourdi par le gouvernement Obama pour jeter le fondateur de Wikileaks Julian Assange en prison. En refusant de défendre les droits juridiques fondamentaux d’un ressortissant de nationalité australienne, le gouvernement Gillard a joué un rôle crucial dans cette opération contre lui.

2. La persécution d’Assange et de WikiLeaks fait partie d’un assaut d’envergure mondiale contre les droits politiques et démocratiques fondamentaux, et dont le but est d’intimider et faire taire l’opposition populaire croissante au programme de militarisme et d’austérité imposé aux travailleurs partout dans le monde.

3. Des courriels internes de l’agence de renseignement privée américaine Stratfor révèlent que le gouvernement Obama a préparé, depuis décembre 2010, une mise en examen secrète contre Assange par un jury d’accusation. Détenu en Grande-Bretagne depuis plus d’un an, il est confronté à une extradition vers la Suède pour des accusations d’agressions sexuelles sans fondement. Ce coup monté est conçu pour ouvrir la voie à l’extradition d’Assange vers les États-Unis, où il serait jugé en vertu de l’Espionage Act, loi réactionnaire de 1917 sur l’espionnage.

4. Le traitement qui attend le fondateur de WikiLeaks est déjà imposé au soldat Manning Bradley, présumée source de WikiLeaks. Manning croupit dans les prisons militaires américaines depuis près de deux ans, où il est soumis à l’isolement, à la nudité forcée, à la privation de sommeil et autres formes de torture. Le but de ce traitement est de le forcer à négocier un plaidoyer de culpabilité qui servira de base à l’accusation du gouvernement américain contre Assange.

5. Washington fait campagne pour vilipender Assange et détruire WikiLeaks parce que ce site a mis en lumière des milliers de documents détaillant les meurtres par les États-Unis de civils et leur complicité dans la torture en Afghanistan et en Irak, ainsi dans de nombreux autres crimes auparavant cachés à la population mondiale. Parmi les câbles diplomatiques rendus publics, il y a ceux qui révèlent l’implication étroite de l’ambassade des États-Unis avec les éminences grises du Parti travailliste australien qui ont chassé Kevin Rudd du poste de premier ministre au milieu de l’année 2010 pour y installer Julia Gillard.

6. Gillard a soutenu la persécution d’Assange dès la première heure. En décembre 2010, au moment où le jury d’accusation était secrètement convoqué, elle a déclaré publiquement, sans la moindre preuve ou justification légale, que la publication de câbles diplomatiques des États-Unis par WikiLeaks était « illégale. » Son gouvernement a fait tout son possible pour aider l’opération américaine, autorisant même une enquête de la Police fédérale et des services de renseignement australiens pour dénicher tout ce qu’ils pouvaient trouver afin d’essayer de compromettre Assange.

7. En jetant Assange aux loups, le Parti travailliste cherche à couvrir les crimes de Washington et le rôle joué par les gouvernements australiens dans ces crimes, ainsi qu’à dissimuler l’ensemble des machinations de l’impérialisme américain et ses implications pour la classe ouvrière. Le gouvernement Gillard joue un rôle non moins pernicieux que le gouvernement Howard lorsque celui-ci avait soutenu la détention par le gouvernement Bush de deux citoyens australiens, David Hicks et Mamdouh Habib, aux côtés de plus de 650 autres prisonniers à Guantanamo Bay, à Cuba, au mépris des Conventions de Genève et du droit international.

8. Les opérations contre ces trois hommes s’inscrivent dans la frauduleuse « guerre contre le terrorisme » toujours en cours. Débutant avec les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, cette « guerre » a servi de prétexte pour mener des agressions militaires à l’étranger et imposer une avalanche de mesures d’État policier sur le plan intérieur. Tout comme l’administration Obama qui a intensifié l’assaut de grande envergure contre les droits démocratiques précédemment lancé sous le gouvernement Bush, le gouvernement travailliste a intensifié et institutionnalisé les mesures autoritaires « anti-terroristes » initiées par son prédécesseur.

9. L’assaut des deux partis contre les droits démocratiques a été approuvé par tout l’establishment politique, y compris les Verts. Soutenu en effet par les Verts, le gouvernement travailliste minoritaire a conservé et renforcé toutes les mesures draconiennes adoptées depuis 2000 – détentions sans procès, interrogatoires secrets, législation sur le recours à l’armée, interventions militaires sans précédent dans les communautés aborigènes dans le Territoire du Nord, et lois anti-réfugiés toujours plus sévères.

10. Ce bilan démontre qu’il n’y a pas le moindre engagement significatif au sein des cercles dirigeants australiens en faveur des droits démocratiques fondamentaux et juridiques. Suscitant à peine un murmure dans les médias, le Parti travailliste a bloqué à plusieurs reprises toute action en justice contestant la participation de Canberra aux opérations de torture, de restitutions et de détentions à Guantánamo Bay menées par les États-Unis, ainsi que contre les déportations arbitraires et les interdictions en masse menées par l’Australian Security Intelligence Organization – ASIO (services de renseignement australiens) contre les réfugiés et les saisies de passeport de citoyens australiens.

11. L’aggravation de la crise du système capitaliste est à l’origine de ces mesures. Il devient de plus en plus impossible pour les élites dirigeantes d’imposer, par des moyens démocratiques, le militarisme, les inégalités flagrantes et les attaques actuelles contre les conditions sociales et de travail.

12. Le présent Congrès salue la position courageuse prise par Assange et WikiLeaks et luttera pour les défendre. Assange et WikiLeaks ont aidé à dévoiler, aux yeux de millions de personnes dans le monde, les agissements et la nature véritables des gouvernements des États-Unis et d’autres pays dans le monde, y compris celui de Canberra.

13. Le présent Congrès exige la libération immédiate d’Assange et de Manning. Nous insistons sur le fait que la défense de leurs droits démocratiques est inséparable de la lutte pour mobiliser la classe ouvrière contre le gouvernement travailliste, complice direct de la conspiration de Washington contre eux. Les droits démocratiques ne peuvent être défendus derrière la façade décrépie du parlement, mais uniquement par la lutte pour un gouvernement ouvrier, engagé à réorganiser la société sur la base de la satisfaction des besoins de l’humanité et non pas du profit privé, et engagé à mettre en place une véritable démocratie dans tous les aspects de la vie économique, politique et sociale.

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2012/dec2012/ciqi-d10.shtml

L’ancien ambassadeur britannique Craig Murray s’exprime sur Assange


L’affaire Assange

Par craig, 2 septembre, 2012, 11:32 dans Entrevues

Un grand merci en effet à “Me in Us” pour cette transcription.

00:12 ONN : Bonjour. Nous sommes ici aujourd’hui à la maison de Craig Murray, le lanceur d’alerte et ancien ambassadeur en Ouzbékistan. Craig, je vous remercie d’être ici avec nous sur ONN aujourd’hui. Le dimanche, vous avez parlé publiquement en défendant Julian Assange dans un discours devant l’assemblée équatorienne. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lever et d’être compté comme parmi ses partisans?

