Facebook, Twitter et Instagram ont envoyé des flux qui ont aidé la police à pister les minorités à Ferguson et Baltimore, selon un rapport

Washington Post, Craig Timberg et Elizabeth Dwoskin, le 11/10/2016

800px-internet_censorship_and_surveillance_world_map-svg_wikiUn puissant programme de surveillance que la police a utilisé pour le suivi des manifestations à caractère ethnique à Baltimore et Ferguson, Mo. [Missouri], s’est appuyé sur des flux de données d’utilisateurs fournies par Twitter, Facebook et Instagram, selon un post publié mardi sur le blog de l’ACLU.

Les entreprises auraient fourni les données – y compris souvent les emplacements des utilisateurs – à Geofeedia, une société basée à Chicago qui, dit-elle, analyse les messages des médias sociaux pour fournir des informations de surveillance à 500 agences d’application de la loi. Les entreprises des médias sociaux ont cherché à restreindre l’accès de Geofeedia aux flux de données des utilisateurs au cours des dernières semaines, après que l’ACLU les a découverts et a alerté les entreprises à propos de l’exposition imminente du public.

Lire la suite: https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2016/10/11/facebook-twitter-and-instagram-sent-feeds-that-helped-police-track-minorities-in-ferguson-and-baltimore-aclu-says/

Vladimir Poutine « ciblé par une agence de renseignement allemande » pendant sa période KGB

IntelNews.org, par Joseph Fitsanakis, le 09/11/2011

220px-vladimir_putin_2015_wikiUn chercheur allemand affirme que Vladimir Poutine [Premier ministre russe en 2011] a été ciblé par le renseignement ouest-allemand dans les années 1980 quand il était agent du KGB en Allemagne de l’Est. Dans les phases finales de la guerre froide, Poutine et son épouse, Ludmila Putina, qui étaient alors la trentaine, ont passé cinq ans à Dresde, en République démocratique allemande [RDA]. En tant qu’un des quatre agents du KGB à Dresde, Poutine a été chargé d’infiltrer l’université locale et de surveiller les activités sur le campus des enfants des notables soviétiques et est-allemands. Mais selon une nouvelle étude publiée la semaine dernière, un agent secret du BND, l’agence du renseignement extérieur de l’Allemagne de l’Ouest, a été en mesure d’infiltrer le ménage de Poutine à Dresde, et de transmettre des informations privées sur la vie personnelle du couple à ses maîtres espions à Bonn et à l’OTAN. L’agent, du nom de code Lenchen, un natif allemand, a travaillé comme traducteur à la station du KGB à Dresde. Elle se serait liée d’amitié avec Ludmila Putina, devenant finalement sa « consolatrice », selon Erich Schmidt-Eenboom, directeur de l’Institute for Peace Studies basé à Weilheim, et qui a publié plusieurs livres sur l’histoire de la BND. Schmidt-Eenboom affirme que Lenchen est devenue la plus proche confidente de Ludmila Putina à Dresde. Cette dernière lui a dit que Vladimir Poutine avait été impliqué dans de nombreuses infidélités au fil des ans et qu’il a souvent battu sa femme. Lenchen a rapporté à ses donneurs d’ordre que la vie dans le ménage Poutine était très dysfonctionnelle, en dépit d’une apparence de bonheur et de normalité. Schmidt-Eenboom affirme qu’il a confirmé le rapport avec au moins deux sources sans rapport avec la connaissance des opérations BND durant la guerre froide. Si l’histoire est historiquement exacte, cela marque seulement la deuxième pénétration connue des structures du KGB en Europe par le BND. Le seul autre exemple similaire, déclare Schmidt-Eenboom, a impliqué un agent nommé COLONEL VIKTOR, qui a également travaillé comme agent pour le BND dans les années 1980. Finalement, affirme le chercheur, Lenchen est devenue enceinte au cours d’une liaison avec un colonel du KGB, et, en 1989, a réussi à convaincre ses donneurs d’ordre ouest-allemands qu’elle avait besoin d’être exfiltrée vers l’Allemagne de l’Ouest en vue de subir un avortement. Une fois sur place, elle a avec succès pris sa retraite de son poste d’espionnage à l’Est, et s’est installée en l’Allemagne de l’Ouest. Sa demande a été accordée, et aujourd’hui, elle vit en Allemagne sous une nouvelle identité, affirme Schmidt-Eenboom. Les reporters ont contacté le porte-parole de la BND, Dieter Arndt, sur l’histoire, mais ont tout simplement eu comme information que l’agence d’espionnage ne « traite pas de nos méthodes ou de nos enquêtes ».

