Les leaders du MERCOSUR condamnent l’offensive d’Israël sur Gaza

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Telesur, 29 juillet 2014

Les présidents du bloc ont exhorté la communauté internationale à agir dans le droit international.

Les présidents de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et du Venezuela, ce mardi après-midi, ont unanimement condamné l’usage disproportionné de la force par les troupes israéliennes dans la bande de Gaza, qui après 22 jours a surtout touché des civils, des femmes et des enfants.

Les dirigeants de l’Argentine, Cristina Fernandez, du Brésil, Dilma Rousseff, José Mujica, de l’Uruguay et du Venezuela, Nicolas Maduro, ont également condamné tout type d’actions violentes contre les populations civiles en Israël.

Les chefs d’Etat régionaux célèbrent le sommet du Mercosur dans la capitale vénézuélienne, à Caracas, pour discuter de diverses questions d’intégration.

Lire la suite: http://www.telesurtv.net/english/news/Mercosur-Leaders-Condemn-Israels-Offensive-on-Gaza-20140729-0052.html

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« Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? »

Lech Walesa et George Bush père, en 1989Photo: Lech Walesa et George Bush père, saluant la foule à Gdansk, en Pologne, en 1989.

(*Note du blog: Pour resituer le contexte de cet article, Lech Walesa avait prévu de se rendre au Vénézuéla le 13 février 2009, mais suite à la décision d’Hugo Chavez, président de l’époque, son voyage a été annulé le 12 février, ainsi que les rencontres qui étaient prévues avec des militants de la société civile. Hugo Chavez avait auparavant considéré Lech Walesa comme « persona non grata » au Vénézuéla, en 2008)

Par Oscar Heck

Publié le jeudi 12 février 2009

Le commentariste de VHeadline, Oscar Heck, a écrit:

Lech Walesa a le culot de dire: « Est-ce que Chavez est fort s’il a peur de la vérité, ou s’il a peur de moi? Il n’est pas fort du tout, nous devrions le dire à nos collègues [au Vénézuéla]: n’ayez pas peur de lui, car c’est Chavez qui a peur. »

L’opposition violente du Vénézuéla a invité Lech Walesa à venir au Vénézuéla en soutien de leur « cause », mais comme nous le savons désormais Chavez a apparemment fait savoir que Lech Walesa, un agent du gouvernement US (CIA), lauréat du Prix Nobel de la Paix, et ancien leader syndical et président de la Pologne, soit ne sera pas autorisé à entrer au Vénézuéla ou alors il sera surveillé de très près.

C’est bon pour Chavez! Enfin, un leader mondial qui connaît la vérité sur les traîtres et les agents américains comme Lech Walesa, et agit sur cela sans se préoccuper de ce que disent les gens. Qui a peur de la vérité? Est-ce que Lech Walesa a peur d’être déshabillé?

Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? Je vais expliquer et apporter les preuves. Les pièces devraient bien s’ajuster ensemble.

Tout d’abord, nous allons commencer avec une organisation appelée la National Endowment for Democracy [Fondation Nationale pour la Démocratie] (en citant Wikipédia):

« La NED a été créée en 1983 par une loi du Congrès. Le Comité de la Chambre des Affaires Etrangères [House Foreign Affairs Committee] a proposé une législation pour fournir un financement initial de 31,3 millions de dollars à la NED, dans le cadre de la Loi d’Autorisation du Département d’Etat [State Department Authorization Act] (H.R. 2915). La NED fournit régulièrement des fonds pour les candidats de l’opposition aux élections dans les pays autres que les Etats-Unis. Selon Allen Weinstein, l’un des fondateurs de la NED, « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd’hui a été fait secrètement par la CIA il y a 25 ans » (Blum, L’Etat Voyou: Un guide de la seule superpuissance mondiale, 2000, 180p.)

La NED a principalement soutenu des candidats ayant des liens étroits avec l’armée et qui soutiennent les droits des entreprises américaines à investir dans ces pays avec un minimum de restrictions. La NED n’a pas soutenu les candidats qui s’opposent aux investissements des entreprises américaines ou qui promettent des restrictions sur les droits d’investissement des entreprises américaines.

Sur son site officiel, dans la section sur l’histoire [Origines], son lien avec la CIA est expliqué: « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, face aux menaces visant nos alliés démocratiques et sans aucun mécanisme pour canaliser l’assistance politique, les décideurs politiques américains ont eu recours à des moyens détournés, en voyant secrètement des conseillers, de l’équipement, et des fonds pour soutenir des journaux et des partis assiégés en Europe. Quand il a été révélé, à la fin des années 60, que certaines PVO [Private Voluntarily Organizations], organisations privées américaines, recevaient un financement clandestin de la CIA pour mener des batailles d’idées sur les forums internationaux, l’Administration Johnson a conclu qu’un tel financement devait cesser, en recommandant l’établissement d’un « mécanisme public-privé » pour financer des activités ouvertement à l’étranger. »

Il y a beaucoup plus de choses sur la NED dans Wikipédia et sur de nombreux autres sites internet, y compris dans les documents publics du gouvernement US, que l’on peut trouver en cherchant un peu. Fondamentalement, la NED avait été créée par Ronald Reagan pour « légitimiser » le financement subversif de la CIA à l’étranger. En lisant plus de choses sur la NED, on peut trouver que la NED infiltre beaucoup d’argent aux alliés des Etats-Unis à travers des organisations fictives comme l’Institut du Syndicat Libre [Free Trade Union Institute], une filiale de l’AFL-CIO [American Federation of Labor and Congress of Industrial Organizations, ou Fédération Américaine du Travail et Congrès des Organisations Industrielles], le Centre Américain pour la Solidarité Internationale du Travail [American Centre for International Labor Solidarity] (ACILS), le Centre pour l’Entreprise Privée Internationale [Center for International Private Enterprise] (CIPE), l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales [National Democratic Institute for International Affairs] (NDI), et l’Institut Républicain International [International Republican Institute] (IRI).

Certaines des organisations qui ont reçu un financement au Vénézuéla sont: la CTV [Confédération des Travailleurs du Vénézuéla] (Centrale Syndicale), Fedecamaras [Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production au Vénézuéla] (Fédération de chambres de commerce), toutes deux responsables d’avoir dirigé le coup d’Etat de 2002 et le sabotage de 2002-2003, Sumate [Rejoins-nous], une organisation anti-Chavez responsable de la publication de faux résultats d’élections en 2003 et 2004, et dont le leader, Maria Corina Machado, s’est assis avec George W. Bush, l’assassin, à la Maison Blanche, et Primero Justicia [Justice d’Abord], l’un des partis politiques d’opposition au Vénézuéla dirigé par Julio Borges.

(Vous pouvez rechercher tout cela en allant sur le site de la NED, en cliquant sur « subventions » et en allant à la « base de données des projets de démocratie » (*note du blog: la NED fournit également sur son site des moteurs de recherche thématiques: Democracy Research Guide et Democracy Resource Center). Ce que vous trouverez ici est une petite portion de ce que la NED finance effectivement. Beaucoup de choses sont maintenues secrètes et peuvent seulement, parfois, être obtenues par la Loi sur la Liberté de l’Information [Freedom Of Information Act], comme Eva Golinger et ses collègues l’ont fait pendant les 3-4 dernières années, en cherchant la vérité sur l’intervention subversive du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Vénézuéla.