Craig Murray : Eh bien, la raison principale est que j’ai été moi-même un lanceur d’alerte, actif avec d’autres lanceurs d’alerte, et j’ai vu tant de lanceurs d’alerte soumis à de fausses accusations, et dès que quelqu’un donne l’alerte, en particulier sur les aspects, si vous voulez, de la politique étrangère et de guerre des néoconservateurs, vous allez être une cible et vous allez être diffamé avec de fausses accusations, et si vous êtes un homme, je pense que dans tous les cas ces accusations vont impliquer des allégations sexuelles. Alors je pourrais juste voir, si vous voulez, un déni de justice dans ce processus, et je voulais faire quelque chose que je peux pour aider à y mettre fin.

01:16 ONN : Vous avez dit que les personnes qui sont des lanceurs d’alerte ne sont pas accusées de délits politiques, ils sont accusés avec des délits criminels. Souhaitez-vous nous en dire plus à ce sujet?

Craig Murray : Oui, certainement, et je vais vous donner quelques exemples. James Yee, qui était aumônier à Guantanamo Bay, il a dénoncé les actes de torture et de mauvais traitements de détenus à Guantanamo Bay. Il a d’abord été accusé d’espionnage et des actes d’espionnage au profit d’un pays étranger. Ensuite, ces accusations ont été abandonnées et il a été accusé d’adultère, ce qui, apparemment, en vertu du droit militaire américain est un délit, et il a été accusé d’avoir eu de la pornographie sur son ordinateur du gouvernement, au travail, et il a été reconnu coupable de ces deux choses, et puis plus tard la condamnation a été annulée.

La brigadière Janis Karpinski était la dame en charge de tous les prisonniers de guerre irakiens en Irak, et pas seulement à Abou Ghraib. Elle était en charge de toutes les installations militaires. Elle n’était pas vraiment à Abou Ghraib, et en fait, elle avait seulement été à Abou Ghraib une fois. Lorsque l’histoire a éclaté à propos de toutes les tortures à Abou Ghraib, elle s’avança et elle a dit qu’elle avait personnellement vu un document signé par Donald Rumsfeld détaillant les formes de torture qui devaient être utilisées à Abu Ghraib, y compris les positions de stress, y compris la menace de prisonniers nus avec des chiens. Elle a dit que ces techniques ont été détaillées dans le document qui a été signé par Donald Rumsfeld. Elle a été rappelée aux Etats-Unis, et le jour suivant son retour aux États-Unis, elle a été surprise en train de voler à l’étalage et accusée de vol à l’étalage.

Scott Ritter a été inspecteur d’armes irakiennes dans la même équipe ONU avec David Kelly. Il était capitaine dans la marine américaine. Il a déclaré qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive irakiennes. À son retour aux États-Unis, il a été emprisonné dans un piège de miel sexuel, via l’ordinateur, par un agent du FBI, et cela a été admis en justice, que c’était un agent du FBI qui l’a piégé.

03:51 ONN : Pour ceux qui ne connaissent pas, qu’est-ce que ce terme « piège de miel » signifie?

Craig Murray : Un piège de miel, c’est quand vous mettez, si vous voulez, un leurre sexuel dans le but d’attraper quelqu’un, pour inciter quelqu’un à un acte sexuel qu’il pourrait autrement ne pas avoir commis, si vous n’aviez pas mis une tentation sur son chemin. C’est un terme fréquemment utilisé dans les cercles d’espionnage et cercles diplomatiques, parce que c’est une technique bien connue des services de sécurité. Et Scott Ritter est tombé dans ce piège de miel et il a été en fait reconnu coupable de pédophilie, parce que même si l’agent concerné était une femme adulte, elle utilisait la profil Internet d’une personne mineure. Mais – et le cas de Scott Ritter est le seul où je pense qu’il peut y avoir une part de vérité dans ces allégations, et dans son cas, ça n’aurait pas eu lieu – tout cela ne serait pas arrivé si le FBI n’avait pas mis cette situation en place et sorti pour le chercher.

Et je dois dire que ce sont tous des gens que je connaissais personnellement. Deux d’entre eux sont des gens que je connaissais avant qu’ils soient accusés. Et cela arrive à tout le monde. Et la même chose m’est arrivé. J’ai sonné l’alarme sur la complicité britannique dans la torture, la complicité du MI6 dans la torture en Ouzbékistan et sur les restitutions extraordinaires. J’ai été immédiatement accusé d’allégations sexuelles, en effet avec l’extorsion sexuelle des demandeurs de visa. Il m’a fallu, vous savez, 18 mois de véritable enfer, pour être honnête, pour laver mon nom. Parce que, vous savez, je sais que lorsque les gens jettent ce genre d’allégations sur vous, cela ternit votre nom à jamais. Il est très facile de détruire la réputation de quelqu’un par des allégations sexuelles.

Donc, pour moi, la chose absolument extraordinaire, c’est que, vous savez, après que cela soit arrivé à James Yee, c’est arrivé à moi, c’est arrivé à Scott Ritter, c’est arrivé à Janis Karpinski, ils ont utilisé le même truc encore et encore, et maintenant, ils le font avec Julian Assange, et quiconque prend au sérieux ces accusations, cela m’étonne, parce que l’idée que les gens ne peuvent pas voir ce qui se passe dans le monde et la façon dont les lanceurs d’alerte sont persécutés, pour moi, c’est étonnant. Et le fait que rien de ce que je viens de vous dire, vous ne le trouverez pas dans les médias traditionnels, vous savez, cela devrait vraiment, vraiment alarmer les gens sur le genre de monde dans lequel nous vivons.

06:30 ONN : Oui, il semble y avoir un échec plutôt général des grands médias pour faire face à ces questions. Je veux dire, à votre avis, est-ce que les journalistes font leur travail correctement?

Craig Murray : Non. Je veux dire, il me semble qu’il y a très peu de journalisme réel dans ce qu’on pourrait appeler les médias payants. Et une partie de cela, bien sûr, tient à ce que, vous savez, les médias appartiennent à un très petit nombre de gens, et vraiment, les gens doivent écrire ce que leurs patrons veulent qui’ils écrivent. C’est très, très difficile de trouver la vérité dans les médias sur n’importe quel sujet que ce soit. Par dessus tout, bien sûr, les journaux, qui en réalité emploient beaucoup moins de journalistes qu’auparavant. Il y avait une époque où les journaux individuels dans la rue Fleet avaient 30 ou 40 correspondants à l’étranger par journal. Maintenant, il n’y a pas 30 ou 40 correspondants à l’étranger pour l’ensemble de l’industrie de la presse britannique.

Donc, leur nombre a baissé, et la plupart du temps ils passent leur temps, vous savez, à couper et coller des communiqués du gouvernement et en relâchant l’histoire, l’histoire que les gens qui possèdent les journaux veulent qu’ils entendent.

