Physicians for Human Rights (PHR) demande une enquête fédérale sur le rôle de l’American Psychological Association dans le programme de torture de la CIA

Prisonniers de Guantanamo

Le nouveau livre de James Risen donne des preuves de collusion entre les professionnels de la santé et la CIA

New York, NY – 16/10/2014

Physicians for Human Rights (PHR) demande une enquête du ministère de la Justice enquête sur le rôle de l’American Psychological Association (APA) dans le soutien au programme de torture de la CIA. Une nouvelle preuve préjudiciable de cette relation a fait surface dans « A n’importe quel prix: la cupidité, le pouvoir, et la guerre sans fin« , le nouveau livre du journaliste lauréat du prix Pulitzer, James Risen, du New York Times.

Dans un chapitre intitulé « La guerre contre la décence », Risen détaille les preuves que l’APA a travaillé directement et secrètement avec des représentants du gouvernement des États-Unis, y compris de la CIA et de la Maison Blanche, sur sa politique d’éthique. Selon Risen, cette collusion aurait eu pour but de justifier éthiquement la participation des psychologues dans les interrogatoires et d’assurer l’assistance des psychologues dans la mise en œuvre et la légitimisation du programme de torture de l’ère Bush.

« Risen présente des preuves crédibles que l’American Psychological Association était de connivence avec l’administration Bush, afin que les compétences et les connaissances que les professionnels de la santé puissent être utilisées pour justifier la torture et les mauvais traitements des détenus », a déclaré Donna McKay, directrice exécutive de PHR. « Le ministère de la Justice doit immédiatement ouvrir une enquête afin de déterminer si l’APA et la CIA se sont engagés dans un comportement illégal lié à ce programme de torture brutale. »

Lire l’intégralité de l’article: http://physiciansforhumanrights.org/press/press-releases/phr-calls-for-federal-probe-into-american-psychological-associations-role-in-cia-torture-program.html

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La prison d’Abu Ghraib – Irak – Documentaire intégral

La prison d’Abu Ghraib, documentaire édité et présenté par Javed Khan Dawlatzai

La prison centrale de Bagdad, autrefois connue comme la prison d’Abou Ghraib (Abu Ghurayb ou Abu Ghuraib, ou «Lieu des Corbeaux ») est située à Abou Ghraib, une ville irakienne à 32 km (20 miles) à l’ouest de Bagdad. Elle a été construite par des entrepreneurs britanniques dans les années 1950.

Au cours de la guerre en Irak, l’armée américaine et la Central Intelligence Agency (CIA américaine) ont commis des violations des droits de l’homme contre les prisonniers détenus dans la prison d’Abou Ghraib. Ils ont physiquement et sexuellement abusé, torturé, violé, sodomisé et assassiné d’innocents prisonniers musulmans irakiens.

Voici quelques informations de base sur le scandale d’abus de prisonniers à Abu Ghraib qui a eu lieu au cours de la guerre en Irak.

30 avril 2004 – Le rapport du Major-Gén. Antonio Taguba qui détaille son enquête sur la 800e brigade de police militaire est publié.

Le rapport Taguba [à consulter en ligne] déclare que les violations suivantes se sont produites dans cet incident [cf. les éléments de la liste sont traduits depuis l’article du journal Le Monde]:

A. Donner des coups de poings et de pieds et des gifles aux détenus; sauter sur leurs pieds nus;

B. Enregistrer des cassettes vidéo et photographier des détenus hommes et femmes nus;

C. Forcer les détenus à adopter diverses postures sexuellement explicites pour êtres photographiés;

D. Forcer les détenus à enlever leurs vêtements et à rester nus pendant plusieurs jours d’affilée;

E. Forcer des détenus hommes nus à porter des sous-vêtements féminins;

F. Forcer des groupes de détenus hommes à se masturber tout en étant photographiés et filmés;

G. Obliger des détenus hommes nus à s’entasser pour sauter à pieds joints sur leurs corps;

H. Placer un détenu sur une boîte de rations, avec un sac de sable sur sa tête, puis attacher des fils à ses doigts, ses orteils, et son pénis afin de simuler une torture électrique;