Maintenant… au sujet de Lech Walesa et son lien à la NED.

Selon les informations que j’ai trouvé, M. Lech Walesa est ou était le président de NSZZ « Solidarité » [NSZZ Solidarnosc]. Selon le site de la NED, la NED a financé NSZZ Solidarité et quelques autres organisations orientées vers le « Travail » en Pologne. Voici quelques des nombreux exemples que vous pouvez trouver sur le site de la NED:

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: NSZZ Solidarity à l’étranger
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1991
Montant: $ 250,000
Résumé du Programme: Pour assister le Bureau de Coordination de NSZZ Solidarité à l’étranger, dans le maintien des contacts avec les syndicats à l’Ouest et pour la conduite des affaires de NSZZ Solidarité avec les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres].

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1993
Montant: $170,640
Résumé du Programme: Pour fournir un soutien pour les programmes de renforcement des institutions des sections de NSZZ Solidarnosc représentant les travailleurs dans les industries de la santé, des transports et de la construction, pour la formation des leaders de niveau intermédiaire dans les techniques d’organisation des travailleurs et dans le renforcement des capacités des structures nouvelles dans la représentation des travailleurs et dans le fournissement d’un leadership efficace.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Institute for Democracy in Eastern Europe (IDEE)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $340,000
Résumé du Programme: Pour assister le « Bureau de Coordination de Solidarnosc à l’étranger », basé à Bruxelles, l’Institut pour la Démocratie en Europe de l’Est et d’autres engagés dans le travail de soutien à l’intérieur de la Pologne.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Solidarity Social Fund
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Education; Médias et Publications
Subvention Accordée: 1990
Montant: $1,493,550
Résumé du Programme: Pour soutenir les sièges nationaux de Solidarité, les bureaux régionaux et son Centre d’Etudes Sociales et Professionnelles; pour assister Solidarité dans ses programmes de publications et d’éducation, et les programmes d’efforts personnels.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Economic Foundation of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $75,000
Résumé du Programme: Pour assister la Fondation Economique de NSZZ Solidarnosc en Pologne, qui soutient la réforme économique et fournit un soutien économique individuel et collectif aux membres de Solidarité qui luttent pour supporter les difficultés causées par la transition vers une économie orientée sur le marché.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Coordinating Office Abroad of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1992
Montant: $100,000
Résumé du Programme: Pour soutenir le Bureau de Coordination à l’étranger de NSZZ Solidarnosc à Bruxelles, en Belgique, pour aider Solidarnosc à réorganiser et renforcer ses structures (industrielles et régionales) dans le but de fonctionner de manière plus efficace et pour travailler avec les syndicats européens et les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] (ILO) et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres] (ICFTU).

La chose surprenante est que ce petit échantillon s’élève à plus de 2,4 millions de dollars sur une période comprise environ sur 2 ou 3 ans, ce qui était par coïncidence pendant les années où Lech Walesa était président de la Pologne (1990-1995).

De plus, Lech Walesa a gagné la Médaille de la Liberté de la National Endowment for Democracy, à Washington, en 1999, et la Médaille Présidentielle de la Liberté du Gouvernement Américain en 1989. Il a aussi remporté le Prix Nobel (de la Paix) en 1983, mais ainsi l’ont remporté d’autres traîtres, assassins et criminels qui travaillent pour l’intérêt de l’élite mondiale:

Albert Einstein, dont, « En 1939, l’émigré hongrois Leo Szilard, ayant échoué à susciter l’intérêt du gouvernement américain sur lui-même, a travaillé avec Einstein pour écrire une lettre au Président américain Franklin Delano Roosevelt, qu’Einstein a signé, exhortant le développement américain d’une telle arme. En août 1939, Roosevelt recevait la lettre d’Einstein-Szilard et il autorisa la recherche secrète dans l’exploitation de la fission nucléaire à des fins militaires »

et Menachem Begin, Henry A. Kissinger, Yitzhak Rabin, Shimon Peres, tous étant connus pour avoir été impliqués dans des massacres, et Kofi Annan, qui se tenait là et regardait et n’a absolument rien fait alors que les Etats-Unis et Israël étaient en train de massacrer (et massacrent encore) des milliers de gens innocents

et le 14ème Dalaï-Lama (Tenzin Gyatso), qui a serré la main et eu des sourires partagés avec l’assassin George W. Bush à la Maison Blanche.

Pour moi, quiconque sert la main et partage des sourires avec George W. Bush (ou son père ou ses alliés), au lieu de lui donner un coup dans les couilles et dans les dents comme il mérite au minimum, est un traître envers la race humaine et un complice dans le meurtre, un criminel de droit commun, et ceci inclut Joseph Alois Ratzinger, soit le Pape Benoît XVI, soit le représentant de Dieu sur terre.

Pourquoi Dieu aurait envoyé son représentant pour dîner et parler avec le Diable?

 Quelle arnaque. Voyons!

Lech Walesa a rencontré George Bush père, se serrant l’un et l’autre, et souriant ensemble. Je pense que l’image est claire maintenant que vous savez pourquoi Chavez a voulu empêcher Walesa d’entrer au Vénézuéla et s’il ose le faire il serait surveillé de très près. Le vénézuéla n’a pas besoin de participer ou de partager avec, ou d’obliger des gens comme Walesa, des traîtres et des « vendepatrias » (des vendeurs de leur propre nation et de leur peuple). Ce sont de dangereux criminels qui n’ont pas de coeur et qui sont prêts à vendre leurs propres mères pour le « puissant » dollar américain.

L’évidence parle d’elle-même, le lien entre la NED et Lech Walesa, et entre la NED et l’opposition vénézuélienne, et le lien entre la NED et la CIA sont tous clairs.

Viva Chavez!

Viva le Vénézuéla libre des vendepatrias, comme ces Vénézuéliens qui ont invité Lech Walesa au Vénézuéla. Des traîtres, des criminels.

Oscar Heck

Source: http://www.vheadline.com/readnews.asp?id=77643 (*note du blog: le lien originel de l’article n’est plus accessible, mais le texte est disponible sur le forum, dont le lien apparaît ci-dessous)

https://deeppoliticsforum.com/forums/showthread.php?774-Venezuela-says-no-to-CIA-s-Polish-puppet-Walesa

« Il y a un drone avec le nom d’Assange dessus » – William Blum

CIA

John Robles – 28 Janvier 2013, 12:27

Assange sera assassiné s’il est libéré, selon un expert. Dans une interview exclusive avec Voice of Russia, William Blum, un auteur américain, historien, et critique de la politique étrangère des Etats-Unis, s’exprime au sujet des assassinats de la CIA (l’un de ses domaines d’expertise) et de certains de ses travaux passés. M. Blum est franc dans son évaluation des plans d’assassinat de la CIA contre des gens comme le Président du Venezuela Hugo Chavez et le Président de l’Equateur Rafael Correa. Il a aussi des choses très surprenantes à dire sur Julian Assange et Oussama Ben Laden.

