Oussama Ben Laden: Made in USA

par Jared Israël [Écrit le 28 Août 1998. Posté le 13 Septembre 2001] =======================================

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed Atef[Ce qui suit est un extrait de « L’illusion crédible », une étude de la couverture du « NY Times » sur les attaques de missiles américains en Afghanistan et sur une usine de comprimés au Soudan, en Août 1998 [cf. L’usine al-Shifa et l’Opération Infinite Reach]. Le texte complet peut être lu à http://emperors-clothes.com/articles/jared/sudan.html – Jared Israël]

La plupart d’entre nous n’ont jamais entendu parler d’Oussama Ben Laden avant le 21 Août dernier [cf. JT France 2 du 21 Août 1998], mais en disant qu’il était « l’organisateur par excellence et un financier du terrorisme international dans le monde d’aujourd’hui », le président Clinton a évoqué des images de rage et de chaos aléatoire qui semblaient justifier une action rapide, forte.

On nous a dit que la cible principale de l’attaque au missile était non seulement Ben Laden, mais: « … les installations et les infrastructures terroristes en Afghanistan. Nos forces ont ciblé une des bases terroristes les plus actives dans le monde… un camp d’entraînement pour littéralement des milliers de terroristes du monde entier ». (NY Times, 21/08/98, p. A12).

Ce thème – selon lequel il y a une organisation terroriste qui relie la base terroriste en Afghanistan avec une usine terroriste au Soudan – est répété tout au long du NY Times du 21 Août.

La « base terroriste » afghane est bien sûr le point fort de Clinton. Une «base terroriste» est un lieu où les terroristes préparent la guerre; une «base terroriste» est un jeu équitable. Les usines, d’autre part, sont un problème. Les Américains sont dégoûtés par les bombardements des usines et le fait de brûler la peau du dos des travailleurs. L’astuce, c’est: de relier la base à l’usine.

Voici l’argument: les terroristes, financés par le riche Oussama Ben Laden, cerveau des attentats de l’ambassade, ont construit un complexe de camps d’entraînement terroristes en Afghanistan. Les États-Unis, ennemi juré de la terreur, ont roulé leurs manches et détruit ces camps d’entraînement et aussi une usine appartenant à Ben Laden au Soudan. Les États-Unis ont ainsi envoyé un message aux terroristes partout dans le monde. Ils peuvent lire nos missiles. Ils seront traqués et détruits sans pitié. Les États-Unis sont à leur poste.

Mais attendez. Que faire si les camps d’entraînement ont été faussement représentés? Que faire s’ils avaient été construits par le gouvernement américain? Que faire si Ben Laden et ses associés étaient en fait de vieilles mains de la CIA?

Ce serait un peu maladroit, n’est-ce pas?

Si cela était vrai, et si le Times savait que c’était vrai le 21 Août [1998], est-ce que la défaillance du Times à imprimer ces informations sur la première page ne constituent pas une trahison profonde de la confiance?

Mais c’était alors, et c’est maintenant…

Le complexe attaqué par les États-Unis, le 20 Août, est situé près de la frontière pakistanaise:

 »Les camps, cachés dans des montagnes escarpées et des vallées très profondes de la province de Paktia, étaient le lieu où l’ensemble des sept leaders du rang de la résistance afghane ont maintenu un siège souterrain et des stocks d’armes clandestins lors de leur guerre acharnée et finalement victorieuse contre les troupes soviétiques de décembre 1979 à Février 1989, selon les anciens combattants du renseignement américain… La résistance afghane a été soutenue par les services de renseignement des États-Unis et de l’Arabie Saoudite… [et ce camp représente] le dernier mot dans les techniques d’ingénierie de l’OTAN ». (NY Times, 24.08.98, p.A1 et A7.)

Et les «combattants de la résistance» que les États-Unis ont soutenu dans la guerre en Afghanistan pendant les années 80?

« Certains de ces mêmes guerriers qui ont combattu les Soviétiques avec l’aide de la CIA se battent maintenant sous la bannière de M. Ben Laden. » (Ibid., P.A1)

Alors. Ces personnes, que le gouvernement américain qualifie des pires terroristes dans le monde, ont été mis en place dans ce boulot par le gouvernement américain. Et le Times le savait, le 21 Août, quand il a consacré de nombreux articles à la couverture des attaques de missiles. L’équipe du Times a choisi de retenir cette information critique face au public.