I. Faire porter l’inscription  » je suis un violeure » (sic) sur la jambe d’un détenu accusé d’avoir violé un autre détenu âgé de 15 ans, en le photographiant nu;

J. Passer une chaîne ou une laisse autour du cou d’un détenu nu et faire poser une femme soldat pour une photo;

K. Des relations sexuelles entre un garde militaire homme et une femme détenue;

L. Utilisation des chiens militaires (sans muselière) pour intimider et effrayer les détenus, suivie, dans au moins un cas, de la morsure d’un détenu, le blessant gravement;

M. Photographie de détenus irakiens morts.

(texte présentant la vidéo sur youtube)

La prison d’Abu Ghraib – Irak – Documentaire

La prison d’Abu Ghraib, documentaire édité et présenté par Javed Khan Dawlatzai

La prison centrale de Bagdad, autrefois connue comme la prison d’Abou Ghraib (Abu Ghurayb ou Abu Ghuraib, ou «Lieu des Corbeaux ») est située à Abou Ghraib, une ville irakienne à 32 km (20 miles) à l’ouest de Bagdad. Elle a été construite par des entrepreneurs britanniques dans les années 1950.

Au cours de la guerre en Irak, l’armée américaine et la Central Intelligence Agency (CIA américaine) ont commis des violations des droits de l’homme contre les prisonniers détenus dans la prison d’Abou Ghraib. Ils ont physiquement et sexuellement abusé, torturé, violé, sodomisé et assassiné d’innocents prisonniers musulmans irakiens.

Voici quelques informations de base sur le scandale d’abus de prisonniers à Abu Ghraib qui a eu lieu au cours de la guerre en Irak.

30 avril 2004 – Le rapport du Major-Gén. Antonio Taguba qui détaille son enquête sur la 800e brigade de police militaire est publié.

Le rapport Taguba [à consulter en ligne] déclare que les violations suivantes se sont produites dans cet incident [cf. les éléments de la liste sont traduits depuis l’article du journal Le Monde]:

A. Donner des coups de poings et de pieds et des gifles aux détenus; sauter sur leurs pieds nus;

B. Enregistrer des cassettes vidéo et photographier des détenus hommes et femmes nus;

C. Forcer les détenus à adopter diverses postures sexuellement explicites pour êtres photographiés;

D. Forcer les détenus à enlever leurs vêtements et à rester nus pendant plusieurs jours d’affilée;

E. Forcer des détenus hommes nus à porter des sous-vêtements féminins;

F. Forcer des groupes de détenus hommes à se masturber tout en étant photographiés et filmés;

G. Obliger des détenus hommes nus à s’entasser pour sauter à pieds joints sur leurs corps;

H. Placer un détenu sur une boîte de rations, avec un sac de sable sur sa tête, puis attacher des fils à ses doigts, ses orteils, et son pénis afin de simuler une torture électrique;

I. Faire porter l’inscription  » je suis un violeure » (sic) sur la jambe d’un détenu accusé d’avoir violé un autre détenu âgé de 15 ans, en le photographiant nu;

J. Passer une chaîne ou une laisse autour du cou d’un détenu nu et faire poser une femme soldat pour une photo;

K. Des relations sexuelles entre un garde militaire homme et une femme détenue;

L. Utilisation des chiens militaires (sans muselière) pour intimider et effrayer les détenus, suivie, dans au moins un cas, de la morsure d’un détenu, le blessant gravement;

M. Photographie de détenus irakiens morts.

(texte présentant la vidéo sur youtube)

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning

Procès de Bradley Manning

(*cet article reflète un point de vue personnel et n’exprime pas les idées des autres traducteurs présents sur ce blog)

Dans le conflit idéologique et juridique qui oppose le jeune soldat Bradley Manning au gouvernement des Etats-Unis, il convient de rappeler que Bradley Manning n’est pas seulement opposé au gouvernement de son pays, mais il est aussi opposé à tous les citoyens américains qui soutiennent les guerres meurtrières et inhumaines qui ravagent le monde depuis des années. Il est opposé à tous ces citoyens qui soutiennent l’action injuste de leur gouvernement.