Robles: Bonjour M. Blum, c’est un plaisir de parler avec vous. Vous avez une histoire très longue et intéressante… vous avez écrit beaucoup de choses. Vous avez écrit un livre sur la CIA. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?

Blum: Eh bien, les interventions américaines menées via la CIA et toute l’armée américaine ont relevé de ma compétence pendant beaucoup-beaucoup d’années. Mes livres mettent l’accent sur ces choses. Comme le font mes newsletters mensuelles « Le Rapport Anti-Empire ».

En ce qui concerne la répercussion: le gouvernement US ne dérange pas tant que ça les auteurs américains, parce qu’ils savent que nous n’avons pas autant d’influence que cela, ils peuvent accepter que nous écrivions des choses et que nous y fassions référence comme une preuve de liberté d’expression en Amérique. Donc ils ne font pas attention.

Robles: Je vois. Ils ont dit que vous aviez exposé plus de 200 employés de la CIA.

Blum: C’était en 1969 quand je travaillais pour “Underground Press” à Washington D.C. Moi et un collègue, nous avons garé notre voiture à l’extérieur du siège de la CIA en Virginie, et en l’espace de quelques heures ou plus, nous avons enregistré les numéros de licence d’État de toutes les voitures allant à la CIA. Et avec cette information, nous avons compilé une liste de noms et d’adresses de ces personnes, que nous avons publiés dans notre journal.

Robles: Cela semble très intéressant! Vous avez parlé des complots d’assassinat de la CIA, vous êtes un expert sur ce sujet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous savez du complot pour destituer Hugo Chavez?

Blum: Les tentatives d’assassinat? C’était en 2004 – le gouvernement américain a rencontré les vrais comploteurs à la fois au Venezuela et à Washington, et ces gens ont ensuite mené un coup d’État militaire qui a renversé Chavez et l’a conduit en prison, mais il a été libéré au bout de deux jours environ, en raison de la combinaison de l’indignation publique et des témoignages des membres restants de l’armée qui n’avaient pas fait partie du coup d’État. Il a donc eu en réalité à ce moment, et il a encore, beaucoup de soutien dans l’armée. Lui-même, il en a fait partie. Ainsi, une combinaison de l’indignation de l’armée et du public a forcé les comploteurs à abandonner leur plan, et après deux jours, Chavez a été libéré.

Robles: Pouvez-vous nous parler de votre livre “L’État Voyou: Un Guide pour la Seule Superpuissance Mondiale”? Et pouvez-vous commenter l’approbation que vous avez reçu en 2006 de la part d’Oussama Ben Laden?

Blum: C’était supposé être une mini-encyclopédie de toutes les choses crapuleuses accomplies par la politique étrangère américaine. Il y a un chapitre sur l’assassinat, un chapitre sur les attentats à la bombe, et ainsi de suite. Il y a plusieurs chapitres qui couvrent les aspects flagrants et illégaux de la politique étrangère américaine. Cela a compilé ensemble beaucoup de choses dont la plupart des Américains, la plupart des gens dans le monde, ne sont pas au courant.

On peut trouver des éléments individuels de chacune de ces compilations dans certains lieux publics ou autres, mais ma contribution a été de rassembler cela dans de longues tables de données, et c’est sorti aux alentours de l’an 2000. Et ensuite, en 2006, la version arabe du livre, le livre a eu nombreuses traductions étrangères, deux en arabe, dont l’une a été lue par Oussama Ben Laden, et lui, dans un de ses enregistrements audio périodiques, il a fait la remarque que cela rendrait un bon service aux Américains s’ils lisent mon livre et s’ils ont une meilleure compréhension de leur ennemi.

Et je peux seulement deviner que le thème qui, dans ce livre, L’État Voyou, a le plus éveillé son attention et sa sympathie, était un chapitre qui évoquait les motivations des terroristes anti-américains. Contrairement à ce que l’on nous a enseigné, et encore à présent dans une large mesure, on nous disait que ces personnes: haïssaient juste l’Amérique, ou haïssaient la Chrétienté, ou qu’ils étaient juste fous, ou juste envieux de la démocratie et de notre richesse, de toutes ces raisons, mais jamais même un mot pour dire qu’ils ont agi en représailles pour les décennies d’infractions militaires très graves et autres sur les peuples au Moyen-Orient. Toutes sortes de bombardements et de renversements de gouvernements, le soutien aux dictatures, le soutien à Israël, toutes ces choses dont j’ai donné une longue liste d’actions américaines qui ont créé tous ces terroristes anti-américains, et je suppose que c’est pourquoi la plupart se réfèrent à Ben Laden.

Robles: Que savez-vous du complot d’assassinat pour tuer le Président équatorien Rafael Correa? Avant les élections, il doit être assassiné. Correa a fait une déclaration pour dire qu’ils ont découvert un complot visant à l’assassiner.

Blum: Vous parlez de ce mois-ci?

Robles: Oui monsieur. Correa fait cette déclaration disant qu’ils ont découvert un complot pour l’assassiner avant…

Blum: Je n’en doute pas. Je serais plutôt surpris si la CIA n’essayait pas de l’assassiner. Je veux dire, entre autres raisons, il accorde l’asile à Assange! Cela est en soi une raison pour l’assassiner.

Robles: Voulez-vous dire que le simple fait d’avoir accordé l’asile à Assange est suffisant pour que la CIA l’assassine?

Blum: La CIA a tenté d’assassiner des gens pour beaucoup moins de raisons que ça. Assange est l’ennemi public n°1 en Amérique. Les Etats-Unis sont obsédés par lui et ils ont peur qu’il puisse publier plus de documents classifiés, donc ils voudraient vraiment le mettre à l’écart, s’ils le peuvent.

Ils étaient tous prêts à envahir l’Ambassade d’Équateur à Londres, quand le gouvernement britannique en a été dissuadé par son propre peuple: Cela aurait créé un précédent terrible, que les ambassades britanniques à travers le monde n’auraient alors plus été en sûreté. C’était la raison pour laquelle ils ont annulé le plan d’invasion.

Ils sont très sérieux au sujet d’Assange. Je veux dire qu’il doit s’en aller. Il est l’homme le plus pris pour cible dans le monde.

Robles: Vous le pensez? Vous avez dit qu’il est l’ennemi numéro un aux Etats-Unis.

Blum: En ce qui concerne d’être mis à l’écart? Oui. Je dirais que si les Etats-Unis avaient le choix, ils le feraient sortir avant n’importe qui d’autre.

Robles: Donc vous pensez que ses craintes d’être assassiné par la CIA sont assez crédibles? Oui?

Blum: Il y a un drone quelque part avec son nom dessus, et s’ils sort quelque part dehors et n’est pas au milieu d’une grande ville, il est un homme pris pour cible. Il y a une roquette avec son nom dessus, à l’intérieur d’un drone portant son nom. Je ne peux pas imaginer que cela ne soit pas le cas. La CIA a un plan, si vous fouillez autant que moi dans l’histoire des assassinats et ainsi de suite, c’est tout à fait attendu.

