L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

CC-BY-SA

 

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Vladimir Poutine « ciblé par une agence de renseignement allemande » pendant sa période KGB

IntelNews.org, par Joseph Fitsanakis, le 09/11/2011

220px-vladimir_putin_2015_wikiUn chercheur allemand affirme que Vladimir Poutine [Premier ministre russe en 2011] a été ciblé par le renseignement ouest-allemand dans les années 1980 quand il était agent du KGB en Allemagne de l’Est. Dans les phases finales de la guerre froide, Poutine et son épouse, Ludmila Putina, qui étaient alors la trentaine, ont passé cinq ans à Dresde, en République démocratique allemande [RDA]. En tant qu’un des quatre agents du KGB à Dresde, Poutine a été chargé d’infiltrer l’université locale et de surveiller les activités sur le campus des enfants des notables soviétiques et est-allemands. Mais selon une nouvelle étude publiée la semaine dernière, un agent secret du BND, l’agence du renseignement extérieur de l’Allemagne de l’Ouest, a été en mesure d’infiltrer le ménage de Poutine à Dresde, et de transmettre des informations privées sur la vie personnelle du couple à ses maîtres espions à Bonn et à l’OTAN. L’agent, du nom de code Lenchen, un natif allemand, a travaillé comme traducteur à la station du KGB à Dresde. Elle se serait liée d’amitié avec Ludmila Putina, devenant finalement sa « consolatrice », selon Erich Schmidt-Eenboom, directeur de l’Institute for Peace Studies basé à Weilheim, et qui a publié plusieurs livres sur l’histoire de la BND. Schmidt-Eenboom affirme que Lenchen est devenue la plus proche confidente de Ludmila Putina à Dresde. Cette dernière lui a dit que Vladimir Poutine avait été impliqué dans de nombreuses infidélités au fil des ans et qu’il a souvent battu sa femme. Lenchen a rapporté à ses donneurs d’ordre que la vie dans le ménage Poutine était très dysfonctionnelle, en dépit d’une apparence de bonheur et de normalité. Schmidt-Eenboom affirme qu’il a confirmé le rapport avec au moins deux sources sans rapport avec la connaissance des opérations BND durant la guerre froide. Si l’histoire est historiquement exacte, cela marque seulement la deuxième pénétration connue des structures du KGB en Europe par le BND. Le seul autre exemple similaire, déclare Schmidt-Eenboom, a impliqué un agent nommé COLONEL VIKTOR, qui a également travaillé comme agent pour le BND dans les années 1980. Finalement, affirme le chercheur, Lenchen est devenue enceinte au cours d’une liaison avec un colonel du KGB, et, en 1989, a réussi à convaincre ses donneurs d’ordre ouest-allemands qu’elle avait besoin d’être exfiltrée vers l’Allemagne de l’Ouest en vue de subir un avortement. Une fois sur place, elle a avec succès pris sa retraite de son poste d’espionnage à l’Est, et s’est installée en l’Allemagne de l’Ouest. Sa demande a été accordée, et aujourd’hui, elle vit en Allemagne sous une nouvelle identité, affirme Schmidt-Eenboom. Les reporters ont contacté le porte-parole de la BND, Dieter Arndt, sur l’histoire, mais ont tout simplement eu comme information que l’agence d’espionnage ne « traite pas de nos méthodes ou de nos enquêtes ».

Source: https://intelnews.org/2011/11/09/01-862/

Un expert politique avertit que les Etats-Unis cherchent à justifier une guerre contre la Russie auprès de l’opinion publique

Daniel Patrich Welch, écrivain et analyste politique

Daniel Patrich Welch avertit dans une interview sur la chaîne RT qu’il faut se méfier des impulsions hégémoniques d’Hillary Clinton qui a déjà dit « qu’elle voulait une politique étrangère plus musclée ». « La raison pour laquelle Obama a été sélectionné est qu’il croit à cet exceptionnalisme [suprématie américaine], et Hillary Clinton sera encore pire. Elle porte à la fois tous les conseillers et impulsions hégémoniques de Bush et Obama. » L’expert politique avertit des risques d’une guerre avec la Russie, car il y a une volonté d’une catégorie de gens qui cultivent la russophobie de créer une guerre avec la Russie.