Il en va de même pour les médias audiovisuels, qui ont à nouveau exactement le même cercle restreint de propriétaires privés, sauf s’ils appartiennent au gouvernement. Quoique le gouvernement, bien sûr, est possédé par les mêmes personnes qui possèdent les journaux, il n’y a pas vraiment beaucoup de différence.

08:10 ONN : Alors, que pensez-vous des allégations réelles, la substance même des allégations formulées contre Julian Assange? Je veux dire, existe-t il aucune preuve du tout, que vous pouvez voir?

Craig Murray : Je veux dire, dans une certaine mesure, cela n’a presque pas d’importance parce que, comme je le dis, après avoir vécu cela moi-même et après avoir vu tous les lanceurs d’alerte que je connais subir la même chose, ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils le fassent à Julian Assange. Alors, la question de ce dont ils l’ont accusé ou quelles accusations ils ont réussi à falsifier, cette question est presque sans importance.

Je dirais, vous savez, que choisir des allégations de viol et allégations sexuelles est très intelligent. La CIA en effet sait ce qu’elle fait. Tout d’abord, parce que rien ne ternit votre nom de cette manière. Les gens pourraient vous pardonner d’être un voleur dans une banque, ils pourraient même éventuellement vous pardonner d’être un meurtrier, si vous avez dit que vous l’avez fait dans le feu de l’action, mais personne ne pourra jamais vous pardonner d’être un violeur ou un pédophile. Donc, le choix de l’allégation est très intelligent.

En outre, il divise la gauche. Si les Six de Birmingham avaient été inculpés de viol, ils seraient encore en prison aujourd’hui, parce que personne n’aurait jamais été autorisé dans une campagne publique à mettre en cause les preuves contre eux, parce que, malheureusement, à cause des problèmes réels avec le viol, le viol authentique, qui reste impunis dans la société, la réaction est que beaucoup de gens parfaitement honnêtes pensent que la seule façon de corriger ce déséquilibre est en supprimant, essentiellement, toute protection aux personnes accusées de viol. Et ce point de vue est profondément soutenu par des personnes réelles et honnêtes qui se préoccupent de la position des femmes dans la société. Mais une fois que vous avez l’acceptation sociale selon laquelle il ne devrait pas être autorisé dans le discours public de contester les gens qui font des accusations de viol, cela constitue l’outil idéal à utiliser pour un service de sécurité, car tout le monde a convenu à l’avance que c’est le seul crime où personne ne va s’engager contre le déni de justice pour contester les éléments de preuve ou pour contester les accusateurs.

Et, comme je le dis, vous avez tellement de gens à gauche dont la principale préoccupation politique est le féminisme, qui sont utilisés comme des «idiots utiles» par la CIA, qui ont été utilisés dans des attaques au vitriol contre Julian Assange, qui appellent les gens comme moi des apologistes du viol, tout simplement parce que la CIA a été très, très attentive à choisir la seule accusation qu’ils vont toujours maintenir, que ce soit vrai ou non. C’est ça le principal problème avec les allégations.

Mais, non, je veux dire, il faut bien étudier les détails à la fois des allégations elles-mêmes et des gens qui font les allégations et les procédures qui ont été adoptées. Parce que même si vous ne saviez pas tout le contexte que je vous ai donné sur la façon dont les lanceurs d’alerte sont toujours poursuivis avec ces allégations, même si vous ne saviez pas ça, rien qu’avec un examen attentif des preuves dans cette affaire, ce qui est largement disponible sur Internet, tout le monde concluera que cela a été une manipulation. Je ne vois pas comment on peut sérieusement étudier les faits de la cause et ne pas penser que c’est une manipulation.

11:46 ONN : Vous avez mentionné l’autre jour, vous avez donné une interview, et vous avez mentionné l’un des accusateurs d’Assange par son nom, Anna Ardin, et cela a provoqué un grand tapage. J’ai fait quelques recherches et j’ai découvert qu’elle est en fait une politicienne social-démocrate. Pensez-vous que ce sont des faits qui doivent être largement diffusés auprès du public? Maintenez-vous le fait que vous avez nommé Anna Ardin comme l’une de ses accusatrices?

Craig Murray : Tout à fait. Le point le plus important à cet égard est que Anna Ardin s’est nommée elle-même. Elle a donné de nombreuses interviews à la presse sous son propre nom accusant Julian Assange, la première que je peux trouver était en Août 2010. Mais j’ai trouvé au moins 30 entrevues avec les médias qu’elle a donné, où elle est signalée comme Anna Ardin portant ces accusations, maintenant l’idée et en disant qu’elle ne travaille pas pour la CIA. Il est intéressant qu’elle ait ressenti le besoin de le dire. La plupart d’entre nous ne vont pas se promener en disant qu’ils ne travaillent par pour la CIA. Et aussi dire, vous savez, qu’Assange est un misogyne et un violeur et Dieu sait quoi d’autre.

L’idée que vous pourriez faire de telles accusations devant les médias – je ne veux pas dire en privé au tribunal- que vous pourriez sous votre propre nom faire de telles accusations devant les médias et que personne ne devrait être autorisé à vous répondre et personne ne devrait être autorisé à utiliser votre nom, même si vous l’avez placé vous-même dans les journaux, est un peu kafkaïen. En fait, je ne peux absolument pas comprendre pourquoi je ne devrais pas être autorisé à l’utiliser quand elle le met ouvertement dans le domaine public elle-même.

Et il y a, vous savez, plus de 200.000 recherches Google avec son nom, et elle a été nommée dans les grands médias de chaque pays majeur que je peux trouver à l’exception du Royaume-Uni. Elle a été nommée dans le New York Times. Elle a été nommée dans le Times of India. Elle a été nommée dans Paris Match. Elle a été nommée dans La Repubblica. Elle a été nommée dans Der Spiegel. Le Royaume-Uni est en fait le seul pays où elle n’a jamais été nommée par les grands médias, ce qui est encore une fois très étrange.

Mais, non, elle est elle-même un personnage avec une histoire très, très intéressante et des liens très, très intéressants, des liens politiques, qui ne se rapportent pas seulement au Parti Social-Démocrate en Suède, mais ce réseau de personnes dans la police, le procureur et Anna Ardin qui sont tous reliés, qui travaillent tous ensemble sur cette affaire, qui ont tous des liens de partis, c’est une chose qui pourrait elle-même rendre l’affaire irrecevable devant toute juridiction décente. Mais elle a aussi une histoire qui se rapporte à du travail avec des organismes financés par la CIA à Miami, Cuba et Buenos Aires. Donc, plus les gens étudient Anna Ardin, mieux c’est.

15:04 ONN : Vous allez faire référence, bien sûr, aux Dames en blanc, une organisation féministe à Cuba et aussi basée à Miami. Est-ce vrai?

Craig Murray : C’est vrai. Regardez, elle a un parcours intéressant et varié de travail dans des causes qui, disons, où il y a une zone d’intérêt commune en Amérique du Sud avec la CIA.

15:33 ONN : Il est également intéressant maintenant que c’est l’Équateur qui s’est dégagé, qui a initialement accordé la protection à Assange au sein de l’ambassade et lui a accordé l’asile complet. Donc, s’il est extradé vers la Suède, que serait le sort, selon vous, qui attendrait Julian Assange là-bas?

