L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

CC-BY-SA

 

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Un personnage lié à WikiLeaks dit qu’un démocrate « dégoûté » a fuité les emails de la campagne Clinton

Washington Times, Dave Boyer, 14/12/2016

craigmurray_c0-194-1234-913_s885x516Un personnage lié à WikiLeaks prétend qu’il a reçu les emails de la campagne Clinton d’un lanceur d’alerte démocrate « dégoûté », tandis que la Maison Blanche a continué d’accuser des hackers russes, mercredi, de s’être mêlés aux élections présidentielles et a affirmé que Donald Trump était « évidemment conscient » des efforts de Moscou en son nom.

Craig Murray, ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan et associé proche du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré dans un article du Daily Mail qu’il avait pris l’avion pour Washington pour un transfert clandestin avec l’une des sources des emails, en septembre.

Il a dit avoir reçu un paquet dans une zone boisée près de l’université américaine. »Aucune [des fuites] ne vient des Russes », a déclaré M. Murray au journal britannique. « La source avait un accès légal à l’information. Les documents provenaient de fuites internes, pas de piratages ».

Lire la suite: http://www.washingtontimes.com/news/2016/dec/14/craig-murray-says-source-of-hillary-clinton-campai/

C’est confirmé: des agents du renseignement américain ont divulgué les emails de la campagne Clinton, pas la Russie

021116emailsDes initiés tentent de sauver l’Amérique d’une présidence d’Hillary

Infowars, Paul Joseph Watson et Alex Jones, 02/11/2016

Il est maintenant clair, venant de nombreuses sources, que le piratage Podesta ayant conduit Wikileaks à publier des dizaines de milliers d’emails de la campagne Clinton, ainsi que d’autres piratages ciblant le Parti démocrate, ont été le travail d’agents du renseignement américain tentant de sauver l’Amérique d’une présidence Clinton.

La campagne Clinton a plusieurs fois insinué que des agents russes étaient responsables de la divulgation des emails, mais la réalité est bien différente.

Les hackers étaient des individus préoccupés qui étaient alarmés par la corruption rampante d’Hillary Clinton et par la mauvaise gestion des documents classifiés dès 2009, lorsque les responsables de l’Administration nationale des Archives et des Registres (NARA) ont pris connaissance des violations de procédures de tenue de dossiers au Département d’Etat sous la Secrétaire Clinton.

Les sources qui ont parlé en privé à Alex Jones, mais qui ne veulent pas être nommées, ont confirmé que les agents du gouvernement et du renseignement ont travaillé en tandem pour fournir à l’organisation de Julian Assange les emails Podesta.

Cette [version] est soutenue par l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, qui a été informé par des personnes internes à la sécurité que la fuite d’emails « vient de l’intérieur des cercles officiels de Washington DC. »

Lire la suite: http://www.infowars.com/confirmed-us-intel-operatives-leaked-clinton-campaign-emails-not-russia/

Source: https://twitter.com/PrisonPlanet/status/793841161982980096

Oubliez le cache du FBI; les emails Podesta montrent comment l’Amérique est gouvernée — Thomas Frank

The Guardian, 31/10/2016

L’avalanche de messages à destination de et expédiés par le chef de la campagne Clinton offrent une vue sans précédent sur le fonctionnement de l’élite et sur la façon dont celle-ci s’occupe d’elle-même

Les emails qui agitent actuellement la campagne présidentielle américaine font partie d’une collection numérique inconnue amassée par le gênant Anthony Weiner, mais si votre but est de comprendre la clique des gens qui dominent Washington aujourd’hui, les emails qui comptent vraiment sont ceux qui sont divulgués lentement par WikiLeaks provenant du compte piraté du président de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta. Ils constituent le scandale de la semaine dernière sur une année entière faite de scandales, mais en vérité leur signification va bien au-delà du simple scandale: ils sont une fenêtre sur l’âme du Parti démocrate, et sur les rêves et les pensées de la classe à laquelle le parti répond.