L’article du 24 Août, cité ci-dessus, a involontairement trahi la méthode par laquelle le parrainage de Ben Laden par le gouvernement américain est justifié. Quand les États-Unis ont ouvertement soutenu Ben Laden et ses amis, ils avaient reçu l’étiquette («combattants de la résistance»), de sorte qu’ils étaient ok. Maintenant, ils ont reçu un nouveau label («terroristes») et ils sont ainsi transformés. Le gouvernement américain est absous de toute culpabilité, parce que les gens qu’ils ont soutenu dans le passé ne sont pas ces terroristes qu’ils bombardent aujourd’hui, ils étaient ces combattants de la résistance. Incroyable.

« Quand j’utilise un mot, « Humpty Dumpty répondit d’un ton assez dédaigneux, que «cela signifie juste ce que je veux qu’il dise — ni plus ni moins ». (Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir, ch. 6. )

Une fois renommés, ces personnes, ou quoi que ce soit ou qui que ce soit que le gouvernement américain accuse d’être lié à ces personnes, peuvent être bombardés. Pas besoin de discussion à l’ONU, pas besoin de preuve, pas besoin de rien: les Etats-Unis sont l’enquêteur secret, le juge inflexible, le jury impartial et le bourreau invincible, tous sanctifiés par la lutte contre le «terrorisme».

Ben Laden va avoir son label modifié pour revenir au « combattant de la résistance » lorsque le gouvernement américain exigera une fois de plus ses services?

Cela peut sembler absurde. Mais considérez que l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) a fait une telle transformation – en fait, les gens de l’UÇK ont non seulement passé [du statut] de terroristes à des combattants de la liberté, mais ils ont passé tout le chemin de terroristes/trafiquants de drogue jusqu’à bâtisseurs de la nation. Et d’ailleurs, il a largement été rapporté que les terroristes fondamentalistes islamiques ont contribué à la formation et se sont battus aux côtés de l’UÇK. Ces aides de l’UÇK incluent apparemment les associés d’Oussama Ben Laden. Alors, peut-être que Ben Laden a été réhabilité et déjà re-transformé (!). [Voir la note A]

Lire la suite de l’article: http://emperors-clothes.com/articles/jared/madein.htm

Le monde des menaces contre les États-Unis est une illusion

Boston Globe, Par Stephen Kinzer, 12 avril 2015

600px-North_America_from_low_orbiting_satellite_Suomi_NPPQuand les Américains observent le monde, nous voyons un essaim de menaces. La Chine semble résurgente et ambitieuse. La Russie est agressive. L’Iran menace nos alliés. Les nations du Moyen-Orient sur lesquelles nous nous étions autrefois appuyés s’effondrent dans les flammes. Les dirigeants latino-américains semblent plus régulièrement anti-yankee [hostile au gouvernement et à la politique américaine]. Les groupes terroristes capturent des territoires et commettent des atrocités horribles. Nous nous battons contre Ebola avec une main, tout en repoussant les enfants d’Amérique centrale de l’autre.

En fait, ce monde de menaces est une illusion. Les Etats-Unis n’ont pas d’ennemis puissants. Nous ne sommes pas seulement en sécurité, mais plus en sécurité qu’aucune grande puissance ne l’a jamais été dans toute l’histoire moderne.

Lire la suite: http://www.bostonglobe.com/opinion/editorials/2015/04/11/have-seen-enemies-and-they-weak/Cho9J5Bf9jxIkHKIZvnVTJ/story.html

Conspiration du 11 septembre: Alex Jones prédit les attentats en juillet 2001

Emission d’Alex Jones:

Encore une fois, j’étais à la télévision en disant que Ben Laden est un agent de la CIA, on dirait qu’il va attaquer New York. Disant « Appelle Washington, dites-leur d’annuler l’attaque ».

[Ancien extrait vidéo]

Bonjour mesdames et messieurs, je suis si heureux que vous puissiez vous joindre à nous pour cette émission du mercredi 25 Juillet 2001. La tyrannie est en train d’envelopper le monde, et les États-Unis sont un joyau brillant que les mondialistes veulent abattre et ils utiliseront le terrorisme comme prétexte pour le faire.

Alors cela vient au sommet de la deuxième moitié du spectacle, des informations très importantes. Je vais appeller à ce que vous appeliez la Maison Blanche et leur dire:

Regardez, nous avons vu les informations selon lesquelles vous vouliez faire sauter les choses, vous avez fait sauter les choses et vous dites que des millions d’entre nous vont mourir et que nous avons besoin d’une loi martiale et l’Associated Press, l’un des petits « boulons » que vous avez et que nous sommes conscients de qui sont les terroristes si vous tirez dessus. Cela peut arrêter cet événement du Reichstag hitlérien.