Robles: Donc en tant qu’expert, vous dites que c’est tout à fait attendu?! Eh bien! Ok

Blum: S’il sort quelque part se balader libre. Oui.

Robles: Bien sûr. Je vois. Je vois. Hé Bill, merci beaucoup! J’ai vraiment apprécié de parler avec vous.

William Blum est l’auteur de plusieurs livres sur la politique étrangère américaine. Il publie aussi une newsletter mensuelle appelée « Le Rapport Anti-Empire ».

Source: http://english.ruvr.ru/2013_01_28/There-is-a-drone-with-Assange-s-name-on-William-Blum/

Stratfor Files: Re: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

La chute de Salto Angel, au Vénézuela

N° de mail 1116408
Date 12-01-2010 22.51.02

De reva.bhalla@stratfor.com

A marko.papic@stratfor.com, secure@stratfor.com

Hé, j’aime le guide « comment procéder », vendons-le à Chavez

Le 12 Janv 2010 à 15h 49, Marko Papic a écrit:
CODE de la SOURCE : SR 501
PUBLICATION : NON
DESCRIPTION de la SOURCE : Dirigeant de CANVAS
ATTRIBUTION : Pas encore, pas avant qu’ils nous laissent publier
FIABILITE de la SOURCE : A
CREDIBILITE de l’OBJET : 5
TRAITEMENT SPECIAL :
DISTRIBUTION : Sécurisée
RESPONSABLE de la SOURCE : Marko

Voir le document en pièce jointe. C’est la stratégie de CANVAS pour le Vénézuéla. Ils sont en train de monter en puissance leur travail là-bas. Très actifs. Le document m’est parvenu avec le mail suivant:

« Cette année nous augmentons franchement notre activité au Vénézuéla. Ils ont des élections en Septembre, et nous sommes en étroite relation avec des militants de là-bas et avec des gens prêts à les aider (S’il vous plaît gardez cela pour vous pour le moment, pas de publication).
La première phase de notre préparation est en cours.
Conformément au « Plan Format » de CANVAS (que les militants appliquent dans des ateliers), il y a quatre étapes pour une stratégie réussie:

1. Analyse de la situation (que nous faisons maintenant)
2. Conception de l’opération (à faire)
3. Phase d’exécution (Comment diable allons-nous réussir à gagner cette guerre?)
4. Opérations technologiques (administration, logistique, coordination et communication)

C’est la ligne directrice, en fait, que nous avons présentée à George au Colorado, et c’est la base de notre « graphique directeur ».
Tel est le fondement de notre brouillon d’analyse sur ce que nous prévoyons de faire au Vénézuéla, qui est attaché en pièce jointe. »

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116408_re-insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12561.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12784.0.html (français)

Traduit sur WikiLeaks par Irien

Stratfor Files: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

Hugo Chavez en une de son site, http://www.chavezhugo.wordpress.com

Mail n°1116441
Date: 12-01-2010 22.49.50

De marko.papic@stratfor.com
A secure@stratfor.com

CANVAS Service d’Analyses
Janvier 2010

SUJET: Analyse de la situation au Venezuela, Janvier 2010 (BROUILLON)

INTRODUCTION: Cette analyse présente la situation (I), les piliers du régime (II), les partenaires clés de l’opposition et leurs alliés, la liste des sujets potentiels de la campagne (IV) dans la société Vénézuelienne dans la perspective des élections législatives de Septembre 2010, et elle est fondée sur les Estimations Stratégiques effectuées par CANVAS et ses partenaires Vénézueliens en  2006, une série d’ études indépendantes et  universitaires en 2006-2009, ainsi que sur les opinions d’analystes internationaux compétents en janvier 2010. Son objet est de fournir une base pour une étude plus détaillée qui pourra être faite ultérieurement par les intervenants intéressés et par CANVAS. Le suivi de cette analyse apparaîtra dans le Plan Format plus tard dans le processus, après consultation des partenaires,

BREVE ANALYSE : Les élections de 2010 sont perçues comme importantes par la majorité des Vénézueliens. Le régime perd de la popularité, mais reste sur une position offensive contre une opposition fragmentée et stratégiquement divisée. Des groupes informels d’opposition au régime gagnent d’avantage de soutien, même s’il n’est pas certain qu’ils soient capables d’influencer le résultat des élections.
La clé du résultat des élections, en conséquence, peut résider dans la capacité des groupes d’Étudiants, et d’autres « acteurs informels » à construire l’infrastructure de leur mouvement et exploiter leur légitimité, à travailler dans une coalition plus large, à créer et développer une stratégie audible pour les élections avec leurs partenaires, à développer la coopération avec les leaders importants de l’opposition afin de mettre une pression sur les partis d’opposition pour qu’ils s’unissent dans les élections à venir, à conduire des mobilisations et des campagnes « Sortez voter », à réitérer leur tentative réussie de surveiller et rendre compte du résultat du dernier référendum, et enfin à mobiliser les gens pour défendre les résultats électoraux en cas de fraude électorale par le régime.