Craig Murray : Eh bien, sa crainte est qu’il serait très rapidement extradé de la Suède vers les Etats-Unis, soit extradé soit restitué. Et les Suédois ont maintenant réellement une sorte de droit à des restitutions version légale pour des restitutions temporaires rapides aux États-Unis, comme on les appelle. C’est ce qui inquiète Julian Assange. Bien que je dois dire, je veux dire, mon expérience de la façon dont ils traitent les lanceurs d’alerte et mon expérience de ce que nous avons vu du processus en Suède, je dirais qu’il doit y avoir une aussi grande peur qu’il va être injustement reconnu coupable de viol, et je suis sûr qu’il ne l’a pas fait. Mais s’il arrive en Suède, il sera immédiatement mis en prison. Il n’y a pas de provision pour caution. Et la chose que la plupart des gens ne comprennent pas, c’est que les procès pour viol en Suède ont lieu entièrement en secret, que personne ne verra jamais aucune des preuves. La prochaine chose que nous allons entendre est le verdict. À mon avis, le scénario le plus probable est que celui-ci a été concocté à l’avance et que le verdict sera qu’il est coupable. Et il est très possible de le faire parce que non seulement le procès est tenu en secret, mais il n’y a pas de jury.

Maintenant, je ne suis pas de ceux qui croient que seul le système judiciaire britannique est correct. De nombreux pays ont des systèmes différents et souvent ces systèmes fonctionnent très bien. Mais ce que vous avez avec le système du jury est une situation où les hommes et les femmes ordinaires, en effet, ont cette chance de tenir tête aux autorités et de dire ce qu’ils croient d’être vrai. Cela peut ne pas être une chance qu’ils prennent très souvent, mais cette possibilité est là. Lorsque vous ne disposez pas de jury, comme en Suède, les chances du gouvernement de sérieusement influencer le résultat, s’il le souhaite, sont assez fortes.

18:15 : Je prends l’exemple de l’enquête de Jean Charles de Menezes, par exemple, au Royaume-Uni. Dans ce cas, le juge, qui est nommé par le gouvernement – et souvenez-vous qu’il s’agit essentiellement d’une décision du gouvernement non seulement quels juges se font nommer mais aussi l’affectation des juges aux cas particuliers. Dans ce cas, le juge, et malheureusement, son nom m’a échappé parce qu’il était une disgrâce complètement sanglante, il a donné un résumé qui était totalement tendancieux et dans lequel il dit que le jury ne serait pas autorisé à rendre un verdict d’homicide illégal, et il voulait seulement leur donner le choix entre deux verdicts, dont l’un était un verdict ouvert, et l’autre était que le meurtre avait été légal, mais il ne voulait pas laisser leur permettre d’apporter un verdict d’homicide illégal, qu’il prononcerait ce verdict hors de l’ordre, ce qui est encore une disgrâce complète. Il a fait très clairement le verdict qu’il voulait, et c’était qu’il était légal. Mais ce n’est pas arrivé. Le jury est revenu et a dit non, nous allons ramener un verdict ouvert. Et ils l’ont fait, au grand dam du juge.

19:37 : L’affaire Clive Ponting, quand il fuit le fait que le Belgrano avait effectivement navigué loin des Îles Falkland au moment où il a été détruit avec des centaines de personnes qui ont été tuées, il a été inculpé avec ça en vertu de la Loi sur les secrets officiels. Il n’y avait aucun doute sur le fait qu’il était coupable. Il était sans aucun doute techniquement coupable. Le juge l’a dit, plutôt bien, dans son résumé de l’affaire. Et le jury a essentiellement dit au juge d’aller se faire voir et l’a déclaré non coupable. Donc, il y a toujours cette possibilité avec un système de jury.

Assange n’aura pas de jury. Il sera jugé par un juge professionnel et deux assesseurs non professionnels. Et les assesseurs non professionnels sont en fait littéralement des nominations des partis politiques. L’un sera nommé par le Parti conservateur suédois et l’autre par le parti social-démocrate suédois. Le Parti conservateur suédois est très fortement aligné avec George Bush et les néo-conservateurs, et le Parti social-démocrate est précisément d’ou viennent Anna Ardin, le procureur, l’enquêteur de la police et l’avocat d’Anna Ardin. Donc, il y a toutes les chances pour que ce procédé secret se traduise par un coup monté complet.

Et je pense que c’est bien que les gens aient mis l’accent sur la crainte qu’il puisse être extradé de la Suède vers les Etats-Unis, et je pense que c’est vrai et je pense que c’est légitime, mon opinion personnelle est qu’il y a un danger encore plus grand, un procès secret où personne ne peut avoir accès aux preuves et où ils annoncent aux médias complaisants qu’il a été reconnu coupable de viol à la fin.

21:17 ONN : Et puis c’est un fait accompli et on ne peut pas l’éviter.

Craig Murray : Exactement. Ensuite, c’est un fait accompli et ils le jettent en prison pour 10 ans. Puis, quand à la fin de cette période, il sort, il est envoyé vers les Etats-Unis et jugé pour des accusations de terrorisme, et à ce stade, bien sûr, il est un violeur condamné dans la mesure où les médias sont concernés, et de toute façon 10 ans ont passé et personne ne s’en soucie plus.

21:40  ONN : Ce serait un résultat terrible. Que penseriez-vous, que pensez-vous que serait le résultat si William Hague réalisait sa menace de prendre d’assaut l’ambassade équatorienne à ce point?

Craig Murray : Eh bien, c’est une menace absolument étonnante. Je dois dire que je sais avec certitude de la part des collègues, d’anciens collègues au sein du Foreign Office, qu’en faisant cette menace, William Hague a été très étroitement poussé par les Américains. Il a été soumis à une forte pression des Etats-Unis d’Amérique pour envoyer Assange en Suède. Ce qui, encore une fois, vous savez, contredit plutôt ceux qui disent qu’il n’y aurait aucune crainte d’extradition s’il se rendait en Suède. Pourquoi les Américains sont si désireux de l’envoyer là-bas? Pourquoi sont-ils si intéressés?

Mais ce serait une menace étonnante, car tout le monde dans le monde, sauf peut-être les chefs de gouvernement du Royaume-Uni et des États-Unis, considéreraient cela comme un acte extrêmement illégal. Ce serait un scandale diplomatique absolu et ce serait, vous savez, un crime d’agression contre l’Equateur.
Les répercussions diplomatiques seraient étonnantes pour le Royaume-Uni. Tout d’abord, aucune ambassade britannique ne serait en sécurité dans le monde, car tout le monde dirait: « Eh bien, nous pouvons faire la même chose que vous, nous pouvons changer la désignation de votre ambassade, et entrer, et en prendre le contrôle. » Et d’autre part, nos relations avec non seulement l’Amérique latine, mais la plupart des pays en développement, seraient au moins très, très sérieusement, en retrait.