Je veux donner le numéro gratuit pour le Congrès, et je ne veux pas que vous croyiez Alex Jones. Je veux que vous alliez prendre ces histoires sur mon site web. Je veux que vous appeliez ces grands journaux et trouviez que ces déclarations étaient vraies sur la Maison Blanche pour la préparation de la loi martiale. Et je veux que vous leur faisiez savoir que s’il y a un quelconque terrorisme nous savons qui blâmer!

Le point est le suivant: si un quelconque terrorisme arrive, cela vient de ce gouvernement et s’il y avait une menace extérieure comme un « Ben Laden » – qui était un agent de la CIA connu au cours des années 80 commandant la guerre des Mujahadeen et dont la famille a construit toutes les bases militaires en Arabie Saoudite en ce moment et siège au conseil d’Iridium Satellite. Il est le Bogeyman dont ils ont besoin dans le faux système orwellien.

Je veux la Maison Blanche dont le numéro est là-haut, une grande partie de la solution, après que vous recherchiez tout le terrorisme du gouvernement et vérifiez que ce que je dis est vrai.

Appelez la Maison Blanche et dites-leur « Nous savons que le gouvernement planifie le terrorisme, nous savons qu’Oklahoma City et le World Trade Center c’était le terrorisme. Nous savons que les chefs d’état-major veulent faire exploser des avions de ligne (Baltimore Sun).

Si vous le faites, nous allons vous blâmer parce que nous savons qui en est à la hauteur. Ou si vous laissez quelque groupe terroriste le faire, comme le World Trade Centre, alors nous savons qui blâmer.

« Et nous pouvons sauver la planète – en l’appelant « Opération pour Exposer la Terreur du Gouvernement »

***La transcription de cette émission a pu être réalisée grâce à la contribution de Martin, militant Anonymous UK***

Les 8 théories de la conspiration gouvernementale. Conspiration #7: Le gouvernement organise des attaques terroristes contre lui-même

La vérité: les responsables militaires ont une fois suggéré la mise en scène de fausses attaques terroristes pour justifier la guerre avec Cuba.

northwoodsmemorandum-1Mémorandum de Northwoods (Wikipedia)

Au début des années 1960, les chefs d’état-major ont proposé l’impossible: une attaque américaine sur l’Amérique. Le plan proposait de fausses attaques terroristes sur des villes et des bases américaines. L’objectif? Blâmer Cuba et rallier un soutien pour la guerre.

Les responsables ont appelé la proposition Opération Northwoods. Le mémo original a suggéré que, « Nous pourrions développer une campagne cubaine de terreur communiste dans la région de Miami, dans d’autres villes de la Floride, et même à Washington ».

Northwoods suggérait que le personnel des États-Unis pourrait se déguiser en agents de Cuba. Ces soldats infiltrés pourraient brûler des munitions et couler des navires dans le port de la baie de Guantanamo. « Nous pourrions faire exploser un navire américain et blâmer Cuba », dit le mémo.

Northwoods a également inclus un plan pour «couler une cargaison de Cubains en route vers la Floride (réel ou simulé) » et suggéré « un incident qui démontrera qu’un avion cubain a attaqué et abattu un vol charter civil. » Les responsables avaient prévu pour simuler un détournement commercial, l’atterrissage en secret de l’avion tandis qu’un drone identique s’écrasait à proximité.

Quand les attaques seraient terminées, le gouvernement publierait des documents compromettants « justifiant la participation cubaine… L’opinion mondiale et le forum des Nations Unies devraient être affectés favorablement en développant l’image internationale du gouvernement cubain comme imprudente et irresponsable ».

Le président Kennedy a rejeté la proposition.

Source: http://mentalfloss.com/article/33497/8-government-conspiracy-theories-and-how-they-could-be-right

Un nid de l’Etat Islamique (ISIS) grandit à Boston

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24 septembre 2014, par Robert Spencer

Robert Spencer est le directeur de Jihad Watch et auteur des best-sellers du New York Times Le Guide politiquement incorrect de l’Islam (et des Croisades) et La Vérité au sujet de Mohammed. Son dernier livre, L’hiver arabe arrive en Amérique: La vérité sur la guerre où nous sommes, est maintenant disponible.

Le site WCVB.com de Boston a rapporté lundi que « le gouvernement fédéral vise Boston et deux autres villes américaines pour arrêter ce qu’ils appellent le pipeline du Jihad-US vers ISIS dans une tentative d’empêcher les Américains de se joindre à l’organisation terroriste. » Boston a apparemment fait cette liste d’élite parce qu’Ahmad Abousamra, « un diplômé de l’université américaine de Boston, qui a fui la piste du FBI pendant des années, est soupçonné de s’être joint à ISIS et d’avoir donné profit de ses compétences en informatique pour répandre la propagande du groupe terroriste irakien sur les médias sociaux. » Et maintenant Boston récolte donc ce qui a été semé depuis tant d’années.

