Le renseignement étranger allemand accusé d’espionnage sur ses propres citoyens à l’étranger en 2000-2005

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RT, 29 novembre 2014

Le BND, le service de renseignement extérieur de l’Allemagne, a utilisé une faille dans la loi pour espionner les citoyens du pays vivant à l’étranger de 2000 à 2005, a déclaré l’avocat de l’ancienne agence aux députés allemands.

Habituellement, il y a la loi « G10 » qui spécifie des obstacles juridiques élevés à couvrir avant d’espionner les citoyens allemands, y compris quand ils vivent à l’étranger. Si ces exigences ne sont pas remplies, les données les concernant doivent être filtrées depuis les communications étrangères reçues par le BND.

Toutefois, le Dr Stefan Burbaum a parlé au parlement d’une faille: une personne était nommée « titulaire de charge » si elle était ciblée.

« Le titulaire d’une charge est une personne morale. C’est une petite exception. Un citoyen allemand peut fonctionner comme un titulaire d’une charge dans une organisation étrangère », a expliqué Burbaum cité par The Local.

« La chose décisive est de savoir s’il communique en tant que citoyen ou en tant que titulaire d’une charge, » a-t-il ajouté.

Le BND a également enfreint la législation « G10 » sur le trafic des télécommunications, en conservant une partie du contenu que le service n’avait pas été autorisé à consulter.

Lire la suite: http://rt.com/news/210007-bnd-spying-abroad-intelligence/

Une faille allemande autorise l’agence d’espionnage de la BND à espionner ses propres citoyens (The Guardian)

Le BND  a menti depuis 2005 en ayant eu des indications que les Etats-Unis ont pris l’Allemagne pour cible de l’espionnage (Der Spiegel)

« Assange et le mandat d’arrêt européen »: peut-on parler d’un abus de la loi?

Bernard Porter, 11 Novembre 2014

Assange at Ecuador embassyHier, en suivant le débat – ou plutôt le non-débat – sur le mandat d’arrêt européen à la Chambre des communes, et les commentaires de la presse à ce sujet, je fus surpris que l’affaire Julian Assange n’ait pas été citée comme l’un des cas les plus litigieux de l’utilisation du mandat.

L’extradition d’Assange a été requise avec l’aval d’une procureur suédoise, Marianne Ny, sans aucune mise en accusation, et sur la base de preuves fragiles, beaucoup desquelles il n’a pas été autorisé à voir. Ce fut après qu’il se soit volontairement soumis à un examen par la police de Stockholm, après quoi il a été relâché et autorisé à aller en Grande-Bretagne. Ny est intervenue par la suite. Assange s’est opposé à retourner en Suède à ce moment-là, parce qu’il craignait qu’il puisse être alors ré-extradé vers les États-Unis pour être jugé dans le cadre de ses révélations WikiLeaks. (Je pense que cela est peu probable, mais je ne voudrais pas l’exclure.) Il aurait pu craindre aussi certaines caractéristiques du système juridique suédois qui apparaissent moins que satisfaisantes pour les yeux d’un anglo-saxon, et que de nombreux légalistes suédois critiquent également. Dans ce cas, il me semblait que le mandat d’arrêt européen, promu à l’origine comme un moyen de nous protéger contre le terrorisme et le crime organisé, a subi des abus, comme les mesures de « contre-terrorisme » le sont souvent.

Lire la suite: http://www.lrb.co.uk/blog/2014/11/11/bernard-porter/assange-and-the-european-arrest-warrant/

Un avocat d’Assange: la décision britannique crée un précédent alarmant pour l’indépendance de la justice en Europe

DemocracyNow.org – Helena Kennedy, membre de l’équipe juridique de Julian Assange et éminente avocate britannique des libertés civiles, se joint à nous depuis Londres pour discuter de la décision de justice soutenant l’extradition d’Assange vers la Suède. «L’idée qu’un procureur demande que quelqu’un soit amené de force dans leur pays pour être interrogé – et [pas] un juge ou un tribunal – est alarmante parce que nous croyons en l’indépendance judiciaire», dit Kennedy. « [Assange] est concerné [parce qu’] une fois qu’il est sur le sol suédois, il devient beaucoup plus vulnérable aux intentions des États-Unis à le faire extrader pour subir un procès sur la base d’accusations beaucoup plus inquiétantes. »

(youtube)

Des secrets fondamentaux exposés: la NSA a utilisé des agents infiltrés dans des compagnies étrangères

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RT, 11 octobre 2014

Pour infiltrer des réseaux étrangers et avoir accès à des systèmes sensibles, la NSA a utilisé la tactique de la «subversion physique» – le déploiement d’agents infiltrés dans des compagnies chinoises, allemandes, sud-coréennes et peut-être même américaines, rapporte The Intercept.