« Donald Trump ne leur sert que de prétexte à alimenter cette russophobie. La russophobie est réelle et profonde. » « Ces gens ne meurent jamais et ne partent jamais. Ils veulent la guerre avec la Russie et la Chine, car leur impulsion hégémonique est de contrôler le monde. La Russie et la Chine sont sur la voie. Maintenant, vous avez des américains stupides et naïfs, ils se prennent à tout cela, que la Russie a piraté le DNC [Comité national du Parti Démocrate]. Qu’en est-il du contenu exact de ces emails? Tout ce que WikiLeaks a sorti sur le DNC [DNC Leaks] a été rejeté sur Poutine. (…) Le public est trop faible et n’est pas exigeant intellectuellement pour comprendre qu’ils sont entraînés dans des mensonges vers une guerre chaude avec la Russie. Les gens vont citer ces sources comme du piratage russe, de la tromperie russe, tous ces trucs phobiques sont destinés à faire en sorte que les américains soient prêts pour une guerre. C’est un vieux scénario. Et les américains devraient se réveiller, et les russes devraient se méfier. »

L’expert a dénoncé cette « idéologie suprémaciste, ridicule et dépassée » qui consiste à faire croire que les Etats-Unis sont « une nation indispensable ». « C’est la manière hégémonique de penser et d’agir la plus dangereuse et violente, et [cette idéologie] n’a pas sa place dans le monde moderne », affirme-t-il en conclusion de cette interview.

La toux d’Hillary Clinton met fin à une brève « conférence de presse » à bord d’un avion

Non Hillary, ce n’était pas une conférence de presse – La charade de l’avion révèle exactement pourquoi Clinton ne parle pas aux médias

Infowars, Steve Watson, 06/09/2016

Après que les affirmations selon lesquelles elle parle régulièrement aux médias ont donné lieu à un ridicule pur et simple, la campagne d’Hillary Clinton a hâtivement lancé une démonstration vraiment horrible avec une « session de questions/réponses » à bord de l’avion d’Hillary qui a brusquement pris fin au bout de dix minutes quand elle n’a pas pu arrêter sa toux.

Alors que la campagne de Clinton va réclamer que la débâcle était une « conférence de presse », la première en 276 jours, en réalité, Hillary a répondu à des questions complaisantes, elle a essentiellement appelé Trump un agent russe et un dictateur aspirant à la célébrité, elle a affirmé son ignorance complète sur la seule question de toute substance, et elle a dit qu’elle ne souhaitait pas de « théories du complot » au sujet de sa santé avant de s’époumonner et de se précipiter au loin derrière où ses équipes l’attendaient.

Hillary a parlé des affirmations selon lesquelles le gouvernement russe cherche à influencer l’élection américaine grâce à des cyber-attaques et du piratage. Elle a immédiatement tenté de lier Donald Trump à l’activité présumée, poussant de nouveau sa propre théorie étrange du complot, que Trump serait une sorte d’agent de Vladimir Poutine.

Lire la suite: http://www.infowars.com/no-hillary-that-wasnt-a-press-conference/ Source: https://twitter.com/RealAlexJones/status/773228571955376129

Flashback: Quand les Clinton aimaient suffisamment la Russie pour leur vendre l’uranium américain

Clinton Cash, documentaire vidéo réalisé à partir du livre de Peter Schweizer

Breibart.com, John Hayward, 25/07/2016

La nouvelle paranoïa des démocrates au sujet de l’influence russe sur les affaires américaines n’était certainement nulle part lorsque Hillary Clinton a allègrement vendu une grosse part du stock d’uranium de l’Amérique, juste après qu’une banque russe a payé Bill Clinton 500 000 $ pour un discours.