L’État islamique a été lié à la Société islamique de Boston. Les frères Tsarnaev, meurtriers de masse du jihad au Marathon de Boston, sont allés à la mosquée de la Société islamique de Boston. Ainsi ont fait d’autres terroristes accusés du jihad, Tarek Mehanna et Aafia Siddiqui. Pendant tout cela, le FBI a mené une «sensibilisation» à la Société islamique de Boston, mais il n’a jamais enquêté. Maintenant, ils récoltent les fruits de leur ignorance volontaire [qui se voulait] politiquement correcte.

Lire la suite: http://www.frontpagemag.com/2014/robert-spencer/an-isis-nest-grows-in-boston/

ISIS [EIIL] menace l’Amérique: « Nous lèverons le drapeau d’Allah à la Maison Blanche »

ISIS [EIIL] s’engage à lever son drapeau à la Maison Blanche, et contrôle désormais le plus grand barrage en Irak

Nobodysbuying, Posté le 8 août 2014

Le groupe terroriste que le président Barack Obama a menacé de frapper en Irak, jeudi soir, menace lui-même de frapper le territoire américain.

« Je dis à l’Amérique que le Califat Islamique a été établi, » a déclaré Abu Mosa, un porte-parole du groupe terroriste connu sous le nom de l’État islamique en Irak et en Syrie (ISIS) [EIIL], au Média VICE dans une interview vidéo mise en ligne jeudi. « Ne soyez pas des lâches en nous attaquant avec des drones. Au lieu de faire ça, envoyez vos soldats, ceux que nous avons humiliés en Irak ».

« Nous allons les humilier partout, si Dieu le veut, et nous allons hisser le drapeau d’Allah à la Maison Blanche, » a-t-il ajouté.

Source: http://nobodysbuying.wordpress.com/2014/08/08/isis-threatens-america-we-will-raise-the-flag-of-allah-in-the-white-house/ et http://dailycaller.com/2014/08/08/isis-threatens-america-we-will-raise-the-flag-of-allah-in-the-white-house/#ixzz39pThijy9

Les câbles Wikileaks confirment que les Etats-Unis et le Pakistan ont coordonné des attaques militaires contre les insurgés pakistanais

Les câbles Wikileaks confirment que le gouvernement du Pakistan a mené, en accord avec les Etats-Unis, une politique de répression contre des groupes présumés terroristes, en acceptant un financement américain de matériel militaire, et en autorisant notamment les survols et les tirs de drones américains sur le territoire pakistanais. La question est de savoir: comment un gouvernement qui se dit « indépendant » et se considère comme une « république » (le Pakistan) peut-il autoriser une force étrangère (les Etats-Unis) à bombarder son propre pays et à tuer des civils sur son propre territoire? C’est pourtant la triste réalité du 21ème siècle: quand un gouvernement tue et fait assassiner sa propre population, car les raids de l’armée visent aussi bien les terroristes que les civils, sans pour autant trouver de solution politique.

En témoignent les paroles du 1er ministre pakistanais, Youssuf Raza Gilani, dans un câble Wikileaks du 23 août 2008 (réf. 08ISLAMABAD2802):

« Beaucoup diront que nous avons passé un accord avec les Etats-Unis, mais je continue de comprendre que nous devons le faire. » (9.C)

« Je ne m’inquiète pas qu’ils le fassent, pour autant qu’ils attrapent les bonnes personnes. Nous protesterons à l’Assemblée Nationale, puis nous l’ignorerons. » (11.C)

Dans un autre câble daté du 9 octobre 2009 (réf. 09ISLAMABAD2449), on peut encore lire:

« L’Armée Pakistanaise vient juste pour la deuxième fois d’approuver le déploiement d’éléments des opérations spéciales des Etats-Unis pour soutenir les opérations militaires pakistanaises. »

Quelques jours avant cette décision d’approuver la présence d’éléments américains pour mener conjointement des opérations militaires, le Pakistan a demandé et reçu une aide de 300,000 $ des Etats-Unis, pour du matériel militaire destiné à la reconnaissance de nuit des cibles potentielles (réf. 09ISLAMABAD2380):

« Le Groupe des Services Spéciaux de l’Armée Pakistanaise (SSG) a demandé 25 appareils d’imagerie thermique (Renegade 320) pour ses unités à un coût de 300,000 dollars. » (2)

Justification pour la vente:

(SBU) Les opérations de contre-insurrection requièrent la capacité à conduire toute la gamme de la collecte de renseignements et des activités de combat 24 heures par jour, afin d’empêcher les militants ennemis de couvrir l’obscurité. » (3)

Considération sur les droits de l’homme:

(U) « Il n’y a pas de considérations relatives aux droits de l’homme qui exclueraient la livraison de NVD [Dispositifs de Vision de Nuit] à l’armée pakistanaise. » (8)

Dernièrement, en novembre 2013, deux chefs talibans ont été ciblés dans des attaques meurtrières, qui ne sont elles-mêmes que la continuation de cet accord passé entre les Etats-Unis et le Pakistan dans la lutte anti-terroriste.