Lire la suite: http://rt.com/news/195068-nsa-undercover-foreign-agents/

Vous voulez aider l’Ukraine? Arrêtez d’accepter son argent volé

640px-Euromaidan_in_Kiev_2014-02-19_12-20Révolution en Ukraine (source: Wikimedia)

Foreign Policy, Oliver Bullough, 9 septembre 2014

Les nouveaux dirigeants de l’Ukraine espèrent nettoyer un pays qui est parmi l’un des plus corrompus dans le monde. Mais ils n’ont aucune chance si les banques occidentales continuent d’accepter l’argent volé de l’Ukraine.

Note: Cet article est une version abrégée d’un rapport détaillé publié par l’Institut Legatum et l’Institut de la Russie moderne, intitulé « Pillage de l’Ukraine: Comment l’Est et l’Ouest se sont associés pour voler un pays. »

Les journaux donnent pleins de détails sur comment la Russie sape l’Ukraine, comment le pays veut mettre son ex-colonie à genoux, de la faire plier à la volonté de Vladimir Poutine. Mais ils ne disent qu’une partie de l’histoire: l’Ukraine était déjà à genoux avant que la guerre dans l’est de l’Ukraine n’ait commencé, et c’est autant la faute des pays démocratiques de l’Occident que celle de Poutine. La Grande-Bretagne, l’Autriche, la Suisse, et le Delaware, ainsi que les « endroits ensoleillés pour des personnes cachées à l’ombre » que nous considérons comme des paradis fiscaux, ont permis aux dirigeants corrompus de l’Ukraine d’exporter de l’argent détourné et de jouir des droits de propriété occidentaux pendant des années. Les fonctionnaires ont tellement mis d’argent dans leur poche que le pays était sur le point de s’effondrer avant même que Poutine n’annexe la Crimée.

Lire la suite: http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/09/09/want_to_help_ukraine_stop_accepting_its_stolen_cash

Facebook Inc (FB) poursuivi en Europe pour violations de confidentialité

Après que la politique de confidentialité de Facebook soit devenue apparemment délibérément confuse, des violations se sont produites, selon la poursuite

facebook1Facebook Inc (NASDAQ: FB) est confronté à une poursuite en recours collectif en Europe qui pourrait faire ressortir le manque de protection de la vie privée sur Facebook.

Facebook a violé les lois sur la confidentialité en Europe, en participant au programme d’espionnage de la NSA.

L’étudiant autrichien en droit et militant de la vie privée Max Schrems a déclaré vendredi qu’il va défier le réseau social devant le tribunal. Schrems a dit que Facebook a violé les lois sur la confidentialité généralement claires de l’Europe, et n’a pas tenu compte de ses propres conditions d’accord quand il a participé à un programme général d’espionnage exploité par la NSA.

«Nous constatons que Facebook viole les lois de la vie privée de l’UE depuis très longtemps et nous avons voulu prendre des mesures», a déclaré Schrems dans une déclaration à The Christian Science Monitor. « Les problèmes commencent avec une politique de confidentialité que personne ne comprend, [qui est] invalide en vertu de la législation européenne, jusqu’au scandale d’espionnage de la NSA. »

C’est la division Irlandaise de Facebook, dont le siège est à Dublin, qui fait l’objet de la plainte puisque leur domaine relève de la compétence juridique de l’Union européenne.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.valuewalk.com/2014/08/facebook-inc-fb-sued-in-europe-over-privacy-violations/

WikiLeaks: Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression

Communiqué de presse du 15 avril 2014

wikileaks_3_12-300x200Aujourd’hui WikiLeaks a publié le deuxième Projet des lignes directrices de l’UE sur les Droits de l’Homme concernant la liberté d’opinion et d’expression en ligne et hors ligne, un instrument qui définit la façon dont l’UE va traiter ces sujets et leurs priorités dans la politique étrangère de l’Union européenne, par exemple, la réponse de l’Union européenne à la censure des chaînes de télévision en Ukraine et certains aspects de la surveillance de masse des États-Unis.

Les lignes directrices couvrent beaucoup de domaines, y compris l’activation des sanctions de l’UE en réponse à des « restrictions de la liberté d’expression ». Les lignes directrices devaient être publiées à la fin de 2013, une date limite fixée par le cadre stratégique et le plan d’action de l’UE sur les droits de l’homme et la démocratie – mais ne l’ont pas été.

Les lignes directrices ne sont pas directement parvenues à aborder la plus sérieuse menace contre la liberté d’expression en Europe, à savoir le modèle émergeant de censure public-privé pour la censure financière, la surveillance et la suspension arbitraire ou l’interruption de l’infrastructure essentielle des médias par des entreprises étrangères comme on le voit dans le blocus de WikiLeaks. Les lignes directrices valident la collecte des données en indiquant que «la sécurité publique peut justifier la collecte d’informations sensibles ». La protection des lanceurs d’alerte et des nouvelles formes de journalisme est ambiguë.

