Carte: Les 193 pays étrangers que la NSA espionne et les 4 qui ne le sont pas

NSA_spying_authorityCarte des pays espionnés par la NSA

Vox.com, mis à jour par Max Fisher, le 1er juillet 2014

Ce n’est pas exactement un secret de savoir que la National Security Agency dispose d’un large pouvoir pour espionner les gouvernements étrangers. Mais juste de voir l’ampleur de ce qui est reconduit chez nous grâce à un document du gouvernement daté de 2010, publié récemment par le Washington Post, et qui répertorie tous les pays où la NSA a le pouvoir d’espionner le gouvernement de ce pays. Une carte de ces pays est montrée ci-dessus.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.vox.com/2014/7/1/5860484/map-the-193-foreign-countries-the-nsa-spies-on-and-the-4-it-doesnt

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WikiLeaks: La CIA ou la « Central Incompetence Agency »

the-new-cia-seal-obama-directs-the-cia-the-wrong-way-political-poster-1261477606Illustration: « Le nouveau sceau de la CIA – Ne pas entendre de mal – Ne pas voir le mal – Ne pas faire de mal » (politifake.org)

Voici l’extrait du câble 05PARIS2210 daté du 4 avril 2005, provenant de l’ambassade américaine de Paris: les diplomates américains analysent les réactions de la presse française face à un rapport sur la CIA qui met en évidence l’incompétence et les erreurs commises par l’agence de renseignement américaine sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Ce rapport intégral peut être consulté en ligne sur le site du Washington Post (« Les doutes sur les armes ont été rejetés »). Les réactions de la presse insistent notamment sur le fait que les erreurs de la CIA ont concerné deux événements récents majeurs, à savoir les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak.

RAPPORT DE LA CIA

Les erreurs des espions américains stigmatisées dans un rapport

« Les correspondants de Washington, pour le [journal] de centre-droit le Figaro, ont émis comme opinion (01/04): « les espions américains n’avaient aucune idée que le 11 septembre 2001 était imminent, ils ont eu tort à propos des armes de destruction massive que Saddam Hussein était censé avoir, vont-ils faire preuve du même niveau d’incompétence en ce qui concerne les arsenaux nucléaires iranien et nord-coréen? C’est la question que nous lisons entre les lignes des 600 pages du rapport présenté hier au président Bush.

« CIA: Central Incompetence Agency [Agence Centrale de l’Incompétence] »

Thomas de Rochechouart dans le [journal] populaire de centre-droit France Soir (01/04): « CIA: ces trois lettres symbolisent le pouvoir et la puissance des États-Unis. Et dans une certaine mesure son invincibilité. Mais dans le rapport qui a été présenté à George W. Bush, les espions ont plus de ressemblance avec l’inspecteur Gadget qu’avec les espions des romans de John Le Carré ou de Tom Clancy. Quelle Explication peut être trouvée pour cette faute énorme. Qui n’est pas la première erreur, si on prend en compte le 11 septembre? Le Renseignement américain semble être responsable de deux grands crises qui ont eu des répercussions internationales et qui ont déstabilisé la planète au cours des dernières années ».

Source: https://wikileaks.org/cable/2005/04/05PARIS2210.html

Lire l’article du Washington Post du 1er avril 2005: « Les doutes sur les armes ont été rejetés » : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A17211-2005Mar31.html

Lire le rapport intégral sur les armes de destruction massives en Irak, du 31 mars 2005 (pdf): http://www.washingtonpost.com/wp-srv/nation/nationalsecurity/wmd/wmd_report.pdf

Les services secrets espionnent les usagers via leurs webcams-Révélation sur les pratiques du FBI

Le FBI peut activer la webcam en toute discrétion

Numerama, Samedi 07 Décembre 2013 à 16h29

kinectgrosplanComme d’autres polices dans le monde, le FBI a la possibilité de surveiller à distance un suspect en pénétrant frauduleusement dans son installation informatique. La police judiciaire américaine peut notamment activer la webcam en toute discrétion, en entravant le témoin lumineux.

Promulguée en 2011, la loi d’orientation et de programmation pour la performance et la sécurité intérieure comporte une disposition qui autorise la police nationale et la gendarmerie à pénétrer, après feu vert judiciaire et sous certaines conditions, les ordinateurs de suspects pour y enregistrer des données informatiques à distance, via l’installation de logiciels espions.

À l’étranger, d’autres forces de police ont aussi accès à des outils conçus pour espionner à distance un appareil électronique. C’est le cas en Allemagne, mais aussi aux États-Unis. Dans une enquête publiée ce samedi, le Washington Post indique que le FBI – la police judiciaire américaine – a la possibilité d’activer à distance la webcam d’un ordinateur sans se faire repérer.

En effet, le journal explique que le FBI peut désactiver le voyant lumineux indiquant le fonctionnement de la webcam. Selon l’ancien directeur adjoint de la division de la technologie opérationnelle du FBI, cette approche est utilisée « principalement » dans les affaires les plus graves, incluant le terrorisme et les crimes. Ce qui laisse penser qu’elle est aussi employée dans d’autres cas.