Hakimullah MehsudLe 1er novembre 2013, les drones américains ont tué le chef des Talibans pakistanais, Hakimullah Mehsud, recherché notamment depuis l’attentat qui avait tué 7 militaires américains dans la province de Khost. La violence et les drones, c’est malheureusement la seule manière dont les Etats-Unis pensent résoudre le problème du terrorisme au Moyen-Orient. Or, on sait très bien que cela ne résout rien. Au contraire, à chaque assassinat, les Talibans choisissent un nouveau chef: « Hakimullah Mehsud enterré, les talibans choisissent un successeur », comme le titre le journal Le Monde. De plus, les combattants tués par les drones américains sont tous considérés comme des martyrs par la population et cela ne fait qu’accroître le sentiment anti-américain: « Hakimullah a été martyrisé« , témoigne un commandant taliban dans India Times, et comme on peut lire aussi dans l’article de Marie-France Calle, « Hakimullah Mehsud, ‘héros’ et ‘martyr’ au Pakistan« . Donc, le problème du terrorisme n’est en rien résolu. Les Etats-Unis jettent seulement de l’huile sur le feu en assassinant les talibans, car cela ne fait qu’augmenter leur motivation ainsi que la colère de la population contre leur gouvernement et contre l’armée américaine qui sont tous deux responsables de ces crimes.

Nasiruddin HaqqaniLe deuxième assassinat qui a visé un chef taliban est celui qui a eu lieu dimanche 10 novembre 2013 contre Nasiruddin Haqqani, fils de Jalaluddin Haqqani, le fondateur du réseau Haqqani, un réseau d’insurgés qui opéraient contre les forces de l’OTAN et des Etats-Unis sur la frontière afghano-pakistanaise. « Au moins quatre hommes armés ont ouvert le feu sur lui » a déclaré un représentant des Talibans à Miranshah. Les deux raisons invoquées de cet assassinat sont d’une part la responsabilité de Nasiruddin Haqqani dans le financement de cette organisation, et d’autre part, le fait qu’il était un soutien au chef taliban Hakimullah Mehsud, considéré par les Etats-Unis comme l’un des terroristes les plus recherchés. Même si la mort de Nasiruddin Haqqani n’a pas été revendiquée dans le cadre de la lutte anti-terroriste, on peut néanmoins considérer que cette mort est la résultante des accords communs passés entre les Etats-Unis et le Pakistan, comme ce fut le cas pour Hakimullah Mehsud: « Un cadavre fantôme, une police absente et des espions affairés: les suites de la mort au Pakistan de Nasiruddin Haqqani, figure des Talibans afghans, renforcent les forts soupçons de complicité d’Islamabad avec des groupes accusés de terrorisme« .

Sources de l’article:

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/08ISLAMABAD2802_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2449_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2380_a.html

http://www.liberation.fr/monde/2013/11/11/pakistan-l-argentier-d-un-reseau-taliban-assassine_946139

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/11/11/pakistan-le-financier-du-reseau-haqqani-tue_3511815_3216.html

http://www.indiatimes.com/news/asia/us-drones-kill-pakistan-taliban-chief-hakimullah-mehsud-109826.html

http://blog.lefigaro.fr/inde/2013/11/hakimullah-heros-et-martyr-au.html

http://mediarabe.info/spip.php?breve20697

Controverse sur les origines et les liens entre Al-Qaïda et la CIA

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed AtefPhoto: Leaders d’al-Qaïda (depuis la gauche): Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed Atef

BBC News, 20 juillet 2004

Les origines et les liens d’Al-Qaïda

Al-Qaïda, qui signifie «la base», a été créé en 1989 alors que les forces soviétiques se retirent d’Afghanistan et qu’Oussama Ben Laden et ses collègues ont commencé à chercher de nouveaux jihads.

L’organisation a grandi sur le réseau de volontaires arabes qui s’étaient rendus en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre sous la bannière de l’Islam contre le communisme soviétique.