L’histoire d’Uranium One fait partie des incidents décrits dans [le livre] Clinton Cash de Peter Schweizer. Un bref récapitulatif: Uranium One était à l’origine une société canadienne, rachetée par l’agence étatique de l’énergie atomique de Russie, Rosatom.

Les personnes influentes d’Uranium One étaient de très, très généreux donateurs de la Fondation Clinton, l’organisme de «charité» à travers lequel tant d’argent étranger a coulé [dans les poches de] Bill et Hillary Clinton. Le New York Times a rapporté en avril 2015 comment ces dons ont monté en flèche, alors que l’accord avec Rosatom pour sécuriser Uranium One et ses avoirs aux Etats-Unis a été porté à une conclusion positive, de même que l’une des journées les mieux payées de Bill Clinton:

Alors que les Russes ont assumé progressivement le contrôle d’Uranium One dans trois transactions distinctes de 2009 à 2013, les enregistrements canadiens montrent qu’un flux de trésorerie a fait son chemin vers la Fondation Clinton. Le président d’Uranium One a utilisé sa fondation familiale pour faire quatre dons totalisant 2,35 millions $. Ces contributions n’ont pas été divulguées publiquement par les Clinton, malgré un accord que Mme Clinton avait conclu avec la Maison Blanche d’Obama pour identifier publiquement tous les donateurs. D’autres personnes ayant des liens avec la société ont également fait des dons.

Et peu de temps après que les Russes ont annoncé leur intention d’acquérir une participation majoritaire dans Uranium One, M. Clinton a reçu 500 000 $ pour un discours à Moscou venant d’une banque russe d’investissement ayant des liens avec le Kremlin qui faisait la promotion du stock d’Uranium One.

[…] Que les dons aient joué un rôle dans l’approbation de l’accord d’uranium est un [élément] inconnu. Mais l’épisode souligne les défis éthiques particuliers présentés par la Fondation Clinton, dirigée par un ancien président qui comptait beaucoup sur l’argent étranger pour accumuler 250 millions $ d’actifs, de même que sa femme a aidé à orienter la politique étrangère américaine en tant que secrétaire d’Etat, en présidant les décisions avec le potentiel de faire profit aux donateurs de la fondation.

La banque russe en question, Renaissance Capital, était tellement satisfaite de la performance de Bill Clinton à ce Questions/Réponses à 500k $ que Vladimir Poutine, qui était premier ministre à l’époque, a personnellement appelé Clinton pour le remercier.

Selon Clinton Cash, les dons totaux des actionnaires d’Uranium One à la Fondation Clinton ont dépassé 145 millions $, dans la période où le Département d’Etat d’Hillary Clinton était en train d’approuver l’accord Rosatom, qui a donné à la Russie le contrôle sur environ 20% de l’uranium des Etats-Unis.

Les Clinton ont toujours insisté sur le fait qu’aucune de ces grandes contributions étrangères ou des honoraires à six chiffres n’ont jamais influencé les décisions politiques, mais maintenant, ils sont soudainement devenus très intéressés de l’influence russe dans la controverse des DNC Leaks.

Voilà un double standard impressionnant, que les médias suivent également, puisque les mêmes organismes d’informations qui inondent actuellement la zone [médiatique] avec des histoires de hackers russes étaient complètement indifférentes au fait de questionner Hillary Clinton sur le contrat Uranium One. Même les journaux qui ont rapporté l’histoire, comme le New York Times, ont prévu de ne jamais confronter Clinton à ce sujet, au cours de ses rares plaisantes disponibilités à la presse.

