Le gouvernement pakistanais a tenté de négocier avec al-Qaïda, un an avant la mort de Ben Laden

Les documents d’Oussama Ben Laden: Le gouvernement pakistanais voulait négocier

Long War Journal, par Thomas Joscelyn, 9 mars 2015

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed AtefLes documents publiés récemment et récupérés dans le complexe d’Oussama Ben Laden montrent que certaines parties du gouvernement pakistanais ont tenté de négocier avec Al-Qaïda en 2010. Les lettres ont été publiées à titre de preuve dans le procès d’Abid Naseer, qui a été reconnu coupable de terrorisme par un jury de Brooklyn en début de ce mois.

L’un des documents est une lettre écrite par Atiyah Abd al Rahman («Mahmud»), qui était alors le directeur général d’Al-Qaïda, à Oussama ben Laden (identifié comme cheikh Abou Abdallah) en juillet 2010. La lettre révèle un jeu compliqué impliquant al-Qaïda, les talibans pakistanais, le frère de l’actuel premier ministre pakistanais, et les services de renseignement du Pakistan.

« En ce qui concerne les négociations, cher Cheikh, je vais vous donner un aperçu, que Dieu me soutienne dans ce domaine », a écrit Rahman. « L’ennemi pakistanais a correspondu avec nous et avec Tahreek-i-Taliban (Hakimullah) pendant un temps très court, depuis les jours de Hafiz, que Dieu ait pitié de lui. » Hakeemullah Mehsud était le chef des talibans pakistanais à ce moment. Le « Hafiz » mentionné est Mustafa Abu Yazid (Cheikh Saeed al Masri), qui a servi comme directeur général d’Al-Qaïda avant sa mort en mai 2010. Rahman a succédé à Yazid dans ce rôle.

« Nous avons discuté de la question de manière interne, puis nous avons parlé avec Abou-Muhammad plus tard, une fois que nous étions en mesure de reprendre la correspondance avec lui », a expliqué Rahman. « Abu-Muhammad » est le nom de guerre d’Ayman al Zawahiri. À la suite de ces discussions, Al-Qaïda était prêt à négocier un accord dans lequel les djihadistes lâcheraient du lest face aux Pakistanais tant que les services militaires et le renseignement arrêteraient la lutte contre Al-Qaïda et ses alliés.

« Notre décision était la suivante: Nous sommes prêts à vous laisser tranquilles. Notre combat est d’abord contre les Américains. Vous êtes devenus une partie de la bataille, quand vous avez pris position avec les Américains », écrit Rahman, en expliquant la position d’Al-Qaïda face au gouvernement pakistanais. « Si vous étiez prêts à nous laisser tranquilles, nous et nos affaires, nous vous laisserons tranquilles. Sinon, nous sommes des hommes, et vous serez surpris par ce que vous verrez; Dieu est avec nous. »

La tactique de négociation d’Al-Qaïda était simple. Soit les Pakistanais les laissaient tranquilles, soit ils souffriraient plus d’attaques terroristes. La lettre de Rahman révèle comment les hommes de Ben Laden ont cherché à transmettre leur message. Ils comptaient sur Siraj Haqqani, le dirigeant du réseau Haqqani, qui a longtemps été soutenu par l’establishment militaire et le renseignement pakistanais.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.longwarjournal.org/archives/2015/03/osama-bin-ladens-files-the-pakistani-government-wanted-to-negotiate.php source: https://twitter.com/husainhaqqani/status/711123210025246720

Les documents Ben Laden analysés par The Long War Journal: http://www.longwarjournal.org/tags/osama-bin-laden

Comment le wahhabisme saoudien est la source du terrorisme islamiste

Le Dr. Yousaf Butt est un conseiller senior auprès du Conseil américano-britannique de l’information sur la sécurité et directeur à l’Institut de l’intelligence culturelle. Les opinions exprimées ici sont les siennes.

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Huffpost.com, le 20 janvier 2015

LONDRES – Les attentats terroristes horribles contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris ont conduit à des spéculations quant à savoir si les tueurs – les frères Chérif et Saïd Kouachi – étaient des loups solitaires ou s’ils étaient liés à des cerveaux au sein d’ISIS ou de son rival, Al-Qaïda. Bien qu’Al-Qaïda au Yémen ait revendiqué l’attaque, il n’est pas clair de savoir à quel degré l’affilié a effectivement dirigé l’opération. Peu importe que les connexions de l’organisation (le cas échéant) soient finalement avérées vraies, une chose est claire: la source de l’extrémisme islamique qui encourage et légitime cette violence se trouve dans la souche de l’islam du « wahhabisme » fanatique centré en Arabie Saoudite. Et si le monde veut tasser et éliminer un tel extrémisme violent, il doit se confronter à cet hôte primaire et facilitateur.