I: SITUATION:
Éléments clés de la situation actuelle (politique, socio-économique, internationale, et militaire):
a) POLITIQUE :
1. Chavez est offensif contre une opposition défensive et partiellement active (mais principalement réactive) constituée de civils, de groupes étudiants, et d’individus isolés dans le monde des affaires et des médias.
2. Existence d’une « façade démocratique »: à travers une concentration croissante des pouvoirs publics et des institutions. Même dans ce système hautement centralisé, les élections législatives de 2010 sont perçues comme « importantes « ou « très importantes » par la majorité de la population.
3. Le régime emploie la plupart de ses ressources à assurer sa réélection, à travers un contrôle direct sur le pouvoir électoral, l’utilisation de propagande d’Etat, et l’usage abusif de l’appareil légal (y compris des restrictions sur des potentiels candidats d’opposition, dont quelques-uns seront empêchés de se présenter)
4. Les partis d’opposition: perçus comme faibles, travaillant pour leurs propres intérêts, liés à d’anciennes élites économiques, inorganisés, opaques, et avec un leadership faible, sans idées, sans crédibilité. Partis politiques et société civile inactifs et en situation d’immobilisme. Le fait de maintenir une opposition active sur plusieurs « tableaux » aux élections de septembre permettra d’empêcher une victoire facile pour les candidats du régime. Il y a un espace pour de nouvelles idées et de nouveaux mouvements politiques
5. La perception « gagnant/perdant »: Même les victoires de l’opposition, comme celles sur le référendum de la modification constitutionnelle, et le gain de sièges de Maires et de Gouverneurs dans les élections locales, sont efficacement minimisées par le régime, qui est encore perçu comme ayant la mainmise sur la société. Il y a un élément très puissant, le « facteur intangible », qui conduit les électeurs Vénézuéliens à « soutenir le gagnant »
6. Les opposants clés: Parmi les institutions non soumises au gouvernement, le Mouvement Étudiant et l’Eglise sont perçus comme crédibles et rencontrent plus de soutien, si on en croit le peuple, que la plupart des institutions gouvernementales et des partis d’opposition.
7. Chavez trouve le noyau dur de son soutien principalemnt parmi les pauvres et les personnes peu éduquées, et aussi chez les employeurs d ‘Etat. Il y a un fort  élément qui est l’endoctrinement des sympathisants. Les Chavistes sont continuellement abreuvés de propagande d’Etat, afin de les maintenir braves et prêts à agir (y compris physiquement contre les groupes d’opposition).
b)SOCIO-ECONOMIQUE
1.  Des ressources économiques fondées sur le Pétrole, utilisées pour couvrir les principaux besoins et le contrôle social, montrent leur faiblesse comme les prix du Pétrole continuent de chuter sur le marché mondial. Cela cause beaucoup de difficultés à une économie presque exclusivement fondée sur le Pétrole.
2. La criminalité croissante et le manque de sécurité dans la société.
3. La poursuite des « Nationalisations » conduites par l’État, contre le secteur privé national et international détériore la situation de l’économie. Les preuves des entreprises privées selon lesquelles « L’État est en fait un très mauvais manager » sont détournées par la propagande institutionnelle, mais les conséquences commencent à être reconnues par les employeurs.
4. Accroissement de l’utilisation de piliers coercitifs par le régime: Usage de la peur et de la dépendance économique comme outils de contrôle social. Pressions sur les syndicats patronaux et de salariés, et aussi sur l’église. Prise de lois répressives. Les droits de l’Homme sont violés et non garantis. Le niveau de discrimination envers les dissidents augmente.
5. Médias de masse subissant la censure et l’autocensure. Liberté d’expression limitée. Répression continuelle des médias privés afin de restreindre l’espace politique disponible pour l’opposition.
6. Haut niveau d’attentes positives d’opportunités, détériorant la confiance du public envers les institutions malgré le solide charisme personnel de Chavez, son discours d’affrontement, son populisme et sa démagogie.
7. Utilisation d’un affrontement non conventionnel contre des organisations conventionnelles opérée par le régime.
c) INTERNATIONAL ET MILITAIRE :
1. Alliance avec Cuba et d’autres pays stratégiques, comme l’Iran, la Chine, la Lybie etc. (remplacement de Vénézuéliens par des non Vénézuéliens – Ressources humaines, compétences et connaissances).
2. La croisade de Chavez contre l’ « impérialisme Américain » lui confère beaucoup de charisme dans la région et dans le monde entier. Il y a une campagne de communication continuelle par le régime, nationale et internationale aux fins d’exploiter le sentiment anti-américain dans le pays et internationalement (partiellement mise à mal par le départ de « Bush Satan » et son remplacement par un président Obama internationalement plus populaire et généralement plus modéré.
3. Course aux armements de Chavez avec l’acquisition d’armes (AK 49) et d’avions (NdT: le texte dit plains, plaines mais je suppose que c’est une faute de frappe pour planes avions).
4. Neutralisation et contrôle des militaires, en particulier par la création de troupes de réserve sous le contrôle direct de Chavez. Formation d’organisations de renfort politique parallèles, comme les bandes de rue Bolivariennes, les Forces Armées Bolivariennes, l’Armée de Réserve.

II : Les piliers du soutien à Chavez
(Institutions et organisations clés soutenant le régime actuel)
1.  Armée et Police
2.  Justice et Bureaucratie
3.  Industrie pétrolière et autres secteurs économiques nationalisés.
4.  Système éducatif.
5. Médias
6.  CNE (Conseil National Électoral)
7.  Acteurs étrangers régionaux: Cuba et Bolivie
8.  Acteurs étrangers globaux: Russie et Iran.

III : Acteurs clés et alliés potentiels
Les particuliers pris en compte par cette analyse proviennent de différents partis, mais, comme dans le cas de la Serbie, ils sont considérés comme importants soit à cause d’anciennes fonctions électives (bien que les pouvoirs Municipaux aient été largement réduits par le gouvernement central avec une série de mesures, après que des Maires d’opposition aient pris leurs fonctions en Novembre 2008), ou bien à cause de leur autorité ou de leur potentiel. En suivant le modèle suggéré de construction d’une Unité, utilisé efficacement en Serbie, les efforts du mouvement pour l’Unité devraient se concentrer d’abord sur les personnalités importantes ci-après sélectionnées, puis, éventuellement, sur l’appareil des 15 partis d’opposition et les nombreuses organisations listées comme « alliés potentiels »,
1, Antonio Ledezma, Maire de Caracas, et leader du parti de centre gauche Intrépide Alliance du Peuple, potentiellement modèle de comportement pour rassembler, tout comme pour développer une stratégie commune pour le mouvement,
2. Carlos Eduardo Ocariz Guerra:, ex-membre du parlement, est devenu une référence politique de l’opposition au Président Hugo Chavez. Lors des élections du 23 Novembre 2008, il a été élu Maire de la municipalité de Sucre dans le district métropolitain de Caracas. Sucre constituant un environnement Chaviste typique, avec un grand nombre de barrios et une criminalité élevée, c’est un modèle de bataille de terrain réussie, qui, exploité par le mouvement pourrait être transposé à d’autres parties du pays, spécialement en mobilisant les citoyens les plus pauvres. Chavez est très attentif à son potentiel et en conséquence concentré sur Ocariz et le secteur de Sucre.
3.  Henrique Capriles Radonski, gouverneur de l’Etat de Miranda, son autorité provient de sa base électorale précédente dans la municipalité de Baruta et de son expérience au parlement dont il a été le plus jeune membre dans la législature précédente,
4. Leopoldo Lopez Mendoza, ancien Maire de la municipalité de Chacao, district de Caracas, plus tard interdit d’exercer par le gouvernement, il a une relation symbolique et exploitable avec Simon Bolivar et jouit d’une attention médiatique internationale significative.
5. Alexandra Belandria, militante étudiante et journaliste TV, une des membres fondateurs de Cambio, groupe qui a initialement mobilisé des étudiants jusque-là neutres et inactifs en 2006 et 2007. (ancêtre des groupes qui ont plus tard développé le mouvement étudiant tel que nous le connaissons aujourd’hui.) Grandes capacités d’organisation et expérience variée dans l’organisation de communautés, y compris des « OTPOR » activités provocantes et humoristiques dans les barrios.
6. Yon Goicoechea. Étudiant en Droit Vénézuélien à l’Université Catholique Andrès Bello et actif dans l’opposition au gouvernement du président Vénézuélien Hugo Chavez. Goicoechea a été l’un des principaux organisateurs du Movimiento Estudiatil Venezolano (Mouvement Etudiant vénézuélien), cité comme un facteur clé du rejet de la proposition de modification constitutionnelle de Chavez lors du référendum constitutionnel de Décembre 2007.