L’article précise toutefois que le FBI doit passer par la justice américaine avant de procéder à ce type d’intervention. Or, toutes les requêtes ne sont pas validées. Certaines sont effectivement autorisées, d’autres non, au motif qu’elles sont « extrêmement intrusives » et violent le 4e amendement de la constitution américaine. Et même lorsque le mandat est délivré, il peut comporter des limitations.

Pour un ancien juge, Brian L. Owsley, la technologie évolue tellement vite que la loi a du mal à suivre. « C’est un jeu du chat et de la souris« .

La webcam du Kinect ne sera sans doute plus tout à fait perçue comme autrefois par nombre de joueurs…

Source: http://www.numerama.com/magazine/27750-le-fbi-peut-activer-la-webcam-en-toute-discretion.html

WikiLeaks: Les États-Unis ont blâmé Israël pour avoir retardé la paix en 1975

Henry Kissinger parle au Washington Post

Photo: capture d’écran, Henry Kissinger parle au Washington Post.

Par ARIEL BEN SALOMON – 10/04/2013 05:08

Le ‘Post’ découvre un câble [révélé par WikiLeaks] de l’ambassade américaine en Arabie Saoudite qui analyse le conflit israélo-arabe, et sympathise  avec la position arabe.

WikiLeaks a publié et mis en ligne  1.7 millions de documents diplomatiques datés de 1973 à 1976. C’est leur plus importante parution à ce jour et elle a été baptisée d’après l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger parce que beaucoup de ces documents lui ont été adressés ou ont été écrits par lui.

Le Jerusalem Post a decouvert un câble envoyé par l’ambassade américaine en Arabie Saoudite le 9 janvier 1975, qui analyse le conflit israélo-arabe. Il a été conclu que c’était la position obstinée d’Israël qui freinait  l’accord de paix.

À un certain endroit de ce câble, il est dit : «Néanmoins, vu d’ici, le pessimisme israélien semble largement, sinon totalement, injustifié. Il semble basé sur un extraordinaire manque de compréhension de ce qui s’est passé dans le monde arabe  depuis un an et demi. Plutôt que de se préparer pour les cinquième, sixième, septième guerres israélo-arabes, les Israéliens pourraient examiner plus attentivement, un peu plus qu’ils semblent ne l’avoir fait jusqu’à présent, la possibilité d’un accord de paix  avec les Arabes. « 

Ce rapport des Etats-Unis documente également l’attitude pessimiste du public d’Israël envers la paix à la suite de la guerre du Yom Kippour. « Nous avons été frappés par le pessimisme croissant en Israël et dans les milieux juifs américains. Il semble être fondé sur l’axiome qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’Israël renonce à d’autres territoires arabes conquis en 1967 sans des garanties de sécurité de la part des Arabes envers Israël, le corollaire, que les Arabes ne donneront jamais de telles garanties, et la conclusion, qu’une autre guerre est donc inévitable. » Le rapport semble blâmer Israël pour ne pas avoir fait la paix avec les Arabes et montre également une certaine déception quant aux concessions faites  à Israël  lors  de la proposition  arabe  à Alger, concessions  qui sont allées trop loin.

« La décision arabe à Alger, de donner une reconnaissance des frontières de 1967 de facto à Israël, était peut-être une erreur. Annoncer, avant le début des négociations, quelle est votre position finale n’est généralement pas une bonne tactique de négociation », indique le rapport.

La mention d’Alger, la capitale de l’Algérie, fait référence très certainement au sommet de la Ligue Arabe qui s’est tenu là en 1973, et dont la résolution a appelé à un retrait israélien des territoires arabes occupés et de Jérusalem. La résolution  appelait  également à soutenir la résistance palestinienne par tous les moyens possibles.

Une « paix juste » basée sur  des exigences arabes  fut offerte sans conditions  si Israël accédait à ces demandes.

Le rapport poursuit en faisant  une critique cinglante de  la position israélienne.

« Avant de parler d’extermination, et avant de permettre les complexes de Massada ou de Samson de se développer  jusqu’à l’obsession, les Israéliens pourraient examiner leur propre position et celle des Arabes d’une manière constructive », indique le rapport, ajoutant que Le Caire et Damas aspirent fortement à la paix.

« Tous les rapports que nous avons entendus et lus de la part de l’Egypte et de la Syrie nous portent à croire que ces deux pays aspirent fortement à la paix et qu’ils aimeraient consacrer leurs énergies à la reconstruction de leur pays. » Toujours selon les câbles, le Premier Ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, n’aidait pas les dirigeants arabes qui voulaient la paix.

« Les partisans de cette approche, cependant, n’ont pas été aidés par les déclarations de Rabin et d’autres en Israël pour qui le retrait prochain sera le dernier pour plusieurs années. » Le rapport se termine par une prédiction politique qui rappelle les controverses contemporaines.

« Les Palestiniens pourraient envisager un Etat démilitarisé comme humiliant ou nuisant à leur souveraineté, mais il est peu probable qu’ils obtiendraient beaucoup de sympathie ou d’aide de la part des Saoudiens s’ils essayaient de dérailler un accord. S’ils acceptaient, ils pourraient s’attendre à un soutien financier saoudien énorme  pour rendre leur minuscule nouvel Etat viable. La Jordanie et Israël en bénéficieraient indirectement. »

Source: http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Wikileaks-US-blamed-Israel-for-holding-back-peace-in-1975-309306

Traduction française par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18558.0.html

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