Lire la suite: https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/oct/31/the-podesta-emails-show-who-runs-america-and-how-they-do-it

WikiLeaks et les Podesta emails

Les Podesta emails

POLITICO couvre la dernière publication WikiLeaks sur les emails du président de la campagne Clinton, John Podesta.

Politico, Live-blog

Épinglé par Eric Geller, 10/2016

220px-john_podestaWikiLeaks a publié lundi un deuxième lot présumé de courriels privés du président de la campagne d’Hillary Clinton, John Podesta.

Les nouveaux messages, qui couvrent une période allant de septembre 2007 à mars 2016, est apparu en ligne trois jours après la première tranche de messages, et au lendemain du deuxième débat présidentiel.

Ces emails ont été publiés peu de temps après que le gouvernement américain a accusé publiquement le gouvernement russe [d’être impliqué dans] les cyberattaques sur les organisations politiques américaines comme le Comité national démocrate [DNC].

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a promis la semaine dernière de poster du « matériel significatif » lié à l’élection américaine. Le site internet anti-secrets a déjà sorti un lot d’emails apparemment volés au cours du piratage de données au DNC. Les messages internes semblent montrer que le comité a favorisé à la Maison Blanche la candidature de Clinton sur celle de son rival, le sénateur Bernie Sanders (I-Vt.), forçant la démission de la présidente Debbie Wasserman Schultz.

Lire la suite: http://www.politico.com/live-blog-updates/2016/10/john-podesta-hillary-clinton-emails-wikileaks-000011

Podesta emails: https://wikileaks.org/podesta-emails/?q=&mfrom=&mto=&title=&notitle=&date_from=&date_to=&nofrom=&noto=&count=50&sort=6

Archives WikiLeaks: https://wikileaks.org/-Leaks-.html

Une société chinoise a promis 2 millions de dollars à la Fondation Clinton en 2013

CBS News, Julianna Goldman, le 16 mars 2015

bill_hillary_clintonUne enquête de CBS News a découvert qu’au moins une société étrangère ayant des liens étroits avec son gouvernement a fait de généreux dons à la fondation dirigée par Bill, Hillary et Chelsea Clinton.

Depuis sa création, la Fondation Clinton a investi des millions chaque année pour le travail dans la lutte contre le sida et l’autonomisation des femmes, mais sa récente remontée des dons de gouvernements étrangers a soulevé des questions au sujet d’une influence potentielle sur Hillary Clinton, alors qu’elle se prépare à l’élection présidentielle .

La fondation a recueilli au moins 42 millions $ [provenant] des gouvernements étrangers – et selon une analyse par CBS News – au moins 170 millions $ [provenant] d’entités et d’individus étrangers.

Un donateur – Rilin Enterprises – a promis 2 millions de $ en 2013 à la dotation de la Fondation Clinton. La société est un conglomérat chinois privé dans la construction et le commerce, dirigé par le milliardaire Wang Wenliang, qui est également un délégué au parlement chinois. Les documents publics montrent que l’entreprise a dépensé 1,4 million $ depuis 2012, en lobbying auprès du Congrès et du Département d’Etat. La société est propriétaire d’un port stratégique le long de la frontière avec la Corée du Nord et est également l’un des entrepreneurs qui ont construit l’ambassade de Chine à Washington.

Ce contrat est un lien direct avec le gouvernement chinois, selon Jim Mann, qui a écrit plusieurs livres sur les relations de la Chine avec les Etats-Unis.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.cbsnews.com/news/chinese-company-pledged-2-million-to-clinton-foundation-in-2013/

Sur le même sujet: http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/les-dons-etrangers-a-la-fondation-clinton-exposent-hillary-aux-critiques_1670488.html

Panama Papers: Des espions et des alliés obscurs se cachent en secret avec l’aide d’une société offshore

Une société vient en aide à des agents de la CIA et d’autres personnages – réels ou imaginaires – du monde de l’espionnage pour mettre en place des sociétés offshore pour masquer leurs transactions