Liste des principaux alliés à considérer dans la campagne :
1. Partis politiques qui s’opposeront à Chavez lors des élections (de préférence unis)
2. Les étudiants et les groupes civils, potentiellement actifs dans la mobilisation de la jeunesse.  Campagne « Sortez Voter » et activités « contrôler les urnes et défendre les votes ».
3. Médias : Indépendants, étrangers.
4. Guildes, Syndicats et Associations professionnelles : journalistes, secteur médical, ingénieurs, juristes.
5. Federacion Campesina (Fédération Paysanne)
6 Federacion Venezolana de Maestros (Fédération Vénézuélienne de l’Enseignement)
7. Fedecamaras (Fédération de chambres de Commerce)
8. Fedenagas (Fédération d’éleveurs)
9. Acteurs du divertissement et de la culture (savoir s’ils sont organisés)
10. Communautés d’immigrés au Vénézuéla (Association Italo-Vénézuélienne, Fraternité Galicienne, etc.)
11. Associations de voisinage.
12. Asamblea de Ciudadanos (Assemblée de Citoyens): discute de la situation politique.
13. Assamblea de Padres y Representantes (assemblée de Pères et Représentants- Secteur de l’éducation privée Catholique)
14.  Fe y Alegria (Foi et Joie – mouvement d’éducation populaire Catholique)
15.  Dividendo Voluntario para la Comunidad (organisation d’entreprises privées finançant des projets sociaux)
16.  Rotary Club
17. Communautés sportives (joueurs de base ball aux US, FIFA)
18. Anciens travailleurs du secteur pétrolier et dirigeants
19. Eglise Catholique
20. Membres de l’Université.

IV Liste des sujets potentiellement exploitables dans la campagne :
1. Crime et insécurité: 18000 meurtres par an et des zones entières dans les barrios ingouvernables par les forces de sécurité. La situation s’est dramatiquement détériorée depuis 2006. Raison de vouloir le changement.
2. Education : Le gouvernement est en train de s’emparer du système éducatif : Les professeurs doivent être mis au pas. Ils devront perdre leur travail ou se soumettre. Ils ont besoin d’être encouragés, et il y aura un risque. Nous devons les convaincre que nous leur permettrons d’accéder aux plus hauts niveaux de la société : ils ont la responsabilité la plus importante. Les Maîtres devront convaincre les étudiants. Qui les influencera ? Comment arriverons-nous à les toucher ?
3. La jeunesse: Le message doit être adapté à toute la jeunesse, non juste aux étudiants de l’université.
4. L’économie: Le Pétrole appartient au Venezuela, non au gouvernement, c’est notre argent, notre droit! Santé et Sécurité Sociale.
5. Les femmes: Que veulent les femmes? Règle de Droit, la police sous la direction des autorités locales, nous ne voulons plus de voyous.
6. Les transports: Les travailleurs doivent pouvoir atteindre leur travail. C’est votre argent. Nous devons en rendre le gouvernement plus responsable et ce n’est pas le cas actuellement.
7. Gouvernement. Redistribution de la richesse, tout le monde doit avoir une opportunité de s’enrichir.
8. Il y a une forte tendance présidentialiste au Vénézuela. Pouvons-nous la changer ? Comment pouvons-nous avancer malgré cela ?

Une analyse détaillée de la situation sera prête en février 2010. Avec des partenaires significatifs, et utilisée pour des développements analytiques/ définitions d’objectifs.

Ne pas citer ou distribuer sans consultation préalable

Belgrade, Janvier 2010
Centre pour l’Action Non-Violente Appliquée et la Stratégie, tous droits réservés.

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116441_insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12563.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12772.0.html (français)

Pour plus d’informations sur ce qu’est CANVAS voir ici: (more information about what CANVAS is here)
http://apublica.org/2012/06/revolucao-a-americana/ (brésilien_portugais seulement/ brasilian_portuguese only)

EDIT le 29 Juillet 2012: L’article en brésilien/ portugais de a publica a été traduit en anglais et se trouve sur ce forum à l’adresse: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13329.0.html

Traduit sur WikiLeaks par Irien

Mais que fait donc Washington dans la région du Chaco?

Des câbles diffusés par WikiLeaks montrent un fort intérêt états-unien dans une vaste zone à cheval sur le Paraguay, la Bolivie et le nord de l’Argentine.
Par Nikolas Kozloff, le 24 juillet 2012

La guerre du Chaco, ayant opposé la Bolivie et le Paraguay, continue d’alimenter des doutes dans la région [GALLO/GETTY]

Récemment, une foule d’individus et d’organisations à travers l’Amérique Latine ont attiré l’attention sur l’état tumultueux de la politique au Paraguay, où le Président démocratiquement élu Fernando Lugo a été destitué par l’Assemblée Nationale du pays dans des circonstances quelque peu suspectes. Dans une lettre de protestation, les signataires ont dessiné une théorie assez incendiaire. Ils attestent, par exemple, que le US Southern Command voulait le voir partir comme ayant été le dirigeant paraguayen qui s’était opposé à la militarisation US de son pays.

Nous savons déjà qui a renversé Fernando Lugo et pourquoi, » ont-ils ajouté. « El Chaco… ne peut être laissé au [Paraguay]… ou à son peuple; [la région a] été prévue pour l’occupation et l’extraction par des multinationales à travers des méga-projets et de la terreur financés par des ressources publiques. Le coup au Paraguay, comme d’autres similaires en Amérique Latine, a été  accompli par et pour les multinationales et leurs partenaires parmi l’élite locale. »

« El Chaco » est une vaste, aride et inhospitalière bande de territoire constituée de plaines et de savanes. Le territoire comprend une bonne part du Paraguay, de la Bolivie et du nord de l’Argentine, et contient des ressources naturelles abondantes. Par conséquent, le Chaco a fait l’objet de beaucoup de combats et de convoitise de la part des nations du voisinage ainsi que de multinationales étrangères. De 1932 à 1935, la Bolivie et le Paraguay se sont affrontés lors de ce qui est depuis connu comme la guerre du Chaco. A l’époque, on pensait que le Chaco contenait des gisements lucratifs d’hydrocarbures et chaque pays espérait se remplir les poches grâce à ce bon filon qui arrivait.

Une histoire d’intrigue

Bien que la Bolivie semblât disposer de grands avantages sur le Paraguay, ses troupes souffraient de manque de moral et moururent en grands nombres à cause de maladies et de morsures de serpents. A la fin de ce conflit futile et ruineux, 100.000 hommes avaient perdu la vie. Le Paraguay contrôlait la majeure partie du territoire disputé à la conclusion de la guerre, mais en petit prix de consolation, la Bolivie reçut l’accès au fleuve Paraguay. La guerre du Chaco s’avéra psychologiquement dévastatrice pour la Bolivie, en particulier parmi les jeunes officiers éduqués qui accusaient les compagnies pétrolières internationales d’avoir manipulé la nation à faire la guerre dès le départ.

Avant le conflit, Standard Oil, une entreprise basée aux USA, avait découvert du pétrole en Bolivie orientale et pensait qu’il y en avait encore dans le Chaco paraguayen. Malheureusement, son concurrent britannique, Shell Oil, possédait les droits d’exploration dans la région. Pendant la guerre, les deux firmes étaient en opposition, avec Standard soutenant la Bolivie et Shell appuyant le Paraguay.Il est spéculé que le diplomate, homme d’affaires et lobbyiste états-unien Spruille Braden ait joué un rôle particulièrement ignoble durant la guerre du Chaco en travaillant comme agent pour la Standard Oil.