Et vous devez vous rappeler que nous avons déjà assez de problèmes en Amérique latine. Tout d’abord nous avons le chauvinisme fou, des deux côtés, à propos des Îles Falkland. Ensuite, vous avez le fait que nous ne voulions pas extrader Pinochet alors que nous sommes si désireux d’extrader Assange pour des infractions qui, même si elles étaient vraies, ne s’additionnent pas à un cent millième de ce que Pinochet a fait. Et puis vous avez, bien sûr, comme je l’ai dit plus tôt, la mort de Jean Charles de Menezes. L’idée que la police métropolitaine, ayant tué Jean Charles de Menezes, nous permettrait de lancer une attaque physique sur une ambassade latino-américaine, est une idée tout simplement étonnante.

Donc, vous savez que les répercussions seraient énormes. Et je pense que Hague a absolument fait une folie de lui-même parce qu’il a fait une menace qui serait totalement désastreuse, s’il venait à la réaliser.

24:24 ONN : Et que dire de la légalité d’une telle chose? Utiliser la loi des locaux consulaires diplomatique de 1987 est ce que Hague a dit… le projet de loi qu’il a dit qu’il utiliserait?

Craig Murray : Eh bien, ce n’est qu’une absurdité totale, car il ne peut pas l’emporter sur le droit international. Vous ne pouvez pas avoir une législation nationale en conflit avec le droit international, en particulier un traité international dont nous faisons partie. Nous étions en fait, je crois, le deuxième signataire de la Convention de Vienne de 1961, et c’est le traité international le plus signé dans le monde. Et curieusement, même la loi de 1987 elle-même dit que ses dispositions doivent être conformes au droit international, et en fait cela dit la même chose dans la loi de 1987. Eh bien, il serait tout à fait contraire au droit international pour Hague de faire ce qu’il a prévu de faire. L’article 22 de la Convention de Vienne, partie 1, stipule absolument sans détour, sans aucune qualification supplémentaire, que les locaux diplomatiques sont inviolables. Un point, c’est tout. Et ils le sont. Vous savez, vous n’êtes pas autorisé à entrer dans les locaux diplomatiques de n’importe quel autre pays.

Même dans le chaos de l’Afghanistan, la Grande-Bretagne a abandonné son ambassade en Afghanistan, elle a retiré tous ses diplomates. Je ne suis pas sûr de cela. Je ne pense pas que nous ayons été jeté dehors. Je pense que nous avons quitté volontairement les lieux. Mais au moment de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, la Grande-Bretagne s’est retiré, et notre ambassade est restée vide pendant des décennies, pendant l’occupation soviétique, pendant le régime des talibans en Afghanistan, et le bâtiment de l’ambassade n’a été ouvert – bien que finalement nous ayons déménagé dans de nouveaux locaux, ce n’est pas l’édifice où nous sommes maintenant – mais le bâtiment originel de l’ambassade a été seulement ouvert à nouveau après l’invasion en 2001, 2002. Mais il avait été… pendant 20 ans, il était resté là, vide, sous le régime soviétique et sous les talibans, et ni les Soviétiques, ni les talibans, ne sont entrés dans l’ambassade britannique. Même si il n’y avait personne, sauf un gardien résident afghan, ils ont accepté l’inviolabilité des locaux des ambassades et ils ne sont pas entrés, ni les Soviétiques, ni les talibans. Maintenant, William Hague nous propose d’agir bien pire que sous les Soviétiques ou les talibans, et cela me paraît tout à fait étonnant. Il faut le voir pour le croire.

27:18 ONN : Ok, juste une dernière question avant de conclure ici, sur ce qui a été, que pensez-vous des chances réelles pour Julian Assange de faire une course d’obstacles, pour ainsi dire, et de se rendre en Équateur en toute sécurité? Voyez-vous pour lui un moyen de quitter la Grande-Bretagne maintenant et de se rendre en Amérique du Sud en toute sécurité?

Craig Murray : Physiquement, ça va être très difficile. Les chances d’aller en Equateur depuis l’ambassade dans le centre de Londres sans l’accord des autorités britanniques sont limitées. Vous pouvez, vous savez, nous pouvons tous penser à des sortes de scénarios d’évasions physiques, mais ils ne sont pas faciles. Il va falloir trouver une solution diplomatique. Je dirais que cela prendra un certain temps, je pense d’ici six mois. Il n’y aura pas beaucoup de sensibilisation du public pour que quelque chose ait changé, bien que des discussions aient été poursuivies dans les coulisses.

La solution évidente pour les Suédois est de dire qu’ils ne vont pas l’extrader vers les Etats-Unis, mais les Suédois refusent absolument de faire cela, et les États-Unis refusent de dire qu’ils ne chercheront pas l’extradition, parce que franchement il n’y a aucun doute du tout sur le fait que les États-Unis ont convoqué un grand jury pour chercher à poursuivre en justice Assange et WikiLeaks, et qu’ils ont bien l’intention de l’extrader vers les Etats-Unis. Donc, tout cela est très, très difficile.

Vous pouvez voir une sorte de solution de Lockerbie. L’auteur présumé de Lockerbie, M. Megrahi, a été jugé à La Haye en vertu du droit écossais par des juges écossais, car ils ne voulaient pas l’envoyer en Ecosse et ils ont convenu de tenir le procès dans des locaux communs. Les Hollandais ont accepté qu’un procès à La Haye puisse se ternir en vertu du droit écossais pour la période du procès. Ce n’est pas le plus heureux des précédents, parce que je pense que le procès était lui-même un coup monté et un déni de justice, mais il crée effectivement un précédent pour quelqu’un, d’être jugé par un Etat sur le territoire d’un d’autre, donc il existe un précédent en droit international si les gens recherchent cela.

Maintenant, comme je l’ai dit moi-même, mon opinion personnelle est que la condition de tout procès doit être que cela devrait être public. Je pense que cette affaire est de si haut niveau que les gens ont le droit de savoir quelle preuve a été donnée, ils sont en droit de savoir ce qu’est la défense, et franchement la défense est si forte qu’il serait très, très difficile de faire un coup monté pour la condamnation. Donc, quelque chose dans cet ordre d’idées.

Je ne sais vraiment pas à ce stade ce qu’est le jeu final. L’espoir du gouvernement britannique est que le gouvernement équatorien va changer. Il y a une élection en Equateur qui approche dans un avenir pas si lointain. Les gouvernements britannique et américain comptent sur les adversaires du président Correa – et ses adversaires sont bien sûr soutenus par la CIA, de toute façon – ils vont réussir à gagner cette élection et ensuite annuler sa demande d’asile diplomatique et de le remettre, et c’est la fin du jeu dans la mesure où les Britanniques et les Américains sont concernés. Donc je suppose qu’ils vont attendre le résultat de l’élection équatorienne. Je ne pense pas qu’ils vont faire de compromis du tout jusqu’après l’élection équatorienne, dans l’espoir que le gouvernement de l’Équateur change et qu’ils obtiendront essentiellement une administration fantoche américaine en Equateur qui va tout simplement le lui remettre.