ICIJ, Will Fitzgibbon, le 5 avril 2016

Dans cette histoire

  • Des chefs d’espionnage, des agents secrets et de présumés contracteurs de la CIA parmi ceux à utiliser des sociétés offshore
  • Des agents secrets ont utilisé des sociétés offshore, entre autres choses, pour avoir des terrains de golf
  • Octopussy, Goldfinger, Skyfall, GoldenEye, Moonraker parmi les noms de société offshore utilisés par Mossack Fonseca

Un jour, au cours de sa campagne présidentielle de réélection en septembre 1996, Bill Clinton est entré dans une salle à l’hôtel Westin Crown Center à Kansas City, Missouri. En jeu, un quart de million de dollars dans la collecte de fonds de campagne. Clinton se tourna vers son hôte généreux, Farhad Azima, et conduit les invités en chanson.

« Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire… »

Azima, né en Iran, et directeur américain d’une compagnie aérienne charter, a longtemps fait des dons aux deux administrations démocrates et républicaines. Il a visité la Maison Blanche sous Clinton 10 fois entre octobre 1995 et décembre 1996, y compris les cafés privés de l’après-midi avec le président. Des années plus tard, alors qu’Hillary Clinton se présentait pour l’élection au Sénat en décembre 1999, Azima l’a accueillie avec 40 invités pour un dîner privé qui a levé 2500 $ par tête.

Les activités de collecte de fonds démocrates d’Azima ont fourni une tournure intéressante dans la carrière d’un homme qui se trouve dans une tempête médiatique de l’un des plus grands scandales politiques de l’Amérique, l’affaire Iran-Contra, pendant l’Administration des Républicains sous Reagan.

panama-papersAu milieu des années 1980, les hauts responsables de l’administration Reagan se sont secrètement arrangés pour vendre des armes à l’Iran pour aider à libérer sept otages américains, puis ont utilisé ensuite le produit de la vente pour financer les rebelles nicaraguayens de droite connus comme les Contras. Lors d’une mission à Téhéran en 1985, l’un des avions cargo Boeing 707 d’Azima a livré 23 tonnes de matériel militaire, rapporte le New York Times. Azima a toujours prétendu ne rien savoir sur le vol ou même si cela est arrivé.

« Je n’ai rien à voir avec l’Iran-Contra », a déclaré Azima à l’ICIJ. « J’ai été examiné par tous les organismes connus aux États-Unis et ils ont décidé qu’il n’y avait absolument rien », a dit Azima. « Ce fut une chasse aux oies sauvages. L’application et la réglementation du droit y sont tombés ».

Maintenant, les documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation, le journal allemand Süddeutsche Zeitung et d’autres partenaires des médias révèlent de nouveaux détails sur l’un des donateurs de fonds politiques les plus colorés de l’Amérique. Les dossiers décrivent également les contrats offshore faits par une autre figure de l’Iran-Contra, le milliardaire saoudien Adnan Khashoggi.

Lire l’intégralité de l’article: https://panamapapers.icij.org/20160405-spies-secret-offshore-companies.html

Comment une mise en accusation pour acte criminel pourrait affecter la course d’Hillary Clinton à la présidence des Etats-Unis

Même si la favorite démocrate à la course [présidentielle] était chargée suite à son utilisation d’un serveur email personnel, elle pourrait encore continuer la route

CBC.ca, Sean Davidson, le 2 avril 2016

220px-Secretary_Clinton_8x10_2400_1Selon l’endroit où vous êtes assis au sein du spectre politique, une mise en accusation d’Hillary Clinton concernant son scandale des emails qui se prolonge est tout aussi inévitable qu’un lever de soleil à l’est ou le plus long des tirs lancés.

Clinton a présenté ses excuses pour avoir utilisé un compte de messagerie privé non sécurisé et un serveur à domicile, alors qu’elle était secrétaire d’Etat de 2009 à 2013. Elle a dit qu’aucun des emails envoyés ou reçus via son compte clintonemail.com n’a été marqué comme classifié à ce moment, mais plusieurs des emails ont été remis à niveau avec le statut « top secret » en janvier pour empêcher qu’ils soient publiés.

Le FBI a enquêté pour savoir si des informations classifiées ont été malmenées à la suite du serveur snafu depuis l’été dernier et il attendrait d’interviewer Clinton et certains de ses aides bientôt, alimentant la spéculation que des accusations pourraient être en attente.