Paradoxalement, alors que l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Liban, Ali Awad Asiri, a participé au rassemblement de solidarité « je suis Charlie » à Beyrouth à la suite des attentats de Paris, de retour à la maison, le blogueur saoudien Raif Badawi a reçu les 50 premiers coups de fouet des 1000 qui lui sont dûs chaque vendredi sur les 20 prochaines semaines. Son crime? La gestion d’un site libéral pour promouvoir la liberté d’expression. (Heureusement, ces derniers jours, il semble que les autorités saoudiennes ont cédé à la pression internationale et suspendu la sentence.)[…]

Par exemple, un câble Wikileaks [09STATE131801] cite clairement la secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, qui dit que « les donateurs en Arabie Saoudite constituent la plus importante source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde entier. » Elle continue: « Plus de choses doivent être faites étant donné que l’Arabie saoudite reste une base de soutien financier essentiel pour al-Qaïda, les talibans, le LeT et d’autres groupes terroristes. » Et ce ne sont pas seulement les Saoudiens: le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis sont également impliqués dans le mémo. D’autres câbles publiés par Wikileaks décrivent comment les sociétés écran saoudiennes sont également utilisées pour financer le terrorisme à l’étranger.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.huffingtonpost.com/dr-yousaf-butt-/saudi-wahhabism-islam-terrorism_b_6501916.html

WikiLeaks – Fuite d’un rapport de la CIA: Le ciblage des leaders talibans est «inefficace»

drones_strikesLes États-Unis ont mené de nombreuses frappes de drones contre les talibans

BBC News, 19 décembre 2014

La suppression des hauts leaders talibans a eu peu d’impact sur l’organisation, selon un rapport de la CIA publié par Wikileaks.

Le rapport de 2009 analyse le « ciblage de haute valeur » dans un certain nombre de conflits – l’assassinat d’insurgés seniors.

Il dit que la capacité des talibans à remplacer les leaders perdus a entravé l’efficacité des opérations de la coalition contre son leadership.

La CIA n’a pas voulu commenter les documents divulgués.

Le rapport, que Wikileaks décrit comme «pro-assassinat», se penche sur les avantages et les inconvénients des programmes de « ciblage de haute valeur » [High Value Targeting] (HVT).

En plus d’examiner les actions récentes en Irak et en Afghanistan, le rapport évalue l’action britannique en Irlande du Nord, les opérations au Sri Lanka contre les Tigres tamouls et les efforts français pendant la guerre civile algérienne, entre autres.

Les avantages des opérations HVT [High Value Targeting], selon le rapport, comprennent le fait d’ « éroder l’efficacité des insurgés, l’affaiblissement de la volonté des insurgés et la réduction du niveau de soutien des insurgés ».

Les aspects négatifs potentiels comprennent « le renforcement de la liaison d’un groupe armé avec la population » et la « radicalisation des leaders restants d’un groupe d’insurgés ».

Sur l’Afghanistan, le rapport dit que le ciblage de personnalités seniors des talibans a été entravé par des problèmes qui le relient aux efforts plus larges des Afghans et de l’OTAN contre l’organisation.

Il dit aussi que les talibans ont une « planification de relève et un effectif de réserve, en particulier sur les niveaux intermédiaires ».

Depuis la rédaction du rapport, le président Obama a augmenté les frappes de drones dans le nord-ouest du Pakistan, en ciblant les leaders talibans et d’al-Qaïda.

Il y a également eu plusieurs frappes au Yémen.

Source: http://www.bbc.com/news/world-us-canada-30543290

Obama signe un ordre secret pour étendre la guerre en Afghanistan en 2015

800px-US_Army_in_AfghanistanLes troupes américaines resteront en combat direct tout au long de 2015

par Jason Ditz, le 21 Novembre 2014

Un nouveau rapport sortant du New York Times révèle ce soir que le président Obama a signé un ordre secret pour élargir considérablement le champ des opérations militaires américaines en Afghanistan en 2015.

En dépit des affirmations que la guerre touche « à sa fin » au terme de l’année 2014, le nouvel ordre veillera à ce que les troupes terrestres américaines continuent à mener des opérations de combats directs au cours de 2015, et potentiellement au-delà.