31:49 ONN : Eh bien, je vous remercie beaucoup pour avoir parlé avec nous aujourd’hui, M. Murray. Cela a été fascinant et très instructif. Et merci à nos téléspectateurs. Merci de regarder cette interview ONN. J’espère que vous avez apprécié. Ok.

Craing Murray : Merci.

————
La transcription originale sur le site de Craig Murray : http://www.craigmurray.org.uk/archives/2012/09/the-assange-case/

Sur le forum : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15680.0.html

Le grand-père de Julian Assange, Dr Warren Alfred Hawkins, est mort mardi 2 octobre 2012

Le grand-père de Julian Assange, Dr Warren Alfred Hawkins, est mort après une longue maladie.

L’ancien principal du Collège d’Education Avancée de Northern Rivers, actuellement Université de Southern Cross, est mort ce mardi. Il vivait au sud de l’Etat de Victoria à l’époque.

Le Dr Hawkins fut désigné Responsable de l’Ecole de Formation des Enseignants dans ce collège à la fin des années 1970 et il en est devenu le principal quelques années après.

Assange et sa mère, Christine, ont vécu avec son grand-père et sa grand-mère Norma à Lismore, du milieu des années 1970 jusqu’au début des années 1980. Assange a fréquenté l’école primaire de Goolmangar.

L’ami et l’ancien collègue du Dr Hawkins, le Professeur Adjoint Keith Skamp, s’en souvient comme d’un homme qui était toujours partant pour un débat et qui cherchait souvent à ce que ses collègues et ses amis pensent plus profondément à des solutions.

« La conversation n’était jamais ennuyante quand Warren était là, et d’habitude, elle était d’ailleurs plutôt passionnée » a dit le Prof. Skamp.

  Warren Hawkins

« C’était un penseur très vif et il pouvait être aux prises avec les esprits les plus fins ».

« Il s’inquiétait du bien-être des gens et il a toujours eu un intérêt pour nos familles, et il voulait savoir ce que tous nous faisions.

« Il aimait pêcher et raconter des histoires, et il aimait d’autant plus se socialiser, à la fois dans le contexte du travail et en famille. »

Le Prof. Skamp a dit qu’on se rappellerait du Dr Hawkins comme d’un leader qui a encouragé le sens de la collégialité au sein du campus et qui a aidé à conduire l’institution sur son chemin qui l’a fait devenir une université.

Pendant ses années de retraite, il a vécu dans le Nord du Queensland, à Ballina, à Laurieton, et dans le sud du Victoria.

Le Dr Hawkins était né le 14 avril 1924 à Sydney et, selon ce qu’on dit, il était un grand supporter de Wikileaks.

Source: http://www.northernstar.com.au/news/julian-assanges-grandfather-dies-in-victoria/1572359/

Traduit par kimono

Des intellectuels et des personnalités mondialement connues proclament publiquement leur soutien envers la décision souveraine d’asile politique pour Julian Assange

Quito, le 29 août 2012

Au moins 270 intellectuels, musiciens, artistes et activistes de 32 pays différents ont signé une lettre ouverte de soutien à la décision souveraine par l’Equateur d’accorder l’asile politique au citoyen australien Julian Assange et pour l’inviolabilité des locaux diplomatiques. Parmi les signataires de la lettre, souscrits à ce soutien mondial par pays, s’affichent des personnalités telles qu’Eduardo Galeano, Pablo Gonzales Casanova, Nils Castro, Armand Mattelart, Ignacio Ramonet*, Frei Betto, entre autres. (Note du blog:*ex-Directeur du Monde diplomatique)

Aux personnes pré-citées se joint le soutien d’organisations de la société civile et d’organismes d’intégration régionaux, et du même hémisphère en faveur de la décision de l’Equateur d’accorder l’asile politique à Julian Asange et du rejet de la menace du Royaume-Uni d’intervenir à l’intérieur de l’ambassade équatorienne pour l’y arrêter.

Nous avons joint le texte de la lettre ouverte :

La liberté de l’information trouve en Julian Assange l’un de ses meilleurs défenseurs, aujourd’hui persécuté pour avoir montré au monde les vrais tréfonds des relations internationales. Dévoiler le vrai visage des jeux de pouvoir a mené Assange à se faire imputer la charge d’accusations absurdes, déclenchant dans le même temps la dynamique d’une surprenante violation de la loi internationale et des codes de conduite internationaux avec la menace de la Grande-Bretagne intervenant sur le territoire équatorien (Ambassade, voitures officielles, etc) pour empêcher la consommation du droit d’Assange à l’asile politique.

Pour la souveraineté de l’Equateur et le droit d’asile de Julian Assange, ont signé :

Allemagne: 
Rainer Schlittgen, Ricarda Schlittgen.

Argentine: 
Atilio Boron, Mabel Thwaites Rey, Claudio Katz, Stella Calloni, Susana Murillo, José Luis Tagliaferro, Patricio Echegaray, Marcelo F. Rodriguez, Manuel Bertoldi, Inés Izaguirre, Emilio Taddei, Carlos Ernesto Motto, Juan Manuel Karg, Enrique Elorza, Nestor Kohan, Jorge Boccanera, Beatriz Rajland, Mirta Clara.

Australie: 
Federico Fuentes, Robert Austin Henry.

Belgique: 
François Houtart, Eric Toussaint.

Bolivie: 
Alejandro Dausá, Hugo Moldiz, Ma. Bolivia Rothe, Victor Vacaflores, Anibal Garzón, Sonia Brito, Luis Oporto, Oscar Silva, Fernando Rodríguez.

Brésil: 
Thiago de Mello, Joao Pedro Stédile, Frei Betto, Fernando Morais, Virginia Fontes, Gabriel E. Vitullo, Rita Laura Segato, Carlos Walter Porfto-Gonalves, Chico Diaz, Maurício Vieira Martins, Elder Andrade de Paula, Demian Bezerra de Melo, Ildo Luís Sauer, Adelaide Gonçalves, João Márcio Mendes Pereira, Horacio Martins de Carvalho, Plinio de Arruda Sampaio Jr., Jose Vicente Tavares, Silvia Beatriz Adoue, Roberto Leher, Carlos Frederico María Luisa Mendonça, Marés de Souza Filho, Edélcio Vigna, Ana Laura dos Reis Corrêa, Roberto Malvezzi, Carla Luciana Silva, Gilberto Calil, Rui Portanova, Ayrton Centeno, Cebrapaz.

Canada:
Michael Lebowitz, Pierre, Mouterde, John M. Kirk.

Chili: 
Marta Harnecker, Eduardo Henríquez.

Colombie: 
Diego Otero Prada, Fernando Arelllano Ortiz, Hernando Calvo Ospina, Humberto Betancourt Rodríguez.

Costa Rica:
 Wim Dierckxsens.