Au cours du jihad anti-soviétique, Ben Laden et ses combattants ont reçu un financement américain et saoudien. Certains analystes estiment que Ben Laden lui-même avait reçu une formation à la sécurité de la part de la CIA.

Le « Afghans arabes« , comme on les appelait, étaient aguerris et hautement motivés.

Au début des années 1990, Al-Qaïda a opéré au Soudan. Après 1996, ses sièges ainsi qu’une douzaine de camps d’entraînement ont été déplacés en Afghanistan, où Ben Laden a forgé une relation étroite avec les Talibans.

La campagne américaine en Afghanistan à partir de fin 2001 a dispersé l’organisation et l’a conduit en souterrain, alors que ses personnels ont été attaqués et ses bases et camps d’entraînement détruits.

Les cellules à travers le monde

L’organisation est pensé comme opérant dans 40 à 50 pays, et pas seulement au Moyen-Orient et en Asie, mais aussi en Amérique du Nord et en Europe.

En Europe occidentale, on a connu ou suspecté des cellules à Londres, Hambourg, Milan et Madrid. Celles-ci ont été d’importants centres de recrutement, de collecte de fonds et de planification d’opérations.

Pour l’entraînement, le groupe favorise les zones de non-droit où il peut opérer librement et en secret.

Attaques attribuées à al-Qaïda ou à des associés:

* 1993: Attentat du World Trade Center
* 1996: Meurtre de 19 soldats américains en Arabie Saoudite
* 1998: Attentats dans l’Est de l’Afrique
* 2000: Attaque contre le USS Cole au Yémen
* 2001: Attaques-suicides contre New-York et Washington
* 2002: Attaques contre des touristes israéliens à Mombasa
* 2003: Quatre attentats simultanés à Riyad

Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir inclu la Somalie, le Yémen et la Tchétchénie, ainsi que les zones montagneuses de l’Afghanistan.

Il y a eu des rapports sur un camp d’entraînement secret sur l’une des îles de l’Indonésie.

Contrairement aux groupes aux liens reserrés du passé, comme les Brigades rouges en Italie ou le groupe Abou Nidal au Moyen-Orient, Al-Qaïda perd sa structure. Il opère à travers les continents comme une chaîne de réseaux de verrouillage.

Les groupes individuels ou les cellules semblent avoir un haut degré d’autonomie, en élevant leur propre argent, souvent à travers de la petite délinquance, et ne faisant de la prise de contact avec d’autres groupes que lorsque c’est nécessaire.

Définir al-Qaïda?

Cette connexion dissolue entre les groupes a soulevé une question de définition. Lorsque nous parlons d’Al-Qaïda, est-ce que nous nous référons à une organisation réelle ou parlons-nous maintenant de quelque chose plus proche d’une idée?

Des attaques comme les attentats de mai 2003 à Riyad et l’attaque contre des touristes israéliens à Mombasa en 2002 sont largement attribués à al-Qaïda. Mais ces attaques ont-elles été, de quelque manière que ce soit, prévues ou financées ou organisées par Ben Laden ou par l’organisation qu’il est supposé encore diriger?

Les principales figures d’al-Qaïda

De manière large: Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri
Capturés par les Etats-Unis: Khalid Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah
En procès: Zacarias Moussaoui, Mounir al-Motassadek
Emprisonné: Richard Reid
Présumé mort: Mohammed Atef

Certains analystes ont suggéré que le mot al-Qaïda est désormais utilisé pour désigner une variété de groupes connectés par un peu plus que des objectifs communs, des idéaux et des méthodes.

Nous savons toutefois que plusieurs groupes radicaux sont ou ont été officiellement affiliés à al-Qaïda. Le plus important est l’aile radicale du groupe du Jihad islamique égyptien dont les membres ont trouvé refuge en Afghanistan et ont fusionné avec Al-Qaïda.

Son chef est Ayman al-Zawahiri, un Egyptien impitoyable considéré comme étant le cerveau derrière al-Qaïda et le chef de la plupart de ses opérations les plus infâmes.

Il s’agit notamment des attaques contre deux ambassades américaines en Afrique en 1998 et les attentats du 11 septembre contre New York et Washington.

Ils sont également soupçonnés d’avoir des liens avec:

Les groupes cachemiris militants
Le Mouvement islamique d’Ouzbékistan, ou MIO
Le groupe Abou Sayyaf aux Philippines;
Le GIA, ou Groupe islamique armé, en Algérie et son rejeton radical connu sous le nom du groupe salafiste, ou GSPC.