Obama avait annoncé en mai qu’il n’y aurait plus du tout de rôle de combat en 2015, et que les troupes restantes, environ 10 000 d’entre elles, seraient limitées à la formation des forces afghanes.

Il y aurait eu un « débat houleux » au sein de l’administration au sujet de cette décision, ce qui a conduit à l’ordre secret changeant la politique de retour des troupes américaines au combat direct.

Le Pentagone aurait été la force motrice derrière la décision, avec des leaders civils qui cherchent à limiter la guerre aux « restes d’Al-Qaïda », tandis que le Pentagone voudrait revenir à des combats directs contre les talibans.

Comme d’habitude, le débat sur la politique de guerre des États-Unis a été maintenu totalement hors du regard public, et les Américains ont été amenés à croire que la fin du combat direct a bien été finalisée, même si ce n’était pas le cas.

Source: http://news.antiwar.com/2014/11/21/obama-signs-secret-order-to-expand-afghan-war-in-2015/

Les câbles Wikileaks confirment que les Etats-Unis et le Pakistan ont coordonné des attaques militaires contre les insurgés pakistanais

Les câbles Wikileaks confirment que le gouvernement du Pakistan a mené, en accord avec les Etats-Unis, une politique de répression contre des groupes présumés terroristes, en acceptant un financement américain de matériel militaire, et en autorisant notamment les survols et les tirs de drones américains sur le territoire pakistanais. La question est de savoir: comment un gouvernement qui se dit « indépendant » et se considère comme une « république » (le Pakistan) peut-il autoriser une force étrangère (les Etats-Unis) à bombarder son propre pays et à tuer des civils sur son propre territoire? C’est pourtant la triste réalité du 21ème siècle: quand un gouvernement tue et fait assassiner sa propre population, car les raids de l’armée visent aussi bien les terroristes que les civils, sans pour autant trouver de solution politique.

En témoignent les paroles du 1er ministre pakistanais, Youssuf Raza Gilani, dans un câble Wikileaks du 23 août 2008 (réf. 08ISLAMABAD2802):

« Beaucoup diront que nous avons passé un accord avec les Etats-Unis, mais je continue de comprendre que nous devons le faire. » (9.C)

« Je ne m’inquiète pas qu’ils le fassent, pour autant qu’ils attrapent les bonnes personnes. Nous protesterons à l’Assemblée Nationale, puis nous l’ignorerons. » (11.C)

Dans un autre câble daté du 9 octobre 2009 (réf. 09ISLAMABAD2449), on peut encore lire:

« L’Armée Pakistanaise vient juste pour la deuxième fois d’approuver le déploiement d’éléments des opérations spéciales des Etats-Unis pour soutenir les opérations militaires pakistanaises. »

Quelques jours avant cette décision d’approuver la présence d’éléments américains pour mener conjointement des opérations militaires, le Pakistan a demandé et reçu une aide de 300,000 $ des Etats-Unis, pour du matériel militaire destiné à la reconnaissance de nuit des cibles potentielles (réf. 09ISLAMABAD2380):

« Le Groupe des Services Spéciaux de l’Armée Pakistanaise (SSG) a demandé 25 appareils d’imagerie thermique (Renegade 320) pour ses unités à un coût de 300,000 dollars. » (2)

Justification pour la vente:

(SBU) Les opérations de contre-insurrection requièrent la capacité à conduire toute la gamme de la collecte de renseignements et des activités de combat 24 heures par jour, afin d’empêcher les militants ennemis de couvrir l’obscurité. » (3)

Considération sur les droits de l’homme:

(U) « Il n’y a pas de considérations relatives aux droits de l’homme qui exclueraient la livraison de NVD [Dispositifs de Vision de Nuit] à l’armée pakistanaise. » (8)

Dernièrement, en novembre 2013, deux chefs talibans ont été ciblés dans des attaques meurtrières, qui ne sont elles-mêmes que la continuation de cet accord passé entre les Etats-Unis et le Pakistan dans la lutte anti-terroriste.