Lire la suite: http://www.breitbart.com/2016-presidential-race/2016/07/25/flashback-clintons-loved-russia-enough-sell-uranium/

Clinton Cash, livre de Peter Schweizer: https://www.amazon.com/Clinton-Cash-Foreign-Governments-Businesses/dp/0062369296/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1469472528&sr=8-1&keywords=clinton+cash

Uranium One [wikipedia]: https://en.wikipedia.org/wiki/Uranium_One

Les financements dérangeants de la Russie à la Fondation Clinton (Les Echos, 24/04/2015): http://www.lesechos.fr/24/04/2015/LesEchos/21926-028-ECH_les-financements-derangeants-de-la-russie-a-la-fondation-clinton.htm

Réponse au titre de l’article du New York Times sur WikiLeaks paru le 1er septembre 2016

communiqué paru sur le compte @wikileaks, le 01/09/2016

assange_nytRéponse à l’article du New York Times publié jeudi « Comment la Russie trouve souvent des avantages quand Julian Assange révèle les secrets de l’Occident » [http://archive.is/my52v]

Les seules vraies informations dans l’article sont que « les responsables américains disent que M. Assange et WikiLeaks n’ont probablement aucun lien direct avec les services de renseignement russes. »

Wikileaks a publié plus de 650.000 documents sur la Russie et le président Poutine, dont la plupart sont critiques. Voir https://search.wikileaks.org/

Il est faux que le livre Les documents Wikileaks: Le monde selon l’empire américain (qui parle de la diplomatie américaine), ne contient pas de critique de la Russie. Il contient de nombreuses références critiques à la Russie, y compris un chapitre entier sur les relations diplomatiques des États-Unis avec la Russie avec de nombreuses références à la corruption russe.

Il est faux que M. Assange « aurait évoqué aux associés de déménager » en Russie. Il a ouvertement plaisanté lors d’une conférence de presse en disant combien il serait absurde si un militant de la liberté de la presse occidentale était forcé de demander l’asile à Cuba.

Il est faux que WikiLeaks ou M. Assange n’auraient pas « publiquement critiqué » les violations des droits de l’homme commises par M. Assad et les forces russes qui se battent là-bas. WikiLeaks ne fait aucun commentaire sur les événements mondiaux, à moins que les événements ne se rapportent à ses publications, à son organisation ou à ses sources présumées. Mais, par exemple, WikiLeaks a soutenu la critique d’Amnesty sur les civils russes tués dans leur bombardement en réponse aux partisans russes qui l’ont attaqué, en disant que l’analyse numérique d’Amnesty semblait tenir bon.

Il est trompeur de laisser entendre que WikiLeaks aurait simplement tweeté une fois au sujet de l’emprisonnement du groupe musical russe Pussy Riot. En fait, M. Assange a rencontré plusieurs fois divers membres des Pussy Riot et elles ont rejoint la Fondation Courage, qu’il a co-fondé, et qui protège les sources journalistiques. Voir http://www.dazeddigital.com/artsandculture/article/22662/1/pussy-riot-joins-julian-assange-whistleblower-foundation

Il est faux que la Russie aurait délivré un visa pour Julian Assange (ou que M. Assange aurait demandé un visa).

Il est faux que WikiLeaks n’aurait pas produit de document critique sur le gouvernement Assad. Wikileaks a publié 2,3 millions de documents du gouvernement Assad, un allié russe, y compris des emails personnels du chef de l’Etat, Bachar al Assad. WikiLeaks a également publié sur l’espionnage, par le gouvernement syrien, de militants syriens au moyen de « bluecoat » et documenté de nombreuses importations utilisées par la sécurité nationale syrienne en violation des sanctions du régime. Voir https://wikileaks.org/syria-files/ et https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=syria%20%20from%3Awikileaks%20since%3A2012-01-01%20until%3A2012-12-31&src=typd

La théorie du complot que l’article tente d’attribuer sur le calendrier des publications de WikiLeaks est fausse et n’est pas du journalisme.