Source: https://intelnews.org/2011/11/09/01-862/

Les documents Snowden révèlent que les USA utilisent une base secrète au Royaume-Uni pour le programme d’assassinats ciblés

echelon07_02-001-800x451La base d’espionnage de Menwith Hill, près de Harrogate dans le North Yorkshire, en Angleterre, est la plus grande station de surveillance électronique du monde.

MintPress, Lauren McCauley, 06/09/2016

Des documents récemment divulgués par Edward Snowden et rapportés par The Intercept détaillent le fonctionnement interne de la plus grande base d’outre-mer de la NSA, Menwith Hill.

Dans un exposé accablant publié lundi, le journaliste de The Intercept, Ryan Gallagher, plonge dans les rouages internes de la base étrangère la plus grande de la National Security Agency (NSA), Menwith Hill Station au Royaume-Uni, et révèle des preuves concrètes que le gouvernement britannique est complice dans le programme d’assassinats ciblés des Etats-Unis.

Citant des documents top-secrets obtenus du lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden, Gallagher rapporte que « Les fichiers révèlent pour la première fois comment la NSA a utilisé la base britannique pour aider ‘un nombre significatif d’opérations capture-assassinat’ à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, alimentés par une technologie d’écoute puissante ».

Lire l’intégralité de l’article: https://www.mintpressnews.com/snowden-files-reveal-us-using-secretive-uk-base-targeted-killing-program/220114/

EXCLUSIF: les Emirats arabes unis [EAU] recrutent une « force opérationnelle d’élite » pour un état de surveillance secrète #GCC

MiddleEastEye, Rori Donaghy, 01/07/2016

emirats_arabes_unis_wikiLe chercheur en sécurité, dit avoir reçu une offre de 20 000 $ par mois pour aider le gouvernement des EAU à espionner le public

Les Emirats arabes unis recrutent une équipe internationale d’experts en informatique pour développer un état de surveillance de grande envergure couvrant Abu Dhabi et Dubaï, comme peut le révéler Middle East Eye.

L’expert en sécurité italien, Simone Margaritelli, a divulgué les détails du projet après avoir récemment voyagé à Dubaï pour un entretien professionnel qui se révéla être destiné à ce qu’il décrit comme un système de surveillance « extrêmement opaque ».

Margaritelli est un chercheur de sécurité mobile qui vit à Rome et travaille dans l’équipe de recherche et développement de la société de sécurité mobile Zimperium basée à San Francisco.

Il a été ciblé pour le recrutement par les EAU en partie à cause de son travail sur BetterCap, un outil open source qui espionne les communications en ligne.

Lire la suite: http://www.middleeasteye.net/news/exclusive-uae-elite-task-force-security-secret-surveillance-state-135285760

Une déclaration de l’ONU considère certaines mesures de l’état d’urgence en France comme des « restrictions excessives »

Déclaration publique sur la loi relative à l’état d’urgence et sur la loi relative à la surveillance des communications électroniques internationales

GENÈVE (19/01/2015) – Plusieurs experts des Nations Unies* ont adressé au Gouvernement français une série de questions concernant la loi relative à la surveillance des communications électroniques et la loi sur l’État d’urgence. Ils ont indiqué que certaines dispositions de ces lois peuvent imposer des restrictions excessives et disproportionnées à l’exercice légitime du droit à la liberté d’expression, du droit à la vie privée, du droit à la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association, rappelant l’obligation de l’État français de garantir une protection adéquate contre les abus lors du recours à des mesures d’exception et des mesures de surveillance dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Lire la suite: http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16961&LangID=F#sthash.BTEXvIp1.dpuf source: https://twitter.com/laquadrature/status/689480085842321408

Une enquête de VICE News met à découvert des signes de surveillance téléphonique secrète à travers Londres

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Vice News, par Ben Bryant, le 14/01/2016

Une enquête de VICE News a trouvé des preuves que des équipements de surveillance sophistiqués qui espionnent les téléphones des gens sont utilisés à travers Londres, et a découvert un marché noir croissant pour cette technologie dans le monde entier.

Les signes de capteurs IMSI – également connus comme « stingrays » ou les simulateurs de site de cellule – ont été trouvés à plusieurs endroits de la capitale britannique, y compris au parlement du Royaume-Uni, sur une manifestation pacifique anti-austérité, et à l’ambassade d’Equateur.

Un ancien agent de surveillance a également confirmé à Vice News qu’ils ont été utilisés par la police britannique.

Les équipements portables sont généralement utilisés par les services répressifs de l’Etat. Ils surveillent des milliers de téléphones à la fois, et sont capables d’intercepter les appels, les messages textes et les e-mails.