« Guerre contre le terrorisme »

Les forces de police occidentales et les agences de renseignement ont eu un certain succès dans la dissolution des cellules d’Al-Qaïda, la fermeture des sociétés-écrans et le gel des avoirs dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

Certains de ses hauts dirigeants ont été tués ou capturés, et les interrogatoires de certains membres à Guantanamo ont encore plus affaibli l’organisation.

Toutefois, le déracinement de l’organisation dans son ensemble a été une tâche très complexe et frustrante.

Dans un récent rapport sur l’Irak et la guerre contre le terrorisme, l’Oxford Research Group a noté que malgré la détention de plusieurs de ses membres, al-Qaïda « reste dynamique et efficace ».

Plus frustrant, le sort et la localisation d’Oussama Ben Laden lui-même restent toujours un profond mystère.

Source: http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/1670089.stm

Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/CIA_%E2%80%93_al-Qaeda_controversy

« Il y a un drone avec le nom d’Assange dessus » – William Blum

CIA

John Robles – 28 Janvier 2013, 12:27

Assange sera assassiné s’il est libéré, selon un expert. Dans une interview exclusive avec Voice of Russia, William Blum, un auteur américain, historien, et critique de la politique étrangère des Etats-Unis, s’exprime au sujet des assassinats de la CIA (l’un de ses domaines d’expertise) et de certains de ses travaux passés. M. Blum est franc dans son évaluation des plans d’assassinat de la CIA contre des gens comme le Président du Venezuela Hugo Chavez et le Président de l’Equateur Rafael Correa. Il a aussi des choses très surprenantes à dire sur Julian Assange et Oussama Ben Laden.

Robles: Bonjour M. Blum, c’est un plaisir de parler avec vous. Vous avez une histoire très longue et intéressante… vous avez écrit beaucoup de choses. Vous avez écrit un livre sur la CIA. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?

Blum: Eh bien, les interventions américaines menées via la CIA et toute l’armée américaine ont relevé de ma compétence pendant beaucoup-beaucoup d’années. Mes livres mettent l’accent sur ces choses. Comme le font mes newsletters mensuelles « Le Rapport Anti-Empire ».

En ce qui concerne la répercussion: le gouvernement US ne dérange pas tant que ça les auteurs américains, parce qu’ils savent que nous n’avons pas autant d’influence que cela, ils peuvent accepter que nous écrivions des choses et que nous y fassions référence comme une preuve de liberté d’expression en Amérique. Donc ils ne font pas attention.

Robles: Je vois. Ils ont dit que vous aviez exposé plus de 200 employés de la CIA.

Blum: C’était en 1969 quand je travaillais pour “Underground Press” à Washington D.C. Moi et un collègue, nous avons garé notre voiture à l’extérieur du siège de la CIA en Virginie, et en l’espace de quelques heures ou plus, nous avons enregistré les numéros de licence d’État de toutes les voitures allant à la CIA. Et avec cette information, nous avons compilé une liste de noms et d’adresses de ces personnes, que nous avons publiés dans notre journal.

Robles: Cela semble très intéressant! Vous avez parlé des complots d’assassinat de la CIA, vous êtes un expert sur ce sujet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous savez du complot pour destituer Hugo Chavez?

Blum: Les tentatives d’assassinat? C’était en 2004 – le gouvernement américain a rencontré les vrais comploteurs à la fois au Venezuela et à Washington, et ces gens ont ensuite mené un coup d’État militaire qui a renversé Chavez et l’a conduit en prison, mais il a été libéré au bout de deux jours environ, en raison de la combinaison de l’indignation publique et des témoignages des membres restants de l’armée qui n’avaient pas fait partie du coup d’État. Il a donc eu en réalité à ce moment, et il a encore, beaucoup de soutien dans l’armée. Lui-même, il en a fait partie. Ainsi, une combinaison de l’indignation de l’armée et du public a forcé les comploteurs à abandonner leur plan, et après deux jours, Chavez a été libéré.

Robles: Pouvez-vous nous parler de votre livre “L’État Voyou: Un Guide pour la Seule Superpuissance Mondiale”? Et pouvez-vous commenter l’approbation que vous avez reçu en 2006 de la part d’Oussama Ben Laden?

Blum: C’était supposé être une mini-encyclopédie de toutes les choses crapuleuses accomplies par la politique étrangère américaine. Il y a un chapitre sur l’assassinat, un chapitre sur les attentats à la bombe, et ainsi de suite. Il y a plusieurs chapitres qui couvrent les aspects flagrants et illégaux de la politique étrangère américaine. Cela a compilé ensemble beaucoup de choses dont la plupart des Américains, la plupart des gens dans le monde, ne sont pas au courant.