Prenons l’exemple de premier plan dans l’article, la censure totale du diffuseur kurde Roj TV. Quand M. Assange a attiré l’attention sur cet outrage, cela coïncide avec les tentatives de Roj de faire de la publicité pour leur appel au tribunal (la grande vedette étant une publication WikiLeaks). Plus tard, lorsque le chef de l’OTAN, Rassmusen, est apparu dans les informations, cela a accroché l’attention sur les archives WikiLeaks et comment ils documentent les sordides accords derrière la destruction de Roj TV. Voir youtube

De même, dans d’autres cas, WikiLeaks a répondu aux appâts de l’information – comme tous les organes de presse le font, pour attirer l’attention sur ses archives ou pour soutenir sa mission anti-censure ou de protection de la source. Encore une fois, tout autre autre suggestion est fausse.

WikiLeaks n’a connaissance d’aucune affirmation du gouvernement américain disant que les emails du DNC publiés par WikiLeaks auraient été « volés par le renseignement russe ». En fait, le chef du renseignement américain, James Clapper, a déclaré que le gouvernement américain n’a pas été en mesure de l’attribuer à quelqu’un. Les différents piratages du DNC sur plusieurs années ne relèvent pas de la même question que la publication par Wikileaks d’emails divulgués et il est trompeur de suggérer autre chose.

Il est faux que la décision de l’ONU au sujet d’Assange serait « non-contraignante ». L’ONU a explicitement déclaré que cela est « juridiquement contraignant ». Il est faux que [cette décision] aurait été rejetée par les tribunaux britanniques. Son caractère contraignant est maintenant considéré par la Cour d’appel suédoise.

La déclaration de l’ONU en réponse aux erreurs de la presse:
NOTE AUX RÉDACTEURS EN CHEF:
Les avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire sont juridiquement contraignants dans la mesure où ils sont fondés sur le droit international des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Le GTDA [Groupe de travail sur la détention arbitraire] a pour mandat d’enquêter sur les allégations d’individus privés de leur liberté de manière arbitraire ou incompatible avec les normes internationales des droits de l’homme, et de recommander des solutions telles que la libération de la détention et l’indemnisation, le cas échéant.
Le caractère contraignant de ses avis découle de la collaboration des États dans la procédure, du caractère contradictoire de ses conclusions et de l’autorité donnée au GTDA par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Les avis du GTDA sont également considérés comme faisant autorité par les institutions judiciaires internationales et régionales de premier plan, y compris la Cour européenne des droits de l’homme « . http://ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=17013&LangID=E

Le comité de rédaction du New York Times a appuyé Hillary Clinton, mais cela n’est pas dévoilé dans l’article. L’auteure principale, Jo Becker, a dernièrement retweeté Hillary Clinton (une campagne d’animation en sourire et en danse), le 3 mars. L’autre auteur, Eric Schmitt, a déjà écrit dans le New York Times, d’autres rapports d’enquête robustes, par exemple, que M. Assange est un « clochard » avec des « chaussettes sales » qui « puent ». Il est devenu correspondant du Pentagone en 1990.

Source: http://www.twitlonger.com/show/n_1sp2hsr et https://twitter.com/wikileaks/status/771329205594447872

L’Ukraine lutte pour contrebalancer la censure et la sécurité, alors que la guerre dans l’est se prolonge

porochenko_ukraineKyivPost, le 7 juin 2016

Dans un tweet officiel du 6 juin, le président Petro Porochenko a salué la liberté d’expression post-révolutionnaire de l’Ukraine.

« La liberté d’expression est l’une des grandes réalisations de l’Ukraine depuis la révolution de la dignité, » dit le tweet.

Mais le message est venu à un moment où les journalistes occidentaux et les groupes de défense des droits humains s’expriment sur la montée de la censure dans le pays. Il y a deux semaines, Porochenko a banni 17 cadres exécutifs et journalistes des médias russes d’entrer en Ukraine dans le cadre de la lutte contre la propagande du Kremlin ou « la guerre de l’information » de la Russie.