Si Bradley Manning est en prison, ce n’est pas seulement à cause du gouvernement américain. Ce n’est pas seulement à cause des lois. Si Bradley Manning est en prison, c’est aussi à cause de tous ces citoyens qui se taisent et n’osent plus défendre les Droits de l’homme, et n’osent plus le défendre, s’enfermant dans une approbation passive des actes de leur gouvernement.

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning. Si demain, 70% des Américains soutenaient Bradley Manning, le gouvernement serait obligé de le relâcher. Le gouvernement américain serait contraint par la pression du public.

Ainsi, les Américains, par leur passivité, leur ignorance ou leur incompréhension, sont aussi responsables de la situation inhumaine que vit Bradley Manning en prison, de la torture psychique, de son isolement et de la dégradation de sa santé. Ils sont responsables de laisser le gouvernement faire ce qu’il ne devrait pas faire.

Ne dites pas que cette décision de le libérer n’appartient qu’au gouvernement. Ne dites pas qu’en tant que citoyens, vous ne pouvez rien faire. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen qui aura le courage de le défendre. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen américain.

L’affaire Bradley Manning reflète finalement le problème fondamental de la société américaine, une société de consommation qui a oublié le sens des Droits de l’homme, une société qui a échangé le mot « liberté » contre celui de « surveillance massive », en exerçant par ailleurs des pressions pour faire taire les opposants, en envoyant en prison les lanceurs d’alerte, en réprimant les hackers et les militants Occupy, en qualifiant de « terroristes » tout ce qui n’est pas labellé par la fascisme bienveillant du gouvernement américain.

La société américaine est imprégnée, en effet, par un fascisme sournois (qui se cache sous la belle apparence des films et des publicités américaines), un fascisme presque invisible qui justifie le meurtre et la répression des populations au nom du terrorisme, partout dans le monde. Mais qui aurait jamais osé comparer la liberté citoyenne à un acte terroriste? Qui aurait osé enfermer Bradley Manning pour avoir dénoncé la corruption et l’inhumanité de l’armée américaine, si ce n’est un Etat fasciste qui ne souhaite plus donner de liberté d’expression à ses citoyens, et qui souhaite enrôler la totalité de la société dans une idéologie malsaine?

L’affaire Bradley Manning entache l’histoire des Etats-Unis, comme le dénonçaient encore récemment des journalistes américains. L’affaire Bradley Manning entachera les Etats-Unis pendant encore de nombreuses années, et ce sera une ombre indélébile dans l’histoire des Droits de l’homme. Cela montre aussi, de manière beaucoup plus large, les injustices, la corruption, l’égoïsme, la violence et la cruauté qui existent aux Etats-Unis, et la manière dont les Etats-Unis agissent et incitent à la violence dans les autres pays, notamment dans les guerres et les conflits.

Et ces injustices, et cette violence, sont aussi celle de la société américaine, de la société dans son ensemble — car nous vivons tous dans des sociétés où l’on se préoccupe de moins en moins du bonheur des individus et de la liberté des citoyens, au nom de la sécurité suprême des gouvernements et du bien-être de nos présidents.

Ecrit par kimono

Le contrôle de l’information, autour de Bradley Manning

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Publié le 2 décembre 2012 par CaT.V

La propagande autour de l’affaire Bradley Manning a commencé. Le journal MailOnline du Daily Mail au Royaume-Uni rend sa cage métaphorique, et donne l’impression que Quantico, après une semaine, était bien, avec la description, prêtant à confusion, de « moindres restreintes ». Il faut s’engager à diffuser TOUS les faits concernant le traitement inhumain et cruel enduré par Bradley Manning. Le seuil à partir duquel la défense peut en faire la démonstration est heureusement bas, et ils ont l’opinion de Juan Mendez, Rapporteur Spécial de l’ONU sur la torture, de leur côté.

