William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, qualifie le rapport américain qui accuse la Russie de « blague »

William Binney est interviewé sur RT

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, a déclaré dans une interview que les services secrets américains qui ont publié le rapport de l’ODNI [Bureau du directeur du renseignement national] sur l’ingérence russe « devinent [les informations], ce qui signifie qu’ils ont perdu la discipline professionnelle du renseignement » et qu’on ne peut les croire. Dans le contexte des dernières semaines de la présidence d’Obama, il a déclaré que cela crée aussi un problème pour le futur président Trump qui va devoir résoudre cette difficulté.

Ancien employé de la NSA, William Binney a l’avantage d’avoir un regard interne sur le travail des services de renseignement américains, puisqu’il a lui-même travaillé à la NSA [National Security Agency] pendant 30 ans. L’analyste a ajouté que le renseignement américain est aujourd’hui utilisé « à des fins politiques de diverses manières, et qu’au lieu de chercher la vérité et des preuves concrètes, les services de renseignement collectent des millions de données mais ont toujours autant de mal à comprendre et analyser ce qui se trouve dans ces données ».

De plus en plus de données sont stockées par les Etats-Unis, et de plus en plus de datacenters sont construits, mais la quantité des données ne signifie pas que les services de renseignement sont capables de donner une information de meilleure qualité, là où un travail d’analyse est nécessaire pour comprendre ces informations qui sont collectées dans le monde entier. « Les données ne sont pas le renseignement, et c’est le processus qu’ils sont en train de perdre », conclut William Binney, en évoquant la qualité médiocre du rapport américain.

Lire le rapport de l’ODNI sur l’ingérence russe: https://www.dni.gov/files/documents/ICA_2017_01.pdf

CC-BY-SA

Vidéo: Russia Today

Une loi du Minnesota rendrait illégal pour la NSA de surveiller les citoyens dans le Gopher State

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Inquisitr.com, 10 janvier 2015

Un député du Minnesota a présenté un projet de loi cette semaine qui rendrait effectivement illégal l’espionnage de la National Security Agency (NSA) dans le Gopher State, rapporte Sputnik News.

Le sénateur républicain Branden Petersen a introduit [le projet de loi] SF 33, qui interdit les preuves recueillies par surveillance illégale de la NSA comme irrecevables au tribunal.

« Une entité gouvernementale ne peut obtenir des informations d’identification personnelle concernant un individu sans mandat de perquisition. Une ordonnance du tribunal d’accorder l’accès à cette information doit être délivrée uniquement si l’entité gouvernementale montre qu’il y a une cause probable de croire que la personne qui est l’objet de l’information d’identification personnelle commet, a commis ou est sur le point de commettre une infraction pénale ».

Il y a deux ans, l’ancien contracteur de la NSA Ed Snowden a révélé, à travers une série de documents divulgués, que la NSA collectait systématiquement les données sur les Américains – même les Américains non soupçonnés d’aucun crime, selon le Tenth Amendment Center. Appelées «métadonnées», les données recueillies par la NSA, sans mandat, révèlent des milliards de points de données sur les Américains ordinaires sur une base journalière, y compris leurs emplacements.

Le parrain du projet de loi veut voir le gouvernement cesse de fouiner dans la vie des Américains ordinaires.

« Il semble que nous sommes toujours à régler les problèmes après coup, quand il s’agit de certaines technologies et méthodologies du gouvernement. Il y a plus de sens à simplement traiter cela de manière plus universelle pour qu’explicitement les protections du quatrième amendement soient étendues aux données électroniques « .

L’automne dernier, l’ancien chef technique de la NSA William Binney a condamné l’espionnage de la NSA, l’appelant « la situation la plus menaçante pour notre république constitutionnelle depuis la guerre civile. »

« Voilà ce qui arrive quand vous permettez ce genre d’assemblage d’informations – c’est beaucoup de pouvoir. C’est comme J. Edgar Hoover avec des super-stéroïdes. Ce n’est compatible avec aucune forme de démocratie ».