Après s’être infiltré, cependant, VICE News a reçu une offre pour un capteur IMSI pour 15 000 $ d’une société qui a prétendu avoir vendu les appareils à des entreprises privées et à des services répressifs de l’Etat partout dans le monde – y compris en Russie, en Afrique et aux États-Unis.

Lire la suite: https://news.vice.com/article/vice-news-investigation-finds-signs-of-secret-phone-surveillance-across-london source: https://twitter.com/wikileaks/status/688075361154936832

Le Programme « Insider Threat »: plusieurs milliers de personnels du Pentagone sous surveillance totale

Shadowproof, par Kevin Gosztola, le 7/01/2016

pentagoneAu moins plusieurs milliers de personnels militaires, civils et de contracteurs du ministère de la Défense ont été soumis à une «évaluation continue» ou une surveillance totale de leurs activités et de leurs communications électroniques. La surveillance fait partie du programme « Insider Threat » du ministère et soulève des inquiétudes sur l’extension où les communications pour le lancement d’alerte sont interceptées.

Selon un rapport au Congrès en 2015 obtenu par Steven Aftergood de Secrecy News, des « pilotes multiples et des démonstrations de concept utilisant les capacités « push » et « pull » pour mener une évaluation continue » ont été utilisés pour surveiller le personnel ayant accès à des informations classifiées.

Lire la suite: https://shadowproof.com/2016/01/07/insider-threat-program-hundred-thousand-pentagon-personnel-under-total-surveillance/

Yahoo rejoint Google, Facebook, Twitter pour avertir les utilisateurs d’attaques parrainées par des Etats

Softpedia, par Catalin Cimpanu, le 22/12/15

Yahoo va maintenant vous informer quand des gouvernements tentent de pirater votre compte email Yahoo, tout comme Gmail

Yahoo! est le dernier géant de la Silicon Valley à ajouter son soutien pour un système d’alerte qui envoie des notifications aux utilisateurs lorsque la société soupçonne une attaque soutenue par un État sur leur compte.

Le premier à mettre en œuvre un tel système était Google, Gmail, en 2012, et ces derniers mois, à la fois Facebook et Twitter ont décidé de fournir de même cette fonctionnalité.

Avec l’activité des groupes APT [advanced persistent threat] se développant de plus en plus au cours des dernières années, et aucune semaine qui ne passe sans un rapport de fournisseur en cyber-sécurité sur une ou plusieurs campagnes néfastes de cyber-espionnage, la menace d’attaques soutenues par des États devient une chose plus commune, qui affecte de plus en plus de personnes.

Alors que la plupart des utilisateurs ne seront jamais ciblés ou ne verront jamais une notification venant d’un Etat à partir de l’un des services mentionnés ci-dessus, des journalistes, des dissidents politiques, des militaires, ou des personnes travaillant dans les organismes gouvernementaux peuvent être concernés par ce type d’alertes.

Les utilisateurs doivent prendre des mesures actives pour sécuriser leurs comptes après avoir reçu une alerte.

Lire la suite: http://news.softpedia.com/news/yahoo-joins-google-facebook-twitter-in-warning-users-of-state-sponsored-attacks-497999.shtml

Les espions missionnaires du Pentagone – L’armée américaine a utilisé une ONG chrétienne comme front pour l’espionnage en Corée du Nord

political art_corée du nordIllustration: carte postale de Corée du Nord (creative commons)

The Intercept, Matthew Cole, 26 octobre 2015

Le 10 mai 2007, dans l’East Room [salle Est] de la Maison Blanche, le président George W. Bush a présidé une cérémonie en l’honneur des dirigeants les plus accomplis des services communautaires de la nation. Parmi ceux qui ont reçu la distinction présidentielle pour les services volontaires cet après-midi se trouvait Kay Hiramine, le fondateur d’une organisation humanitaire de plusieurs millions de dollars située au Colorado.

L’ONG de Hiramine, le Groupe Humanitaire des Services Internationaux, ou HISG, a gagné l’éloge spécial du président pour avoir démontré comment un organisme caritatif privé pouvait intervenir rapidement en réponse à une crise. « Dans la foulée de l’ouragan Katrina, » dit la citation de Hiramine, « l’équipe de HISG a lancé un centre d’opération du secteur privé à Houston qui a mobilisé plus de 1500 bénévoles dans la zone de la catastrophe, un mois après l’ouragan ».

Mais alors que le chrétien évangélique Hiramine traversait la scène pour serrer la main du président Bush et qu’il recevait son prix, il cachait un élément essentiel à ceux qui étaient présents: Il était un espion du Pentagone, dont l’ONG était financée grâce à un programme hautement classifié du Département de la Défense.