Hakimullah MehsudLe 1er novembre 2013, les drones américains ont tué le chef des Talibans pakistanais, Hakimullah Mehsud, recherché notamment depuis l’attentat qui avait tué 7 militaires américains dans la province de Khost. La violence et les drones, c’est malheureusement la seule manière dont les Etats-Unis pensent résoudre le problème du terrorisme au Moyen-Orient. Or, on sait très bien que cela ne résout rien. Au contraire, à chaque assassinat, les Talibans choisissent un nouveau chef: « Hakimullah Mehsud enterré, les talibans choisissent un successeur », comme le titre le journal Le Monde. De plus, les combattants tués par les drones américains sont tous considérés comme des martyrs par la population et cela ne fait qu’accroître le sentiment anti-américain: « Hakimullah a été martyrisé« , témoigne un commandant taliban dans India Times, et comme on peut lire aussi dans l’article de Marie-France Calle, « Hakimullah Mehsud, ‘héros’ et ‘martyr’ au Pakistan« . Donc, le problème du terrorisme n’est en rien résolu. Les Etats-Unis jettent seulement de l’huile sur le feu en assassinant les talibans, car cela ne fait qu’augmenter leur motivation ainsi que la colère de la population contre leur gouvernement et contre l’armée américaine qui sont tous deux responsables de ces crimes.

Nasiruddin HaqqaniLe deuxième assassinat qui a visé un chef taliban est celui qui a eu lieu dimanche 10 novembre 2013 contre Nasiruddin Haqqani, fils de Jalaluddin Haqqani, le fondateur du réseau Haqqani, un réseau d’insurgés qui opéraient contre les forces de l’OTAN et des Etats-Unis sur la frontière afghano-pakistanaise. « Au moins quatre hommes armés ont ouvert le feu sur lui » a déclaré un représentant des Talibans à Miranshah. Les deux raisons invoquées de cet assassinat sont d’une part la responsabilité de Nasiruddin Haqqani dans le financement de cette organisation, et d’autre part, le fait qu’il était un soutien au chef taliban Hakimullah Mehsud, considéré par les Etats-Unis comme l’un des terroristes les plus recherchés. Même si la mort de Nasiruddin Haqqani n’a pas été revendiquée dans le cadre de la lutte anti-terroriste, on peut néanmoins considérer que cette mort est la résultante des accords communs passés entre les Etats-Unis et le Pakistan, comme ce fut le cas pour Hakimullah Mehsud: « Un cadavre fantôme, une police absente et des espions affairés: les suites de la mort au Pakistan de Nasiruddin Haqqani, figure des Talibans afghans, renforcent les forts soupçons de complicité d’Islamabad avec des groupes accusés de terrorisme« .

Sources de l’article:

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/08ISLAMABAD2802_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2449_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2380_a.html

http://www.liberation.fr/monde/2013/11/11/pakistan-l-argentier-d-un-reseau-taliban-assassine_946139

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/11/11/pakistan-le-financier-du-reseau-haqqani-tue_3511815_3216.html

http://www.indiatimes.com/news/asia/us-drones-kill-pakistan-taliban-chief-hakimullah-mehsud-109826.html

http://blog.lefigaro.fr/inde/2013/11/hakimullah-heros-et-martyr-au.html

http://mediarabe.info/spip.php?breve20697

Controverse sur les origines et les liens entre Al-Qaïda et la CIA

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed AtefPhoto: Leaders d’al-Qaïda (depuis la gauche): Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed Atef

BBC News, 20 juillet 2004

Les origines et les liens d’Al-Qaïda

Al-Qaïda, qui signifie «la base», a été créé en 1989 alors que les forces soviétiques se retirent d’Afghanistan et qu’Oussama Ben Laden et ses collègues ont commencé à chercher de nouveaux jihads.

L’organisation a grandi sur le réseau de volontaires arabes qui s’étaient rendus en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre sous la bannière de l’Islam contre le communisme soviétique.

Au cours du jihad anti-soviétique, Ben Laden et ses combattants ont reçu un financement américain et saoudien. Certains analystes estiment que Ben Laden lui-même avait reçu une formation à la sécurité de la part de la CIA.

Le « Afghans arabes« , comme on les appelait, étaient aguerris et hautement motivés.

Au début des années 1990, Al-Qaïda a opéré au Soudan. Après 1996, ses sièges ainsi qu’une douzaine de camps d’entraînement ont été déplacés en Afghanistan, où Ben Laden a forgé une relation étroite avec les Talibans.

La campagne américaine en Afghanistan à partir de fin 2001 a dispersé l’organisation et l’a conduit en souterrain, alors que ses personnels ont été attaqués et ses bases et camps d’entraînement détruits.

Les cellules à travers le monde

L’organisation est pensé comme opérant dans 40 à 50 pays, et pas seulement au Moyen-Orient et en Asie, mais aussi en Amérique du Nord et en Europe.