Lire la suite de l’article: http://www.inquisitr.com/1743643/minnesota-law-would-make-it-illegal-for-the-nsa-to-snoop-on-citizens-in-the-gopher-state/

Le lanceur d’alerte de la NSA William Binney rejoint AE911Truth dans l’appel pour une vraie enquête sur le 11 septembre – GRTV Interview spéciale

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA

William Binney était un fonctionnaire avec une carrière de 30 ans à la NSA qui a démissionné en octobre 2001 en raison des flagrantes et délibérées violations de la Constitution dans lesquelles l’agence s’était engagé. Au cours des 13 dernières années, il a travaillé à rendre responsable l’agence pour ses actions. Maintenant, il a signé la pétition des Architectes et Ingénieurs pour la Vérité du 11 septembre [Architects and Engineers for 9/11 Truth], afin d’appeler à une nouvelle enquête sur les attaques du 11 septembre.

Aujourd’hui sur GRTV, James Corbett parle à William Binney et Richard Gage au sujet de la NSA, du 11 septembre, et la couverture actuelle qui entoure la vérité sur le 11 septembre.

(youtube)

Que fait la NSA avec vos données?

La NSA est l’une des plus grandes agences de renseignement des États-Unis
Sa mission est de protéger les systèmes de sécurité des Etats-Unis
Les agents de la NSA font cela en collectant de renseignements, mais quelles sont exactement leurs cibles?
La NSA collecte les relevés téléphoniques de tous les citoyens américains et de plus d’un milliard de personnes dans le monde
En un mois seulement en 2013, ils ont recueilli 124,8 milliards d’éléments de données téléphoniques et 97,1 milliards de données informatiques
Ils interceptent les données privées et les images faciales de communication d’entreprises, y compris Google, Facebook et YouTube
En fait, ils peuvent enregistrer presque tout ce qu’un utilisateur fait sur Internet
La NSA a conclu des accords avec des sociétés technologiques telles que Microsoft…
Pour affaiblir leurs codes de cryptage ou installer un logiciel espion afin qu’ils puissent être infiltrés
Ce qui a rendu la majorité de l’internet vulnérable aux cyber-attaques
En 2010, un tribunal de la FISA a autorisé la NSA à espionner 193 pays et la banque mondiale
On a même trouvé qu’ils espionnent les alliés des États-Unis, la France et l’Allemagne
La NSA utilise les attaques du 11 septembre pour justifier la surveillance de masse…
… mais la NSA interceptait les appels entre ben Laden et al-Qaïda avant les attentats
Ils interprètent le Patriot Act pour dire que toutes les communications américaines sont considérées comme «pertinentes» dans une enquête sur le terrorisme
Malgré la surveillance téléphonique de masse, l'[ex] directeur-adjoint de la NSA John Inglis a admis qu’ils ont empêché un complot terroriste depuis le 11 septembre
L’objectif de la NSA est de décoder toutes les informations cheminant à travers les câbles de fibre optique dans le monde, au moment où cela arrive
Le lanceur d’alerte de la NSA William Binney croit que «le but ultime de la NSA est le contrôle total de la population»

(youtube)

Un lanceur d’alerte: le but de la NSA est le « contrôle de la population »

CBN.com, 14 juillet 2014

L’un des lanceurs d’alerte du plus haut niveau de la National Security Agency, William Binney, a déclaré que l’agence se dirige vers un espionnage de tout le monde, selon le Guardian à Londres.

NSAPhone_LG« Le but ultime de la NSA est le contrôle total de la population, » a dit Binney, qui a travaillé comme briseur de code, lors d’une conférence à Londres.

« Au moins 80 pour cent des câbles à fibres optiques passent globalement par les Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard et ceci permet aux États-Unis de voir toutes les communications qui entrent. Au moins 80 pour cent de tous les appels audio, et pas seulement des métadonnées, sont enregistrés et stockés aux États-Unis. La NSA ment sur ce qu’elle stocke », a déclaré Binney.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.cbn.com/cbnnews/world/2014/July/Whistleblower-NSAs-Goal-is-Population-Control/

NSA: 80% des communications audio enregistrées, le scandale continue

nsa3Par Jeremie Menard, 12 juillet 2014

Un ancien employé de la NSA, William Binney, dans un témoignage explosif, accable l’agence de faits plus avancés encore que ceux dénoncés par Edward Snowden il y a quelques mois. « La NSA ment sur ce qu’elle prétend stocker », déclare Binney à une conférence Londonienne du 5 juillet organisée par le centre du journalisme d’investigation.