Télécharger le Projet de Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression: https://wikileaks.org/static/pdf/EU-External-Freedom-of-Expression-Policy.pdf

Lien du communiqué: https://wikileaks.org/eu-foe2

L’Allemagne empêche Edward Snowden de témoigner en personne dans l’enquête sur la NSA

Edward SnowdenPhilip Oltermann, theguardian.com, jeudi 1er mai 2014

Les représentants officiels déclarent qu’une invitation personnelle pour le lanceur d’alerte américain pour assister à une audience serait une «sérieuse entorse» aux relations américano-allemandes.

Le gouvernement allemand a empêché Edward Snowden de témoigner personnellement devant une commission d’enquête parlementaire sur la surveillance de la NSA, cela est apparu quelques heures avant qu’Angela Merkel se rende à Washington pour une réunion avec Barack Obama. Dans une lettre aux membres du comité parlementaire, obtenue par Süddeutsche Zeitung, les représentants du gouvernement disent qu’une invitation personnelle pour le lanceur d’alerte américain irait « à l’encontre des intérêts politiques de la République fédérale », et serait « une entorse sérieuse et permanente » aux relations américano-allemandes.

Lire la suite: http://www.theguardian.com/world/2014/may/01/germany-edward-snowden-nsa-inquiry

Edward Snowden s’est exprimé devant le Conseil de l’Europe

Devant le Conseil de l’Europe, Snowden confirme que des ONG ont fait l’objet d’écoutes

Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, a été entendu, via une liaison vidéo en direct depuis Moscou. Le lanceur d’alertes, devenu célèbre après ses révélations sur les programmes d’espionnage de la NSA, est intervenu dans le cadre d’une audition parlementaire sur ces opérations massives de surveillance, en marge de la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Voir le témoignage intégral d’Edward Snowden (vidéo): http://fr.euronews.com/2014/04/08/edward-snowden-va-sexprimer-via-liaison-video-devant-le-conseil-de-leurope/

Espionnage: Snowden explique comment la Nsa a instrumentalisé l’Europe

Edward SnowdenLaNouvelleTribune.info, 9 mars 2014

Edward Snowden, l’ancien consultant de l’agence nationale de sécurité américaine (Nsa), réfugié à Moscou depuis la mi-2013, fait une fois encore parler de lui. L’homme qui est à la base des révélations fracassantes sur les méthodes controversées de surveillance de la Nsa vient de remettre une déposition aux députés européens.

Edward Snowden précise qu’il ne s’agit pas de nouvelles révélations sur les méthodes de la Nsa. Seulement, il remet à cette grande institution européenne des éléments à dénoncer sur l’espionnage au sein même de l’Europe, par des Etats européens et pour la Nsa.

Il le fait bien évidemment dans un contexte un peu spécial. Le Parlement européen se prononce la semaine prochaine sur une motion préconisant la suspension de deux importants accords d’échange de données entre l’UE (Union Européenne) et les Etats-Unis. Ces accords sont Swift et Safe Harbour. Aussi, en Ukraine, se déroule actuellement une guerre froide entre la Russie d’un côté, l’UE et les Etats-Unis de l’autre. Cette crise ukrainienne, qui se joue pour étendre ou rétrécir  la zone d’influence de l’Occident, pourrait sans doute renforcer la coopération UE-Usa dans plusieurs domaines, y compris celui de l’espionnage et du contre-espionnage.

Edward Snowden dénonce comment certains Etats européens ont fait le jeu des Etats-Unis. En version Pdf, c’est un document de 12 pages. Il comprend des liens renvoyant aux révélations faites par des journaux sur leurs sites web. « L’une des activités essentielles de la division des affaires étrangères de la Nsa est de faire pression sur les Etats membres de l’Union européenne, pour qu’ils changent leurs lois et permettent ainsi la surveillance de masse », indique l’ancien informaticien et consultant de la Nsa. Il a ajouté que la Nsa a fourni aux pays européens l’expertise et la technologie nécessaires à la surveillance de masse. Cela a permis à nombre d’Etats européens d’espionner les ressortissants des Etats voisins, mais pas leurs propres citoyens. Lire ci-dessous l’intégralité de la version anglaise de la déposition de Snowden aux parlementaires européens.

Pour lire la déposition de Snowden, cliquez ici

Source: http://www.lanouvelletribune.info/index.php/actualite/etranger/18430-espionnage-snowden-explique-comment-la-nsa-a-instrumentalise-l-europe

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