Clinton, la favorite démocrate dans la course à l’investiture présidentielle, a dit qu’elle n’a enfreint aucune loi et ne pense pas qu’elle sera accusée d’un crime. Mais si elle l’était, que lui arriverait-il et que deviendrait sa course à la présidence des Etats-Unis?
Sera-t-elle inculpée?

Le gouvernement poursuit parfois les personnes qui manipulent des informations classifiées en dehors des canaux sécurisés, mandatés et contrôlés par le gouvernement, mais l’opinion reste divisée – souvent le long des lignes du parti – pour dire si, oui ou non, ce sera le cas avec Clinton.

Dans un article d’opinion pour le Wall Street Journal, l’ancien procureur général américain Michael Mukasey a déclaré que des accusations criminelles sont justifiées parce que Clinton a malmené des informations classifiées – peut-être intentionnellement ou par négligence.

Lire la suite: http://www.cbc.ca/news/world/clinton-email-indictment-1.3515080

Voir sur le site Wikileaks: https://wikileaks.org/clinton-emails/

Pour se préparer à rejoindre les guerres américaines, le Japon démantèle la liberté de la presse

Freedom of the Press Foudation, le 10 décembre 2015, Par Jon Mitchell

800px-Shinzo_Abe_with_Obama_laughing_2014En 2010, le Japon a été classé #11 à l’index Reporters sans Frontières de la liberté de la presse mondiale. En Février 2015, ce nombre avait chuté à #61 – et l’année prochaine, il sera probablement encore plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le Premier ministre Shinzo Abe et son Parti démocratique libéral se sont lancés dans une guerre d’usure contre les libertés de la presse au Japon.

Les agressions ont inclus: l’intégration des néo-nationalistes à des postes clés de la chaîne de diffusion publique, NHK; la profération de menaces voilées contre des réseaux de télévision dont la couverture critique du gouvernement pourrait leur coûter leur licence de radiodiffusion; et l’acusation envers un journaliste allemand – qui avait écrit à propos du révisionnisme historique du Premier ministre [Shinzo] Abe – d’avoir accepté un pot de vin en provenant de la Chine.

Cette semaine, David Kaye, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, a été programmé pour une visite à Tokyo – un voyage qui aurait attiré l’attention internationale sur la répression des médias par le gouvernement japonais. Mais au dernier moment, les responsables du gouvernement japonais ont annulé son voyage affirmant qu’ils étaient trop occupés pour le rencontrer.

Le LDP [Parti Libéral-Démocrate] est particulièrement soucieux d’éviter un examen de la loi sur les secrets d’État qu’il s’est précipité de faire passer au parlement à la fin de 2013.

800px-Abe_Bush_Heiligendamm_G8_2007_002La loi donne libre cours au gouvernement japonais de classer comme secret d’État toute information relative à la sécurité et à la diplomatie – avec aucun contrôle indépendant. L’information peut rester classée pour une période indéfinie, y compris ce qui concerne les rapports relatifs aux triples fusions à la centrale nucléaire de Fukushima.

Selon la nouvelle loi, les lanceurs d’alerte du gouvernement peuvent être emprisonnés pour 10 ans, tandis que les membres des médias publiant des informations font face à 5 ans d’emprisonnement; les journalistes étrangers – comme moi – vont probablement être expulsés.

Conscient que l’avenir de leur liberté de la presse était en jeu, le public japonais – environ 80% d’entre eux s’opposent à la loi – ont organisé certaines des plus grandes manifestations vues ici depuis des décennies.

Des directeurs de journaux, journalistes, éditeurs et avocats ont dénoncé la loi comme une atteinte à la liberté de la presse protégée par la Constitution du Japon. Reporters Sans Frontières a déclaré: « le parlement rend le journalisme d’investigation illégal, et bafoue les principes fondamentaux de la confidentialité des sources des journalistes et de ‘l’intérêt public' ».

L’opposition à la Loi sur les secrets d’Etat a été unanime – à une exception près: les Etats-Unis.