Espionnage de la NSA: La RDA était au courant depuis longtemps

Heise.de, 16 mai 2014

nt-stasi-gr-37db0d56a7626d97Le ministère est-allemand de la Stasi savait depuis 1985 l’ampleur de l’espionnage par la NSA de ses alliés occidentaux  d’après l’état de la technique, mais aussi sa sélectivité avec leurs collègues allemands du service fédéral de renseignement.

La surveillance des télécommunications allemands par la NSA résulte d’une longue tradition. Klaus Eichner exprima cet avis au sein de la Fondation scientifique Wau-Holland et la table ronde que RSF organisa à Berlin avec l’ancien directeur technique de la NSA William Binney. L’ancien analyste en chef des agissements de la NSA et de la CIA du ministère de la Stasi rapportait comment une « source » lui passa en 1985-1986 la soi-disante liste NSRL, qui documentait les dimensions complètes de la surveillance des alliés par la NSA.

Traduit par Nicolas du Parti Pirate

Lire la suite: http://m.heise.de/newsticker/meldung/NSA-Ausspaehung-Die-DDR-wusste-fruehzeitig-Bescheid-2192038.html?from-classic=1

Les lanceurs d’alerte américains : cibles de l’Etat policier

Le Chaos Communication Congress (29C3), que les organisateurs décrivent comme étant « une conférence annuelle durant quatre jours, ayant pour thème la technologie, la société et l’utopie » a débuté le 27 décembre. Hier, ce blog a retranscrit la présentation de Jacob Appelbaum,  développeur du projet Tor et activiste de Wikileaks. Dans la soirée, trois lanceurs d’alerte américains ont présenté leurs exposés, dans une vidéo qui devrait être considérée comme immanquable.

Jesselyn Radack, qui dénonça les violations éthiques dans l’affaire John Walker Lindh, alors qu’elle elle était conseillère en matière d’éthique pour l’avocat général John Ashcroft, décrit les raisons qui l’ont conduite à démissionner et devenir lanceur d’alerte.

Lindh fut interrogé et torturé. Des agents du FBI passèrent outre le manque d’autorisation formelle et ont tout de même effectué cette interrogation. Ashcroft a fait une déclaration publique quand une plainte criminelle fut déposée, disant que Lindh avait fait le choix de ne pas être représenté par un avocat et que ses droits avaient été « scrupuleusement respectés ». Radack savait que tout cela n’était que mensonge.

“Ce fut notre premier aperçu d’un cas de torture aux Etats Unis et personne n’a pipé mot. Il était nu, un bandeau sur les yeux, bâillonné, attaché à une planche avec du ruban adhésif. Il avait une balle dans la jambe, et fut dénié de tout traitement médical »,  déclare Radack. On l’a trouvé à moitié mort ; voici comment on traite un américain, ce qui vous donne une idée de la façon dont laquelle nous traitons ceux qui ont la malchance d’être arabe ou islamiste dans notre pays. »

Le point critique fut atteint pour elle quand elle se rendit compte que le Ministère de la Justice gardait secrets certains éléments de l’affaire. Un juge avait ordonné la délivrance de toutes les communications, mais ne fit passer que deux de ses mails. Elle fouilla dans une copie papier pour lire ses mails, qui contenaient son évaluation que le FBI avait commis des actes en violation avec les règles d’éthique durant l’interrogation et la torture de Lindh. Ces mails avaient disparu.

“J’ai perdu courage,” dit Radack. « J’ai littéralement eu envie de vomir. Ils tablaient sur la peine de mort pour cet homme, et les preuves n’atterrirent jamais sur le bureau du juge, des preuves qui auraient eu un effet sur la décision d’admettre ou non sa confession. »

Elle réussit finalement à retrouver les mails manquants. Elle fit parvenir les preuves de fautes professionnelles et de crimes au magazine Newsweek, sous couvert du Whistleblower Protection Act, qui en fin de compte ne la protégea absolument pas. Elle ne se doutait pas de ce qui était sur le point de lui arriver quand « tout le poids de la branche exécutive du gouvernement américain en entier » lui tomba dessus.