On peut trouver des éléments individuels de chacune de ces compilations dans certains lieux publics ou autres, mais ma contribution a été de rassembler cela dans de longues tables de données, et c’est sorti aux alentours de l’an 2000. Et ensuite, en 2006, la version arabe du livre, le livre a eu nombreuses traductions étrangères, deux en arabe, dont l’une a été lue par Oussama Ben Laden, et lui, dans un de ses enregistrements audio périodiques, il a fait la remarque que cela rendrait un bon service aux Américains s’ils lisent mon livre et s’ils ont une meilleure compréhension de leur ennemi.

Et je peux seulement deviner que le thème qui, dans ce livre, L’État Voyou, a le plus éveillé son attention et sa sympathie, était un chapitre qui évoquait les motivations des terroristes anti-américains. Contrairement à ce que l’on nous a enseigné, et encore à présent dans une large mesure, on nous disait que ces personnes: haïssaient juste l’Amérique, ou haïssaient la Chrétienté, ou qu’ils étaient juste fous, ou juste envieux de la démocratie et de notre richesse, de toutes ces raisons, mais jamais même un mot pour dire qu’ils ont agi en représailles pour les décennies d’infractions militaires très graves et autres sur les peuples au Moyen-Orient. Toutes sortes de bombardements et de renversements de gouvernements, le soutien aux dictatures, le soutien à Israël, toutes ces choses dont j’ai donné une longue liste d’actions américaines qui ont créé tous ces terroristes anti-américains, et je suppose que c’est pourquoi la plupart se réfèrent à Ben Laden.

Robles: Que savez-vous du complot d’assassinat pour tuer le Président équatorien Rafael Correa? Avant les élections, il doit être assassiné. Correa a fait une déclaration pour dire qu’ils ont découvert un complot visant à l’assassiner.

Blum: Vous parlez de ce mois-ci?

Robles: Oui monsieur. Correa fait cette déclaration disant qu’ils ont découvert un complot pour l’assassiner avant…

Blum: Je n’en doute pas. Je serais plutôt surpris si la CIA n’essayait pas de l’assassiner. Je veux dire, entre autres raisons, il accorde l’asile à Assange! Cela est en soi une raison pour l’assassiner.

Robles: Voulez-vous dire que le simple fait d’avoir accordé l’asile à Assange est suffisant pour que la CIA l’assassine?

Blum: La CIA a tenté d’assassiner des gens pour beaucoup moins de raisons que ça. Assange est l’ennemi public n°1 en Amérique. Les Etats-Unis sont obsédés par lui et ils ont peur qu’il puisse publier plus de documents classifiés, donc ils voudraient vraiment le mettre à l’écart, s’ils le peuvent.

Ils étaient tous prêts à envahir l’Ambassade d’Équateur à Londres, quand le gouvernement britannique en a été dissuadé par son propre peuple: Cela aurait créé un précédent terrible, que les ambassades britanniques à travers le monde n’auraient alors plus été en sûreté. C’était la raison pour laquelle ils ont annulé le plan d’invasion.

Ils sont très sérieux au sujet d’Assange. Je veux dire qu’il doit s’en aller. Il est l’homme le plus pris pour cible dans le monde.

Robles: Vous le pensez? Vous avez dit qu’il est l’ennemi numéro un aux Etats-Unis.

Blum: En ce qui concerne d’être mis à l’écart? Oui. Je dirais que si les Etats-Unis avaient le choix, ils le feraient sortir avant n’importe qui d’autre.

Robles: Donc vous pensez que ses craintes d’être assassiné par la CIA sont assez crédibles? Oui?

Blum: Il y a un drone quelque part avec son nom dessus, et s’ils sort quelque part dehors et n’est pas au milieu d’une grande ville, il est un homme pris pour cible. Il y a une roquette avec son nom dessus, à l’intérieur d’un drone portant son nom. Je ne peux pas imaginer que cela ne soit pas le cas. La CIA a un plan, si vous fouillez autant que moi dans l’histoire des assassinats et ainsi de suite, c’est tout à fait attendu.

Robles: Donc en tant qu’expert, vous dites que c’est tout à fait attendu?! Eh bien! Ok

Blum: S’il sort quelque part se balader libre. Oui.

Robles: Bien sûr. Je vois. Je vois. Hé Bill, merci beaucoup! J’ai vraiment apprécié de parler avec vous.

William Blum est l’auteur de plusieurs livres sur la politique étrangère américaine. Il publie aussi une newsletter mensuelle appelée « Le Rapport Anti-Empire ».

Source: http://english.ruvr.ru/2013_01_28/There-is-a-drone-with-Assange-s-name-on-William-Blum/

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