Cuba:
 Silvio Rodríguez, Roberto Fernández Retamar, Fernando Martínez Heredia, René González Sehwerert, Aurelio Alonso, Fabio Grobart, Eloísa Le Riverend, Emilio Comas Paret, Natalia Revueltas, Juan Valdés Paz, Julio César Guanche, Francisco López Segrera, Carlos Tablada, Manuel E. Yepe, Ibrahim Hidalgo Paz, Niurka Pérez Rojas, Ileana Sorolla Fernández, Lino Borroto López, Ricardo Quizá Callejas, Armando Chaguaceda, Fausto Martínez García, Natalia 
Bolívar Aróstegui, Norma Balcazar Silva, Néstor García Iturbe, Isbel Díaz Torres, Jimmy Roque Martínez, Haroldo Dilla Alfonso, Marlene Azor Hernández, Noemí Crosas, Rosa Báez, Nelson Aboy Domingo, Reynaldo García Blanco, Mireya Suardíaz, Elisa Masiques, Manuel David Orrio del Rosario.

Equateur: 
Magdalena León, Alejandro Moreano, Raúl Pérez Torres, Irene León, Jorge Orbe, Sally Burch, Osvaldo León, Alexis Ponce, Mauro Cerbino.

Salvador: 
Roque Dalton Foundation, Juan José Dalton, Carlos Molina.

Espagne: 
Juan Carlos Monedero, Ximena de la Barra, Salvador López Arnal, Lois Pérez Leira, Carlos Fernández Liria, Antoni Puchalt Cea, Ángel Vale González, Montserrat, Ponsa Tarrés.

Etats-Unis: 
Immanuel Wallerstein, James Early, Saul Landau, Al Campbell, Agustín Lao-Montes, Arturo Escobar, Padre Roy Bourgeois, Lisa Sullivan, Father Luis Barrios, David Laibman, Eloise Linger, John Catalinotto, Javad Butah, Humbertto R. Brown, Bill Ryan, Al Campbell, Gregory Wilpert, Viviana Ramirez.

France:
 Armand Mattelart, Ignacio Ramonet, Samir Amin, Bernard Cassen, Jean Ortiz, Paul- Emile Dupret, Marielle Nicolas, Dominique Gautier, Annie-Lacroix Riz*(historienne), Salim Lamrani, Virgilio Ponce.

Grande-Bretagne: 
David Slater

Greece:
Costas Isychos,

Guatemala:
 Simona Yagenova, Héctor Nuila Ericastilla, Alba Estela Maldonado, Mayra Godoy, Silvia Beatriz Adoue

Italie: 
Francesco Vespoli, Marco Consolo, Marina Minicuci

Mexique: 
Pablo González Casanova, Miguel Concha, John Saxe Fernández, Enrique Semo, Ana Esther Ceceña, Enrique Leff, Carlos Fazio, John Holloway, Gilberto López y Rivas, Frida Modak, José Steinsleger, Beatriz Stolowicz, Ricardo Melgar Bao, Gudrun Lenkersdorf, Ana María Aragonés, Humanity Defense Network, Héctor Díaz Polanco, Diana Guillén, Angel Guerra, Hugo Aboites, Jaime Estay, Jerónimo Rajchenberg, Nayar López Castellanos, Julio Muñoz Rubio, Marcos López, Maricarmen Montes, Cristina Steffen, Efraín León, Ana María Rivadeo, Daniel Inclán, Aldo Rabiela, Miguel Socolovsky, Margarita Favela, Damián Camacho, Claudia Sandoval, Walter Martínez, Josefina Morales, Márgara Millán, Enrique Cortés, Carlos Prigollini, Camilo Pérez Bustillo, Leonor Aída Concha, Rebeca Peralta Mariñelarena, Teresina Gutiérrez-Haces, Arantxa Tirado, Rosa Barranco, Elizabeth Alejandre, Angeles González, Paz Carmona, Isabel Sanginés Franco, Ma. de Lourdes del Villar, Víctor García Zapata, Carlos Beas, Bertha Vallejo, Women for dialogue, Alfonso Anaya, Carmen Mendoza, Andrea Fernández, Leticia Gutiérrez, Marco Velázquez, Gabriela Hernández, Mirabel Mejía Rodríguez, Eréndira Mejía Rodríguez. 

País Vasco:
Katu Arkonada.

Panama: 
Nils Castro, Marco A. Gandásegui, Jorge Ventocilla.

Paraguay:
 Marielle Palau, Martín Almada, Gonzalo Deiró.

Perou:
 Javier Diez Canseco, Oscar Ugarteche, Linda Lema Tucker.

Portugal: 
Miguel Urbano.

Russie: 
Dmitri Prieto Samsónov.

Suède: 
Eva Björklund

Suisse:
 Raymond Muller.

Tunisie:
 Rashid Sherif.

Uruguay:
 Eduardo Galeano, Daniel Viglietti, Raúl Zibechi, Antonio Elías, Gonzalo Perera, Anahit Aharonian, Enrique Ortega Salinas.

Venezuela: Luis Britto García, Fernando Báez, Carmen Bohórquez, Paulino Núñez, Tamanaco de la Torre, Dayaleth Alfonzo, Rafael Uzcategui, Hindu Anderi, Itinerant Forum of Popular Participation, Andrés Bensart, Karen Silva-Aristeguieta.

COMMUNIQUE DE PRESSE No. 983

Source: http://www.mmrree.gob.ec/eng/2012/bol0983.asp

Traduit du web par willsummer

1ère journée à Londres avec les supporters de Julian Assange, le 19 août 2012

Je suis restée 4 jours à Londres, du 19 au 23 août, avec les supporters de Julian Assange, avec l’envie de découvrir ce qui se passait devant cette mystérieuse ambassade d’Equateur et la curiosité de découvrir les londoniens qui le soutiennent. Anthony Timmons a passé un appel par mail le vendredi soir, en expliquant que cette journée serait décisive et que tous les supporters étaient invités à venir à Londres pour ce jour important. C’est donc dans la spontanéité la plus totale que je suis arrivée à Londres, avec très peu d’affaires et sans savoir ce qui allait exactement se passer.

Le matin du 19 août, j’arrive sur place, très tôt, dans Hans Crescent Street, près du célèbre magasin Harrods, comparable à nos Galeries Lafayette. On reconnaît le lieu grâce à la présence des policiers et de quelques fourgons, qui sont ceux de la police ou ceux des médias venus pour le discours de Julian Assange. Face à l’ambassade d’Equateur, des grilles et un modeste camp de supporters, 10 à 20 personnes, dont certains sont membres du mouvement Occupy London. Ambiance paisible, avec le soleil qui réchauffe l’atmosphère. Beaucoup de pancartes et d’indignation exprimée dans les messages.

Les premiers supporters avec lesquels je discute sont Elvis, Arthur et Josh, tous militants et appartenant à Occupy London. C’est là qu’on comprend que Julian Assange n’est pas vraiment soutenu par les riches, comme veulent le faire croire les médias. Non, Julian Assange est soutenu par des gens simples, des jeunes et des moins jeunes qui ont des idéaux révolutionnaires et qui veulent renoncer au monde capitaliste. Il y a peu d’espoir pour eux, pour nous, dans ce monde capitaliste qui ne laisse plus de place à l’humain. Ici, j’ai trouvé cette chaleur humaine, ces rêves de liberté inscrits sur de simples morceaux de cartons « Free Assange ». Se peut-il que le rêve d’une société meilleure soit si simple à exprimer qu’il suffise, en effet, d’écrire ces simples mots et de les partager avec les autres ? La société matérialiste et productiviste est si loin de nous à cet endroit, et nous sommes pourtant si proches de l’humain, à nous parler, à nous écouter, à partager.