Radack perdit son emploi dans le cabinet d’avocats privé où elle travaillait, puis elle fut limogée d’un autre emploi quand le gouvernement contacta ses employeurs pour leur dire qu’elle était une criminelle. Elle fut placée sous garde à vue sans qu’on lui dise de quoi elle était suspectée et quoique nulle accusation formelle ne soit jamais portée contre elle. Elle fut sous le coup d’une exclusion du barreau régional sur les bases d’un rapport secret auquel elle n’a jamais eu accès (ce qui rendait sa défense plutôt difficile), et placée sur une liste d’interdiction de vol.

Cette expérience la conduisit à la décider à dédier le reste de son existence à représenter les lanceurs d’alerte.

En plus de partager son expérience, elle parle aussi du rôle de la technologie et comment elle peut aider le lanceur d’alerte. C’est cette technologie qui l’aida à récupérer des mails du Ministère de la Justice, qui à l’époque poursuivait Enron pour destruction de preuves et obstruction envers la justice.

Avant de se rendre à la conférence, elle rencontra le rédacteur en chef de WikiLeaks, Julian Assange. Elle déclare qu’il la convainquit qu’ « en tant que lanceur d’alerte et avocate représentant des lanceurs d’alerte, WikiLeaks est  le seul vrai moyen de disséminer de grandes quantités d’informations envers le public, de façon anonyme. Le gouvernement est conscient de ce fait et c’est la raison pour laquelle il se sent très vulnérable vis-à-vis de WikiLeaks. »

Puis, elle poursuit en disant:

« La guerre contre le terrorisme ne devrait pas être une guerre contre l’éthique, l’intégrité, la technologie et la loi. Stopper le terrorisme ne signifie pas terroriser les lanceurs d’alerte et les diseurs de vérité, ceux qui soulèvent des inquiétudes quand le gouvernement magouille afin de surveiller électroniquement, torturer et assassiner ses propres citoyens. Il n’est pas acceptable qu’un président s’octroie le droit de se poser en procureur, juge, juré et bourreau de n’importe quel humain sur cette putain de planète s’il lui en prend l’envie. »

Les employés ne devraient jamais avoir à choisir entre leur conscience et leur carrière, et certainement pas leur liberté, Radack conclut-elle.

Thomas Drake, qui dénonça les inconduites et irrégularités de l’Agence de la Sécurité Nationale (National Security Agency), prend la parole après Radack et décrit ce que fut la montée de l’Etat policier après les attaques du 11 septembre. Il la compare à la montée de la police secrète des Stasi en Allemagne de l’Est, dont la devise était : « Tout savoir ».

Durant la Guerre froide, tout était suspect. « De nos jours, dans cette ère post-Guerre froide, » dit Drake, « je me demande comment une démocratie ouverte et vive peut-elle exister au côté d’un Etat policier ? ».

Drake dut, dès le depart, faire face à la possibilité d’être condamné à la prison à vie s’il ne coopérait pas. Il fut condamné sous le coup de la Loi contre l’espionnage (Espionage Act), une condamnation faisant partie d’un effort du gouvernement visant à criminaliser les lanceurs d’alerte.

Dans les jours qui suivirent l’attentat du 11 septembre, « je fus contacté en privé par plusieurs personnes très préoccupées qui me disaient Tom, pourquoi est-ce qu’ils prennent l’équipement dont on se sert pour garder un œil sur les nations étrangères pour les rediriger vers nos propres citoyens ? », se souvient-il. Il apprit que le programme de surveillance secrète avait été autorisé par la Maison Blanche et, comme le dit un jour le Président Nixon : si le Président dit que c’est OK, alors c’est légal. »

Le gouvernement perdit complètement les pédales quand Eric Lichtblau et James Risen rédigèrent un article pour le New York Times à propos du programme d’écoutes téléphoniques illégales au sein de la NSA. Une enquête criminelle fut mise en route, dont il fut le principal suspect. Des agents du FBI descendirent sur sa maison et firent pression sur lui pendant deux ans afin qu’il se rétracte. Ce fut un cauchemar.