L’interdiction émise le 27 mai a été largement condamnée par les organisations occidentales, même si l’Ukraine a levé les sanctions sur les 29 journalistes étrangers dans un second décret publié le même jour.

Le premier décret interdisait à plusieurs journalistes, dont le directeur général de Channel One TV, Konstantin Ernst, et le propriétaire de Pravda.Ru, Vadim Gorshenin, d’entrer en Ukraine jusqu’en 2018.

Lire la suite: http://www.kyivpost.com/article/content/ukraine-politics/ukraine-struggles-to-balance-censorship-and-security-as-war-in-east-wears-on-415667.html

Calomnié par de nombreux russes, Mikhaïl Gorbatchev a encore beaucoup de choses à dire

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New York Times, Neil MacFarquhar, 1er juin 2016

MOSCOU – Au cours des derniers mois, diverses personnalités publiques, y compris au moins un proche associé du président Vladimir V. Poutine, ont insisté sur le fait que la Russie proclame officiellement Mikhaïl S. Gorbatchev comme criminel pour la complicité de l’effondrement de l’Union soviétique.

Certains exigent régulièrement que M. Gorbatchev soit jugé pour les événements, et non pas moins, comme un membre du Parlement l’a exprimé, pour exposer les opérations d’une «cinquième colonne» au sein de la Russie.

Pourtant, lorsque les organisateurs du spectacle pour le 85ème anniversaire de M. Gorbatchev en mars ont approché l’Hôtel Ukraine au sujet d’un banquet, ses propriétaires ont refusé le paiement après avoir appris que c’était l’ancien chef qui était honoré.

Ils ont dit que, sans Gorbatchev, ils auraient fini comme des petits commerçants du marché, des criminels qui font de la contrebande, a déclaré Alexei Venediktov, un ami proche et rédacteur en chef de la station de radio Echo de Moscou, le principal organe d’informations pour les russes libéraux. Ils ont dit: « Maintenant, nous sommes les propriétaires de tout cela grâce à Gorbatchev! Pas un kopeck! »

Dans une interview, M. Gorbatchev a ignoré le fait que 25 ans après l’effondrement de l’Union soviétique, il reste parmi les hommes les plus honnis en Russie. « C’est la liberté d’expression », a-t-il dit.

Pourtant, la ligne officielle qui dénigre la démocratie traditionnelle, combinée avec l’idée même qu’il doit faire face à un jugement, l’irrite évidemment, alors il sort des articles, des essais et des livres sur la nécessité de renforcer la liberté en Russie. Son dernier effort, intitulé « La Nouvelle Russie » en anglais, a été publié aux États-Unis, fin mai.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.nytimes.com/2016/06/02/world/europe/mikhail-gorbachev-interview-vladimir-putin.html?

Les Saoudiens et les USA étaient-ils derrière le massacre de Charlie Hebdo, comme un avertissement au président français sur la Russie?

Par Susan Duclos – All News PipeLine, 14/01/2015

800px-Luxembourg_supports_Charlie_Hebdo-105Avec la manipulation des prix du pétrole que nous voyons à l’échelle mondiale, mise en œuvre par l’Occident afin de «punir» et «isoler» le président russe Vladimir Poutine, un lecteur d’ANP nous rappelle une série d’événements qui, à les regarder ensemble, amènent la question portée en titre d’article « Les Saoudiens et les USA étaient-ils derrière le massacre de Charlie Hebdo, comme un avertissement au président français sur la Russie? »

De retour en Janvier 2014, il a été rapporté par le Telegraph que l’Arabie Saoudite a secrètement offert à la Russie un accord important pour contrôler le marché mondial du pétrole et protéger les contrats de gaz de la Russie, si le Kremlin s’écartait du régime Assad en Syrie. En outre, il a été dit que si Poutine n’acceptait pas l’offre, le prince saoudien Bandar avait « menacé » d’attaques terroristes contre la Russie.