Arthur a 28 ans, Elvis en a 24. Et Josh à peine 18 ans. A 18 ans, j’avais aussi des idéaux révolutionnaires, mais je ne campais pas encore devant une ambassade pour soutenir une cause. Je me dis qu’il y a déjà une différence de génération, même si je suis à peine plus âgée qu’eux, à 28 ans.

Arthur est ici depuis 3 jours, depuis la tentative des policiers d’envahir l’ambassade. Tout cela est très récent. Il n’a dormi qu’une nuit sur place. Il soutient Julian Assange car, comme il dit, « c’est une bonne chose pour la transparence, et si on veut voir un changement c’est une chose importante ». Il n’a aucune confiance dans le système juridique de son pays et dans la corruption qui y règne. Il a rejoint le mouvement Occupy depuis le 15 octobre 2011. Les médias sont toujours là, mais comme en France, les images sont peu nombreuses et il y a peu d’informations au sujet de Julian Assange (du moins, avant le discours de l’après-midi qui va refaire parler de lui). L’ambassade est un grand bâtiment en brique, de 5 ou 6 étages, mais seuls les 2 premiers correspondent aux locaux de l’ambassade. Arthur m’explique où dort Julian Assange : il dort du côté gauche de l’ambassade, dans l’impasse, où des policiers surveillent une possible tentative de fuite. Il va parler au balcon cet après-midi, à la fenêtre du rez-de-chaussée.

Elvis et Josh, eux, sont là depuis 4 jours pour les mêmes raisons qu’Arthur. La veille, sur Twitter, j’avais lu une anecdote au sujet d’une pizza qui n’avait pas pu être livrée à l’ambassade à cause des policiers. On m’explique l’histoire : les millitants qui dorment sur place ont commandé une pizza pour Julian Assange, mais comme tout est filtré, les policiers ont tout simplement jeté la pizza à la poubelle. Ainsi, ce qui venait du cœur de ces gens, a fini à la poubelle : triste reflet de notre société moderne ! Ce qui vient du cœur n’a pas le droit d’exister. Voici ce que nous offre comme avenir cette société qui se veut démocratique.

Je reste marquée par ces jeunes qui tout comme moi semblent abandonnés de la société, sans travail et parfois sans logement. Ceux qui nous ont élevés ne nous ont pas offert d’avenir et ils nous ont juste laissés avec nos rêves de liberté à bâtir. Et nous sommes tous là à soutenir Julian Assange, parce qu’il représente ce rêve de liberté et d’un monde meilleur que nous sommes venus réclamer aux gouvernements, puisque leurs promesses étaient vides. Mais maintenant nous sommes là, et nous savons que nous avons le droit de clamer cette liberté et ces rêves, afin qu’ils se réalisent.

D’autres jeunes sont là aussi : Lee, Gena, Anthony, et tant d’autres. La place se remplit au fur et à mesure des heures, et vers midi des discours commencent, notamment ceux de Craig Murray et de Tariq Ali, qui ce dernier explique que la majorité des pays d’Amérique Latine soutiennent l’asile politique de Julian Assange. Ensuite, vers 14h, ce fut le discours de Julian Assange, très applaudi et admiré, par une foule de 200 ou 300 personnes. Difficile de dire exactement. Les médias ont rabaissé le chiffre à 100 personnes, mais c’est peu crédible. En tout cas, le nombre de policiers était impressionnant, mais tout autant impressionnantes leur froideur et leur indifférence à ce discours mémorable et porteur d’un immense espoir. Après ce discours, la majorité des gens ont compris que le Royaume-Uni ne pouvait pas envahir l’ambassade. C’est illégal et, en plus, les policiers pourraient être poursuivis par la loi de l’Equateur et y être extradés. Ce dernier argument a été très applaudi : les gens étaient fous de joie à l’idée d’entendre cela, que les policiers soient extradés en Equateur ! Je pense que certains d’entre eux ont dû effectivement prendre peur et que cela a marqué un point non-négligeable dans le conflit entre le Royaume-Uni et la République de l’Equateur.

Le soir, dormi avec les supporters sur des cartons, face à l’ambassade. Mais impossible de s’endormir avec le bruit régulier des camions de police et les voitures qui circulent à longueur de temps. Il faut vraiment être courageux pour passer tout ce temps pour la protection et le bien-être de Julian Assange. Il est quelque part ici, derrière des rideaux. Nous sommes de l’autre côté de la rue, et pourtant c’est comme si un monde entier s’interposait entre lui et nous, les supporters. Ce sont ces hommes, des policiers, qui empêchent ceux qui rêvent ensemble de se rencontrer, ceux que des rêves communs unissent, ceux qui luttent pour la démocratie et la vérité : comment est-ce possible que des lois nous empêchent de communiquer et de construire ces rêves de liberté, pourquoi ces lois existent-elles, ces lois qui interdisent aux peuples de réaliser leurs rêves de justice et de paix? C’est un mur irréel qui nous sépare de Julian Assange : le mur de l’absurdité, le mur de l’incompréhension et le mur du silence, qui sont le symbole même de l’absurdité, de l’incompréhension et du silence de nos gouvernements.

Ecrit par kimono

Vue sur la foule devant le magasin Harrods

Policiers devant l’ambassade

Craig Murray (discours devant l’ambassade)

Tariq Ali (discours devant l’ambassade)

Tariq Ali (discours devant l’ambassade)

kimono

Texte et images CC BY-SA

Poem – Poème de soutien à Julian Assange

Life is an incredible thing
One lives one’s life as if blind
Not seeing much of anything
But the thruth is all around you
Protecting you
Giving you strength
Stopping all the harm
Disabling your enemies
They just fall, one by one

The truth is that which you don’t see
But which you can hear talking to you
In times of trouble and doubt
Just ask that voice about the future
From the depths of your heart
It’ll say you can go as far as you want
You can go blind
No need to fear anything
You just need to believe
And do what’s right

La vie est une chose incroyable
L’on vit sa vie comme un aveugle
N’y voyant pas grand-chose
Mais la vérité est tout autour
Qui nous protège
Nous donne de la force
Stoppant tous les maux
Désarmant nos ennemis
Ils tombent, l’un après l’autre

La vérité est ce que tu ne vois pas
Mais que tu entends te parler
En des temps de trouble et de doute
Tu n’as qu’à lui demander ton avenir
Elle dit tu peux aller aussi loin que tu veux
Tu peux y aller en aveugle
En n’ayant aucune crainte
Tu as juste besoin de croire
Et faire ce qui est juste

par kimono, le 9 août 2012

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