Le lieutenant-général William « Jerry » Boykin donnant un discours à l’Université chrétienne du Colorado, le lundi 2 mai 2011

Le programme secret du Pentagone, qui remonte à Décembre 2004, a bien continué sous la présidence d’Obama. Il a été conçu par un haut fonctionnaire du renseignement appartenant au Département de la Défense de l’administration Bush, le lieutenant-général William « Jerry » Boykin. Boykin, un chrétien évangélique qui a été sous le feu de la critique en 2003 pour ses déclarations sur l’islam, a établi la ruse de l’ONG, alors qu’il était à la recherche de nouveaux moyens peu orthodoxes pour pénétrer la Corée du Nord.

Longtemps source de grande préoccupation pour les Etats-Unis et l’Europe occidentale en raison de son programme nucléaire, la Corée du Nord a été la cible la plus difficile du renseignement pour les Etats-Unis « Nous n’avions rien à l’intérieur de la Corée du Nord », m’a dit un ancien responsable militaire familier avec les efforts américains dans le pays. « Zéro ». Mais l’ONG de Hiramine, en offrant de l’aide humanitaire à la population désespérée du pays, était capable d’aller là où les autres ne pouvaient pas aller.

On ne sait pas combien de cadres de l’HISG au-delà de Hiramine connaissaient l’opération; Hiramine n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires et aucun de ses anciens collègues n’en a fait. Peu, sinon aucun, parmi le reste du personnel et des bénévoles de l’organisation n’avait de connaissance de son rôle comme un front du Pentagone, selon d’anciens employés de HISG et d’anciens responsables militaires.

La révélation que le Pentagone a utilisé une ONG et des bénévoles humanitaires à leur insu pour la collecte de renseignements est le résultat d’une enquête de plusieurs mois par The Intercept. Au cours de l’enquête, plus d’une dizaine d’actuels et anciens responsables de l’armée et du renseignement, de travailleurs humanitaires, missionnaires, fonctionnaires américains et d’anciens employés de HISG ont été questionnés. Les représentants du gouvernement des États-Unis qui étaient familiers avec l’opération du Pentagone et le rôle de l’HISG ont demandé l’anonymat parce qu’ils évoquaient des questions militaires et de renseignement qui pourraient les exposer au risque de poursuites judiciaires. Le Pentagone n’a fait aucun commentaire sur l’HISG ou les opérations d’espionnage en Corée du Nord.

Avant d’avoir été finalement démantelée en 2013, l’organisation de Hiramine a reçu des millions grâce au financement du Pentagone à travers un réseau complexe d’organisations destinées à masquer l’origine de l’argent, selon l’un des anciens responsables militaires familiers avec le programme, ainsi que d’après la documentation examinée pour cet article.

Lire l’intégralité: https://theintercept.com/2015/10/26/pentagon-missionary-spies-christian-ngo-front-for-north-korea-espionage/

Le rôle des hackers pour contrer la surveillance et promouvoir la démocratie – Sebastian Kubitschko

publié sur cogitatiopress.com (2015)

Résumé

Les pratiques liées aux technologies et aux infrastructures médiatiques (MTI) sont une partie de plus en plus importante des constellations démocratiques, en général, et des tactiques de la surveillance, en particulier. Cet article ne cherche pas à discuter de la surveillance en soi, mais plutôt d’ouvrir une nouvelle ligne d’enquête en présentant la recherche qualitative sur le Chaos Computer Club (CCC), l’une des plus grandes organisations de hackers dans le monde et l’une des plus anciennes organisations en Europe. Malgré la conception de longue date du piratage animé d’une signification politique, la portée et le style d’engagement des hackers avec les nouveaux enjeux liés à la surveillance restent mal compris. La raison de cet article est d’examiner le CCC en tant qu’organisation de la société civile qui agit contre les assemblages contemporaines de la surveillance de deux façons: tout d’abord, en dé-construisant la technologie existante et en soutenant, construisant, en maintenant et en utilisant des technologies et des infrastructures de médias alternatifs qui permettent une communication plus sécurisée et anonyme; et deuxièmement, en articulant leur expertise en matière de MTI contemporaine à un large éventail d’auditoires, de publics et d’acteurs. Soulignant l’importance de la «vie privée» pour le bien-être de la démocratie, je soutiens que l’organisation de hacker co-détermine « les espaces interstitiels dans les pratiques de traitement de l’information » (Cohen, 2012, p. 1931), et ce faisant, agit sur les caractéristiques structurelles indispensables des constellations démocratiques contemporaines.

Télécharger l’étude en ligne: http://www.cogitatiopress.com/ojs/index.php/mediaandcommunication/article/view/281