A ce jour, la guerre du Chaco continue d’alimenter des suspicions entre les dirigeants régionaux. Récemment la Présidente de l’Argentine Cristina Fernández de Kirchner a fait la remarque que le conflit avait « l’odeur du pétrole » et déclaré que Braden avait joué un rôle en sous-main pour déclencher la guerre. De plus, pendant une cérémonie commémorative de la guerre du Chaco en 2009, le Président de Bolivie Evo Morales a déclaré que le conflit « avait été une guerre injuste pour le pétrole » dans les « intérêts d’empires tels les USA ou l’Angleterre. » L’ancien Président du Paraguay Fernando Lugo a ajouté que « la souveraineté de notre peuple ne sera plus menacée par des intérêts étrangers ou des forces multinationales qui nous ont confronté par le passé. »

Au temps pour les précédentes tribulations diplomatiques, mais y a-t-il quelque preuve que les USA jouent un rôle en sous-main dans le Chaco aujourd’hui? Et qu’en est-il du retrait du pouvoir de Lugo au Paraguay – le contrôle sur le Chaco est-il lié de quelque manière à la récente crise politique? Le public se doit d’être prudent avant d’embrasser des théories du complot sans être capable de fournir assez de preuves, et je suis aussi sceptique que n’importe qui.

Cependant, à l’éclairage de la correspondance confidentielle US diffusée par WikiLeaks, tout comme de rapports de presse ordinaires, il semble plutôt sûr d’affirmer que Washington a été obsédé par le Chaco. En plus, à la lumière de plusieurs étranges voire bizarres développements récents qui sont difficiles à mettre sur le compte d’une simple « coïncidence », il paraît raisonnable d’avancer la conjecture que la destitution de Lugo était liée par certains aspects à l’intrigue du Chaco.

Qu’y a-t-il derrière la présence US au Chaco?

La perspective que le Paraguay et la Bolivie enterrent la hache de guerre pour le Chaco et s’allient sur des lignes politiquement gauchistes n’était guère alléchante pour Washington. Comme je l’ai décrit ailleurs, à la fois l’ancienne Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice et l’actuelle Hillary Clinton voyaient la gauche paraguayenne avec méfiance. Ce qui semblait le plus les effrayer fut la notion que Fernando Lugo puisse cultiver des liens avec des nations comme le Vénézuela, qui était allié avec Evo Morales en Bolivie.

Si jamais elle portait ses fruits, une telle alliance pouvait former une sombre menace pour des opérations militaires US sensibles. Pendant des années, les forces US ont opéré au Paraguay sous le Southern Command pour ostensiblement fournir des soins médicaux en zone rurale. Cependant, certains ont suggéré qu’ils étaient en réalité là pour espionner les mouvements hauchistes ou les leaders paysans.Quoiqu’il en soit, il semble que les troupes US ont été déployées vers la région isolée du Chaco pour leurs missions d’entraînement.

En effet, selon le journal argentin Clarin, des techniciens US ont construit une base aérienne à la ville du Chaco paraguayen de Mariscal Estigarribia. En 2005, un correspondant du journal a visité l’installation, décrivant la base comme « un énorme porte-avions au milieu du désert ». Par ailleurs, la piste d’atterrissage était très large et pouvait accueillir des bombardiers B-52, bien que l’armée de l’air paraguayenne n’ait pas de tels avions dans son arsenal.

En 2006, encore deux ans avant que Lugo n’assume ses fonctions présidentielles, des diplomates ont rapporté que des forces US opéraient dans le Chaco afin « d’explorer des sites possibles pour de futurs exercices d’assistance humanitaire ». En fait, par contre, le Département d’Etat lui-même semble ne pas avoir été au courant de ce que le Pentagone fabriquait au Paraguay (effectivement, selon le Washington Office on Latin America (Bureau Central sur l’Amérique Latine), deux membres d’une équipe des US Special Forces agissant à couvert ont été impliqués dans une fusillade mortelle en 2004. Tragiquement, l’échange de coups de feu eut comme résultat le décès d’un Paraguayen qui essayait de voler les soldats. Apparemment, le Pentagone avait complètement caché l’existence de l’équipe à l’ambassade US à Asunción).

La Bolivie et les USA jouent de l’influence

Redoutant l’encerclement, le Vénézuela et la Bolivie ont répliqué et annoncé « un accord pour construire une nouvelle base militaire le long de la région frontalière disputée du Chaco (à Puerto Quijarro) ». Plus tard, le président paraguayen confronta Evo Morales aux Nations Unies pour avoir une explication.

Apparemment remonté contre Asunción, Morales n’était pas d’humeur à céder, et envoya plus tard des officiers militaires au-delà de la frontière dans le Chaco paraguayen pour espionner et poser des questions sur les opérations militaires US. L’incident inquiéta non seulement l’ambassade US à Asunción, mais aussi des officiers de droite au Paraguay.

Pendant ce temps, des sénateurs conservateurs ont dit à l’ambassadeur US que le Vénézuela et la Bolivie voulaient « nous bousculer un peu ». Spécifiquement, les militaires paraguayens étaient « très inquiets que la Bolivie se réarme et projette de développer plusieurs nouvelles installations militaires avec l’assistance du Venezuela ». Le corps des officiers, qui était toujours échaudé de « l’angoisse » de la dispute du Chaco, voulait de nouvelles armes et de la technologie des USA pour « compenser cette menace ».

L’ambassade US en était enthousiaste, notant que « Le poste continuera de pousser pour davantage de coopération militaire ». En dépit de telles assurances, cependant, les militaires paraguayens continuaient de s’inquiéter de « persistantes aspirations irréductibles à l’intérieur de certains segments de l’armée bolivienne à du territoire dans le Chaco ». En un écho de la guerre du Chaco, des diplomates ont expliqué que « des découvertes de ressources de gaz naturel d’une importance commerciale potentiellement significative pourraient alimenter le feu de telles inquiétudes. »

Quelques jours avant l’élection paraguayenne de 2008, le Colorado Party (à droite) se prit d’inquiétude que Lugo puisse gagner. Un sénateur du Parti Colorado déclara à des diplomates US que Washington « échouait » dans son approche de l’Amérique Latine et devrait « travailler avec les militaires paraguayens pour construire une base militaire dans le Chaco pour combattre le trafic de stupéfiants en plein essor (et pour écarter toute idée au Brésil ou de la Bolivie de violer la souveraineté paraguayenne) ».

Le régime Morales à La Paz sonna l’alarme à son tour, accusant les USA de vouloir établir une base militaire dans le Chaco « dans le but de surveiller l’activité en Bolivie ou tenter de contrôler des ressources énergétiques dans les régions paraguayenne et bolivienne du Chaco ». Inquiet d’un encerclement croissant, le ministre bolivien de la défense a fait le voyage au Paraguay et demandé au gouvernement d’Asunción « de ralentir sa relation inter-armées avec les USA ». Le Parti Colorado et « beaucoup de responsables militaires de même idée » ont repoussé la Bolivie et renvoyé le ministre chez lui.