Toutefois le monde doit savoir, puisque nous venons de l’apprendre, que la cage de Manning au Koweït était une vraie cage, et très, très petite – à peu près 2,5m²! Elle servait d’habitude pour les animaux, et était située sous une tente. Il y était détenu en permanence, sauf pendant 20 minutes par jour, et y était même nourri. Il était forcé d’être éveillé durant la nuit et d’y dormir durant le jour, dès 13h, dans des températures atteignant les 40°C. Manning n’a eu presque aucun contact humain pendant 2 mois et il n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait lui arriver. C’est alors qu’il a ressenti que son « monde avait rétréci ». Son espace de vie ainsi que sa perception du monde avaient littéralement rétréci. C’est à ce moment-là qu’il songea au suicide.

À Quantico la cellule de Manning était vraiment du « luxe » en comparaison: 2,70m par 1,80m sous vigilance anti-suicide, il y était détenu 24/24.

« La vigilance anti-suicide implique que je sois assis dans ma cellule 24 heures sur 24. Je suis privé de tous mes vêtements à l’exception de mes sous-vêtements. Mes lunettes de vue me sont retirées. Je suis contraint d’être assis dans une quasi-obscurité, sauf aux moments où je lis ou suis accordé des privilèges limités où je peux regarder la télévision. Mes lunettes me sont alors rendues. De plus, il y a un garde assis devant la porte de ma cellule en permanence. »

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

La vie n’était pas vraiment meilleure pour moi sous le régime de vigilance précédent, « POI » (Prevention Of Injury, prévention de blessure, ndt). Comme pour la vigilance anti-suicide, j’étais tenu à l’isolement. Pendant 23 heures par jour, j’étais assis dans ma cellule. Les gardes venaient vérifier mon état toutes les cinq minutes en me demandant si j’allais bien. J’étais requis de fournir une espèce de réponse affirmative. La nuit, si le garde ne pouvait pas me voir clairement, parce que j’avais une couverture sur la tête ou que j’étais tourné vers le mur, ils me réveillaient afin de pouvoir être sûrs que j’allais bien. Je recevais chacun de mes repas dans ma cellule. Je n’avais pas le droit d’avoir des oreillers ou des draps. Je n’avais pas le droit d’avoir des effets personnels dans ma cellule. Je n’avais droit qu’à un seul magazine ou livre à lire à la fois.. Le livre ou le magazine m’étaient retirés à la fin de chaque journée avant que je ne m’endorme. J’étais quotidiennement empêché de faire de l’exercice. Les gardes m’emmenaient vers une pièce vide et me permettaient de marcher. Je faisais le plus souvent des huit autour de la pièce. Quand je me couchais pour dormir, il fallait que je me déshabille jusqu’à mes sous-vêtements et donne mes vêtements aux gardes. Ils m’étaient alors rendus le lendemain matin.

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

Nous avons également appris que la lumière électrique de la cellule était perpétuellement allumée. Manning n’avait pas le droit de détourner la tête de cette lumière ou de recouvrir sa tête avec sa couverture rugueuse pendant qu’il dormait, et s’il le faisait, les gardes découvraient ou forçaient sa tête vers l’ampoule.. Lorsqu’il était réveillé à 5h du matin, il devait soit rester debout toute la journée, ou être assis sur le lit avec les pieds sur le sol mais sans que son dos ne s’appuie sur le mur. Ce sont, d’après l’avocat Michael Ratner, des « positions de stress » et il a spécifié qu’elles rappellent les techniques de Rumsfeld pour briser un prisonnier. Ratner est aussi président émérite du Center for Constitutional Rights (CCR, centre pour les droits constitutionnels, ndt) à New York, et président du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains à Berlin. Il est actuellement conseiller juridique pour WikiLeaks et Julian Assange.

Sous les termes « prévention de blessure », ce traitement fut maintenu à Quantico pendant le restant des neuf mois qu’y passa Manning, allant contre les avis répétés de psychiatres, dont l’un déclara que son opinion avait été ignorée pour la première fois en 24 années de service. Manning fut aussi contraint de signer des déclarations, administré des anti-dépresseurs et d’autres médicaments. Ses toilettes étaient à côté de son lit et il était observé pendant qu’il s’en servait.

Les militaires sont en train d’affirmer que l’ensemble de ce traitement était « approprié ».

Source: http://thing2thing.com/?p=2884

Traduit depuis le web par Willsummer