Il conclut en disant: “ J’ai peur pour le futur des Etats-Unis, mais j’ai aussi peur de la création d’un enregistrement universel de la vie de tout un chacun, de la possibilité d’avoir accès à une base de données et de pouvoir profiler n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. »

En conclusion, William Binney, ancien directeur technique de la NSA, qui fut lui-même sujet des descentes de police et à des enquêtes criminelles, prend la parole.

En juin 2001, Binney démissionna de son poste, car il ne pouvait plus tolérer la corruption ayant lieu entre les employés et les entrepreneurs privés, cette relation incestueuse dans laquelle la sécurité est une affaire d’argent.

Binney eut vent d’un programme appelé “Stellar Wind”, qui permettait à la NSA d’espionner des citoyens américains. Il savait que ce n’était pas la peine d’aller voir les responsables de la NSA, car il connaissait ceux qui géraient ce projet. Il prit contact avec le Comité d’Information Nationale (House Intelligence Committee), puisque c’était cette organisation qui était sensée, selon la Loi sur la Surveillance Etrangère (Foreign Intelligence Surveillance Act) et d’autres lois américaines, surveiller et espionner les individus. Le comité dépêcha un employé pour parler à Michael Hayden, alors directeur de la NSA, et ce fut tout. Le président Porter Goss ne fit rien. Pelosi, un membre du comité, ne fit rien contre les violations commises car elle fut intégrée dans le projet et accepta de ne pas faire pression pour la mise en accusation du président Bush tant qu’elle serait tenue au courant des opérations secrètes.

Binney nous dit : « AT&T donnait au gouvernement 320 millions d’enregistrements par jour, d’américains contactant d’autres américains ». Il continue : « avec ça, on peut établir des rapports sur virtuellement n’importe qui dans le pays » Il n’y a pas de limites : cet état de fait se répandit au monde entier.

Il raconte aussi ce qui se passa lors d’une descente du FBI. Ils lui demandèrent s’il pouvait témoigner contre un crime. Ils voulaient des informations contre Drake, mais lui parla au contraire du projet Stelar Wind et que Bush, le Vice-Président Dick Cheney et le directeur de la CIA George Tenet étaient impliqués. Un seul des agents qui écoutèrent son récit était au courant du programme. Binney leur expliqua que c’était lui qui signait les mandats et que tout ce qu’il pouvait faire était de regarder par terre, alors qu’il énumérait les violations envers la vie privée de citoyens américains, etc.

“Ils voulaient que je me tienne tranquille”, dit Binney. « Ils ont pointé les armes sur moi et ma famille, afin de s’assurer que je reste tranquille. »

Il partage aussi avec nous une anecdote importante mettant en scène James Bramford, un journaliste réputé pour son travail sur la NSA. Bramford soumit une demande de renseignement sur des documents utilisés par le gouvernement contre Drake. Il reçut des documents parvenant de la NSA: on avait rayé au crayon le mot « Déclassifié » et estampillé « Top Secret » par-dessus. Ils lui passèrent ce document, et lui, le montra au juge, comme preuve que Drake était la victime d’un coup fourré, et que c’était un crime. Ils auraient dû être interpellés, mais l’affaire fut étouffée et personne ne fut poursuivi de quelque crime que ce soit.

Ce sont trois excellents conférenciers et je vous conseille vivement de ne pas rater un seul moment des 82 minutes que durent cette vidéo.

Traduction du Forum Wikileaks: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,17004.0.html
Source: http://dissenter.firedoglake.com/2012/12/29/us-whistleblowers-on-being-targeted-by-the-secret-security-state/

Assange a défendu 3 lanceurs d’alerte qui ont dénoncé la corruption et les programmes de la NSA et de la CIA

Assange at Ecuador embassy

« Le discours d’Assange mentionne trois lanceurs d’alerte que je défends : il appelle à mettre fin à la guerre contre les lanceurs d’alerte »

Par Jesselyn Radack, le 20 août 2012

Quelle que soit votre opinion sur le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, il avait raison quand il a appelé à mettre fin à la guerre contre les lanceurs d’alerte, dans son discours à l’ambassade d’Equateur, hier [le 19 août 2012], à Londres:

La guerre de l’administration US contre les lanceurs d’alerte doit se terminer. Thomas Drake, William Binney, John Kiriakou, et d’autres lanceurs d’alerte héroïques doivent être pardonnés ou dédommagés des épreuves qu’ils ont endurées en tant que serviteurs du registre public.