Le Paraguay et la Bolivie enterrent la hache de guerre

Puisque nous n’avons pas accès à la documentation du Pentagone, sans parler d’autres agences de renseignement US, il n’est pas clair quelles actions concrètes l’établissement de la défense fit en relation avec le Chaco. Toutefois, jugeant d’après les câbles diffusés par WikiLeaks, les responsables US étaient amènes avec le Paraguay, avec un diplomate faisant la remarque que les demandes d’assistance du Parti Colorado étaient compréhensibles. « Avec un peu de chance, avec le nouveau président du Paraguay, nous pourrons en faire plus, » écrivait l’ambassade à Asunción.

L’élection de Lugo jeta un boulon dans la géostratégie régionale des USA. Bien que le nouveau président paraguayen ne fusse pas un radical, il émargea une politique étrangère de plus en plus indépendante et commença à limiter le rôle du Pentagone dans son pays. Pire encore, Lugo fit rapidement part de son désir d’enterrer la hache de guerre avec la Bolivie et s’envola pour La Paz pour y rencontrer Morales en personne. Dans une envolée de rhétorique, Lugo fit la remarque que « l’âge de l’impérialisme est terminé en ce nouvel âge de l’Amérique Latine » et que l’avenir des relations de l’Amérique Latine avec les USA seraient « basées sur le respect, l’équité et la justice ».

Si cela ne suffisait pas pour offenser les pouvoirs en place, Lugo conduisit également une rencontre symbolique avec Morales dans la ville rurale du Chaco paraguayen de Mariscal Estigarribia pour commémorer le 74ème anniversaire de la fin de la guerre du Chaco. Les deux dirigeants ont signé une déclaration conjointe de paix et donné des discours, Lugo proclamant que les deux nations latino-américaines avaient « appris que l’intégration de leurs peuples est plus importante que l’héritage laissé par le sang des Boliviens et des Paraguayens versé sur la terre du Chaco ».

Morales semblait espérer que de telles affinités idéologiques amèneraient Lugo à réduire les liens militaires entre le Paraguay et les USA. Quand la Bolivie demanda au Paraguay des clarifications sur de présumées bases US sur son territoire, Lugo nia leur existence mais déclara plus tard qu’il allait ouvrir une enquête. Il va sans dire que de telles proclamations n’étaient pas du goût de la droite nationaliste à l’Assemblée paraguayenne, qui était chagrine de tout rapprochement avec la Bolivie.

Post-scriptum: qui a viré Lugo et le Chaco argentin

C’est sûr, il n’y a pas de « flagrant délit » prouvant que les USA aient joué un rôle dans la sortie récente de Lugo, mais certains rapports sont extrêmement soupçonneux en termes de calendrier. En effet, comme par hasard, un député de la frange droite du Parti Colorado qui présidait le Comité de l’Assemblée sur la Défense rencontra du personnel militaire US peu de temps après la destitution de Lugo. Selon le journal mexicain La Jornada, ses collègues et lui ont parlé aux états-uniens de la construction d’une base militaire dans le Chaco. Le législateur remarqua qu’une base au Chaco était « nécessaire » parce que la Bolivie constituait « une menace pour le Paraguay ».

Et si ce rapport ne suffisait pas à se faire hausser les sourcils, les USA ont aussi engagé des efforts conséquents pour assurer une base militaire dans le Chaco argentin, de l’autre côté de la frontière du Paraguay. Comme au Paraguay, le Pentagone déclara que la base était nécessaire pour fournir une assistance humanitaire locale. Les diplomates US, dans le même temps, ont obtenu le soutien d’un gouverneur régional pro-US pour le projet. Hélas, pour le plus grand échec du Southern Command, le gouvernement argentin a décidé de geler l’initiative à la suite du tollé de la société civile.

A la lumière des preuves, il est bien clair que Washington veuille établir un point d’appui dans le Chaco. Peut-être que la question plus intéressante, par contre, est pourquoi? Peut-être que les USA veulent surveiller le trafic de drogue dans le Chaco, ou alors désirent le contrôle des ressources stratégiques. Peut-être que Washington cherche à empêcher le Paraguay d’entrer dans une alliance gauchiste avec la Bolivie, ou elle cherche à encercler l’étoile montante du Brésil. Ou peut-être que c’est juste une combinaison des trois. Quoiqu’il en soit, par contre, cela impliquera forcément des magouilles.
Vous pouvez suivre Nikolas Kozloff sur Twitter: @NikolasKozloff

Source: http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/07/2012718115122519807.html

Traduit depuis le web par willsummer

APERCU – VENEZUELA: Canvas encourage les révolutions

N° de mail 1116312
Date 13-01-2010 23.49.39
De marko.papic@stratfor.com
A secure@stratfor.com

CODE de la SOURCE: SR501
PUBLICATION: NON
DESCRIPTION de la SOURCE: Dirigeant de CANVAS
ATTRIBUTION: Pas encore, pas avant qu’ils nous laissent publier
FIABILITE de la SOURCE :A
CREDIBILITE de l’OBJET: 5
TRAITEMENT SPECIAL:
DISTRIBUTION/ Sécurisée
RESPONSABLE de la SOURCE : Marko

Traduit depuis la source:

Pour expliquer le plan d’action que nous avons envoyé, c’est un guide pour savoir comment procéder à la révolution, de toute évidence. Tout est expliqué dans notre Guide de la Révolution (l’encyclopédie du chaos (sic) ) au chapitre « Comment programmer des campagnes ».
Quand quelqu’un nous demande de l’aide, comme dans le cas du Véné, nous posons généralement la question « Et comment feriez-vous? ». Cela signifie que la première chose à faire est de procéder à une analyse de la situation (le doc word que je vous ai envoyé), et après cela vient la phase d’ « exposé de la mission » (encore à faire) et puis celle de la « Conception d’Opérations », qui est le plan établi pour la campagne. Pour ce cas précis, nous avons trois campagnes : l’unification de l’opposition, une campagne pour les élections de Septembre, et en parallèle, une campagne « Sortez voter ».

Dans des circonstances NORMALES, les militants viennent nous voir et travaillent dans des ateliers sur le format exact de ces lignes directrices. Nous ne faisons que les guider. C’est ainsi que nos stratégies sont si efficaces au final, parce que les militants eux-mêmes les ont créées et elles leur appartiennent absolument, elles sont authentiques. On ne leur donne que les outils pour les utiliser. Dans le cas du Vénézuela, à cause de la situation désastreuse du pays, à cause de la méfiance entre les groupes d’opposition et la désorganisation, nous devons faire l’analyse initiale. Qu’ils passent ou non à une autre étape dépend entièrement d’eux, ou en d’autres termes, dépend s’ils vont se rendre compte qu’un défaut d’UNITE peut leur faire perdre la bataille avant même de l’avoir commencée.

En tout état de cause, la culture de la sécurité du Vénézuela est inexistante. Ils sont retardés et ne disent que des conneries. C’est une farce incroyable.

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116312_insight-venezuela-canvas-fostering-revolutions-.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12559.0.html

Traduit sur WikiLeaks par Irien

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