Dans l’intervalle à partir de Janvier 2014 au jour d’aujourd’hui, un certain nombre d’événements ont eu lieu qui, quand on les regarde ensemble, forment un tableau inquiétant. Les États-Unis et l’occident ont fomenté un changement de régime en Ukraine, la cour arrière de Poutine pour ainsi dire, avec Poutine contraint de prendre des mesures en annexant la Crimée, ce qui à son tour a conduit à plusieurs séries de sanctions contre la Russie avec une attention particulière à la destruction de l’économie russe en manipulant les prix du pétrole. (NOTE- la Russie est le plus grand producteur de pétrole dans le monde avec l’Arabie Saoudite classée comme le deuxième plus grand pays.)

A noter également, les connexions qui ont été faites, tout à fait convaincantes, que les Saoudiens financent et aident activement le groupe terroriste d’extrémistes islamiques ISIS [Etat Islamique].

Ce qui nous amène au 7 Janvier 2015, l’attaque contre le magazine satirique Charlie Hebdo, concernant les caricatures du prophète musulman Mahomet, où des hommes armés sont entrés dans Charlie Hebdo, ont ouvert le feu et massacré 12 de leurs illustrateurs et journalistes. Les rapports montrent que l’un des tireurs de Paris a des liens avec ISIS [Etat Islamique], comme CNN rapporte qu’un drapeau d’ISIS a été retrouvé dans un appartement utilisé par le tireur, ainsi qu’un enregistrement vidéo de l’allégeance terroriste à ISIS. (voir ci-dessous)

Est-ce une coïncidence si le massacre de Charlie Hebdo a eu lieu un mois seulement après que le président français François Hollande ait fait un arrêt inattendu à Moscou pour parler avec Vladimir Poutine de l’Ukraine, ce qui a été décrit comme « le premier dirigeant occidental à se rendre en Russie depuis l’annexion de la Crimée qui a eu lieu en Mars », et un « spectacle rare de bonne volonté envers l’isolement de Poutine »?

Est-ce aussi une coïncidence si, ni les Saoudiens, ni Barack Obama, n’ont participé au rassemblement de Paris où les dirigeants du monde entier ont défilé en solidarité avec la France après le massacre de Charlie Hebdo?

Lire la suite: http://allnewspipeline.com/Are_Saudis_Behind_Charlie_Hebdo_Attack.php

L’ennemi de mon ennemi: Les espions américains attendent une guerre entre la Russie et l’Etat Islamique (ISIS)

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TheDailyBeast.com, 09.11.15

Six responsables de l’armée et des services de renseignement américains ont déclaré à The Daily Beast qu’ils espèrent qu’une attaque apparente de l’Etat Islamique (ISIS) sur le vol 9268 de [la compagnie] Metrojet obligerait Poutine à enlever enfin ses gants.

Dans les jours suivants l’accident du vol russe Metrojet 9268, où des preuves incontournables suggèrent qu’il a été abattu par une bombe de l’Etat Islamique (ISIS), de nombreux responsables du renseignement et de la sécurité des États-Unis n’étaient pas en train de paniquer à propos de l’Etat soi-disant islamique qui déclenchait une nouvelle campagne d’attaques contre des avions civils. Au contraire, ils se demandaient comment l’attentat pourrait nuire à Vladimir Poutine, et potentiellement aider les Etats-Unis.

Depuis que Poutine a commencé à larguer des bombes sur les militants en Syrie, des responsables ont fait valoir en privé que le leader russe a commis une erreur stratégique majeure, et que son intervention en Syrie affaiblirait tant son armée que sa réputation, et déclencherait probablement une réaction des militants islamistes, qui ont attaqué à l’intérieur de la Russie dans le passé.

Un responsable du renseignement américain, parlant avant le crash de l’avion de ligne, a qualifié la campagne russe en Syrie de « folie de Poutine ».

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