Alors que les histoires de mes clients sont complètement différentes de celle d’Assange, l’administration Obama a menacé de persécuter criminellement chacun d’entre eux avec la même loi draconienne de l’Espionage Act, une loi destinée à chasser les espions, et non les lanceurs d’alerte. Et l’effet de la politique de l’administration Obama – sinon le but – est le même pour mes clients et pour Assange – à savoir de réduire au silence la dissidence.

Bien qu’Assange est souvent critiqué pour ne s’intéresser qu’à lui (qui lui en voudrait de tenir compte du fait que la police londonienne attendait à l’extérieur de l’ambassade d’Equateur pour l’arrêter ?), il a pris le temps dans son discours, long de plusieurs minutes, de s’adresser vers ceux qui ont été poursuivis en justice. Il a aussi correctement identifié la guerre de l’administration Obama contre les lanceurs d’alerte, comme une guerre contre les journalistes et contre les médias, un rapprochement que j’ai fait  moi-même, ainsi que Glenn Greenwald et les principaux médias des Etats-Unis.

Les Etats-Unis doivent donner l’assurance devant le monde entier qu’ils ne poursuivront pas des journalistes pour avoir mis en lumière les crimes secrets des puissants. Il ne doit pas y avoir de propos insensés, en ce qui concerne la poursuite judiciaire de n’importe quelle organisation de médias, que ce soit WikiLeaks ou bien le New York Times.

L’appel d’Assange aux Etats-Unis à mettre fin à la « chasse aux sorcières » contre Wikileaks rappelle à la mémoire Louis Brandeis de la Cour Suprême :

La peur d’un sérieux préjudice ne peut pas justifier seule la suppression de la liberté d’expression et de rassemblement. Les hommes craignaient les sorcières, et ils ont brûlé des femmes.

Maintenant le gouvernement a peur de la vérité et il persécute les lanceurs d’alerte, et parmi eux trois de mes clients qu’Assange a bien mentionné hier :

  • Thomas Drake est le lanceur d’alerte de la National Security Agency (NSA), qui est devenu la 4ème personne aux Etats-Unis à être sous le coup des charges de l’Espionage Act pour allégation de mauvais usage d’information classifiée. Le dossier du gouvernement contre lui s’est évanoui de manière spectaculaire quelques jours avant le procès en juin 2011, et les preuves sont devenues publiques depuis que la tombée des charges a montré que celles-ci étaient construites sur du vide.
  • William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, avec Drake, et les anciens officiels de la NSA J. Kirk Wiebe, Edward Loomis, et l’ancienne rédactrice du Congrès Diane Roark, s’est plaint par des voies internes adéquates de la dilapidation, de la fraude, des abus massifs, et de l’illégalité à la NSA, et il a été par la suite soumis à une enquête, menacé de poursuites judiciaires, et assujetti à un raid armé du FBI. Il a finalement obtenu une lettre d’immunité.
  • Le lanceur d’alerte de la Central Intelligence Agency (CIA) John Kiriakou a lancé l’alerte sur le waterboarding et a aidé à exposer le programme de torture de la CIA, auquel il a refusé de participer. Kiriakou a aussi été chargé sous le coup de l’Espionage Act, et il comparaît dans son procès en novembre 2012. Pour aider et soutenir Kiriakou allez ici ou mentionnez « j’aime » sur la page Facebook Defend John Kiriakou.

Assange est sans doute une figure controversée, mais quoi que vous pensiez du messager, le message d’Assange demande l’attention de quiconque reconnaît les valeurs de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Source: http://www.whistleblower.org/blog/42-2012/2184-assanges-speech-mentions-three-of-my-whistleblower-clients-calls-for-end-to-war-on-whistleblowers