En Europe occidentale, on a connu ou suspecté des cellules à Londres, Hambourg, Milan et Madrid. Celles-ci ont été d’importants centres de recrutement, de collecte de fonds et de planification d’opérations.

Pour l’entraînement, le groupe favorise les zones de non-droit où il peut opérer librement et en secret.

Attaques attribuées à al-Qaïda ou à des associés:

* 1993: Attentat du World Trade Center
* 1996: Meurtre de 19 soldats américains en Arabie Saoudite
* 1998: Attentats dans l’Est de l’Afrique
* 2000: Attaque contre le USS Cole au Yémen
* 2001: Attaques-suicides contre New-York et Washington
* 2002: Attaques contre des touristes israéliens à Mombasa
* 2003: Quatre attentats simultanés à Riyad

Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir inclu la Somalie, le Yémen et la Tchétchénie, ainsi que les zones montagneuses de l’Afghanistan.

Il y a eu des rapports sur un camp d’entraînement secret sur l’une des îles de l’Indonésie.

Contrairement aux groupes aux liens reserrés du passé, comme les Brigades rouges en Italie ou le groupe Abou Nidal au Moyen-Orient, Al-Qaïda perd sa structure. Il opère à travers les continents comme une chaîne de réseaux de verrouillage.

Les groupes individuels ou les cellules semblent avoir un haut degré d’autonomie, en élevant leur propre argent, souvent à travers de la petite délinquance, et ne faisant de la prise de contact avec d’autres groupes que lorsque c’est nécessaire.

Définir al-Qaïda?

Cette connexion dissolue entre les groupes a soulevé une question de définition. Lorsque nous parlons d’Al-Qaïda, est-ce que nous nous référons à une organisation réelle ou parlons-nous maintenant de quelque chose plus proche d’une idée?

Des attaques comme les attentats de mai 2003 à Riyad et l’attaque contre des touristes israéliens à Mombasa en 2002 sont largement attribués à al-Qaïda. Mais ces attaques ont-elles été, de quelque manière que ce soit, prévues ou financées ou organisées par Ben Laden ou par l’organisation qu’il est supposé encore diriger?

Les principales figures d’al-Qaïda

De manière large: Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri
Capturés par les Etats-Unis: Khalid Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah
En procès: Zacarias Moussaoui, Mounir al-Motassadek
Emprisonné: Richard Reid
Présumé mort: Mohammed Atef

Certains analystes ont suggéré que le mot al-Qaïda est désormais utilisé pour désigner une variété de groupes connectés par un peu plus que des objectifs communs, des idéaux et des méthodes.

Nous savons toutefois que plusieurs groupes radicaux sont ou ont été officiellement affiliés à al-Qaïda. Le plus important est l’aile radicale du groupe du Jihad islamique égyptien dont les membres ont trouvé refuge en Afghanistan et ont fusionné avec Al-Qaïda.

Son chef est Ayman al-Zawahiri, un Egyptien impitoyable considéré comme étant le cerveau derrière al-Qaïda et le chef de la plupart de ses opérations les plus infâmes.

Il s’agit notamment des attaques contre deux ambassades américaines en Afrique en 1998 et les attentats du 11 septembre contre New York et Washington.

Ils sont également soupçonnés d’avoir des liens avec:

Les groupes cachemiris militants
Le Mouvement islamique d’Ouzbékistan, ou MIO
Le groupe Abou Sayyaf aux Philippines;
Le GIA, ou Groupe islamique armé, en Algérie et son rejeton radical connu sous le nom du groupe salafiste, ou GSPC.

« Guerre contre le terrorisme »

Les forces de police occidentales et les agences de renseignement ont eu un certain succès dans la dissolution des cellules d’Al-Qaïda, la fermeture des sociétés-écrans et le gel des avoirs dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

Certains de ses hauts dirigeants ont été tués ou capturés, et les interrogatoires de certains membres à Guantanamo ont encore plus affaibli l’organisation.

Toutefois, le déracinement de l’organisation dans son ensemble a été une tâche très complexe et frustrante.

Dans un récent rapport sur l’Irak et la guerre contre le terrorisme, l’Oxford Research Group a noté que malgré la détention de plusieurs de ses membres, al-Qaïda « reste dynamique et efficace ».

Plus frustrant, le sort et la localisation d’Oussama Ben Laden lui-même restent toujours un profond mystère.

Source: http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/1670089.stm

Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/CIA_%E2%80%93_al-Qaeda_controversy