Peu de temps après l’adoption de la loi, l’ambassadrice américaine au Japon, Caroline Kennedy, a exprimé l’approbation de Washington:

Nous soutenons l’évolution des politiques de sécurité du Japon, car elles créent une nouvelle stratégie de sécurité nationale, établissent un Conseil de sécurité nationale, et prennent des mesures pour protéger les secrets de la sécurité nationale.

Pendant de nombreuses années, les maîtres du Japon à Washington ont pressé Tokyo d’introduire une législation répressive pour protéger les secrets concernant l’alliance de sécurité nippo-américaine. Plus particulièrement, Richard Armitage et Joseph Nye ont inclus ces lois sur leur liste de souhaits dans le rapport 2012 du CSIS [Center for Strategic and International Studies] sur l’alliance américano-japonaise.

Une telle ingérence du gouvernement américain dans la politique intérieure japonaise n’a rien de nouveau; la CIA a fourni de l’argent au LDP au cours des années 1950 et ’60 pour s’assurer un allié servile dans la région. Au cours des dernières années, cette pression a augmenté avec les exhortations de Washington à plusieurs reprises pour que le Japon permette aux membres de ses Forces d’autodéfense de se joindre aux guerres sans fin de l’Amérique au Moyen-Orient.

Lire l’intégralité de l’article: https://freedom.press/blog/2015/12/preparation-join-us-wars-japan-dismantles-freedom-press

Le Pentagone aurait demandé aux rebelles syriens de renoncer à combattre le régime de Bachar al-Assad face à la montée de l’Etat Islamique

Syrie: La formation des rebelles est difficile, malgré les efforts de motivation

Middle-East Confidential, Peter Mulvany, 23 juin 2015

Syrie, l'irakisation du conflit?Certains des rebelles syriens formés par l’armée américaine pour lutter contre l’État islamique ont abandonné le programme, après qu’ils ont pris conscience qu’ils ne peuvent pas prendre part à des combats contre le régime d’Assad, selon des rapports.

Le Pentagone a affirmé lundi que les rebelles reçoivent entre 250 $ et 400 $ par mois, en fonction de leurs compétences, de leur performance et de leur position dominante.

Les forces fidèles à Assad, les rebelles de l’opposition, les groupes islamistes, les Kurdes et l’État islamique combattent tous en Syrie.

Bien que le président Assad ait été le centre d’attention des rebelles quand la guerre a commencé, la montée de l’État islamique a conduit les rebelles à se concentrer davantage pour empêcher sa pénétration en Syrie depuis l’Irak sans oublier Assad.

Washington semble être beaucoup plus préoccupé par la neutralisation de la menace posée par l’Etat islamique dans la région, après que des rapports ont émergé selon lesquels les rebelles en cours de formation ont été invités à signer un contrat acceptant de ne pas lutter contre le gouvernement syrien du président Bachar al-Assad. Cela a entraîné le retrait de certaines des recrues du programme, mais le capitaine de la Navy, Scott Rye, un porte-parole de la Force Commune d’Intervention Interarmées Interagences en Syrie [Combined Joint Interagency Task Force-Syria], a réfuté les rapports. Il a affirmé que ces «volontaires» qui ont quitté le programme de formation ont été parmi ceux qui sont venus sans papiers d’identité, ou étant mineurs ou inadaptés à la formation. Il a dit que tout un groupe s’est retiré après plusieurs semaines d’entraînement, mais il n’a pas donné les raisons de la décision car il le considère comme « un événement ponctuel ».

Washington envisage de former environ 5000 rebelles syriens et le secrétaire à la Défense Ash Carter a déclaré en mai qu’ils recevraient « une certaine compensation ». Les participants doivent signer un engagement à promouvoir le respect des droits humains et la primauté du droit, un mandat fixé par le Congrès des Etats-Unis.

Source: http://me-confidential.com/9888-syria-training-rebels-challenging-despite-motivational-efforts.html

Lire aussi: L’opposition syrienne se retire du programme américain « d’entraînement et d’équipement » (Pakistan Observer)